Catégorie : C’est de saison

  • Septembre est un pont

    Entre la chaleur de l’été et les couleurs de l’automne.

    Lundi: Ils sont tous repartis hier tôt dans l’après-midi. En 24 heures, les pioux avaient retourné toutes les caisses de jouets que j’avais patiemment rangées les jours précédents. J’ai tout rangé à nouveau. L’Homme a rangé les tables, les chaises de jardin, l’été est bien terminé. On a fini de cueillir pommes et poires pour en ramener une partie à Bruxelles et commencer les gelées le soir même. J’ai tellement le bourdon quand ils ne sont plus là. Il était temps qu’on rentre.

    Mardi: Ce matin, yoga puis petit café avec Georgia qui parle grec avec moi pendant une heure. Un vrai bonheur. Elle connait aussi tellement de choses et m’en apprend chaque fois un peu plus. Aujourd’hui on a parlé du grand poète Elytis et des grands compositeurs qui ont mis ses poèmes en musique dont l’incontournable Theodorakis. Et elle m’a également fait découvrir, à moi qui me targue d’en connaitre un bout en gastronomie du monde, le trachanas, une pâte traditionnelle grecque fabriquée à partir de blé et de lait caillé. J’étais presque vexée de ne pas connaitre.

    Mercredi: Lunch avec une ancienne collègue le midi et dans l’après-midi, je suis allée avec Maman changer son téléphone portable basique contre un smartphone. Le vendeur, charmant par ailleurs, lui demande pendant la procédure de conversion: Etes-vous un homme, une femme ou autre ? Il faut imaginer l’écarquillement des yeux de ma maman, 88 ans, se mettant à réfléchir sérieusement à la question.

    Le soir, j’ai retrouvé Sis’Cile rentrée de vacances, toute briochée. La rentrée a été rude, Clara a raté son année et doit demander une dérogation pour pouvoir recommencer. Pas cool.

    Jeudi: Debout à la première heure, prise de sang en vue du contrôle annuel chez le médecin en octobre. On est passé ensuite chez maman qui ne s’en sort pas très bien avec son nouvel outil. Ce n’est pas si évident de changer un mode opératoire à cet âge là et ce nouveau téléphone la stresse beaucoup plus qu’elle n’avait imaginé. Cet écolage a pris beaucoup plus de temps que prévu et j’ai loupé ma séance de sport avec mon coach préféré. On est ensuite repartis à la maison-jardin attaquer les compotes et gelées de pommes, poires au sirop et en gelée également. 48 heures non stop sauf pour dormir et cueillir quelques figues.

    Vendredi: Des pommes, des poires et …. des séances longuissimes d’écolage à distance pour aider une Maman très énervée avec son nouveau téléphone.

    Samedi: on ferme la maison qu’on prépare pour le séjour de Swiss’Sis en octobre. Retour chez nous. Je n’ai plus de voix, je tousse et je suis claquée. J’ai fait une sieste avant de repartir distribuer à chaque famille une caisse de pommes, de poires, de figues, compotes et gelées. Le soir, resto avec G. et C. pour leurs anniversaires respectifs.

    Dimanche: Exposition Harry Potter avec Sappho, Jules et Sam. Nous très déçus mais les enfants contents. Et surtout terriblement sages, tant sur place que dans le métro. Et maintenant, on peut commencer à préparer les valises, Venise se profile à l’horizon.

  • Fin d’été

    J’aurais voulu que ça ne s’arrête pas. Pourtant je commençais à être fatiguée. J’avais moins de patience. J’étais moins résistante au bruit. Mais pour rien au monde, je n’aurais voulu écourter ces derniers jours avec eux. Du moins les cinq qui étaient là. Sappho et Lémoni étaient en vacances à l’île de Groix avec leurs parents. Mais Jules, Samuel, Maoh, Amalia et pour la première fois Oona étaient avec nous dans la maison-jardin. Maman aussi était là la dernière semaine. Ce n’est pas -loin de là – un sixième enfant mais quand même, il faut ménager la mère et les choux.

    On a admiré l’éclipse avec trois d’entre eux – probablement la dernière éclipse de notre vie. Ils étaient clairement plus intéressés par l’apéro qu’on avait organisé pour eux ce soir-là et par le coq qui s’était perdu dans notre jardin que par le rendez-vous du soleil avec la lune.

    Le dernier soir, j’ai fait une photo de chacun endormi dans leur lit. Je voulais garder encore un peu de cette innocence de l’enfance ensommeillée.

