Catégorie : Friends

  • Hanka le jeudi, Paul Anka le vendredi

    Très mauvais jeu de mot mais je n’ai pas pu m’en empêcher, c’était trop tentant.

    Jeudi soir, Hanka est venue dormir chez nous, un vrai plaisir, cela faisait si longtemps que je n’en avais pas profité. Bien sûr, ce fut court, le temps d’un dîner prolongé et puis dodo, vu que le lendemain elle devait se lever tôt (et nous aussi). Mais ces courts instants ont été délicieux.

    Vendredi soir, Paul Anka. Le mythe familial veut que les parents se soient rencontrés sur Diana il y aura 50 ans en mai prochain et la tournée européenne de Paul Anka tombait à pic. Lui fêtait ses 50 ans de carrière. Nous sommes allés assister à son concert ensemble et c’était tout simplement super. Un vrai pro, un contact extraordinaire avec son public, deux heures sans relâche et sans la moindre seconde d’ennui. Un pur moment de bonheur.

    Le reste du weekend a gardé l’empreinte de ces deux bons moments. Et pour une fois, j’arrive au dimanche soir, pleine d’énergie et de punch.

  • See you one of these…..

    Img20060306_0024   

    Le matin, quand on se quitte, on pense se revoir le soir, a priori. On devrait parfois penser qu’après tout, ce n’est pas aussi sûr que cela. Loin de moi l’idée de vous faire tout un laïus sur le sujet en vous recommandant chaudement de ne jamais se quitter sur une dispute, un mauvais mot, une exaspération. Je serais plutôt mal placée, moi qui me fâche un jour sur trois lorsqu’on me demande, sur le pas de la porte, 2 euro pour un sandwich ou qu’on me supplie de signer le bulletin pendant que je me lave les dents.

    Non, là n’est pas mon propos. Mais je me suis pourtant fait cette réflexion vendredi dernier. Je suis allée déjeûner avec une collègue, devenue amie sur le tard – à vrai dire ses deux dernières semaines de présence au bureau -, collègue qui nous quitte et s’envole demain pour la…. Nouvelle-Zélande (Wellington). Au moment de se dire au revoir (au revoir ??, vraiment ??), on s’est rendu subitement compte qu’elle ne reviendrait plus en Belgique. Elle est Australienne, a épousé un Belge qui travaille à Hong-Kong, sa mère vit encore à Adélaïde et la dernière personne qui la retenait en Belgique était une tante de son mari qui vient de décéder. Elle ne reviendra donc probablement plus en Belgique et je n’ai aucune idée du jour où je retournerai en Nouvelle-Zélande (même si ce n’est pas l’envie qui manque).

    Et un peu prise de court, un peu nouée à la gorge, je lui ai dit en l’embrassant: "See you one of these days years…." Et je me demande si je la reverrai jamais….

    Img20060225_0153

  • Christmas control

    Ce matin, une amie qui vit une profonde remise en forme de son couple, et d’elle-même par la même occasion, m’a fait une réflexion qui ne m’a jamais semblée aussi pertinente qu’aujourd’hui. Elle qui est une "total control freak" – elle épingle sur le frigo des check-lists pour tout le monde, le mari, la nounou, les baby sitters pour être sûre que personne n’oublie rien (les médicaments à prendre, le doudou, le brossage des dents – pendant 3 minutes – la petite histoire avant de se coucher, le bisou, j’en passe et des meilleures même si j’exagère un peu – et encore, pas  sûre) -, qui passe sa vie à tout organiser pour tout le monde, à anticiper, à ne rien laisser au hasard, elle m’a dit, toute chamboulée et remise en question par le bouleversement que vient de connaître sa vie: "Pour le réveillon de Noël, j’ai complètement oublié de cuire les légumes et on s’en fout en fait; au lieu de ça, je me suis fait super jolie !".

    Je vais en prendre de la graine, moi qui lui ressemble un peu, non pas à la puissance x mais à la racine carrée n.

    Ceci dit, ce Noël-ci, vu les circonstances, j’ai complètement lâché le contrôle de tout. Mais sans doute était-ce facile, tout était dans les mains de Swiss Sis’. Et qui d’autre qu’elle – à part Josiane – pouvait faire mieux que ce que je pouvais imaginer faire ?

    Par contre, pour ce qui est de me faire jolie, bof bof, le coeur n’y était vraiment pas….

    Img20061224_0022

  • Weekend sabbatique

    Parma20coopYessss, THE weekend ! Congrès annuel des sorcières de charme. Cette année-ci, après Turin, Parme. Amour de l’Italie oblige.

    Ah, le bonheur de se retrouver toutes les cinq. C’est fou comme on peut si bien s’entendre alors que nous avons entre 36 et 55 ans, presqu’une génération de différence entre la plus jeune et l’aînée, deux-trois langues maternelles différentes, des caractères passablement dissemblables et des modes de vie propres à chacune.

