Catégorie : Moi, je

  • Manifester son bonheur

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    «Manifester son bonheur est un devoir; être ouvertement heureux donne aux autres la preuve que le bonheur est possible.» Extrait de la Petite Philosophie à l’usage des non-philosophes – Albert Jacquard

    Cela fait sept ans que je m'y efforce ici et que c'est la principale raison d'être de ce blog. Sept ans déjà. Et je n'ai même pas vu passer la date anniversaire.

    L'inspiration n'est plus aussi fréquente qu'au début, les visiteurs peu nombreux à l'exception des fidèles, mais je n'ai nullement l'intention d'arrêter. J'écris moins voilà tout, je ne suis pas en quête d'audimat (si j'avais de nombreux commentateurs, je serais bien en peine de répondre à tout le monde et j'en serais frustrée parce qu'on m'a programmée pour être sinon aimable au moins polie). 

    Mais je continue. Ce journal extime est là pour souligner tous les petits plaisirs et grands bonheurs qui émaillent ma vie. La plupart du temps, je passe volontairement sous silence les petites contrariétés et les grandes frustations parce que cela n'apporte pas grand chose ni à ceux qui me lisent ni à moi qui me relis. Je dis ça, histoire de dire que malgré mes airs de ravie de la crèche, je suis comme tout le monde, y'a des jours avec et des jours sans. Mais je filtre, c'est tout.

  • Régime à deux vitesses

     







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    Chaque année, à des moments bien précis du calendrier – après les fêtes de fin d'année et avant l'été – ça me reprend. Je mesure l'épaisseur de la bouée et je me convainc pour la centième fois de ne pas m'y cramponner.

    La saison du régime est ouverte; j'ai connu les années hyperprotéinées qui vous donnent une haleine de phoque affamé, les années indices glycémiques qui maudissent les carottes crues et bénissent les cuites, les substituts en barres, les permis à points des Weight Watchers. Chaque année, mes efforts sont couronnés de succès mais le hic réside dans la continuité dans l'effort. Et il arrive toujours un moment où je rêve de carotte crue, je fantasme sur un shortbread, je désire ardemment (me) faire un Caprice des Dieux tout entier.

    Cet été, pour ne pas être obligée de faire l'impasse sur quoi que ce soit, j'ai décidé de ne rien me refuser à condition de jouer les princesses au petit poids. J'applique un principe mathématique: entrées supérieures aux sorties = énergie excédentaire = capitons et rondeurs gratis mais non grati.

    Et j'ai trouvé une partenaire de jeu. Anaïs s'est prise au défi et, avec le support d'une petite application bien futée, nous sommes devenues expertes en calculs de calories. Oh bien sûr, facile de peser 150 g de poulet ou 10 g de chocolat et de les convertir en calories mais essayez de savoir combien valent 200 g de linguine aux petits légumes (courgettes, poivrons, aubergines, tomates et olives). Ca n'est l'air de rien comme ça mais ça suppose une règle de trois, un calcul du pourcentage de chaque légume et une conversion en calories. On n'est pas trop de deux pour faire les calculs et malgré cela, le temps qu'on fasse tous nos encodages, les autres convives sarcastiques ont déjà fini leur première assiette quand on peut enfin commencer à manger. Pas grave, on a moins de regret de ne pas se resservir. 

    La petite appli calcule pour vous le nombre de calories autorisées pour un résultat x en un temps y. Le tout en fonction du sexe, de l'âge et de la taille. Anaïs et moi, on a la même taille, on part du même poids mais elle a 30 ans de moins la coquine. Pour arriver au même résultat que moi, elle a droit à 200 calories de plus que moi par jour. Et comme elle s'est mise à courir comme un lapin, elle reçoit un bonus par kilomètre avalé. Les résultats obtenus par Anaïs sont de loin plus gratifiants, l'"épatement" de son frère plus que valorisant et elle rayonne. Moi je peine à suivre et les épisodes de socialisation culinaire (comprenez "les petites bouffes entre amis) sont loin d'être positifs dans ce genre d'exercice. Difficile d'amener sa balance au resto ou de faire ses petits calculs d'apothicaire chez des amis qui ont mis les petits plats dans les grands.

