Catégorie : C’est de saison

  • 2016

     

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    2016, annus horribilis. Majoritairement disons.

    Une intervention chirurgicale à l'épaule en janvier. Ce qui en soi n'est rien de très important si ce n'est que non seulement, je n'ai pas vraiment arrêté de travailler (honte sur moi) mais surtout elle est à l'origine des deux petites embolies de mai. Qui elles sont à l'origine non seulement d'une grosse frayeur et d'une remise en perspective mais aussi de toute une série de conséquences en cascade, arrêt des hormones de substitution, premières incriminées dans l'embolie, et donc une recrudescence des symptômes de la ménopause dont un début d'alopécie qui me réjouit au plus haut point. Chauve qui peut ! Les problèmes de thyroïde aussi qui finalement se sont avérés des non-problèmes à mon plus grand soulagement après tous les soucis précédents.

    Et puis ce mois de mars tragique où l'inimaginable jusque là est arrivé. Les attentats à Maelbeek et à Zaventem où tant de gens ont perdu un proche, un parent, un ami, un collègue et où j'ai perdu Patricia.

    Et pendant tout ce temps, tenir le cap, toujours. 

    Et malgré tout, profiter de ces voyages qui forment la non jeunesse. La Roumanie et plus précisément le Maramures, sublime écrin de verdure aux portes de l'Ukraine, moment d'exception malgré la première embolie dans l'avion (au moins j'aurai testé les bonbonnes à oxygène en plein vol), Porto la charmante, malgré la fatigue accumulée, Vienne l'impériale, magnifique reconversion d'un Bongo offert à Noël 2014, Bergame la surprise, Vérone l'amoureuse et Venise l'éternelle en 3 jours de citytrip avec J. et S. Et puis Paris, toujours Paris avec mes enfants pour mon anniversaire, avec mes sorcières adorées et avec Véro cet automne. 

    Un été divin, le farniente total en Ardèche, soleil, piscine et bouquins, plein de bouquins. Mon paradis à moi. 

    Une peur bleue rétrospective pour Swiss Sis, tombée d'un rocher en bord de falaise et sauvée par on ne sait quel à-plat miraculeux en contrebas. 

    2016, ce sont aussi les 80 ans de Papy, fêtés tous ensemble à Bermicourt non loin de Boulogne sur mer. 

    2016, ce sont toutes les tentatives avortées d'Anaïs pour trouver un local pour ouvrir son salon de thé, sa déception immense et sa résignation raisonnée après la débandade touristique suite aux attentats. C'est son premier boulot trouvé un mois après avoir renoncé à son projet commercial. Et ma fierté de la voir travailler d'arrache-pied. C'est aussi l'achat de leur premier appartement. 

    2016, c'est l'année qui voit se concrétiser les efforts de Quentin en une première année réussie du premier coup et son épanouissement dans l'enseignement.

    2016, c'est le bonheur de recevoir les félicitations de collègues qui travaillent directement avec Maïté. 

    Mais 2016, c'est aussi une année gonflée de promesses pour 2017, dont la plus merveilleuse sera sans doute de voir Anaïs et Quentin se transformer en oncle et tante complètement gagas. 

    Qui ça, grand-mère ? Euh, ça c'est un autre sujet, on en reparlera l'année prochaine, si vous voulez bien……

     

     

  • Encore un joli weekend

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    En général, je rechigne un peu quand on m'invite à déjeuner le weekend. Un samedi ou un dimanche midi, cela me donne l'impression de bousiller un temps précieux. C'est encore l'ancienne moi, celle d'avant mai 2016 qui veut rentabiliser le temps, qui se réveille. Et donc ce samedi, il a fallu se lever tôt pour faire malgré tout un rapide petit marché avant de prendre la route pour un petit village près de Liège où vit une de mes plus vieilles amies, celles de l'école primaire, ce qui fait déjà un fameux bail. On ne s'est plus vus depuis 3 ans déjà mais c'était comme si c'était hier. C'est un couple d'éternels amoureux, heureux de ce qu'ils ont et pas compliqués. Pourtant la vie ne les a pas gâtés. Deux enfants morts quelques mois après la naissance, un troisième souffrant d'une malformation cardiaque congénitale et une quatrième en pleine santé jusqu'à il y a deux ans où on lui a détecté un cancer du côlon à 30 ans. Sous contrôle depuis mais sous stress toujours. Rien d'étonnant donc que cette amie ait sombré dans une dépression longue et pénible et qu'elle ait évité de voir beaucoup de monde. Mais comme chaque fois, nous avons passé une après-midi agréable, drôle et pleine de tendresse. 

