Catégorie : C’est de saison

  • Une famille de lapins qui se pose

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    Chaque année, on attend ce moment avec une joie gourmande. De moins en moins gourmette – finis les grands repas de Pâques entrée, plat, fromages, dessert – mais gourmande du bonheur d'être ensemble. 

    Rien de particulier, juste ça, ces petits moments de tendresse. Pudiquement manifestée mais non moins profonde. 

    – l'Homme qui fait l'aller-retour le jeudi soir pour nous conduire Mamy et moi après un concert, rien que pour que nous puissions profiter de Swiss'Sis déjà arrivée et récupérée à Lille par Papy.

    – les petits déjeuners sur le lit de la Reine-Mère Lapin, rendez-vous attendu et immanquable des trois filles lapins. Seul le Père Lapin a le droit d'être présent, à condition qu'il serve le café.

    – la toilette sommaire (vu le temps particulièrement frisquet de ce début de printemps) du jardin en vue de la visite des grosses cloches.

    – l'arrivée au compte-gouttes de chaque carrosse, la Berlingo de  Clara et ses parents, la Pijôt de l'Homme et de Quentin, puis le lendemain les retrouvailles avec Anaïs et Simon et enfin le dimanche de Pâques le train de Maïté sans JD cette fois.

    – la chasse aux oeufs, organisée par l'Homme qui n'envisageait pas Pâques sans cloches et par sa comparse suisse et savamment orchestrée par le même, qui n'a pas son pareil pour réussir à faire concourir deux équipes totalement disproportionnées à première vue (mini-Clara et maxi-Anaïs vs méga-Simon et giga-Quentin) en handicapant les plus grands par une obligation de se comporter en frères siamois, interdits de se lâcher pendant toute la durée de l'exercice.

    – l'apéro-anniversaires de février et de mars pour les retardataires et d'avril pour fêter anticipativement les trois quarts de siècles de Mamy. Toute la sagrada familia en weekend à Barcelone en septembre prochain, Guëll programme !

    – deux parties de Time 's Up hilarantes aux larmes, où mimer le lac Titicaca prend soudainement des allures plutôt scatologiques.

    – les petits riens laissés sur le lit par Swiss'Sis, douceurs de son pays qu'elle sait appréciées par nous.

    – les dessins de Clara qui nous représentent tous en couple avec nos bizarreries et nos défauts, "parfois un peu exagérés, Clara, vraiment….. :-)"

    Enfin, tous ces petits moments qui font que l'on n'a besoin de rien d'autre pour être juste bien…..

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  • En pleine croissance

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    Fin des festivités. Mon coeur soupire: "Déjà ?". C'était bien ces moments répétés en famille, en cuisine, autour du sapin, autour de la table, ces repas à géométrie variable, les moments précieux avec les enfants au Nouvel-An.

    Mon corps lui gémit: "Enfin !". Il n'en peut plus de toutes ces agapes, il crie grasse. Il veut du légume, du fruit, de l'eau, du bouillon. Basta pasta, foie gras, alcool, fini le sucre en perfusion, la crème fraîche en masque et le champagne en douche. Je suis en pleine croissance horizontale.

    Le temps de la diète et de la détox est arrivé. L'ennui c'est que je ne suis pas très forte dans ces deux matières. Et je dois attendre la semaine prochaine pour reprendre les activités sportives. 

    Malheureusement, je ne suis pas encore au bout de mes peines, les Rois débarquent après-demain, je prends une année dans les lattes trois jours plus tard et cela va se payer fêter pendant plusieurs jours et le 2 février, on ne pourra tout de même pas se contenter de tenir la chandelle à la Chandeleur ! 

     

  • So this is Christmas

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    So this is Christmas à nouveau. Chaque année, les mêmes questions reviennent: nous allons donc faire bombance, nous offrir des cadeaux, être heureux, pendant que d'autres sont seuls, ou pire encore dans la rue. Chaque année, la misère affective, plus que la misère financière, m'interpelle bien plus encore la veille de Noël. Et pourtant, chaque année, je ne renonce pas au plaisir de rassembler la famille autour du sapin, autour de cadeaux, autour de la table.