    Mais je persévère, je sais que c'est la seule manière de rester léger et que plus encore que le moral dans les talons, c'est la santé après 50 ans qui est en jeu. Et comme quelque part, moi je trouve la formule plutôt ludique et qu'elle me convient, ça ne me …. pèse pas du tout et les gentils sarcasmes ou les sourires en coin, je m'en balance !

  • Transition

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    Samedi: Nous avons quitté la Normandie. Comme toujours, je ressens ce serrement de coeur proche du désespoir quand nous quittons un endroit. Nous n'y avons pourtant vécu que 3 semaines mais je m'attache très vite à ces décors qui sont les témoins de moments de bonheurs en famille. Le soleil nous a accompagnés pendant ces 3 semaines sans faillir et il est loin d'être étranger au plaisir que nous avons eu. Plaisir de retrouver les filles et leurs valeurs ajoutées et se retrouver tous ensemble au resto pour fêter avec un peu d'avance les 22 ans de Quentin.

    Dimanche: Jour de grande lessive, de valises à vider, de valises à remplir, de visites à Mamy L. qui meurt de chaud dans ce Bruxelles peu habitué aux grandes chaleurs, à Mamy B. qui a enfin reçu le feu vert de l'orthopédiste pour partir en vacances après le "débrochage" de son poignet. Et conduire Quentin pour une semaine de blocus assisté en résidence. Je sais que c'est pour son bien et qu'il en retirera plein bénéfice mais j'ai le coeur gros malgré tout et le sentiment de l'abandonner alors que nous partons encore une semaine en Suisse. Et que pour la première fois, nous ne serons pas ensemble pour son anniversaire.

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    Lundi: Valises bouclées, nous voilà repartis à la montagne. Avec Anaïs seulement et la ferme intention de lui donner une vraie semaine de vacances, elle qui a rongé son frein touristique pendant les 3 semaines de Normandie, par solidarité avec sa cigale de frère. On retrouve Papy et Mamy B. partis la veille et arrivés quelques heures avant nous. On retrouve cet appartement qu'on ne pensait plus revoir et c'est un pur bonheur. On s'endort contents et avides de la mini-semaine qui s'annonce et dont on compte bien profiter pleinement. Anaïs a fait le programme: shopping à Lausanne, un minimum de deux randonnées sérieuses et une meringue aux fruits rouges. Au moins ça, Maman.

    Mardi: Le baromètre est en hausse pour toute la semaine. Alors on commence par la journée shopping à Lausanne. Et on emmène Mamy B.. Une journée shopping comme je les aime parce que en un temps record, je trouve tout ce que je cherche: l'imperméable essayé en Normandie mais cette fois trouvé dans la bonne taille et… en soldes; un cadeau pour l'anniversaire de Mamy L., un autre pour G., un livre de recettes de quinoa, du matériel scolaire pour Anaïs – des bics, des post it, une trousse -, encore un cadeau pour Sis'Cile et Clara, et un passage obligé à l'épicerie fine de chez Globus, sans lequel le shopping à Lausanne ne serait qu'une pâle copie d'une journée shopping à Bruxelles. 

     
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    Mercredi: Première randonnée un peu sérieuse où l'on découvre que le chemin si souvent emprunté par le passé n'est plus couru du tout – la nature reprend tout doucement ses droits sur le sentier et on ne rencontre pas le moindre promeneur. Au bout de la randonnée, une meringue aux fruits rouges pour Anaïs et moi et un chaud-froid aux fruits des bois pour l'Homme. Et deux heures de retour pour éliminer. Si un jour ce relais des chasseurs devait fermer boutique ou rayer de la carte ces deux desserts mythiques, qu'il nous prévienne AVANT que l'on commence la balade ! 

    Jeudi: Swiss'Sis et Thierry sont arrivés hier soir et les retrouver fait partie de ces plaisirs d'été. On pensait se reposer de la promenade de la veille et éventuellement aller voir l'expo sur Modigliani à la Fondation Giannadda à Martigny mais Thierry a lui aussi ses envies de promenade. Qu'à cela ne tienne, on l'accompagne tous pour une ballade plus "plate" puisque Mamy  nous accompagne mais suffisamment sérieuse pour mériter une fondue en ce jour de fête nationale suisse.

