Catégorie : Friends

  • Pause cappuccino

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    Trois jours
    de pur bonheur. Loin de tout, dans un lieu perdu en Ombrie, entre Pérouse et
    Assise, où la couverture de tout portable est très improbable. A la limite, si
    le temps n’est pas couvert, si vous montez sur le petit muret devant la maison,
    vous levez le téléphone vers le ciel et vous utilisez le haut-parleur vous
    pourrez échanger quelques mots avec votre interlocuteur. Trois jours, trois
    nuits, quatre couples, quarante bougies (réduites à quatre) pour la plus jolie des
    quatre filles. Un bon kilo en plus aussi certainement pour les plus gourmandes. Un
    repas d’anniversaire mémorable préparé par les 4 chefs et coqs –  tempura de courgettes, de chou-fleur et… de feuilles de sauge, pâtes fraîches préparées maison, salade de Trévise à la
    truffe fraîche, lapin à la cannelle, poivrons, tomates et lentilles, polenta
    crémeuse à souhait. Pendant ce temps, les dames se sont blotties au coin du
    feu, tisane et massage des mains
    aux huiles essentielles, confidences et rires, douceurs et émotions, et une petite flûte de champagne.

    Cette
    soirée fut le point d’orgue d’un weekend de
    douceur, de slow food à l’italienne, de capuccini crémeux, de soleil tendre sur les épaules, de douces collines
    à perte de vue et de délicate bienveillance
    de l’un envers l’autre.

    Seul bémol
    à cette rhapsodie d’automne: mes nuits sans vrai sommeil malgré le silence
    monastique des nuits en montagne. Juste de quoi se rappeler que je n’étais pas
    au paradis.

    2009-11-27-0022
     

  • Fiat vox

    Plume-clavier

    On s'interroge beaucoup ces derniers jours chez mes e-potes sur le "to blog or not to blog". Delphine a ouvert le feu, Célestine avive la flamme et nous nous sommes toutes à un moment ou à un autre posé la question. 

    Quand on décide de continuer, de faire régulièrement son petit tour du blog, de rendre quasi quotidiennement visite à ces amies virtuelles, la question suivante se pose: "to meet or not to meet ?". 

    Bien sûr, certains non initiés regardent tout ce petit monde virtuel d'un oeil sceptique, méfiant, suspicieux. "Ca veut dire quoi, des amis virtuels ? Vous n'avez pas assez d'amis dans la vraie vie ?" Ben si, j'en ai plein, so what ? "Ca ne me dit rien qui vaille ces échanges, vous parlez avec de stricts inconnus, qui vous dit que ce ne sont pas des escrocs ou des voyous déguisés en gentilles mères de famille en mal d'oreille compatissante à leurs petits malheurs quotidiens ?" Ah oui, et quelle est la différence en fait avec les "pen-friends", les "correspondants" comme on les appelait quand j'étais petite. Dans mon école de religieuses, ces échanges étaient d'ailleurs grandement encouragés, surtout dans les pays où ces religieuses avaient des missionnaires (!). J'ai toujours aimé ces échanges avec des inconnues à découvrir (comme les équations). Et si je n'ai pas gardé de relations avec la plupart de ces correspondants, j'ai toutefois gardé un contact pendant très longtemps – et encore maintenant mais de manière beaucoup plus sporadique – avec l'un d'entre eux, qui, 35 ans plus tard a toujours la plume bien pendue. 

    Alors quand Isa a découvert qu'en fait, nous travaillions toutes les deux pour la même organisation mais dans deux pays différents, que nous nous sommes proposé de prendre un café ensemble dès que l'une d'entre nous se trouvait dans la ville de l'autre, je n'ai pas hésité une seconde, l'idée m'a plu. Nous avons mis des mois à pouvoir fixer le rendez-vous mais nous y sommes arrivées. Elle savait à quoi je ressemblais, moi pas. Mais j'ai tout de suite su que c'était elle. Et comme elle, la première chose qui m'a frappée, c'est sa voix. On a tellement l'habitude de se lire, de commenter, d'échanger des emails, le tout révélant bien plus de nos personnalités profondes que les échanges verbaux, que l'élément vocal nous surprend assez violemment. Dans la vie réelle, on connaît la voix des autres avant d'en savoir plus sur leurs vies. Dans la vie virtuelle, c'est l'inverse. 

