Catégorie : Moi, je

  • Les madeleines

    Parfums

    Je ne suis pas la femme d’un seul parfum. Il y a trop de senteurs merveilleuses pour que je puisse choisir. Déjà que je déteste choisir dans quelque domaine que ce soit. Mais pour les parfums, je trouve tellement dommage d’être fidèle et de ne pas se permettre de changer. Je n’ai même pas de fidélité à une famille de parfums, j’en aime dans toutes les gammes: les capiteux (n°22 de Chanel), les épicés (Roma de Laura Biagotti), les fleuris (n°5 de Chanel, First de van Cleef & Arpels), les citronnés (CK One de Calvin Klein, Ô de Lancôme), ceux qui rappellent l’enfance (le doudou de Castelbajac), les frais (l’Eau Dynamisante de Clarins), les chyprés (Chance de Chanel ou Mitsouko de Guerlain), les boisés (Eau de Cologne Russe de Santa Maria Novella), … Je les collectionne et change tous les jours. Je ne suis jamais la même et pourtant c’est toujours moi.

    Et pourtant,…. J’aurais tellement voulu être la femme d’un seul parfum. Un parfum qui soit la madeleine de quelqu’un, qui penserait instantanément à moi en retrouvant fugitivement une fragrance connue, qui se souviendrait de l’émotion d’un moment. J’aurais voulu que mes enfants se souviennent du parfum "de maman" et que ce souvenir olfactif leur amène un tendre sourire aux lèvres.

    On peut toujours rêver qu’ils se souviennent de moi au détour de tous les parfums que j’ai portés. Mais je crains alors que leur vie ne devienne un cauchemar, je serais partout 🙂

  • To diet or not to diet

    Tregime

    Je voudrais mettre des robes, des jupes, des volants, des petites choses légères. Je n’y arrive plus. Trop grosse, trop ci, trop là. Je me cache en pantalon. En essayant de passer inaperçue.  To diet or not to diet, that’s ze question de ce printemps si chaud si tôt qu’on n’avait pas prévu d’enlever déjà toutes ces couches. Alors quoi ? Régime strict en urgence au risque de tout reprendre aussi vite ou régime lent que je suis toujours incapable de tenir dans la durée ?

    Et ne rien faire est encore plus déprimant. J’aurais jamais dû commencer d’ailleurs. Ca m’aurait évité le yoyo. Petit yoyo d’accord mais yoyo quand même.

    Allez, aujourd’hui, j’ai fait deux efforts: j’ai fait l’impasse sur le chocolat et je me suis acheté une jupe. C’est déjà mieux que le contraire….

  • Rapport trimestriel

    Resolutions Comme au bureau. Rapport trimestriel. Autrement dit, qu’est ce que j’ai fait depuis janvier sur base du plan de travail 2007. A traduire: sur base de mes bonnes résolutions de janvier.

    Alors, …

    • j’ai pas perdu 10 grammes. Même après deux visites chez la diététicienne. Elle arrive à rien. Je devrais peut-être changer ?
    • Pas la moindre pose de yoga depuis janvier.
    • Pas de rendez-vous à la piscine pour apprendre à nager
    • Pas pris beaucoup de temps
    • On est allés à La Glanerie une seule fois, et encore, pour une demi-nuit.
    • Pas été une seule fois à la mer
    • Bon, c’est vrai, j’ai essayé de téléphoner et de voir plus souvent ceux que j’aime. Jolie journée avec Véro à Paris. C’est déjà, ça.
    • Pas vraiment moins travaillé.
    • Un peu moins procrastiné
    • Pas classé la moindre photo
    • Même pas vu l’hiver passer
    • Dansé une fois par semaine et chanté très peu (sauf quand Maïté est là).

    Bon, pas terrible ce bilan. Peut mieux faire. Euh, déjà entendu ces 3 mots. Pendant plus de 20 ans. Alors, forcément, ça laisse des traces.

    Allez, une petite cure de magnésium et peut-être que je vais m’y mettre.

  • Le sablier

    Sablier La mort de Sarah me touche plus qu’il n’est normal. Je ne sais pas pourquoi. Elle était une amie de Maïté mais pas sa plus proche amie. Nous la connaissions, oui, mais pas autant que d’autres amies des filles, plus proches d’elles, plus proches de nous aussi. Mais sa beauté autant que sa détresse me touchaient énormément. Et elle avait devant elle encore tant de choses à vivre. Peut-être avait plus de malheur de que de bonheur devant elle mais qui peut le dire ?

    Et peut-être que ce qui m’affecte le plus, c’est cette impossibilité de faire marche arrière. Elle est partie et rien ne la fera revenir. Et ce constat me fragilise toujours énormément. Comme la porte fermée. Comme les endroits quittés où l’on ne reviendra pas. Le sablier de la vie. Sans doute aussi parce que la base de mon sablier s’alourdit (comme quoi, on ramène toujours tout à soi). Et cette impression que le sable coule de plus en plus vite. Je dois à tout prix profiter de chaque grain et peut-être que cela m’angoisse encore plus….

  • Free2choose

    P7free2choose_4 Pour clôturer la visite de la maison d’Anne Frank, nous avons suivi une exposition appelée "Free2choose" sur le thème de la liberté et de la démocratie et de leur "indissociabilité". Assis sur des bancs, on assiste à des mini-clips sur un écran. Chaque mini-clip présente un sujet lié au thème:  le droit à la manifestation, la liberté de presse, la liberté d’expression, le droit à la religion, le droit à la vie privée, etc…. Ensuite une question s’affiche sur l’écran et le visiteur peut voter Oui/Non sur un bouton encastré dans le banc où il est assis. L’écran affiche après 10 secondes les votes des visiteurs présents dans la salle.