    Quel beau weekend. Longs brunches-pyjamas, lézarderies-cappucinos au soleil, tourisme-marbre rose et Correggio, shopping léger, une soirée marquée au coin du coeur sur table, puis du coeur au bord des lèvres pour certaines, en état post caïpi, escapade-coucher de soleil, une succession de moments de tendresse, de rires, de confidences et de dolce vita.

    Trois jours de filles. Trois jours pour  cinq jolies sorcières de Salem et loukoums. Que du bonheur !

                                

  • Paris (II)

    Placefurstenbergthe_2 L’après-midi a filé comme par enchantement. Le temps de passer par la petite place de Furstenberg puis de se promener non loin du Sentier à la recherche de deux boutiques de rubans pour Maïté. Et de s’arrêter à chaque découverte de boutiques surprises: un magasin de bijoux fabuleux, une boutique de jouets très sympa, une petite boutique de vêtements et accessoires magique, un spécialiste d’ustensiles de cuisine immeeense qui vend la collection des moules Wilton à la puissance quatre de ce que je trouve à Bruxelles pour mes gâteaux – un pur paradis -, un petit resto italien, rue Coquillière, super sympa et bon mais dont on n’a pas retrouvé le nom.

    Et enfin, près d’une heure passée dans chacun des deux show-rooms de rubans, deux espèces de cavernes d’Ali Baba pour stylistes et couturiers, grands, petits ou en herbe. Maïté m’avait envoyé en mission de reconnaissance pour trouver des rubans suffisamment originaux et contrastés par rapport à deux tissus qu’elle a l’intention d’utiliser pour créer un vêtement dont elle doit souligner la structure par ces fameux rubans. J’étais sensée lui ramener des échantillons, ce que j’ai fait, le tout pour une petite fortune. Mais quelle orgie de couleurs, de modèles, de matières. Et on aurait pu croire qu’après la première boutique, il était impossible de trouver mieux. Et bien non, le deuxième show room était tout à fait différent, pas moins ou plus beau, mais différent. Deuxième orgie. Nous avons passé un très bon moment, comme deux petites filles devant un trésor.

    Mais tout cela n’était rien à côté du plaisir de Maïté lorsqu’elle a vu, touché, enroulé, déroulé, essayé, comparé tous ces rubans. "Trooop beau, c’est trop beau. Maintenant, je sais, je sais que je ne me suis pas trompée, c’est bien ça que je veux faire, j’aime trop ça"…..

    Pas de chance, les rubans choisis sont trop sages, trop beaux, pas assez contrastés. "Dans cette école, on ne fait pas du joli, on fait du shocking !". Ok, ok. Dur, dur l’apprentissage. Le prof, il lui faut du jaune flashy avec des étoiles. Bon, va falloir sérieusement revoir notre idée du beau.7dcc7409

  • Paris (I)

    Journée shopping à Paris avec Miss Joséphine. Pur beurre bonheur. Malgré le début de lumbago, malgré la fatigue, malgré la météo minable. Arrivées vers dix heures, on a flâné dans les rues en se pourléchant les vitrines. Mais les boutiques intéressantes n’ouvrent pas avant onze heures au moins. Pour compenser la frustration, nous nous sommes offert un croissant café noisette/lait russe chez Ladurée. Un endroit au charme désuet mais indiscutable. Par contre, croissant et café décevants. Pas vraiment mauvais mais pas à la hauteur non plus. D’autant plus dommage que j’ai un penchant particulier pour les croissants français.

    0   

       

    3Puis, comme Cécile petite fille, il faut que je visite les toilettes dans tous les restaurants ou salons de thé. Les toilettes sont avec la crème brûlée mes indices de qualité de ce type d’établissement, mes étoiles en quelque sorte. Chez Ladurée, les étoiles bien méritées avec leurs macarons, leurs pâtisseries, le charme de l’endroit, mais déjà ternies par le croissant, ont carrément perdu tout leur éclat avec l’état des commodités. Un désastre.   

    Cela ne m’a pas empêchée de craquer sur les couleurs des macarons et le pastel des boîtes et d’en acheter une pour l’homme et les enfants et une pour maman.Macarons2

    Joséphine, sais-tu qu’il y avait une boîte et un assortiment portant ton nom ?                                           Coffret_josephine2

  • Meri go round

    Untitled

    Il y a des gens qui rentrent comme ça dans votre vie, l’air de rien, et qui très vite prennent une place grande comme une bibliothèque !

    Le premier jour où je suis arrivée au bureau, petite nouvelle, la première personne qui m’a accueillie, c’est elle. Cette petite bonne femme a passé la tête dans mon bureau et m’a dit: "Bonjour, moi, c’est Meri." Et son sourire a fait le reste.

    On m’a tellement répété ensuite qu’on m’attendait comme le sauveur du monde des ressources humaines dans cette agence que j’ai cru qu’elle avait voulu être la première à voir à quoi pouvait ressembler un tel sauveur du monde. Mais non, elle est juste comme ça, sympa, accueillante, chaleureuse.