    Je ne me sens pas le droit de priver mes enfants de cette fête qu'ils aiment plus que tout au monde parce qu'elle représente ce qui leur tient tant à coeur: cette famille qui s'aime du mieux qu'elle peut, malgré les différences, les tensions parfois latentes, cette famille qui est la leur mais qui est aussi le rassemblement de deux familles, même si la représentation du côté de l'Homme n'est pas équitable, et surtout parce que ces deux familles se retrouvent depuis bientôt 30 ans tous les 24 décembre. 

    Et surtout, je ne peux même pas imaginer de renoncer à certains des plaisirs liés à Noël:

    – tirer au sort deux noms dans une enveloppe en novembre et commencer à réfléchir au(x) cadeau(x) qui feraient plaisir à mes deux élus, se promener dans les magasins avant la cohue pour s'inspirer, se renseigner le plus discrètement possible, faire appel aux wishlists si nécessaire, trouver le cadeau et se réjouir à l'avance, hésiter, craindre l'erreur mais toujours penser à l'autre. 

    – monter le sapin, choisir les guirlandes lumineuses – un peu plus de blanches, un peu moins de bleues, il y a un trou là, sans lumières….– , accrocher les innombrables boules – les petites en haut, les moins jolies derrière, c'est moi qui mets les champignons, et moi les oiseaux -, préparer la crèche…. Et s'asseoir pour contempler le sapin scintillant. Et se dire à nouveau que c'est beau.

    – passer deux jours en cuisine avec Swiss'Sis, l'Homme et Swiss'homme à éplucher, couper, émincer, peler, battre, fouetter, pré-cuire, saisir, pétrir, mélanger, asaisonner, monter en neige, mixer, enfourner, arroser…. Se dire que cette fois on est bien dans les temps et finalement être presque pris de court. Mettre la table sans avoir réfléchi à ce qu'on voulait et improviser. Calmer l'homme qui voulait farcir des cailles livrées en crapaudine (Madame la marchande de cailles, c'est normal ce qu'il y a dans mon paquet ? Oh ben, madame l'acheteuse de cailles, vous fermez avec un petit cure-dent !, merci Madame, je crois que mon mari va avaler le cure-dents de travers et ça va pas faire du bien….). Manquer de crème fraîche et ne plus en trouver une goutte dans les magasins du quartier. Improvisation, fatigue mais toujours bonheur en cuisine.

    – se retrouver enfin tous là, plaisir d'offrir et de recevoir, de savoir que d'autres aussi ont pensé à vous en cherchant ce qui vous plairait et sentir son coeur fondre quand on voit bien qu'un de ses cadeaux a fait mouche pile poil.

    – et quand le lendemain, un ours modèle plutôt pas causant vous dit "C'est quand même toujours bien Noël chez vous !", se dire que oui, grâce à tous ceux-là, Noël c'est quand même toujours bien et que c'est eux le vrai cadeau de Noël.

     

     

     

     

  • Douze

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    Douze coups de minuit

    Douze heures

    Douze mois pour une année

    Douze apôtres

    Douze étoiles pour un drapeau

    Douze signes du zodiaque

    Douze tribus d'Israël

    Douze salopards

    Douze syllabes pour un alexandrin

    Douze hommes en colère

    Douze travaux d'Hercule

    Douze nuit

    Belgique douze points

     

  • Semaine de passages

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    Passage de l'été indien à l'automne, passage à l'heure d'hiver, passage d'une famille de cinq à un couple de… deux, passage du virtuel au réel…

    C'est une semaine de passages….