    Le soir, Maïté et JD nous attendaient à la maison. Ils étaient venus chercher une valise pour leur départ au Japon lundi prochain. Ils sont repartis avec quelques polars pour la grimpette du Mont Fuji programmée pendant ces vacances. J'espère sincèrement qu'ils pourront mettre leur projet à exécution parce que le temps annoncé n'est pas fameux fameux et encore moins propice à l'ascension de cette merveille. Comme toujours, quand mes enfants partent loin, j'ai un petit pincement au coeur mais je suppose que ce sera toujours comme ça, quel que soit leur âge.

    Ce dimanche, malgré la pluie, l'Homme m'a obligée à sortir au marché faire le plein de framboises et de myrtilles. Je l'ai tellement bassiné cet été à vanter les mérites anti-oxydants de toute une série de fruits et légumes qu'il se fait un devoir maintenant de me pousser à poursuivre ce régime anti-rouille. Puis, on a passé l'après-midi en cuisine, confitures et tarte aux reines-claudes cueillies le weekend dernier.

    Ce lundi matin, réveil mitigé: Toots Thielemans est décédé cette nuit et Mindulle le typhon accoste au Japon. What !? Mais ma fille et JD partent ce soir. Plus de 500 vols sont annulés et ils ont évacué la tour de contrôle vu les vents de 180 km/heure. Et il faut voir les trombes d'eau. Malgré tout, leur avion a décollé ce soir; je sens que la nuit va encore être tranquille, tiens…..

  • Vraiment en mode vacances

     

     

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    En mode vacances à deux et farniente total. Exactement ce dont j'avais besoin. Il me fallait simplement l'admettre. 

    C'est un peu le monde à l'envers, c'est l'Homme qui propose de faire une petite excursion dans la région, ce n'est plus moi qui trépigne le Routard dans une main, le Géoguide dans l'autre. Moi, je veux juste le soleil, les pieds dans l'eau de la piscine pour réguler la température si nécessaire, et des bouquins. Y inclus le Routard et le Géoguide que j'épluche de A à Z. Parce que, tout de même, je ne vais pas mourir idiote. Des romans en français, un roman en espagnol et mon premier livre en portugais. Et un livre sur comment mieux vieillir, comme à Okinawa, passionnant. Quelques chapitres de chaque livre chaque jour. Je suis au paradis. 

    On se prend l'apéro, on se fait de bonnes petites salades ou je mets en pratique certains principes d'Okinawa – un max de fruits et de légumes surtout et du soja. Les algues et le poisson, ce sera pour après les vacances.

    On se fume des havanes en regardant la pleine lune et on discute avec le voisin culture de châtaignes et aberrations européennes pour les petits producteurs.

    L'Homme fait ses longueurs dans la piscine, moi je reprends le Pilates. Et je me sens bien. J'essaye des figures de hip hop complètement improbables et totalement impossibles pour moi mais qui n'essaye rien…..

    Après une nuit d'orages insensés, on s'est quand même offert une virée resto à Avignon dont on rêvait depuis deux ans, deux heures et demie aller et idem retour pour un oeuf mollet à l'huile de truffe sur une brandade de morue. Mais une vraie tuerie !

    Et aujourd'hui, on s'est baladés sur la corniche des gorges de l'Ardèche. Splendide. Malheureusement, il n'y avait pas que nous qui trouvions cela splendide. 

    Ces vacances sont une bénédiction.

     

  • La fin de l’hiver

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    Lundi: Depuis la semaine dernière, je suis retournée au cours de Portugais. Je sais que JD, Anaïs et Simon ne supportent plus le côté hyper scolaire du prof, sa façon d'encenser certains étudiants et d'en dénigrer d'autres, sa progression d'escargot dans l'enseignement qu'elle nous donne mais moi, j'y trouve mon compte. Un cours au ralenti me permet de suivre sans étudier régulièrement; son style un peu ringard, un peu beaucoup vieille école ne me dérange pas outre mesure. Bien sûr, les soirs où elle porte le Portugal aux nues au point de laisser soupçonner qu'elle regrette l'empire colonial du Portugal, j'ai la mâchoire qui se crispe mais elle a d'autres côtés un peu vieille fille plus attendrissants.