    Vendredi: On la lui avait promise, on la fera envers et contre tout, cette grande randonnée qui grimpe qui grimpe et c'était tellement bien de retrouver toute cette beauté qui nous avait bien manqué ces trois dernières années. Oh oui, que la montagne est belle….. Et tout ce beau nous servira d'antidote contre le blues de la rentrée de ce lundi….

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  • Et la vie va…

     
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    Fille aînée a été sélectionnée pour exposer à l'Affordable Art Fair, un événement de 4 jours qui accueille une grande diversité d'oeuvres d'art contemporain; cette foire offre un tremplin aux jeunes talents dont elle fait partie. Un sponsor automobile offre un prix à l'artiste qui obtiendra le plus grand nombre de "like" sur Face de bouc. Ce n'est pas à franchement parler un gage de succès réel de l'artiste mais puisque c'est le jeu, autant jouer à fond la carte des "copains". Quentin et moi – et Anaïs un peu -, on s'est pris au jeu du lobby et comme dans un QG avant élections, on a passé des soirées à envoyer des messages personnalisés un peu partout sur la toile pour récolter des voix. Et à surveiller les concurrents de très près. "On" ne gagnera sans doute pas, à moins d'un apport massif de voix avant le 20 février, mais au moins on se sera amusé et moi, j'aurai repris langue avec tous mes contacts. 

    Fille cadette est partie pour trois mois dans la Loire pour son stage de fin d'études et mène la vie de château dans un endroit sublime où elle s'initie à la gestion de chambres d'hôtes. Elle est soignée aux petits oignons et compense l'éloignement de sa môman et de son Simon en s'épanouissant pleinement dans un environnement fait pour elle. Elle a fêté ses 24 printemps hier, loin de nous, mais entourée comme une princesse.

    Et monsieur fils s'est offert une belle grippe aplatissante pour clôturer sa semaine de congés post-examens. Il est à nouveau sur pied et tout sourire. Mon fils, quoi ! 🙂

    Et malgré l'épisode assez détestable dont j'ai fait part dans un billet précédent, très peu élégant – qui ne me ressemble pas – aux dires de monsieur mon mari, l'ambiance au boulot s'est particulièrement détendue et je retrouve enfin des conditions de travail sereines même si toujours intensives. Mais le calme revenu fait toute la différence.

    Et puis, le printemps ne saurait tarder. Je crois bien qu'il n'aura jamais été tant attendu.

     

     

  • Première semaine de rentrée

     

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    Et c'est reparti !

    Samedi: Galette des rois anticipée. Et qui porte la couronne ? Pourquoi changer un trône qui marche ? Laissons la couronne sur ma tête et l'hermine sur mes épaules. La reine, c'est moi !

    Le soir, visite de G. et C. autour d'un risotto à la truffe. Celui qu'on a renoncé à préparer le soir du réveillon, par manque d'appétit des enfants, gavés de plein d'autres délices. G. n'avait qu'un mot à la bouche: le Pérou. Il en oubliait d'y porter la fourchette (à la bouche, s'entend). Certain que, comme toujours, nous déclinerions poliment, il nous a malgré tout encore une fois proposé de les accompagner. Et à ma grande surprise, nous avons dit oui. 

    Dimanche: Dernier jour de blocus pour Anaïs et Quentin. Lui repart pour la semaine et pour lui éviter de préparer ses repas pendant cette première semaine d'examens, nous avons passé la journée à cuisiner toute une série de plats. 

    Lundi: Ca y est, c'est la rentrée ! J'avais déjà repris le travail le jeudi précédent mais la grande majorité des collègues n'était pas encore de retour. Ces deux jours étaient exceptionnels, les deux seuls jours de l'année où je peux lire un document depuis le premier mot jusqu'au dernier d'une seule traite, sans la moindre interruption. Mais dès lundi, fini le calme olympien. Le tourbillon est revenu en force. Et c'est reparti pour un an.