    Le dernier jour, quand ils sont tous partis, j’ai réussi à garder l’oeil sec et puis quand j’ai défait les valises à la maison et que je suis tombée sur deux petits élastiques, l’un à Amalia, l’autre à Oona, j’ai fondu en larmes. Je ne peux pas m’en empêcher.

    Le dimanche, je me suis demandé à quoi pouvaient bien rêver Samuel et Lémoni, la veille de leur rentrée en primaire et Oona la veille de son premier jour d’école.

    Cette première semaine d’école est déjà finie. Moi, j’ai repris le chemin de la salle de sports pour deux-trois semaines puisqu’on part mi-septembre là où vous savez. Et j’ai pris la résolution de cuisiner tous les jours, histoire d’éviter de manger n’importe quoi à portée de main dans le frigo ou l’armoire. Ça prend du temps mais je vais essayer de m’y tenir.

  • Chaud chaud

    Chaud, chaud la météo. Comme tout le monde, la canicule nous aura bien assommés. Pendant 5 jours, nous avons été incapables de fonctionner normalement. Impossible de cuisiner, de repasser, de bouger simplement. Pendant 5 jours on s’est contenté du minimum syndical. J’ai trié mes boites de souvenirs en tout genre, toujours sous le souffle du ventilateur. Petits mots doux des enfants, souvenirs de vacances, petits mots doux des collègues d’un peu partout, premier salaire, faire-part de naissance, de décès d’êtres chers, etc…. Une rétrospective de toute une vie par 33 degrés à l’ombre dans la cuisine.

    Chaud chaud le bowling en famille pour l’anniversaire de Sappho. C’était son souhait et c’était super chouette. On était tous les 15 réunis autour de trois pistes et j’ai vraiment passé un bon moment malgré la chaleur.

    Chaud chaud les derniers jours à récupérer encore ce qu’on pouvait chez Mamy L. avant le passage du vide-maison. Très dur pour moi de fermer une dernière fois la porte de l’appartement encore visuellement et olfactivement « habité ». J’ai versé ma petite larme au lieu de soutenir l’Homme qui n’en menait pas plus large.

    Chaud chaud la Coupe du Monde. On avait dit qu’on ne regarderait pas et puis la canicule l’empêchant de dormir, l’Homme a commencé à regarder ces matches nocturnes et s’est pris au jeu. Chaud chaud le dernier match de la Belgique contre le Sénégal où au moment où tous les Belges se sont dit « 2-0 et il reste 5 minutes, laisse tomber, on va dormir« , les Diables ont marqué deux buts en 3 minutes puis un troisième pendant les prolongations. Foot nous ? Ben non pourtant.

    Chaud chaud la semaine où on a aidé Quentin et Kerya pour amener Maoh à l’école et Oona à la crèche, pour soulager Kerya surtout. On s’est levé tous les jours à 6h30 et il y a longtemps que ça ne nous était plus arrivé. Mais c’était chouette de découvrir l’école et la crèche. Et d’être un peu plus avec eux.

    Mais à déguster tièdes, notre premier essai de feuilles de vigne farcies avec une petite sauce au citron. Pas mécontents de nous.

    Demain les vacances scolaires commencent et on est chaud !

  • Février

    Mois court mais intense.

    On a fêté les 20 ans de Clara, ma nièce, la fille de Sis’Cile. Je me souviens avec précision du moment où on m’a annoncé sa naissance. Je sortais de la banque italienne à Parme où je venais de clôturer mon compte. J’avais en main ma carte de banque coupée en deux sur laquelle il y avait un angelot. Je l’ai gardée en souvenir de ce moment. Ce qui m’échappe, c’est pourquoi j’ai clôturé mon compte fin janvier alors que je quittais Parme fin juin mais bon, ça c’est une autre histoire. Bref, on a fêté Clara tous ensemble et on lui a offert un match de foot Real Madrid-Atletico fin mars à Madrid. C’est Swiss Sis et Swiss mari qui s’y collent parce que personne n’est fan de foot dans la famille à part Clara. Elle est fan fan fan.

    J’ai été invitée chez une ex-collègue pour le lunch. Elle est bipolaire avec tous les écarts d’émotions que cela suppose, pro-Poutine, et donc pas facile à gérer dans mon équipe mais je l’aimais bien. Et son invitation m’a fait plaisir. Elle avait mis les petits plats dans les grands, elle a tenu à me préparer un Spritz (parce que nous partageons la même passion pour la Sérénissime) alors qu’elle est aux abonnés absents côté alcool et elle m’a touchée.

