Catégorie : C’est de saison

  • Mon beau sapin

     

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    Ces dernières années, le montage du sapin a perdu tout son charme. L'Homme me gâche tout le plaisir. Déjà, il retarde toujours le moment de le monter (tout comme le moment de le démonter d'ailleurs, bientôt on attendra Pâques pour le ranger). Et je piaffe d'impatience parce que pour moi, la magie de Noël c'est avant Noël et un peu après, mais plus vraiment après le Nouvel An.

    Ensuite, il est LE spécialiste du sapin, moi je suis assistante, petite main. C'est lui qui monte le sapin artificiel, branche après branche. Moi, je veux aider mais je ne fais jamais les choses comme il faut. Il faut déplier les branches comme ceci et pas comme cela. Puis il s'agit d'installer les circuits lumineux. Les circuits non colorés vinrent à manquer et donc l'Homme s'est mis en chasse. L'ennui, c'est qu'en ces temps plus green que green, on ne trouve plus sur le marché que des circuits LED dont la lumière lave plus blanc que blanc. Il les a installés en mon absence et quand je suis rentrée, j'ai été terriblement éblouie au point de ne pas pouvoir le regarder en face (le sapin, pas l'Homme). Comme j'ai osé donner mon avis en la matière ("Vous ne trouvez pas que c'est un peu éblouissant ces nouveaux circuits ?"), l'Homme, soutenu par le petit d'Homme, m'a traitée de manipulatrice. "Il eût été plus simple de dire franchement que tu n'aimes pas cette lumière". Ben oui, c'est ce que je voulais dire mais je mets les formules de politesse, je ne manipule pas. Enfin bon, j'ai soi-disant obtenu ce que je voulais puisqu'il a enlevé tous les circuits et recommencé en glissant les LED plus profondément dans le sapin afin d'en atténuer l'impact. 

    Après cela, il faut encore patienter 24 heures avant d'accrocher les boules. Oh bien sûr, je pourrais garnir le sapin moi-même. Mais non, il préfère que je ne monte pas sur l'échelle et je passe les petites boules (pas les grosses, les grosses sont pour le bas) comme une infirmière passe le scalpel au grand chirurgien en salle d'op. Anaïs, elle aussi, aime garnir le sapin. Mais comme moi, elle doit ronger son frein. On peut démarrer l'accrochage à hauteur d'homme, enfin de femme. Mais là encore, il passe derrière nous et modifie une boule ou l'autre qu'il considère mal placée. 

    Là, franchement, c'est moi qui ai les boules et je ne parviens plus à m'émerveiller devant le beau sapin fini, ce qui tout de même devrait être le but recherché, non ?

    Magie de Noël, vous disiez ? 

  • Erreur de calendrier

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    Mais qui a décrété que Noël devait tomber le 25 décembre ? Dans l'hémisphère sud, passe encore. Mais chez nous, c'est une totale incongruité. Bien sûr, bien sûr, les lumières scintillantes, l'atmosphère festive, les réjouissances et la famille rassemblée, tout cela nous aide à passer l'hiver. Mais n'empêche….

    En décembre, il fait froid et même bigrement froid ces derniers temps. Pas du tout un temps à aller faire du lèche-vitrines à la recherche du cadeau qui plaira. Du coup, soit on achète trop vite et mal, soit on se réfugie dans des galeries commerçantes chauffées ou des grands magasins racoleurs et ce n'est pas mieux.

    Décembre, c'est par définition la fin de l'année mais aussi la fin de l'exercice budgétaire, le moment du bilan et il faut courir après les factures, payer, signer, finir, boucler, terminer, viser, en perdant souvent le contrôle des opérations, ce qui nous laisse K.O., le nez au tapis alors qu'on voudrait bien un petit rab de congé pour préparer Noël.

    Décembre, c'est le moment où tout le monde veut finir l'année en beauté et on va de déjeuner de Noël en Christmas drink et de dîner de fin d'année en vin chaud aux épices. Du coup, on n'a plus envie de se farcir encore une dinde en plus. 

    Je me plains, je me plains mais au fond, je suis ravie. J'ai eu beaucoup de plaisir à choisir les cadeaux pour ceux que j'aime, au prix de pas mal d'embûches (de Noël), je suis crevée mais je suis heureuse de pouvoir rassembler toute la famille autour du sapin (enfin quand il sera monté) et de la table. 