    Mardi: Othello à l'opéra. Je ne sais pas si c'était dû au jeu et au physique de l'acteur mais j'ai rarement ressenti une telle antipathie pour le personnage d'Othello. Maladivement jaloux. Peut-être est-ce le sentiment même qui m'horripile à ce point. Mais vraiment je suis sortie de là en pensant: "Mais quel gros c… !" Désolée pour le gros mot.

    Mercredi: Un an de plus. Les années filent. Vertige du temps qui passe. Bien camouflé dans une journée à Paris avec ma maman dont c'est aussi un peu l'anniversaire. Les Bohèmes au Grand Palais, magnifique exposition retraçant le cheminement des nomades, tsiganes, gypsies, romanichels, bohémiens, quel que soit le nom qu'on leur donne, à travers la peinture, la musique, la littérature, du XIVème au XIXème siècle pour terminer par leur incarnation en figure de liberté pour les Bohèmes du XIXème. Les trois heures que nous avons passées là ont passé en un éclair. Tout comme le reste de la journée entre couloirs de métro, cafés et premier jour des soldes au Printemps. 

    Jeudi: Il y a des femmes qu'on couvre de fleurs, moi je suis plutôt le genre qu'on couvre de livres. La veille, au retour de Paris, un colis venant d'outre-Atlantique m'attendait avec deux livres; le matin, au bureau, six collègues, sans se donner le mot, m'ont offert chacune un livre. 

    Vendredi: La merveilleuse Joséphine a organisé un dîner pour mon anniversaire. Nous étions six autour de la table et le menu était tout simplement divin. Conchiglioni au confit d'aubergines, poivrons, olives noires et pignons, filets de turbot, lentilles, radicchio rosa di Verona, graines de grenade et enfin, carpaccio de mangue au gingembre confit. Et encore, je serais bien en peine de dire les ingrédients multiples, épices et sucs divers qui parfumaient ces délices. Et qu'est-ce que j'ai reçu comme cadeau, à votre avis ?

    Il y a quelques années, SwissSis m'avait offert ce livre. Méfiez-vous de moi 🙂 !

  • 2012

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    Encore une fois, ce fut une belle année.

    J'ai revu Venise, sans l'homme hélas, mais avec mes sorcières bien-aimées. Grâce à l'une d'entre elles, j'ai pu descendre dans la crypte de la basilique Saint Marc et contemplé une croix en verre taillé absolument splendide, réalisée par un sculpteur de verre, puis, grâce à sa fille (celle du sculpteur, pas de la sorcière), visité l'atelier de l'artiste, disparu il y a deux ans. De pures merveilles. ….

    J'ai enfin vu New York, rêve que je croyais inaccessible, vu l'enthousiasme délirant de l'Homme pour les Etats-Unis. La grosse pomme était à la hauteur de mes espérances et elle a séduit l'Homme au point de même pouvoir y retourner. Et cerise sur le cake, j'ai enfin rencontré Lola, telle que je me la figurais.

    J'ai découvert Royan et je me suis envolée de plaisir au bout d'un cerf-volant.

    J'ai découvert l'Andalousie dont je rêvais aussi depuis longtemps. Séville, Grenade, Malage, Ronda, tout un monde aux couleurs rouge, ocre et noir.

    J'ai rencontré Célestine avec laquelle une journée n'aura pas suffi pour tarir la conversation ininterrompue du matin au soir. 

    J'ai vu Benabar, j'ai assisté aux 90 ans de Toots Thielemans, grand homme s'il en est et j'ai vécu un concert absolument magique de Leonard Cohen, un soir d'août où le soleil couchant a donné une couleur inédite à ce moment d'exception.

    C'est aussi l'année où Maïté a pris son envol et a emménagé avec son amoureux. Ce fut un moment très difficile pour toutes les deux mais nous y sommes arrivées. Je suis fière d'elle et je suis fière…. de moi :-).