    J’ai pris un dernier café avec cet ancien collègue d’une autre vie pour ainsi dire. Il quitte Bruxelles après 35 ans ici pour Lugano en Suisse. Lui aussi est compliqué. Bellâtre grec (mais beau quand même), totalement centré sur lui-même, en couple pendant quelques années avec une de mes proches amies qui n’a finalement pas tenu le coup face à cet égocentrique assumé. Mais je l’aime quand même. Et cela m’a vraiment attristée qu’il parte. Il y a peu de chances que l’on se revoie et je l’ai quitté avec beaucoup d’émotions.

    On a fêté les 70 ans d’un ami d’univ, que je n’avais plus vu depuis bien longtemps (l’Homme l’a revu plus régulièrement parce qu’il est devenu notre courtier d’assurances) et j’ai eu vraiment beaucoup de plaisir à retrouver cette bouille rieuse d’Italo-Belge et ses yeux pétillants comme quand on avait 20 ans.

    On a aussi fêté les 8 ans de Jules. Le chauffage d’Anaïs et Simon venait de tomber en panne et il faisait vachement froid. Heureusement la température a légèrement augmenté vu le nombre de personnes présentes. La chaleur humaine, y’a que ça de vrai.

    J’ai retrouvé Véro à Paris pour une journée. Elle m’a emmenée dans un très joli resto et on a pris le temps de voir deux expos. L’une sur les sculptures de carton de Eva Jospin représentant la Domus Aurea. J’adore son travail, je l’avais découverte à Venise et cette nouvelle expo n’avait rien à envier à la première. Juste à côté, il y avait une exposition de Claire Tabouret qui présentait le travail préparatoire à la confection de nouveaux vitraux pour Notre Dame (ils seront installés fin 2026) et c’était juste magnifique.

    On a fait notre aller-retour annuel en Champagne pour approvisionner toute la famille et les amis en bulles festives. Mais au fur et à mesure des années, c’est la rencontre avec Thierry, le vigneron, qui devient festive. C’est un plaisir attendu de le retrouver et d’aller manger un bout avec lui.

    Le lendemain, on a passé la journée avec Jules pour son anniversaire, lui seul et nous. Une expo le matin au musée des Sciences Naturelles sur les vols des oiseaux et des avions. Cela ne l’a pas trop branché. Un spaghetti bolo et une crème brûlée au resto où il était prêt à donner toutes les étoiles possibles, tellement il était enchanté. Puis une visite au musée de l’aviation et de l’armée qu’il a adorée. Passer une journée avec lui est un pur bonheur. Il est drôle, intelligent, vif. Et je jure que je suis la plus objective des grands-mères.

    Le soir, j’ai appris le décès de ma gynécologue adorée, la maman des mamans.

    Le dimanche, on a reçu les amis de Claude et on a passé toute l’après-midi avec eux avant de voir arriver les trois premiers locataires pour la première semaine de vacances scolaires.

    Les filles de Maïté sont arrivées le lendemain matin et on a passé une semaine avec ces cinq là, entre jeux, bricolages, déguisements, spectacles, dessins animés (peu) .

    On a appris le cancer de l’estomac du papa de Kerya et cela nous a bouleversés. C’est l’autre grand-père de deux des pioux et c’est comme s’il était de notre famille. On les a retrouvés le dimanche pour les deux ans de Oona et on a pu parler assez sereinement. Il commençait la chimio le lendemain.

    Swiss Sis est arrivée entretemps pour passer 4 jours avec Maman et pour une fois, elle a pu assister à un anniversaire de pioux.

    On est partis le soir même pour la maison-jardin avec six pioux cette fois et on a rempilé pour un programme similaire à la première semaine, jardin en plus.

    On a ramené tout le monde le vendredi soir pour fêter Anaïs le samedi et on est repartis passer le dimanche à nettoyer la maison-jardin pour les suivants. Comme à chaque fois, une boule me monte à la gorge dès que je rentre dans cette maison vide de leurs cris, de leurs rires et de leurs bouilles d’amour.

    Mois court mais intense, n’est-il pas ? Fêtes, anniversaires, amis, claques, pioux, pioux et encore pioux.

    Maintenant mars s’annonce. A nous l’Afrique du Sud et le Botswana. Aventures à suivre.