    Et j'ai une pensée émue pour le grand-père de Simon, décédé la semaine dernière en trois jours, qui, conscient de son départ, a dit "Alors, je vais rater la dinde ?". Humour britannique jusqu'au bout.

     

  • Ah comme la neige a neigé….

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    Premier vers du plus célèbre poème d'Emile Nelligan, poète québécois que j'ai découvert sous la plume d'un écrivain…. haïtien:

    Je n'étais durant cet après-midi de décembre

    qu'une ombre derrière la fenêtre givrée 

    en train d'admirer

    l'un des plus bouleversants spectacles de la nature.

    Je regardais fasciné toute cette neige

    qui ne cessait de tomber.


    Le poète Emile Nelligan a atteint l'immortalité

    pour avoir employé deux fois le mot neige

    dans ce vers très bref: 

    "Ah comme la neige a neigé."

     L'énigme du retour – Dany Laferrière

    Il neige sur la Belgique depuis une semaine par petites touches. Il fait bigrement froid mais petit à petit on s'habitue. 

    Fin de semaine sous le signe de la neige et du froid:

    Jeudi: Une pièce d'Amélie Nothomb au théâtre: Les Combustibles. Pas une pièce particulièrement extraordinaire mais qui pose question néanmoins par ce soir de grand froid: Une étudiante, un assistant et un professeur de littérature vivent ensemble dans l'appartement du professeur en pleine période de guerre. Il fait dramatiquement froid et ils ont déjà brûlé tous les meubles. Restent les livres, une bibliothèque fabuleuse. Mais dilemme: quel(s) livre(s) brûler en premier ? On connaît bien la question: "Quel(s) livre(s) emmèneriez-vous sur une île déserte ?" mais se demander quel livre brûler en premier pose la question sous un angle très différent. Il y a un côté sacrilège difficile à surmonter. Et j'ai essayé de répondre à la question sans y parvenir. Il faut croire que j'ai pas encore assez froid pour la prendre au sérieux…..

    Vendredi: On a pris la route à six direction Le Touquet. Soirée dans une chambre d'hôtes/restaurant à vous recommander absolument: La Cour de Rémi. Arrivés sur place, on a entrepris de faire une petite promenade de soleil couchant. Brrrrr, – 8°C, – 10°C, on n'a pas tenu très longtemps et le plus méditerranéen d'entre nous a déclaré forfait et nous nous sommes engouffrés dans le seul et unique café du village, à côté de la petite église, et nous avons débarqués chez les Ch'tis: "Vous v'nez de Bruxelles, hein ?" "Ah, monsieur est anglais, hein ?", "Et vous v'nez ici pour une nuiiiit ?". Un vieux poêle Godin, un tapis de cartes, les cartes, des petits Portos (personne ne s'est aventuré du côté du Picon vin blanc), des clients du cru qui nous dévisagent en riant sous cape. Retour chez Rémi: Une soirée toute en saveurs et parfums, toute en rires et dégustation, et hop sous la couette + couverture supplémentaire. Un petit déjeuner mémorable et une promenade plutôt courte sur la plage du Touquet, absolument pas belle pour deux sous, mais la plage sous la neige, cela reste toujours un spectacle d'enfant pour des citadins comme nous. Et retour sous une tempête de neige vers Bruxelles où la neige a fondu.

  • Novembre

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    Novembre c'est le mois du striptease des arbres. En octobre, ils étaient habillés de rouge et or, en novembre, en un soir ou deux, ils se dépouillent de cette tenue flamboyante en moins de temps qu'il ne faut pour le dire et on se retrouve tout étonné de les retrouver ainsi déshabillés, démunis, déjà en hiver.

    Novembre est un mois tristounet, on fleurit les tombes de ceux que l'on a aimés et qui ont disparu, on fête encore et toujours l'armistice d'une guerre d'il y a près de cent ans et il me semble qu'on pense moins à la fin d'une guerre qu'au gâchis qu'elle a représenté.

    Novembre, c'est le mois de Ste Cécile et j'ai toujours une pensée émue pour ma soeur et pour les musiciens et le mois de Ste Catherine et j'ai toujours une pensée émue pour mes copines Catherine et pour les vraies célibataires.

    Novembre est un mois mouillé, la pluie tombe en crachin, en bruine, en averses, le vent nous glace, le froid engourdit nos membres. On troque l'imperméable pour un manteau plus chaud. Le parapluie devient la pièce indispensable de la panoplie de sortie.