    Quentin, lui aussi, a quitté partiellement le nid puisqu'il loge à côté de l'univ, et ne rentre que le weekend ou parfois une fois dans la semaine. Ce n'est pas un vrai départ mais il n'en reste pas moins que nous nous retrouvons soudainement tous les deux, un peu perdus mais heureux.

    J'ai poursuivi les tables de conversation grecque et j'ai entamé pour mon pur plaisir les cours de portugais avec Anaïs. Un moment qui n'appartient qu'à nous.

    Avec Maïté également, nous nous sommes organisé notre moment à nous et nous nous retrouvons régulièrement pour une séance à la cinémathèque. 

    C'est l'année des premiers petits soucis de santé un peu plus sérieux bien que finalement très mineurs. Mais ces petits cailloux importuns m'auront bien enquiquinée.

    Et puis toujours l'amour, l'amitié, à donner, à recevoir, la famille, les amis. Beaucoup de tendresse et de sérénité. 

    Je n'ai qu'un seul souhait: que 2013 vous comble tout autant !

     

     

  • Kill bile !

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    Cette semaine tant appréhendée est enfin passée.

    Mercredi: Une des filles opérées – rien de grave mais anesthésie générale quand même -. Le soir même, elle nous appelle alors qu'on se gare devant l'hôpital: "Alors c'est quand que vous venez me chercher ?". Il n'était même pas prévu qu'elle sorte le jour même mais bon puisqu'elle récupère aussi vite, le médecin est d'accord. Ca me donne un peu du coeur au ventre pour vendredi.

    Jeudi: Quentin passe en deuxième mais il n'aura pas réussi à se débarrasser de ses maths. C'est ce qu'on appelle en Belgique une réussite article 79 càd une réussite partielle. Il peut donc passer en deuxième mais ses résultats de deuxième ne seront délibérés si et seulement si il réussit ces satanées maths ! En clair, une sérieuse épée de Damoclès au-dessus de sa tête. Parce que s'il rate, il n'aura pas perdu 2 ans mais 3. Il y a des stratégies à mettre en place !

    Vendredi: Bon, allez, on y va. Je suis prévue à 13 heures mais je dois me présenter à 9 heures déjà. Un deux petits X*anax pour la route et à 10 heures on m'embarque déjà. J'ai encore le temps de voir l'anesthésiste et le médecin et puis plus rien. Ils ont travaillé comme des chefs, je n'ai rien senti, je me suis réveillée comme dans mon lit, pas malade, rien.  Sauf que je me suis rendormie aussi sec. J'ai fait plusieurs sommes de plomb entrecoupés de semi-conversations un peu décousues avec mon infirmière personnelle près de moi pendant toute l'après-midi, ma petite maman qui reprend du service et qui fait ça à merveille. Je n'aurais voulu personne d'autre, elle est parfaite. 

    Samedi: Le médecin est passé très tôt, m'a délivré un permis de tout manger et de sortie. En prime, un certificat d'absence maladie pour une semaine. L'homme est venu me chercher très vite. J'ai tout de même passé la journée au lit, encore à moitié assommée.

    Dimanche: Un peu présomptueuse, j'ai commencé à ranger la cave. Au bout d'une heure, j'ai repris le chemin qui mène sous la couette. Point trop n'en faut.

    Lundi, c'est le chat qu'on a emmené chez le vétérinaire, il s'arrache les poils par touffes et se mord à sang. Verdict: il est anxieux ce matou. C'est la faute de l'Homme qui lui mène une vie d'enfer ! Nous voilà réduits à acheter des anxiolytiques pour chat. Encore heureux qu'on ne nous demande pas d'aller chez le psy-chat-re avec lui !

    Ouf, elle est passée cette semaine de ouf ! A partir de maintenant, plus la peine de se faire de bile, je ne sais plus où la stocker.

     

  • Y’a t-il un pilote en salle d’op’ ?

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    Aujourd'hui, examens pré-opératoires et rencontre avec l'anesthésiste. Il est en retard, arrive juste assez essoufflé pour qu'on lui pardonne, sourit juste assez pour qu'on le trouve sympathique et remercie d'avoir accepté le changement de rendez-vous de dernière minute, juste assez pour qu'on le trouve élégant.