  • Blue Monday

    Une agence de voyage a inventé au début des années 2000 le concept du Blue Monday afin d’inciter les météo-dépendants (comme moi) à faire leurs valises et d’aller voir ailleurs si le ciel est plus bleu. Un départ avant ou après le troisième lundi de janvier était bien entendu autorisé. C’est juste un concept cette histoire de Blue Monday. Encore que…. il semble bien que la période qui s’étend de mi-janvier à mi-février soit effectivement propice à la déprime ambiante. Les fêtes sont finies, les guirlandes lumineuses sont éteintes, le sapin est défait, les soldes nous ont ruinés, les kilos en trop s’incrustent, les bonnes résolutions s’effilochent. Bien sûr, les jours s’allongent mais notre cerveau n’a pas encore enregistré l’info.

    Moi, ça va, je ne vois pas la vie en bleu. La fête n’est jamais finie, il y a au moins deux anniversaires par mois, les guirlandes lumineuses clignotent encore toujours dans ma rue, je n’ai pas fait les soldes, les kilos en trop fondront certainement bientôt et les bonnes résolutions ne datent pas du 1 janvier.

    Autour de nous, l’ami qui était hospitalisé pour une pancréatite depuis décembre et dont on ne donnait pas cher sort demain. L’ami qui a subi un pontage en urgence il y a dix jours est déjà au volant de sa voiture. D’accord, ce n’est pas sérieux. Mais il n’est pas sérieux, on le sait.

    Par contre, pour l’ami qui est parti hier en Italie parce que sa maman est dans le coma et que son papa ne sait plus qui est sa femme ni son fils, la couleur est au bleu, c’est sûr. Je suis triste pour lui parce qu’on sait que pour sa maman, c’est la fin, pour son papa, c’est le début d’une autre vie.

  • 2025

    L’année s’est écoulée entre moments tristes comme le départ de la maman de l’Homme et de mon cousin ou comme le pénible tri de l’appartement de Mamy L. qui n’en finit pas, heureux comme toutes les fois où mes enfants m’ont confié les pioux pendant les vacances ou le long weekend à Paris avec maman et mes soeurs pour fêter les 60 ans de Swiss Sis, délicieux (trois jours dans les Langhe, une des multiples régions d’Italie riches en saveurs, un restaurant gastronomique à Bâle pour les 60 ans de mon Swiss beau-frère), douloureux (j’ai promis de ne plus parler de mes petits bobos mais j’aimerais parfois oublier que j’ai des genoux et un dos), pénibles comme les travaux de la cuisine qui se sont éternisés pendant 5 mois.

    Et puis ce fut une année de déménagements (Anaïs et Simon, Quentin et Kerya et la soeur de l’Homme), une année de petits voyages bien sympas (Venise bien sûr, l’Autriche sur les traces de mon grand-père, Vienne, la Turquie dans un format improbable mais au final très drôle et la découverte merveilleuse de l’île de Groix).

    Et puis ces retrouvailles improbables avec mes copines de primaire et secondaire lorsque mon école a fêté ses 130 ans avant de fermer définitivement sa section secondaire. Nostalgie, nostalgie.

    Au final, encore une très belle année envers et contre tout.

  • Bloody mari Christmas

    Les habituels perturbateurs noëliens se sont tenus plutôt à carreaux cette année mais pas de chance, cette fois c’est la personne que j’aime le plus au monde qui m’aura bien gâché mon Noël. Je m’étais pourtant bien juré l’année dernière que j’aurais lâché prise cette année mais il aura tout fait pour que je n’y arrive pas. Enfin, c’est surtout lui qui s’est trouvé incapable de lâcher prise.

    Il voulait que tout soit parfait. Il veut d’ailleurs toujours que tout soit parfait. Et au quotidien, je ne vais pas m’en plaindre. J’aime ça et je suis bien moins douée que lui pour atteindre un résultat proche de la perfection. Mais quand c’est Noël, qu’on a la chance de réunir la seule racine qu’il nous reste, quelques vieilles branches, les feuilles et sept petits bourgeons, avec un esprit de famille non négligeable, vouloir jouer à Top Chef en cuisine pour 21 convives, relève de l’indécence.

