
Lundi: Retour d’un weekend extraordinaire. On est partis vendredi soir pour Athènes. J’avoue, cette année, mon empreinte carbone a explosé, je ne suis pas très contente de moi et je me sens très égoïste. Mais en même temps, mon bonheur a été immense ces trois jours. On a eu la chance inespérée de revoir mon compositeur grec préféré dans l’amphithéâtre de Hérode Atticus, juste en dessous de l’Acropole. Revivre cette magie était tout simplement incroyable. Et puis cette ville que l’on aime tellement tous les deux. L’Homme a dit « j‘aime l’odeur de cette ville » et c’est tout à fait ça.
Mardi: Ce soir, récital de piano de Sappho. Hier, c’était hautbois, mais vu les trois heures de retard de l’avion, on n’a pas pu y assister. Aujourd’hui, l’Homme ne peut pas, il a dentiste mais moi je peux. Une vingtaine d’enfants attendaient leur tour pour s’installer au piano le temps de deux mélodies d’une à deux minutes chacune. Leur stress était palpable et j’avais pitié d’eux. Mais une fois devant le clavier, ils donnaient le meilleur d’eux-mêmes. Sappho n’a pas dérogé à la règle et a très bien joué. Et même si moi, je ne suis pas objective, la prof, elle, lui a discerné une distinction.
Mercredi: Mamy et Grand-Père sont partis au Portugal et c’est donc nous qui prenons la relève pour Jules, Samuel et Amalia, tout le mois de juin. Mais cette fois, Jules est en classe verte (Amalia décrète qu’elle, elle ira en classe rose) et ils ne sont que deux. Enfin, jusqu’à ce que Sappho et Lémoni les rejoignent pour l’après-midi.
Jeudi: On continue l’exercice de vente en ligne des menus trésors de Mamy L. Anaïs photographie, met en ligne, fixe le prix et gère les contacts avec les acheteurs (elle répond aux questions, négocie les rabais éventuels, etc.) et l’Homme et moi nous chargeons de la logistique (emballage, étiquettes, envoi). Curieusement, les bondieuseries ont un succès fou. Et les chapelets, images pieuses, missels, crucifix, médailles, et autres Vierges en plâtre quittent Bruxelles pour partir en mission vers d’autres horizons.
Vendredi: Le musée d’Orsay consacre une exposition à Renoir et la modernité heureuse. J’ai une véritable passion pour ce peintre et j’ai convaincu l’Homme de m’accompagner en train aller-retour. Je me faisais une joie de passer cette journée avec lui. Mais il a éternué une bonne partie de la nuit et s’est réveillé épuisé et tout fiévreux. Je suis donc partie seule, à mon grand regret, vers la Ville-Lumière. J’ai passé toute la matinée dans le musée d’Orsay avec beaucoup de plaisir mais après, j’ai trouvé l’après-midi beaucoup moins drôle. Je n’avais pas vraiment envie de m’asseoir seule dans un restaurant donc, j’ai fait l’impasse. J’ai marché, marché dans Paris jusqu’à épuisement et je me suis endormie sur un banc dans un parc. Je n’avais vraiment pas vu les choses comme ça.
Samedi: A partir de 6 ans, ils ont tous droit à une journée avec nous. Resto, musée, etc. Aujourd’hui, c’était le tour de Samuel. On a commencé par le musée Magritte qu’il aurait bien fait au pas de course. Succès très relatif. Puis un tour dans la grande roue – à sa demande – mais là aussi, c’était moins chouette que lors de sa première expérience. Puis resto italien. D’abord assez enthousiaste, il a fini par décréter que le restaurant où il va parfois avec son autre grand-mère était meilleur. On a donc croisé les doigts pour que l’après-midi ait plus de succès que le matin plutôt décevant. Ouf, l’achat de sa première montre flik flak pour apprendre à lire l’heure et le musée des illusions nous ont permis de mieux finir la journée.
Dimanche: Les filles sont passées nous voir en coup de vent et incroyable mais vrai, Lémoni est venue à vélo, alors que je désespérais qu’elle puisse un jour pédaler. C’était le petit miracle du jour.
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