    Et nos voix n'ont cessé de résonner dans le petit café où nous avons attendu son train. Aucun blanc, pas le moindre silence n'est venu nous laisser le temps de digérer cette découverte. Nous avons parlé parlé comme si nous nous connaissions depuis toujours mais que nous ne nous étions plus vues depuis très longtemps.

  • Nice weekend

    Vieux-nice 

    Joli weekend de sorcières à Nice. Il y a quelques années, à la fin d'un de nos congrès de sorcières, l'une d'elles a lancé : "Quel a été le plus beau moment de votre weekend ?" Et chacune d'y aller de sa petite émotion sur tel ou tel instant un peu magique de nos retrouvailles annuelles. Au moment où on m'a posé la question, je devais être un peu nostalgique et j'ai répondu spontanément: "Le moment où l'Homme m'a appelée". Je crois que je les ai vexées, mes sorcières bien-aimées. Elles me resservent la petite phrase chaque année en se moquant copieusement de moi.

    Alors cette année, je vais leur rendre justice.

     

    Quand je suis rentrée, j'ai plutôt mal atterri. Dispute avec l'homme, Anaïs très pas contente qu'à peine débarquée, je reparte au concert de Cecilia Bartoli avec Mamy B., Quentin pas là. Maïté charmante.

    Maison plutôt bordélique, malgré tous les petits travaux sympas.

    Concert sublime.

    Retour au boulot gloups !

    Ma chef: "C'était bien ton congé ? - Oui – " Sauf que c'était vraiment pas le moment!" - C'est jamais le moment; et je remets ça la semaine prochaine. – "Putain !" (ma chef a un langage très fleuri).

    Youpie !

    Mais j'ai passé un super weekend et le plus beau moment c'était:

     

    • la plage au soleil, en T-shirt,
    • le petit déjeuner au lit à cinq dans une chambre,
    • l'apéro au Negresco,
    • la  promenade artistique,
    • le fou rire dans le tram, quand un type a éternué tout son H1N1 dans la rame et s'est promené ensuite de long en large devant nous,
    • le shopping,
    • le Vieux Nice,
    • le cours Saleya et le marché au fleurs, 
    • les douceurs du marché, le petit pot de confiture ananas, noix de coco et chocolat que j'ai acheté pour Anaïs et pour son projet "dessert antillais (mais que j'ai dû jeter, contrainte et frustrée, à l'aéroport. )
    • faute de petits farcis, les petits farceurs facétieux que sont les Niçois,
    • la mer le soir,
    • les papotes interminables à toute heure qui font traîner les repas en long ruban de douceur et de plaisir,
    • et un petit peu quand j'ai eu l'homme au téléphone… (quâmême !)

     