    Mardi: Sur base des résultats d'une échographie, le médecin m'a envoyé faire une scintigraphie de la thyroïde. Il trouve que j'ai trop de nodules et veut savoir s'ils sont chauds ou froids. Chaud c'est bon, froid c'est moins bon. J'attends les résultats mais j'espère que ce sera plutôt chaud, parce que les interventions, je sors d'en prendre. 

    Mercredi: Concert avec les Mamies et Joséphine. La Grande Pâque Russe de Rimsky-Korsakov pour commencer puis un morceau d'un compositeur chinois Tan Dun, Tears of Nature, écrit spécialement pour un percussionniste génial, Martin Grubinger, une vraie découverte. Le Sacre du Printemps qui a suivi après l'entracte a pour une fois fait pâle figure.

    Jeudi: J'ai beau avoir repris le boulot à 80%, ce qui me laisse quelques heures de sommeil les lundi et mercredi matins pour compenser mes nuits désastreuses, je suis épuisée en fin de semaine. Je rêve de me coucher sur la moquette du bureau et de fermer les yeux pour dormir une demi-heure. Mais je ne le fais pas et je finis la journée totalement vidée.

    Vendredi: Enfin, la fin de la semaine. On la termine en beauté mains et pieds. Katia vient à la maison et on se retrouve autour de la table, les filles, l'Homme et moi à se faire faire de jolies mains et de jolis pieds, avec de jolies couleurs…. Enfin, pas l'Homme mais nous les filles. JD, Simon et Quentin nous rejoignent un peu plus tard et on se commande des pizzas. Katia reste avec nous et son rire brésilien enchante notre soirée. 

    Samedi: Ce soir, on reçoit Cath et Graziella. L'une a étudié avec l'Homme avant qu'il ne me rencontre, est devenue mon amie aussi, la marraine de Maïté. L'autre a étudié avec l'Homme et moi dans un autre parcours et est restée notre amie de loin en loin depuis ce temps. Les deux se sont rencontrées une ou deux fois à l'occasion d'une fête d'anniversaire de l'un ou l'autre mais elles se sont surtout rencontrées sur Face de Bouc et restent presque plus en contact que nous avec l'une et l'autre. Je les ai donc réunies autour de la table. L'Homme les a chouchoutées et elles ont adoré ça. Anaïs et Quentin nous ont rejoints et la soirée a été bien agréable.

    Dimanche: Lendemain de la veille, vaisselle et rangement. Repassage. Réception de la dernière livraison d'oranges d'Italie. C'est là qu'on sait que c'est la fin de l'hiver……

     

  • 2015

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    Une année tellement bizarre. Des attentats terroristes en début et en fin d'année. Paris par deux fois, puis Bruxelles en état d'alerte maximale. Un arrière-goût plutôt amer. Et malgré cela, beaucoup d'amour partout autour de moi. Une espèce de bulle légère dans une atmosphère plutôt pesante.

    Premier congrès de sorcières à quatre. On aurait voulu se retrouver au Mont St Michel pour réaliser son dernier souhait inassouvi mais c'était tellement compliqué à rejoindre pour la Turinoise. Alors on a choisi Turin, berceau de notre rencontre et la Sagra di San Michele.

    2015, c'est aussi Cuba, déconcertant et fabuleux à la fois, un weekend en Ombrie entre amis, dix jours en Normandie, la Suisse éternelle, le weekend en Toscane avec J et S et notre escapade quasi annuelle en amoureux à Venise. 

    Ce sont aussi les premières vacances à deux, totalement sans enfants et un plaisir partagé et non dissimulé. 

    C'est une invitation à dîner chez Maïté.

    Ce sont de grands événements de Sis: le mariage de Sis'Cile et Marc puis les 50 ans de Swiss'Sis et le séjour magique qu'elle nous a organisé à Giessbach à cette occasion. 

    2015, ce sont toutes les tracasseries liées à la mise en place du piétonnier dans le centre-ville, décidé envers et contre tous par le bourgmestre de Bruxelles.

    2015, c'est le couronnement des efforts d'Anaïs sous la forme d'un joli diplôme et la totale remise en question du parcours de Quentin.

    Ce sont les deux opérations successives des hallux valgus d'Anaïs et la lente rééducation à la marche.

    C'est aussi l'évolution pas trop agréable de mes douleurs au bras et à l'épaule.

    C'est une année d'évolution en quelque sorte.