    En plus, je le trouve pas mal du tout. Ma soeur me traite de midinette. Mais quoi, tant qu'à s'endormir, autant que ce soit sur une belle image.

    Il pose toutes les questions d'usage, maladies, antécédents, médicaments, allergies, anomalies, lunettes, lentilles, fausses dents, tabac, alcool, "habitudes toxiques" (joliment dit, hein ?). Rien de tout ça. Juste des angoisses par rapport à la perte de contrôle. "C'est sûr, tout le monde a peur". Non docteur, moi, j'angoisse. Je menace de prendre la poudre d'escampette dès qu'on m'installe sur la table d'opération. Il note sur la fiche destinée aux infirmières qui me prendront en charge à mon arrivée: 1/2 Xanax. 

    Il me rassure en disant: "C'est comme si vous preniez l'avion. Quand vous montez dans l'avion, vous perdez le contrôle. Vous vous en remettez au pilote. C'est lui qui a le contrôle, il suffit de vous laisser conduire. En salle d'op', c'est moi le pilote." D'accord, j'essaierai d'y penser. Bienvenue à bord. 

    Mais docteur, je rigole pas, hein, j'ai vraiment des angoisses. Il biffe 1/2 Xanax et remplace par 1 Xanax entier. Bon, j'aurais peut-être rien dû dire, pour le coup, je vais vraiment dormir et ne pas le voir du tout. 

    Le soir, comme je suis curieuse, j'ai été vérifier sur Face de bouc qu'il avait vraiment tout le sérieux d'un bon pilote, pas trop low cost. 

    Il aurait dû me dire qu'il était plutôt voile et qu'il avait fait une course de voiliers avec un de nos amis de longue date. Moi qui ne sais pas nager, cela m'aurait encore plus rassurée.

     

  • Il myo ritorno

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    Et me voilà de retour depuis 15 jours déjà. Un retour en douceur, sans travailler pendant une semaine encore, le temps de faire tourner les lessives (ah, le plaisir de ne rien repasser pendant 3 semaines !), de remplir le frigo, de ranger un peu la maison. 

    On a passé le dernier weekend au vert, histoire de retrouver les parents et de se relaxer une dernière fois avant de reprendre le collier. La relaxation a malheureusement été largement entravée par une vilaine crise de cholécystite qui m'a laissée plutôt K.O.

    La reprise du boulot s'est faite sans trop de heurts pour une fois, l'accueil plus sympa que d'habitude – on ne m'a pas saluée en disant : "Ne pars plus jamais si longtemps !". Reprise en douceur donc malgré les 400 mails en attente.

    La moins bonne nouvelle après la visite de contrôle chez le médecin, c'est l'inéluctabilité de la soustraction de ces vilains calculs par une opération sous anesthésie générale. J'ai bien essayé d'y remédier autrement mais il devient de plus en plus évident que je ne pourrai m'y soustraire. Je vais donc passer sur le boulier billard début septembre. 

    En attendant, je traque le gras pour éviter toute nouvelle crise. On a même fêté l'anniversaire de Mamy L. autour d'un plateau de fromages sans que j'y touche et sans que personne ne s'en rende compte. Un exploit ! A croire qu'ils ont pensé que je cachais mon reblochon sous la salade !

    Pour terminer ces deux premières semaines d'août en beauté, un concert absolument magique, Leonard Cohen à Gand en plein air. Un moment de grâce. Trois heures et demie de concert à 77 balais, chapeau M. Cohen.

     

  • Forte en calculs

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    Dessin: Vincent Rif

     

    Pour clôturer (enfin, j'espère) cette suite de billets de la série "Urgences", il semblerait que finalement toute cette crise soit due à toute une série de petits calculs… dans la vésicule. Ah bon.

    L'addition, année après année, d'infinitésimales particules précipitées dans la vésicule, me laisse lestée de petits cailloux. Je paye aujourd'hui la multiplication de petits excès.

    Garder ou ôter la vésicule, les avis sont divisés. Je verrai au mois d'août ce que me conseille le mathématicien médecin mais j'espère pouvoir me soustraire à l'opération.