  • Miscellanées

    Juillard

    • Je n'en reviens pas: Philippe Gloaguen, LE routard par excellence, rêve d'aller en Corée, en Afrique centrale et aux pôles. Quoi !? Il n'a même pas fait ça ? Lui ? Alors, tous mes rêves de tour du monde s'envolent. Déjà, il ne me reste plus assez d'années à vivre qu'il ne me reste de pays à visiter et j'en prends tout doucement mon parti mais alors si lui n'a pas réussi à boucler la carte du Nord au Sud et d'Est en Ouest, qui suis-je moi pour espérer tout voir un jour ?
    • En pleine réunion, ma chef me canarde en riant avec des mignonnettes Côte d'Or. J'en ai pris plein le visage. Les autres participants riaient jaune, moi j'ai hésité entre rire jaune et lui recatapulter les chocolats.
    • Je ne la connais pas mais j'ai lu sa vie dans un magazine d'intelligence moyenne. Elle a fêté ses 100 ans en septembre. Elle vit seule dans sa maison, fait son ménage, jardine, cuisine, coud pour donner un coup de main à ses petits-enfants, elle a eu 5 enfants, 13 petits-enfants et autant d'arrière-petits-enfants. Elle fait des mots croisés, et râle parce qu'elle ne parvient pas à terminer les sudoku. Elle lit sans lunettes et entend parfaitement bien. Pour son anniversaire, elle a voulu faire un tour en montgolfière. Ca me fascine ces gens-là.
    • Mes filles ont des travaux pratiques pour leurs études respectives qui m'enchantent. L'une a récupéré les papiers de soie qui emballent les oranges qu'une voisine de Mamy B. a collectionné pendant des années et elle en fait des robes en papier absolument magnifiques. L'autre collectionne les livres de recettes antillaises pour comparer les différentes façons de préparer les tourments d'amour. Je ne sais toujours pas ce que le petit dernier – qui ferait d'ailleurs bien de s'en préoccuper – a l'intention de faire en septembre prochain mais je suis assez impatiente de le découvrir.
    • J'ai du boulot à faire sauter mon disjoncteur et je ne sais pas ce qui me permet de tenir le coup. Je dois avoir une résistance en béton. Mais demain, je déconnecte pour trois jours. Congrès de mes sorcières bien-aimées. Après Turin, Parme et Lyon, Nice here we come !

  • VSD

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    Vendredi: Trop de boulot, toujours trop de boulot mais pour rien au monde, je n'aurais renoncé à ma journée de congé de vendredi. J'ai travaillé jeudi jusqu'à presque minuit pour boucler le plus urgent mais au moins j'ai pu passer, comme prévu, une journée mère-fille pour l'anniversaire de Maïté. Matinée chez le coiffeur toutes les deux, lunch devant une assiette de légumes absolument succulents et après-midi shopping. Malgré la pluie, on s'est amusées comme deux gamines. Elle a quand même veillé à ne pas me coller de trop près lorsque nous étions dans le quartier de son école, des fois que des profs la verraient avec Môman. On a acheté des livres d'illustration et un livre de haikus (je l'aurais bien pris pour moi mais elle l'a vu la première), un porte-feuille en peau des fesses pour elle, des chaussures pour moi, un collier pour elle, une bougie pour moi. Et on a terminé notre après-midi en beauté autour d'un thé et d'une petite douceur (citron meringuée pour elle, noix de pécan pour moi). Cela m'a fait beaucoup de bien d'oublier le boulot et ces parenthèses avec un seul enfant me donnent une énergie incroyable. Vivement février pour remettre ça avec Anaïs.

    Samedi: Une maison en chantier depuis mercredi pour quelques travaux d'aménagement = poussière partout. Mais le nettoyage attendra le soir, on a plein de courses à faire: le frigo à remplir, un bouquin à trouver, un sac à rapporter à l'atelier, un cadeau à dénicher, un crochet chez le boucher, un passage chez le marchand de vélos (à la recherche d'une trottinette pour l'anniversaire de ma belle-soeur) et la journée est passée. Vite tout nettoyer avec l'aide des enfants et passer une soirée délicieuse avec Anne et Guido. Et nos enfants qui sont rentrés passablement tard (ou tôt, cela dépend du point de vue) la veille nous reprochent sans vergogne d'être rentrés fort tard.

    Dimanche: Une journée de rangements, d'aménagements dans nos nouveaux tiroirs, grande entreprise de tris, notamment des beaux sacs en papiers que j'arrive pas à jeter, du matériel à pâtisserie, des bouteilles de vin, des produits de lessive. Un peu de tout, comme sur sur un plateau de fromages. Et grandes lessives + opération repassage. Pas mis le nez dehors sauf pour aller chercher du pain. Dommage, il faisait un temps superbe. Mais on ne peut pas tout faire.

    Au final, un long weekend très chargé mais bien rempli avec un sentiment de plénitude sereine. Moi les weekends de trois jours me sont extrêmement bénéfiques. Je vote pour.