    Expérience très intéressante. D’une part, intéressant de voir les divergences de vue, mais d’autre part – et surtout – de se rendre compte à quel point il est difficile de répondre à certaines questions. A première vue, on est tous pour la liberté de la presse, par définition, mais quand il s’agit de dire si on est pour ou contre une certaine presse incitant au terrorisme, ou une presse neo-nazie par exemple, difficile d’être aussi catégorique. Et ainsi de suite…. autant de questions qui, pour moi, restent ouvertes.  Après trois questions, j’ai arrêté de pousser sur les boutons Oui et Non. Et malheureusement il n’y avait pas de bouton "Euh" pour les perplexes….

  • C’est une belle journée qui s’achève…

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    Une journée comme je les aime…. Journée de formation qui commence à 9h30, donc le temps de faire des trucs le matin avant de partir. Pause de midi à 2h, donc le temps de revenir déjeûner à la maison, donc diététique. Ce qui ne gâte rien, c’est justement une semaine où les enfants ont congé. Gérer quelques mails boulot avant de repartir, donc la sensation d’être efficace. Re-formation de 14h à 16h30, donc fini TRES TRES tôt. Faire les courses avec Claude et de retour home sweet home à 18 heures, donc le temps de prendre un bain, de faire ma gym et de se pomponner, tout ça avant le repas. Donc le temps de faire plein d’autres choses le soir.

    Si seulement toutes les journées se passaient comme ça….. Mouais, yaka yaka…. Facile à dire, pas facile à faire…

  • In et out

    Statue Quand j’étais jeune, et même encore plus jeune, certains hommes de mon entourage se passionnaient pour un magazine dont j’ai oublié le nom (un truc du genre "Joue m’petit") et surtout pour ses articles particulièrement denses. Pour reposer l’oeil après cette lecture intense, le magazine proposait en guise d’entr’acte des photos d’artistes célébrant l’esthétique féminine.

    Je n’étais à l’époque pas particulièrement portée sur les articles très intellectuels (je préférais alors – j’ai évolué depuis, encore que… – Cosmo, Gaël et les autres), je me contentais des images.

    J’en ai gardé un goût profond pour la perfection plastique et un sentiment d’imperfection permanente renforcé certes par un "peut mieux faire" scolaire à répétition.

    J’ai appris depuis que la beauté intérieure a plus de lumière et surtout qu’elle ne s’éteint pas ni ne pâlit avec les années.

    J’ai compris que je n »étais dépourvue ni de l’une ni de l’autre.

    Bien sûr, Claude me l’a dit et répété mais je balaie son jugement que je targue d’aveuglé par l’amour. Bien sûr les amis me l’ont dit mais ce ne sont pas des amis pour rien.

    J’ai appris. Et à près de 50 ans, cela m’arrange aussi de miser sur la beauté intérieure. Ce sera, à mon avis, plus rentable 🙂

    Mon regret est d’avoir transmis (même si je m’en défendais) cette quête de perfection à mes filles. Sans doute aidée par les milliers de photos retouchées de mannequins affamées mais glacées comme le papier.

    Alors qu’elles sont aussi belles dehors que dedans elles aussi.

  • Happy birthday me !

    Hb115happybirthdaywithbeautifuldancerpos Pour la deuxième fois, j’ai pris congé pour mon anniversaire. Une idée de génie (pour une fois…) ! Ne penser qu’à moi. Esthéticienne n°1 puis esthéticienne n°2 (oui, à mon âge, il en faut bien deux pour arriver à un résultat…..)

    Puis je pensais faire les soldes mais j’ai eu la flemme. Mais j’ai profité pleinement des coups de fil reçus, des messages, des SMS. Un vrai luxe. Si j’avais été au bureau, j’aurais été pressée de raccrocher, j’aurais vite lu, pas répondu. Là, c’était parfait.

    Des messages pleins d’amour et d’amitié de tant et tant d’amis et proches. Un vrai bain de jouvence bien nécessaire !

  • Rêve éveillé

    2005_ischiaovronnaz_016 J’adore lire. N’importe quoi. Des romans bien sûr mais aussi des magazines. Des futiles, des utiles, des sérieux, des didactiques…. J’ai en permanence 6 à 7 magazines en pile et je lis un article de chacun d’entre eux, à tout moment perdu: petit déjeuner seule, en me brossant les dents, en laissant sécher le vernis, dans le bus, etc… Et chaque jour, je me réjouis de mes futures lectures, parce que chaque jour j’apprends un truc ou deux. Par exemple, hier, j’ai appris un truc que sans doute tout le monde sait, mais que moi j’ai découvert: avec dix chiffres, on fait une infinité de nombres, tout ça grâce à leur position dans la série de chiffres alignés, c’est con mais je ne m’en étais jamais rendu compte. J’ai aussi découvert que les écrivains devaient suivre un code de fiction pour faire comprendre aux lecteurs qu’une biographie par exemple donnait dans la fiction plutôt que dans la réalité. Etc… Mon rêve éveillé, c’est d’être une dame âgée, jolie et classe, qui passerait son temps dans une maison et surtout sur la terrasse de cette maison, genre côté Ouest, à lire des bouquins, des magazines et tout ce qui me tombe sous la main, apprendre plein de trucs et en discuter à l’infini avec l’homme que j’aime, qui connaît tant de choses à m’éblouir encore et encore toujours. Ce serait le dernier paradis sur terre…