    J'en ai fait encore et toujours un peu trop mais je ne veux même pas renoncer. J'en veux encore et toujours plus. 

    Toujours plus de théâtre, de cours de langues, de sport, de lectures, de voyages, mais aussi d'amour, d'amitié, de temps à donner, de tendresse, de bonheur.

    Sus à 2016 !

     

  • Noël joyeux

     

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    Ce fut un Noël joyeux !

    Pas de stress en cuisine (33 Noël derrière nous, ça donne forcément une certaine expérience….), de la bonne humeur, une jolie table, prêts à l'heure – sauf Quentin qui repasse sa chemise à la dernière seconde….

    Maité et JD qui reviennent de New York le matin même, complètement lessivés mais des gratte-ciels plein les yeux,

    Anaïs qui réussit à mettre deux chaussures identiques depuis quelques jours,

    Simon tout sourire,

    Swiss' Sis et Thierry en pleine forme,

    les jeunes mariés ou plutôt la jeune mariée qui s'est lancée dans la confection des mélocakes – une vraie tuerie ! -,

    Clara plus jolie et plus sage que jamais,

    Quentin tout seul mais le coeur plein de Kerya,

    le Papy toujours aussi beau

    et les Mamy qui rivalisent d'élégance,

    l'Homme qui m'offre les mêmes boucles d'oreille qu'il y a 3 ans – toutes les excuses y sont passées: "Tu as tellement de boucles d'oreille que j'ai oublié", "C'est la preuve que je les aime bien !", "Je ne vois que toi, je ne vois pas les boucles d'oreille 🙂 " – ,

    et cerise on the cake, la râleuse de tous les Noël charmantissime, agréable, souriante. Jusqu'à me rappeler le lendemain en me disant que c'était un merveilleux Noël !

    C'est comme ça qu'on les préfère les Noël…… 

  • Semaines d’avent

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    Il y a eu ces longues journées de chasse aux cadeaux quasi exclusivement pour la St Nicolas de nos trois rois et consorts. De longues promenades en amoureux à la recherche de ce qui pourrait leur plaire.

    Il y a eu la St Nicolas, notre pré-Noël à huit. Parce que oui, nous ne sommes plus sept mais huit.  L'octave de notre chanson est arrivée, il y a presque un an. Et quelle octave ! Super brunch, super cadeaux des enfants pour les parents. Un pur bonheur à ne pas bouder.

    Il y a eu le retour au cours de portugais, après 6 semaines d'absence – congé de Toussaint, Venise, fermeture de l'école suite à la menace de niveau 4 à Bruxelles – et ce constat que non seulement je prends toujours autant de plaisir à y aller malgré l'heure tardive, la faim, le froid de canard pour rentrer mais aussi que j'y suis de plus en plus à l'aise tant à l'audition qu'à l'expression.

    Il y a eu le retour de Katia du Brésil, partie in extremis marier son fils et voir les photos où transparait tout l'amour entre ce Rodrigo et sa maman adorée m'a émue aux larmes.

    Il y a eu quelques spectacles drôles comme la Revue 2015 où j'ai ri aux larmes et Menace sur la Couronne où le marathon de jeux de mots couplé à une virtuosité fantastique de marionnettistes m'a littéralement coupé le souffle, sublime et scintillant comme le concert de Cecilia Bartoli, offert par Mamy, interpellants comme le Coming Out de Tom Lannoye et Cabaret au Théâtre National.

    Il y a eu ces moments difficiles au bureau, fin d'année, mécontents, mini-drames, et cette absence totale de reconnaissance pour tous les efforts consentis. Je ne fais rien pour en attendre de la gratitude mais j'ai exactement le même sentiment d'incompréhension que comme, pendant cette période de croisements intenses dans les magasins, l'on tient la porte pour le suivant en le gratifiant d'un sourire en prime, lequel sourire dégouline sur le trottoir, faute d'accrocher ne fût-ce qu'un regard.

    Et puis il y a eu ce dîner de fin d'année entre collègues que, pour une fois, j'ai décidé d'organiser à la maison. On a passé tout le dimanche en cuisine, l'Homme a préparé un excellent pain de viande et des chicons crème moutarde à tomber, on a mis les petits plats dans les grands, une sorte de répétition générale de Noël, pour une équipe ravie d'être reçue par "la chef", enchantée des petits soins et aux anges devant l'équipe de choc (l'Homme, Anaïs et Quentin) venue aider, dresser les assiettes, servir et surtout faire la vaisselle – parce que oui, bien sûr, le lave-vaisselle est tombé en panne 4 jours avant Noël – avant de partir au restaurant…. se faire servir. Et pour moi, le plaisir inestimable de voir ces 14 collègues tellement différents, disparates et difficiles à accorder ne plus faire qu'un autour de moi.