    Il râlait sur tout, les carottes pas calibrées, les dés de betterave coupés trop gros, les verrines réorganisées en dernière minute, les lumignons qui gênent les verres à eau sur la table, etc, etc…. Garnir 21 assiettes avec le ruban de poivron enroulé à midi, la purée de topinambour à 6 heures, les carottes (2 rouges, 2 jaunes, 2 violettes) à 3heures, la dinde, la farce à 9 heures, oui Chef, bien Chef. Et au final, on mange tiède. Il a poussé Swiss’Sis à bout, alors qu’elle vient nous aider depuis 30 ans la veille et le jour de Noël, et encore elle s’est contenue.

    Je déteste quand il est comme ça. Je n’ai pas décoléré pendant 3 jours. Il a ressassé sa frustration pendant 3 jours. Et à nouveau, Noël m’a mis dans un état de stress pas possible alors que je voulais juste en profiter.

    L’année prochaine, raclette et hot dogs !

  • Next stop: Christmas

    Le temps glisse comme le traineau du Père Noël au-dessus des cheminées. A peine rentrés de Turquie, nous avons accueilli le Grand Saint qui n’a pas pris le même avion que nous, même s’il vient de là lui aussi. Il préfère toujours prendre la mer puis un cheval aux Pays Bas et plus modestement un âne en Belgique.

    La fête du Grand Saint prend chez nous des allures de pré-Noël en famille restreinte – si tant est que 15 à table est encore considéré comme un nombre restreint – et on y prend toujours autant de plaisir.

    Puis clairement, on rentre dans l’avant Noël: cadeaux à choisir, commander, aller chercher, aider ceux qui n’ont plus l’énergie, le temps ou même l’envie. Anaïs est ma partner in crime dans ce parcours de Sherlock parce que nous, on aime ça.

    Quelques lunches avec d’anciens collègues, toujours en activité ou plus du tout, un dîner divin chez des amis où on prépare un séjour en Roumanie et où on finit la soirée autour d’un Karaoké improvisé et où les pâtes, les oranges siciliennes et le parmesan de la filière italienne passent d’un coffre à l’autre pour le plus grand bonheur de nos papilles et celles de nos enfants. Un dîner au resto pour l’anniversaire de ma chère belle-soeur duquel on est revenus en ligne pas très droite, bien malades dès le seuil de la maison passé et pour couronner l’ivresse, se rendre compte, un rien hébétés, qu’on patauge dans l’eau dans la salle de bains. Manquait plus qu’une inondation pour arroser ce repas bien ….arrosé.

    Et voilà, ce soir, on va chercher Swiss’Sis et son mari à l’aéroport, Noël peut commencer.

  • Tourbillons d’automne

    Après un weekend d’Halloween où on a eu la chance de réunir tout le monde, où tous les enfants et quelques adultes in the mood se sont déguisés – la citrouille d’or revenant à la famille de Quentin en personnages de Vaiana -, un apéro festif, une mini soirée dansante, après une semaine avec cinq enfants, deux mamans en télétravail, un papa en allers-retours successifs pour diverses raisons et une arrière grand-mère venue prendre un bain de jouvence au sein de toute cette troupe, après ce premier tourbillon, retour à la maison.

    Tourbillon des activités habituelles, petit tour chez l’ophtalmo pour essayer de déboucher le canal lacrymal, sans succès malheureusement. Je continuerai de pleurer à grosses larmes mais pour rien. Vaccin contre la grippe et l’hépatite B chez le médecin, kiné pour faire le point.

    Tourbillon de 4 jours de Lémoni et Sappho, pendant que les parents sont à Lisbonne. Mais tourbillon très calme. Elles ont été exemplaires. La recherche de bottes pour l’hiver pour Lémoni aurait pu tourner au drame mais à ma grande surprise, on s’en est sorties sans casse. Mais c’était pas gagné. Elle s’arrêtait sur tout ce qui brillait, vernis ou paillettes, je m’extasiais plutôt sur des bottes en nubuck fourrées qu’elle rejetait sans appel. Je ne saurai jamais si c’est le modèle nubuck où la fourrure blanche et douce comme la queue d’un petit lapin faisait un joli bord ou si c’est le ras-le-bol qui l’a fait arrêter son choix communément au mien. J’ai pourtant bien cru que j’allais rentrer bredouille.

    Encore une semaine de tourbillons à venir et puis Turquie here we come.