    Samedi: Ma plus ancienne amie d'école marie sa fille. Le mariage a lieu dans cette église où elle-même s'est mariée il y a presque 30 ans, où j'étais là comme témoin de ce mariage malheureusement trop vite échoué. Même ambiance festive, musicale, 30 ans plus tard. Je croise les doigts pour que ces deux-ci aient plus de chance. Parce que, quand même, la chance y est pour beaucoup. On quitte juste après la cérémonie religieuse parce que nous, on déménage notre fille aînée. Elle boucle ses dernières caisses, en chantant sur la musique. Il n'en faut pas plus pour me faire craquer, j'ai toujours tant aimé l'entendre chanter. Je fond en larmes. A son interrogation, je lui avoue que je ne veux pas qu'elle parte. Elle pleure aussi dans mes bras et me dit "Dis-moi de ne pas partir et je ne pars pas !". Ah non, surtout pas, tu dois partir. Je m'en veux de l'avoir encore freinée. On finit par en rire. Et on continue d'empaqueter. 

    Dimanche: On poursuit et termine le déménagement. Cette fois-ci tout est parti, il ne reste que le lit qu'elle n'emmène pas tant qu'ils n'auront pas déménagé dans plus grand. A moins que ce ne soit Anaïs qui l'emmène…. Je ne peux pas rentrer dans cette chambre vide. Peut-être plus tard…. Anaïs, elle, est à Cambridge pour le weekend et n'est pas là pour voir sa soeur partir.

    Lundi: Pas de cours de portugais, c'est la semaine de congé de Toussaint. Pour une fois je rentre tôt. Anaïs rentre super enthousiaste, prête à aller vivre en Angleterre, séduite par le savoir-vivre britannique. 

    Mardi: Premier rendez-vous avec Maïté depuis qu'elle est partie (une éternité ! 🙂 ). Puisqu'on aime ça toutes les deux, on va se retrouver toutes les 3-4 semaines à la cinémathèque. Premier essai: Le Silence de Bergman. Déroutant, particulier mais moi, j'ai beaucoup aimé. Surtout certains plans absolument fantastiques. Elle est revenue manger à la maison et c'était bien.

    Mercredi: Dernier jour d'une petite semaine. Notre ami Guy s'est ramassé à moto et a l'épaule en puzzle. Le chirurgien va pouvoir s'amuser aujourd'hui à recoller les morceaux.

    Jeudi: Pour une fois, faire la grasse mat'. Faire traîner le reste de la matinée. Aller voir Guy à l'hôpital. Passer à la librairie. Se préparer à demain.

    Vendredi: Paris. Célestine. Pluie dehors, soleil dedans. Mais ça, c'est un autre billet.

  • Rentrée solaire mais solitaire

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    Il fait splendide pour cette rentrée scolaire, le soleil brille, la lumière est magnifique, la température douce. 

    Et pourtant le coeur n'y est pas. Bien sûr, la semaine qui s'annonce n'est pas de type "long fleuve tranquille". Je n'ai pas envie de me faire opérer, on le sait déjà mais plus la date approche plus j'angoisse. A tort, je sais mais ça ne se raisonne pas vraiment ces sentiments-là. Bien sûr, on attend les résultats de Quentin, et on est dans le scenario "ça passe ou ça casse", donc la pression est lourde. Bien sûr, bien sûr…

    Mais à l'inquiétude passagère s'est substituée la nostalgie. Voir Clara rentrer à la grande école m'a ramenée une quinzaine d'années en arrière et le bourdon m'a tournée bruyamment autour.

    Où sont passées ces belles années où j'étais la maman d'un lapin, d'un castor et d'un écureuil selon l'âge et la classe où j'allais les conduire le matin ? Où donc s'est enfui le temps des "dix-heures", ces collations qu'on achetait avec tendresse pour glisser chaque soir dans le cartable pour le lendemain ? Où sont les petites mains nichées dans la grande main ? Fini les achats groupés de crayons, gommes, cahiers, tubes de colle. Fini les étiquettes au nom de chaque enfant à coller sur tout et n'importe quoi. Fini les battues à travers toute l'école pour retrouver un sac de gym, une veste, des moufles, un bonnet. Fini les fêtes d'école désorganisées mais bon enfant. 