  • Tempus fugit

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    Faut-il que je l'aime cette amie pour me lever à 7h30 un dimanche matin (non, ce n'est pas mon heure le dimanche) pour passer avec elle sa journée d'anniversaire. Elle voulait fêter ses 50 ans en s'entourant de tous ses amis pour une longue balade le long de l'ancien canal Bruxelles-Charleroi, un pique-nique dans le jardin du château de Seneffe et une promenade dans ce même jardin en compagnie d'une conteuse qui nous raconte une belle histoire devant une sculpture végétale de Bob Verschueren

    On a passé une très très belle journée. Elle aussi je crois.

    J'étais la plus vieille ancienne de ses amies puisque nous nous connaissons depuis l'âge de 12 ans. Elle a été témoin de mon mariage, j'ai été témoin du sien. On s'est un peu perdues de vue un temps et on s'est retrouvées il y a une dizaine d'années avec plus de régularité.

    Malgré la beauté de cette journée, malgré le plaisir de retrouver aussi ses enfants, sa maman, ses soeurs, beaux-frères, neveux et nièces, il me reste ce soir un goût de mélancolie. La roue de la vie a tourné, nous avons pris la place de sa maman à l'époque où je la voyais plus souvent, ses enfants et mes enfants ont pris la place que nous avions quand nous étions très proches et jeunes amies et l'on se rend compte que le temps a passé sans que l'on en ait pris conscience. Et le billet d'@nn@ résonne curieusement en écho pour moi ce soir…. 
  • Cinq gazelles à Lyon

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     Après Paris, Lille, Turin, Parme, le congrès annuel des sorcières s'est tenu cette année à Lyon. Nous avons cherché une ville à plus ou moins égale distance les unes des autres. C'était compter sans les intempéries italiennes. La neige a eu raison de la courageuse Hanka qui a pris la route depuis Parme et a mis neuf heures entre Parme et Turin où elle a fini par déclarer forfait pour le vendredi mais n'a pas renoncé à prendre la route pour traverser les Alpes le samedi matin. Kristien, elle, n'a pris le train de Turin que le samedi. Véronique est arrivée la première du fin fond de la Touraine et les deux Bruxelloises l'ont rejointe en un temps TGV record.

    Les cinq sorcières se sont enfin retrouvées pour à peine 24 heures mais comme toujours, le rire, le bonheur, les ragots et les grincements de dents étaient au rendez-vous.

    Pas de shopping cette année, les marmites de certaines étant momentanément plus difficiles à faire bouillir. Mais plutôt un panaché de visites guidées ou non et de palabres infinis autour d'un verre de vin, d'un café ou d'une cuisine lyonnaise revisitée par deux filles jolies et futées.

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    Une visite de la Croix-Rousse dans les pas des canuts, les tisseurs de soie, nous a emmenées au gré des traboules et dans un froid de canard. Une promenade trop courte dans le Vieux Lyon. Une pause chez la Marquise d'en face, un tout vieux bistrot mais divin où officient avec tendresse et chaleur une ancienne chanteuse de jazz et son prince charmant pâtissier. On y a refait le plein d'amour et de médisances, mis à jour nos données sur les uns et les autres par sorcière interposée et fait le tour du monde en passant par Venise, Seattle, Dubai, Budapest et Barcelone.

    Au sortir de cette maison digne de Hänsel et Gretel, la pluie nous a surprises et m'a mise de fort méchante humeur. Je ne déteste rien de plus que de ressembler à un chien mouillé. Je crois même avoir été un chouia désagréable derrière mon sourire crispé. Sans compter que la visite guidée en autobus du Lyon des Lumières par une pluie torrentielle et au travers de vitres totalement embuées a dilué ma patience. Par bonheur, le bistrot des filles m'a réconciliée avec le plaisir.

    Le lendemain, nous sommes toutes reparties trop vite vers nos chaudrons respectifs et nos routes formaient une étoile dont Lyon aurait été le centre.

    Pour une fois, nous ne devrons pas attendre une année pour nous retrouver puisque les rendez-vous familiaux de chacune à Noël nous rassemblent à Bruxelles. Assemblée extraordinaire donc le 26 décembre. Ce sera à nouveau la pleine lune, hé hé.

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  • Hanka le jeudi, Paul Anka le vendredi

    Très mauvais jeu de mot mais je n’ai pas pu m’en empêcher, c’était trop tentant.