     

     

  • Revoir ma Normandie

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    Trois premières cet été:

    1) Première fois que nous retournons au même endroit pour les vacances d'été. Bien sûr je ne tiens pas compte de notre semaine traditionnelle en Suisse où nous retournons depuis près de 30 ans pour terminer les vacances. Mais le temps nous a vraiment pris de court cette année, compte tenu des incertitudes relatives aux résultats de Quentin et compte tenu des vacances de Simon et Anaïs qui, elle, aurait bien voulu un petit rab de vacances avec papa-maman, just for the taste of it, et nous n'avons plus rien trouvé qui nous plaise. Alors, quand l'Homme a vu que la petite maison en Normandie, où nous avions passé les vacances il y a deux, était encore libre pour 10 jours, il s'est tout de suite projeté sur les immenses plages, cerf-volant en main, il a pensé petits marchés, bons petits plats, promenades, soleil et vent. Alors, on a réservé, même pour 10 jours. Et on est arrivés un peu comme chez nous. La dame qui nous accueille avait caché la clé dans un endroit secret et on a tout de suite tout trouvé dans le noir – la clé, les toilettes (vite, vite), les interrupteurs, la chambre, le wifi (!). Enfin comme chez nous, quoi.

    2) Première fois depuis très longtemps qu'on ne part pas pour 4 semaines d'affilée. J'avais pourtant juré que je ne partirais plus autrement, que j'avais vraiment besoin de ça pour récupérer. Mais vu la disponibilité limitée de la maison, vu les commentaires rassurants de Swiss Sis qui m'a juré ses grands dieux que le temps nécessaire à une bonne récupération ne dépassait pas les 12 jours, j'ai acheté le concept des vacances d'été coupées en deux. Et le fait est qu'effectivement je me suis complètement vidée la tête en 10 jours. Côté corps, c'était moins la fête. Si on oublie la douleur croissante à l'épaule, je n'ai en outre pas passé une seule nuit d'affilée. Réveil tous les jours à trois heures du mat' et impossible de refermer l'oeil avant cinq heures. Pas top !

    3) Première fois depuis si longtemps que nous passons les vacances d'été (entendez par là, les Vacances, pas un voyage) rien qu'à nous deux. Puisque finalement, nos dates ne coïncidaient pas avec celles d'Anaïs et que Quentin a décidé de ne pas nous accompagner, principalement pour laisser s'apaiser les relations post-résultats un peu tendues entre son père et lui, nous sommes partis à deux. Bilan parfait. Même rythme de lézards quand il fait soleil (on peut rester 10 heures d'affilée, allongés dans des transats à bouquiner et soigner le bronzage) ou de furets en promenade touristique les jours plus gris, se promener sur la plage, faire les boutiques de vêtements ou les épiceries fines, se choisir un parapluie à Cherbourg, se faire une bonne table avec un vin différent pour chaque plat, se cuisiner un petit truc ou aller chercher de petites choses chez le traiteur, se faire juste un apéro, danser sur une sélection de mp3, faire un feu dans la cheminée parce que c'est sympa, pas parce qu'il fait froid, et parler pour ne rien dire ou dire de belles choses. 

    Et cerise sur le gâteau aux pommes, nous quand on va en Normandie, on apporte le soleil. Et donc, les Normands nous invitent à revenir plus souvent. 

    Et là, de savoir qu'on a encore deux semaines en Suisse qui s'annoncent avec les parents, Swiss Sis et les enfants quelques jours ou plus selon les disponibilités, la formule de cet été est finalement plus que gagnante !