    Ce temps est révolu. Mieux encore, le moment est bientôt venu de quitter carrément le nid. Je n'en reviens pas que le temps se soit envolé si vite. 

  • Echec et maths

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    C'est le billet dans l'air du temps chez les mamans bloggueuses qui ont des enfants aux études. Le mois de juin n'a définitivement pas la cote. C'est le mois des examens, du blocus qui épuise l'énergie, la résistance et les nerfs tant des étudiants que des parents. Rien ne vient alléger cette lourdeur dans l'air. 

    D'accord, tout n'est pas noir. Chaque examen réussi ramène un sourire et un soulagement notoire à la maison mais pour une courte durée. Le temps de manger un petit bout et c'est reparti pour l'examen suivant. Lorsque le résultat est plus douteux, les larmes affleurent pour les unes et le sourire absent pour les autres et la remise en route est plus pénible. 

    Parfois le stress les amène à perdre complètement les pédales. Chaque année, nous sommes appelés à la rescousse en grande catastrophe pour l'une qui s'est perdue et tourne comme une poule sans tête dans un dédale de rues à la recherche de l'adresse où elle doit se présenter pour un examen d'entrée, pour l'autre qui a perdu sa carte d'étudiante et qui doit absolument l'avoir pour présenter l'examen deux heures plus tard. 

    Cette année, le stress s'est manifesté la nuit. Nous avions justement un invité à la maison qui venait de débarquer à minuit. Après un accueil sommaire, vu l'heure tardive, nous avons tous rejoint nos plumes. A une heure et demie du matin, je me réveille en sursaut: bruit d'eau et d'extracteur dans la douche, lumière dans la cuisine. Mais qui donc prend une douche à une heure et demie du matin ?! Je fulmine et maudis déjà le nouveau venu dans la maison. "Il ne va tout de même pas commencer à prendre des douches pendant la nuit, juste en-dessous de ma chambre ??". Je n'ose pas pourtant descendre remonter les bretelles (au sens figuré, de toute évidence) au monsieur Propre indélicat. Mais j'envoie un sms en pleine nuit à ma fille dont c'est quand même l'invité – "Qui prend une douche à cette heure ??". Pas de réponse. J'entends maintenant distinctement que l'odieux se lave les dents. Tout sauf discret. Au bout de cinq minutes, ma fille, enfin réveillée, vient frapper à la porte de la douche "Ca ne va pas de prendre des douches à des heures pareilles ? Les parents dorment !". 

    Et c'est là que j'ai compris que je m'étais trompée sur la personne du douché. Je me suis levée comme une bombe quand j'ai compris que c'était Quentin qui, complètement stressé par l'examen de maths du jour, s'était levé à une heure du matin, fermement convaincu qu'il était six heures, qu'il avait pris son petit déjeuner, s'était douché, fin prêt pour partir. Quand il a réalisé sa méprise, il s'est effondré. Allez vous recoucher pour trois heures de sommeil après cela ! Et bien sûr, l'examen a été un échec. Pour lui, cet échec est lourd de conséquences, il met un terme à son projet de tour de France à vélo avec deux copains. Et j'en suis vraiment désolée. 

     

     Crédit photo: http://www.mysteres-datelier.be/carnet-croq-moi/le-jour-sest-leve/

     

  • Mais où est donc passé Mai ?

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    C'était pourtant un mois de 31 jours. Mais le temps nous a filé entre les doigts. Il faut dire que c'est un mois emmenthal (pas gruyère, le gruyère n'a pas de trous), un mois de ponts, viaducs et autres congés bienvenus. 

    Entre le théâtre, un opéra, un resto et un concert, la Zinneke Parade, fabuleux "carnaval" bruxellois organisé tous les deux ans, le Jazz Marathon où tout le centre ville est en mode jazzy, nous avons encore casé un re-mariage auquel nous avons été invités en dernière minute, pour cause de désistements massifs en raison du long congé de l'Ascension. 