    Heureusement, Noël scintille dans le lointain de quelques semaines. Et cette lueur-là nous aide à tenir le coup. 

  • Octobre

     

    Pendant longtemps, octobre n'avait aucune connotation particulière pour moi. Depuis 23 ans, c'est le mois de Maïté. Depuis 23 ans, je sais que c'est le mois de l'été indien – c'était l'automne, un automne où il faisait beau…. -, le mois où les arbres ruissellent d'or, flambant leurs dernières flammes avant l'hiver. 

    C'est un mois où on peut dormir une heure de plus – ce n'est pas pour rien que Maïté a choisi ce mois pour naître – , c'est le mois de la nuit blanche – ça non plus, ça ne lui a pas échappé – .

    C'est le mois de la châtaigne et de la citrouille. Le mois des paquets de feuilles mortes et des marrons chauds.

    C'est le mois de mon premier bébé. 

  • Les derniers jours de septembre

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    Comment ? Le mois de septembre est déjà fini ? Est-ce possible ? Il vient pourtant de commencer, non ?

    Vendredi: La première belle journée de soleil à Majorque. Nous avons bien fait d'accepter cette invitation pour quelques jours dans leur maison de vacances. Malgré le temps couvert les deux premiers jours, le soleil de vendredi nous a requinqués tous les deux. Je n'imaginais pas que 6 semaines à peine après le retour de vacances d'été, je serais déjà aussi vidée. Il faut dire que la rentrée avait été plutôt pénible, la cheffe difficile et l'ambiance assez déplorable suite à des départs et des désistements imprévus. Si l'on ajoute l'épée de Damoclès sous forme d'examen qui dansait lugubrement au-dessus de ma tête et les rebondissements scolaires d'Anaïs, mon état de fatigue, plus mentale que physique, n'avait rien d'anormal. Mais ces quatre jours m'ont vraiment reboostée.

    Samedi: Grand nettoyage pour les aider à fermer leur maison de vacances, derniers rayons de soleil et retour au bercail. Les enfants s'en sont donné à coeur joie: copains à profusion, films sur grand écran, matelas partout, le tout jusqu'aux petites heures du matin. Mais maison proprette pour le retour des parents. 

    Dimanche: Reprise en douceur. Reprise de contact avec des enfants passablement endormis. Lessives. Dégel du surgélateur. Tour du blog. 

    Lundi: Retour au boulot avec un chouia d'anxiété tout de même. Tant et tant à faire. 

    Mardi: Visite médicale annuelle. Bons points. Probablement trop de cholesterol mais j'attends les résultats. Le médecin en profite pour me dire que manger des oeufs Columbus, sensés être moins riches en cholesterol, relève de la fumisterie. Il serait plus sage de manger des oeufs de caille. Bof…. Première table de conversation en grec. J'adore. On n'est que deux participantes et les échanges n'en sont que plus riches.

    Mercredi: Reprise du télétravail. Pour une fois, nous télétravaillions tous les deux pour cause de grande manifestion européenne à Bruxelles. Pas la peine d'aller s'enfermer dans les embouteillages. Et nous ne nous sommes pour ainsi dire pas parlé de la journée. Fou, non ?

    Jeudi: Reprise de la saison théâtrale avec une pièce sublime, émouvante et interactive. Du beau théâtre. Sincèrement. 

    Et voilà, l'été est fini, septembre se referme déjà. Et je n'en reviens toujours pas.

  • Septembre

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    C'est le mois:

    de la rentrée: ça y est, c'est reparti, les enfants se sont à nouveau transformés en tortues, transportant leur maison sur le dos. Les bénévoles ont repris leur place aux passages pour piétons devant les écoles et veillent à faire traverser les petits canards en toute sécurité. Le trafic a repris dans toute sa splendeur et il faut partir 15 à 20 minutes plus tôt. 

    des prunes, pommes, poires et fruits secs, des figues et du raisin: Sis'cile m'a ramené une caisse de prunes de La Glanerie et c'est reparti pour les compotes. Le raisin, grain par grain, se mange sans faim et sans fin.

    des braderies et des brocantes: j'adore chiner mais j'achète rarement.

    des anniversaires de Swiss Sis et de Papa. Et accessoirement, les 4 ans de ce blog. 

    des deuxièmes sessions: heureusement Anaïs a fini mais la longue semaine d'attente des résultats commence…. Bon, elle va ronger son frein à Malaga avec deux copines, y'a pire.