    Jeudi soir, Hanka est venue dormir chez nous, un vrai plaisir, cela faisait si longtemps que je n’en avais pas profité. Bien sûr, ce fut court, le temps d’un dîner prolongé et puis dodo, vu que le lendemain elle devait se lever tôt (et nous aussi). Mais ces courts instants ont été délicieux.

    Vendredi soir, Paul Anka. Le mythe familial veut que les parents se soient rencontrés sur Diana il y aura 50 ans en mai prochain et la tournée européenne de Paul Anka tombait à pic. Lui fêtait ses 50 ans de carrière. Nous sommes allés assister à son concert ensemble et c’était tout simplement super. Un vrai pro, un contact extraordinaire avec son public, deux heures sans relâche et sans la moindre seconde d’ennui. Un pur moment de bonheur.

    Le reste du weekend a gardé l’empreinte de ces deux bons moments. Et pour une fois, j’arrive au dimanche soir, pleine d’énergie et de punch.

  • See you one of these…..

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    Le matin, quand on se quitte, on pense se revoir le soir, a priori. On devrait parfois penser qu’après tout, ce n’est pas aussi sûr que cela. Loin de moi l’idée de vous faire tout un laïus sur le sujet en vous recommandant chaudement de ne jamais se quitter sur une dispute, un mauvais mot, une exaspération. Je serais plutôt mal placée, moi qui me fâche un jour sur trois lorsqu’on me demande, sur le pas de la porte, 2 euro pour un sandwich ou qu’on me supplie de signer le bulletin pendant que je me lave les dents.

    Non, là n’est pas mon propos. Mais je me suis pourtant fait cette réflexion vendredi dernier. Je suis allée déjeûner avec une collègue, devenue amie sur le tard – à vrai dire ses deux dernières semaines de présence au bureau -, collègue qui nous quitte et s’envole demain pour la…. Nouvelle-Zélande (Wellington). Au moment de se dire au revoir (au revoir ??, vraiment ??), on s’est rendu subitement compte qu’elle ne reviendrait plus en Belgique. Elle est Australienne, a épousé un Belge qui travaille à Hong-Kong, sa mère vit encore à Adélaïde et la dernière personne qui la retenait en Belgique était une tante de son mari qui vient de décéder. Elle ne reviendra donc probablement plus en Belgique et je n’ai aucune idée du jour où je retournerai en Nouvelle-Zélande (même si ce n’est pas l’envie qui manque).

    Et un peu prise de court, un peu nouée à la gorge, je lui ai dit en l’embrassant: "See you one of these days years…." Et je me demande si je la reverrai jamais….

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  • Christmas control

    Ce matin, une amie qui vit une profonde remise en forme de son couple, et d’elle-même par la même occasion, m’a fait une réflexion qui ne m’a jamais semblée aussi pertinente qu’aujourd’hui. Elle qui est une "total control freak" – elle épingle sur le frigo des check-lists pour tout le monde, le mari, la nounou, les baby sitters pour être sûre que personne n’oublie rien (les médicaments à prendre, le doudou, le brossage des dents – pendant 3 minutes – la petite histoire avant de se coucher, le bisou, j’en passe et des meilleures même si j’exagère un peu – et encore, pas  sûre) -, qui passe sa vie à tout organiser pour tout le monde, à anticiper, à ne rien laisser au hasard, elle m’a dit, toute chamboulée et remise en question par le bouleversement que vient de connaître sa vie: "Pour le réveillon de Noël, j’ai complètement oublié de cuire les légumes et on s’en fout en fait; au lieu de ça, je me suis fait super jolie !".

    Je vais en prendre de la graine, moi qui lui ressemble un peu, non pas à la puissance x mais à la racine carrée n.

    Ceci dit, ce Noël-ci, vu les circonstances, j’ai complètement lâché le contrôle de tout. Mais sans doute était-ce facile, tout était dans les mains de Swiss Sis’. Et qui d’autre qu’elle – à part Josiane – pouvait faire mieux que ce que je pouvais imaginer faire ?

    Par contre, pour ce qui est de me faire jolie, bof bof, le coeur n’y était vraiment pas….

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