    Le dernier weekend s'est placé sous le signe des retrouvailles de la "soeurie" (comment c'est le féminin de fratrie ?). Swiss'Sis est rentrée pour une semaine et nous avons passé le weekend à la campagne, en famille sous un soleil éclatant. Après un dimanche après-midi de farniente, un lundi matin "tornade blanche", les hommes ont joué au car-wash et les filles ont déménagé la chambre des parents. Quand on s'y met, ça "déménage" effectivement ! De la troisième génération, seule Clara était là. J'avais abandonné les trois miens avec beaucoup de scrupules à leur blocus.

    Parce que le mois de mai, c'est ça aussi, le début de l'étude intensive et acharnée précédant le péniblissime mois de juin qui rime avec examens.

    Et revers de la médaille, un mois où l'on a tant de congés est un mois où on travaille double, surtout quand les vacances d'été approchent. Entre révision budgétaire, visites d'auditeurs et harcèlement sexuel, il faut caser le quotidien et je lutte contre une fatigue accumulée.

    Mais malgré les paupières bien lourdes, je confirme que ce fût à nouveau un joli mois de mai.

  • Pâques est cadeau

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    Chaque année, je bénis ces quatre jours en famille agrandie. Chaque année, je me réjouis à l'avance. J'aime Noël, ses lumières, le plaisir de chercher un cadeau, le plaisir de se retrouver tous ensemble autour du sapin puis autour de la table. Mais Noël est aussi synonyme d'effervescence épuisante et j'arrive souvent le 24 au soir sur les rotules.

    Pâques n'est pas auréolée de cette excitation obligatoirement joyeuse. Pâques est synonyme de printemps, de douceur, de tendresse sans cesse renouvelée. 

    Cette année, Swiss'Sis a repris le chemin des bonnes habitudes et a repris son rôle de co-cloche, au grand soulagement de Sis'Cile que la cachette des oeufs passionne assez tièdement.

    Cette année, Clara a vu l'Homme, grande cloche, poser un oeuf en chocolat dans un arbre. Il a fallu lui expliquer que le vent l'avait fait choir et que l'Homme avait cru bon de le remettre en place. Ses six ans ont bien voulu croire le mensonge pour ne vexer personne.

    Cette année, Simon est revenu et Anaïs était ravie de sa présence.

    Cette année, on a fait une nouvelle virée, même si elle était courte, à Lille, avec passages obligés au Furet et chez Alice Délice.

    Cette année, on a profité de la seule journée ensoleillée pour enlever les mauvaises herbes et les verdures envahissantes sous la baguette du Papy, chef d'orchestre.

    Cette année, on s'est essayé au houlahop.

    Cette année, on a fêté en avance un Bélier et une Taureau et avec retard une jolie Poissons. 

    Cette année, on a papoté, papouillé, palabré, paressé, passé du temps ensemble, enfin on a Pâqué quoi.

     

  • Rêves de sève

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    Je sens que ça va exploser d'un seul coup. La nature est presque prête alors que l'hiver n'est pas vraiment tout à fait fini. J'ai même entendu quelques oiseaux pousser une timide trille en pleine ville.

    Alors, après un hiver fort long, après une sorte de léthargie sportive digne d'un mollusque, après les tensions particulièrement vives au bureau, les coups de jarnac dès que j'ai le dos tourné de personnes que je croyais fidèles d'entre les fidèles, après un saut de l'autre côté de l'Atlantique, inespéré, génial mais fatigant, après une grippe expresse – rien que le weekend bien sûr – mais dévastatrice, il est temps de se réveiller.

    A moi le Pilates et le yoga, trop délaissés malgré le bénéfice incroyable que j'en tire, à moi la sérénité au boulot, à moi la lumière régénérante, la perspective des vacances andalouses de l'été, à moi le soleil et le ciel bleu des beaux jours. Printemps chéri, tu peux venir, je suis prête, ça va déménager !