  • Rock and drôle

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    Six semaines de pioux à la campagne. A raison de trois, cinq ou six à la fois. Selon les semaines. C’est rock and drôle. La première semaine, ils étaient trois. Deux frères et une cousine. J’avais préparé un paquet d’activités, me disant que ces trois là se retrouvaient dans cette configuration pour la première fois et que c’était pas gagné. Et bien pas du tout. Ils ont passé une semaine extraordinaire. Le plus grand s’occupait des deux plus petits ou les laissait jouer ensemble un petit temps. A aucun moment, je n’ai dû sortir de jeux de mon sac à malices.

    La deuxième semaine, c’était un peu plus compliqué. L’aînée rentrait d’un camp de Baladins et comme tous, dans ces cas-là, a été envahie par le blues de l’atterrissage le premier jour. Au grand dam de son cousin qui n’attendait qu’elle pour que les vraies vacances commencent. Heureusement, le deuxième jour, le bonheur de la cousinade a repris le dessus. Mais malgré tout la différence d’âge entre l’aînée (8 ans) et le plus petit de cette troupe (4 ans) s’est fait sentir. Le matin, ils arrivaient à jouer seuls, l’après-midi j’ai sorti mes cartes.

    La troisième semaine, numéro 6 est arrivée. Ses deux ans et demi ne l’ont aucunement empêchée de se mêler à la bande. Elle n’a eu visiblement aucune intention de se laisser écarter. »Ma aussi » était sa devise.

    Pendant ce temps, l’Homme assure les courses, les repas et réussit à consacrer un peu de temps au jardin et à la remise en état des volets. Il n’a peut-être plus 20 ans ni 30 mais il assure bien. Moi j’arrive même à nettoyer un peu la maison et je garantis le repassage de tout ce beau monde.

    C’est rock and drôle parce que oui, c’est fatigant et en même temps, il ne se passe pas un jour où je suis reconnaissante à mes enfants de me laisser les leurs tout ce temps parce que oui, c’est tellement drôle. Même quand je me fâche, je ris in petto. Enfin, pas toujours, mais presque.

    Pour six, l’organisation devient quasi militaire.

    Chaque matin, six sets de vêtements sont prêts, histoire d’éviter les choix personnels du t-shirt qui est bien sûr l’avant-dernier de la pile qui, ça ne ratera pas, s’écroulera comme un château de cartes. Et ça, multiplié par 6 tous les jours, non merci. Chaque matin, c’est petit déjeuner tartines confiture. Oui mais, ils ont le choix entre beurre, pas beurre, confiture de reine-claudes, gelée de pommes, gelée de mûres, gelée de groseilles. Et bien sûr, à chaque tartine, la commande change. Puis il y a ceux qui ne répondent pas tout de suite, la tête encore dans les nuages, ceux qui changent d’avis alors que j’ai déjà commencé à beurrer – non pas beurre -, ceux qui veulent de la gelée de pommes sur le côté gauche de la tartine et de la reine-claude sur le côté droit, ceux qui veulent la même chose que l’autre – mais moi j’ai déjà oublié -, etc….

    Chaque matin et chaque soir, il y a le brossage des dents et la guerre des dentifrices – « c’est le mien qu’il a pris », « j’arrive pas à pousser », « je trouve pas mon dentifrice », « elle a pris ma brosse à dents ». Celui qui combine le pipi et le brossage de dents, celle qui part systématiquement dans la chambre pour se brosser les dents, celui qui est trop petit pour cracher dans l’évier et qui en met partout, celui qui poursuit les autres avec sa brosse à dents électrique.

    Chaque soir, il y a le choix de l’histoire à raconter et la place à se faire sur les genoux, à côté de moi ou derrière moi. Chaque soir, le choix de la chanson pour chacun et les autres qui m’aident pour les paroles quand je cale, ou ceux qui musent un autre air pour me distraire. Chaque soir, les doudous à trouver, les gourdes à remplir.

    Et du matin au soir, des jeux d’intérieur, des jeux d’extérieur, des jeux d’eau, des jeux de rôles, des courses, des moments d’ennui, des dessins animés les jours de pluie.

    Bref, bien fatigant mais bien rigolo aussi.

    On est rentrés pour fêter l’anniversaire de Quentin ce mercredi et celui de Maoh dimanche. Pour ramener Sappho et Lémoni qui partent pour l’ile de Groix. Pour permettre à Jules de faire les examens préopératoires avant l’amygdalectomie de la semaine prochaine.

    On retourne à la campagne dimanche soir avec deux enfants seulement. Les deux doigts dans le nez, ça. Enfin pas devant les enfants tout de même 😉