    des examens pour moi: examens médicaux annuels – j'espère que j'aurai des bons points – et examen en vue d'obtenir un CDI – et c'est pas gagné, parce que je n'étudie pas.

    des retrouvailles: plein de déjeuners avec les copines pas vues pendant ces deux mois de vacances, le temps de remettre à jour nos "Dis, qui, pedia" et un déjeuner surprise avec l'une d'entre vous, mes e-potes.

    de la remise en selle: les activités sportives reprennent, yoga, Pilates, badminton. 

    des bonnes résolutions bis: on prend des bonnes résolutions deux fois l'an chez nous: le 1 janvier et le 1 septembre. Cette fois, j'ai ajouté sur ma liste de souhaits/projets: apprendre à nager, reprendre le volant, prendre des cours de guitare et… entrer en politique (au niveau communal, histoire de participer à la vie du quartier de manière plus concrète). Je suis curieuse de voir ce que j'aurais fait de ces (bonnes) résolutions…

     Septembre, c'est le mois où l'on se remet en mouvement, dans tous les sens du terme. C'est un joli mois, pas encore tout à fait la fin de l'été, mais déjà un sérieux parfum d'automne. 

     

  • TGV en vue

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    Depuis notre retour de vacances la première semaine d'août, la vie est encore douce. Oh, on ne chôme pas. Au boulot, je suis presque seule à bord et j'assure pour les absents – normal, ils ont bossé en juillet pendant que je me prélassais au soleil -. Mais l'ambiance est nettement plus détendue, on se permet un café-tchatche le matin et on ose partir à 17h30. A la maison, les enfants sont en vacances – hormis Anaïs qui planche sur sa seconde session – et cela se sent. Ici aussi, l'ambiance est plus détendue même si on a mis un chantier décapage de portes et peinture en route.

    Mais j'entends sourdement le TGV entrer en gare et il ne restera pas longtemps à quai, je le sais. Très vite, il va ébranler sa lourde masse et prendre de la vitesse. Et je vais me retrouver prise dans le tourbillon du quotidien:

     - faire face au stress permanent au boulot

    – assurer le quotidien

    – remplir le frigo

    – faire tourner les machines

    – faire en sorte de poursuivre les chantiers entrepris ( = scier les côtes de l'Homme)

    – passer mon examen en septembre pour avoir droit au CDI

    – postuler pour aller travailler ailleurs

    – partir à Majorque avec G. et C.

    – partir à Prague avec toute la grande famille pour les 50 ans de mariage des parents et les 40 ans de Sis'Cile

    – passer une journée à Paris avec Anaïs et Maïté et avec Véro et avec l'Homme (ça fait 3 en tout)

    – passer un weekend on ne sait pas encore où mais on sait avec qui

    – organiser le congrès de sorcières

    – assister à une dizaine de pièces de théâtre

    – faire le tour des blogs

    – suivre des cours de cuisine avec Anaïs

    – fêter tous les anniversaires d'automne

    – aller plus souvent à La Glanerie

    – m'inscrire à des tables de conversation

    – poursuivre assidûment la barre à terre, le Pilates, le yoga et le badminton

    – entreprendre des grands nettoyages maison

    – préparer Noël

    – assister à des concerts avec Mamy B.

    – ne pas oublier la couleur chez le coiffeur, l'épilation et la pédicure et le soin lift chez l'esthéticienne (oui tout ça !)

    – lire la presse d'un peu partout sans oublier la presse futile

    – me promener sur Wikipedia

    Est-ce que je vais encore trouver du temps pour mon petit blog chéri ?

  • Ranger les vacances

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    Les valises sont vidées

    Les paréos lessivés, pliés

    Les flip flop rangées

    Une douzaine de machines ont tourné. Le repassage a plus ou moins suivi

    Les cadeaux sont distribués

    Le chat a encore pris du poids

    Le courrier est épluché

    Les nouvelles factures sont payées

    Les photos de vacances sont téléchargées, back-upées, classées

    Le pyjama "suisse", celui où il est écrit "J'ai rêvé d'un petit déjeuner à la montagne", celui que je ne mets que là, est lavé, repassé, rangé

    Les crèmes solaires sont remisées

    Le frigo est rempli

    Les menus sont à nouveau affichés

    Le réveil est à nouveau branché sur 6h30

    Les vacances sont finies….