  • 2014

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    Une année entre gris clair et gris foncé. Je ne peux pas dire que ce fut une mauvaise année. Mais elle a eu un parfum de crabe un peu trop prononcé. Le papa de JD, Nanou et puis, et puis Hanka, mon Hanka, notre Hanka. De l'écrire, j'en ai encore les larmes au coeur. Nous nous sommes retrouvées mardi dernier, les 4 sorcières sans elle pour la première fois. Je leur ai offert à chacune une de ses paires de boucles d'oreille et un collier pour Véro (qui l'a accepté en souvenir d'elle, même si elle n'aime pas porter les bijoux de quelqu'un de décédé). Je la sentais vraiment parmi nous à ce moment là et je sais que c'est ce qu'elle aurait voulu que je fasse. Mission accomplie. Et nous avons fixé le prochain congrès en avril. On voulait aller au Mont St Michel mais c'est tellement compliqué à atteindre pour la Turinoise. Alors ce sera Turin, berceau de notre rencontre et la Sagra di San Michele (qui n'est pas sans lien avec le Mont St Michel).

    Mais 2014 c'est aussi la Provence, la Camargue enfin, Copenhague sublime, un joli weekend à Paris avec Maîté et JD et last but not least Venise en amoureux et la découverte magique de Torcello.

    C'est aussi 30 ans d'amour fou. Je n'arrive même pas à imaginer que le temps soit passé si vite. 

    Anaïs s'est envolée elle aussi pour d'autres cieux et nous voilà à trois seulement. Mais paradoxalement, je vois presque plus mes filles depuis qu'elles ont quitté la maison. Soit elles viennent manger quand leur moitié est occupée ailleurs, soit ils passent ensemble au détour d'un passage downtown. Et tous ces moments sont bons à prendre. Et il y a maintenant ces rendez-vous à sept qui sont encore autant de pépites, le déménagement d'Anaïs et Simon puis celui de Maïté et JD dans leur nouveau palace, les anniversaires, la St Nicolas.

    Je poursuis les cours de portugais, j'ai repris des cours d'espagnol en ligne. Je poursuis vaille que vaille les cours de Pilates, je néglige le yoga et je maintiens le badminton autant que je peux. 

    J'en ai fait encore et toujours un peu trop mais je ne veux même pas renoncer. J'en veux encore et toujours plus. 

    Toujours plus de théâtre, de cours de langues, de sport, de lectures, de voyages, mais aussi d'amour, d'amitié, de temps à donner, de tendresse, de bonheur.

    2015, attention, me voilà !

     

  • Le grand concert de Noël

     

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    Depuis 30 ans, c'est pareil. Noël se passe chez nous, tout le monde se retrouve chez nous autour du sapin, des cadeaux et de la table. Mais avant cela, nous sommes quelques musiciens à nous retrouver en cuisine pour préparer le grand concert de Noël.

    Il y a l'Homme, le chef d'orchestre qui monopolise également le piano à lui tout seul, ou presque. Il y a Swiss Sis, premier violon, qui donne le la, accorde les violons de l'orchestre et fait en sorte que tout le monde ait sa partition sous les yeux et à la bonne page. Et il y a nous, les musiciens qui donnent le meilleur d'eux-mêmes.

    Toute la batterie de cuisine est mise à contribution, de la mandoline aux cuivres. Le rythme va crescendo; on commence a cappella, le premier soir, on feuillette les nouvelles et les anciennes partitions, on choisit les morceaux, on annote les pages, et note après note, on compose le menuet du jour. Le deuxième jour, on discute beaucoup plus qu'on ne joue mais malgré tout, on y va adagio. Le troisième mouvement, plus question de lambiner, on y va allegro et à la fin, c'est toujours la course.

    Nous sommes un quintet d'enfer, nous, les Swiss et Anaïs qui nous rejoint à la fin du deuxième acte. Et nous faisons appel à une artiste indépendante qui nous livre chaque année, au grand bonheur du chef, ses cannelés de Sis'Cile de Bordeaux.

    Parfois nous prend la crainte de faire un four mais trente ans de scène, ça laisse un peu d'assurance malgré le trac.

     Et quand enfin, on sort les flûtes, on sait que le rideau va se lever et que nous pourrons lancer la musique.

     J'aime ce concert prénatal qui nous donne du temps ensemble. J'ai besoin de cette musique familiale (fa mi à do ré) avant la veillée de Noël pour étouffer l'angoisse sourde qui se réveille chaque année un peu plus fort depuis le départ de Papy L. Cette année encore, nous sommes tous là mais l'année prochaine ? Bien sûr, les parents ont un âge qui les rapproche d'une désertion à Noël mais les six quinqua autour de la table ne sont pas à l'abri non plus. J'aimerais ne pas y penser mais c'est plus fort que moi. Et ça me gâche le plaisir ! Alors je monte le son du concert…..