    Cette délicieuse petite crème catalane, bibliothécaire passionnée, regorge d’idées et d’inventions pour communiquer aux autres sa fabuleuse passion pour les livres. Elle a introduit au bureau le book-crossing et grâce à elles, des livres lus à Bruxelles ont voyager jusqu’à l’autre bout du monde. Elle invente chaque année un défi fou mais toujours littéraire: cette année, nous sommes plus d’une vingtaine à lire pendant 12 mois, 26 livres en ordre alphabétique d’auteur. En commençant par A en janvier pour finir par Z en décembre. L’année prochaine, elle envisage de nous faire faire le tour des 27 pays de l’Union Européenne en nous poussant à chercher des livres dont une ville de l’Union se retrouve dans le titre par exemple. Elle adore ça, inventer des trucs abracadabrants.

    C’est elle aussi qui chaque soir venait me sortir, presque de force mais tout en douceur, de mon écran et de mes dossiers. Grâce à elle, attendre le bus dans le froid n’était plus un horrible moment mais juste un petit plaisir avant de rentrer.

    Elle s’embarque vers d’autres aventures, dans un bureau où il y aura une vraie bibliothèque. Elle va me manquer mais je sais déjà qu’elle fait partie des jolies rencontres au boulot qui deviennent ensuite des amies pour la vie. De celles qu’on revoit après deux mois comme si on s’était quittées hier.

    Ya te echo de menos, Meri.                                        

    216216402_d88deae140_m

     

  • Slow time

    Arrêt sur images. Trois jours durant. Cinq hommes, cinq femmes, dix personnalités peu communes pour fêter l’entrée dans la cinquième décennie de Stefano (si si Stefano è cosi !). Trois jours au ralenti, slow down, au pays du slow food, tous en slow motion.

    Trois jours au soleil de l’Ombrie, à l’ombre de nos soucis quotidiens. Déconnexion totale. Même pas de réseau d’ailleurs (au grand dam des mamans, inquiètes juste le temps nécessaire, avant de replonger dans la félicité du week end sans enfants).

    Pur bonheur de grands enfants de presque 40 à un peu plus de 50 ans, drôles, intelligents, caustiques ici, tendres là, ne se connaissant pas tous et chacun trouvant pourtant immédiatement sa place dans un ballet orchestré sans avoir l’air d’y toucher par Josiane et Stefano.

    Cinq couples, cinq nationalités mélangées, venus d’horizons différents, une explosion de richesses d’expériences, de vie, de coeur.

    Autant dire que j’ai passé un week end au paradis. Dommage qu’il faille revenir sur terre. Et quand on rentre par Ryanair, autant dire qu’on atterrit brutalement de son nuage avant même d’avoir décollé.

    Heureusement, même si le charme était bel et bien rompu à notre retour à la maison, juste après minuit, nos deux Cendrillons et leur Gusgus avaient fait en sorte de prolonger un peu la magie en nous rendant la maison dans un état plus que parfait.

  • Week end en sucre

    Img20070915_0002

    Week end sucré. On a fêté l’anniversaire de Catherine. Le demi-siècle. Je trouvais dommage qu’elle (qui fait de fabuleux gâteaux pour les anniversaires des autres) ne soit pas fêtée au moins par un gâteau qui la représente. Mais comme d’habitude quand je reçois, j’en ai fait trop. Ou plutôt, j’en ai trop "goûté". J’ai la détestable habitude de tout goûter 36 fois quand je prépare à manger. Et quand je fais des desserts, je double la mise, je goûte 72 fois.

    Résultat, je déborde de sucre, de pâte chocolat-amandes pas encore cuite, déjà cuite, de massepain de couverture, de nougat (pour les cases-lettres du Scrabble), de chocolat fondu. Je dégouline du petit dessert en plus – financiers aux pistaches et neige de Bailey’s (fallait bien que je montre que j’avais appris à utiliser le siphon à émulsions !).

    Img20070915_0015Comme un malheur n’arrive jamais seul, Anaïs est revenue de chez Malgorzata avec un assortiment de gâteaux polonais lourdingues et Catherine a cru bon d’amener une tarte aux fraises qu’elle avait initialement préparé pour fêter la moitié de son centenaire avec ses collègues. Résultat, on en mange le soir même, le lendemain matin, le midi en dessert et le soir "pour finir et pas jeter (ah, l’indécrottable hérédité !)".

    Et pour m’achever, on a pré-fêté les 40 ans de Stefano au champagne et aux petits choux cet après-midi !

    Ecoeurement total, jeans pas content et balance en préavis de grève. Faut que je me reprenne, faut que je me reprenne.

  • Fin du chapître

    May2007345 Elles ont tourné la page, fermé la porte. Elles viennent de passer une année scolaire ensemble, dix longs mois très courts ensemble.

    Longs pour nous, parce que Maïté nous manquait.

    Très courts, parce qu’elle et Xara ont passé une année toute en harmonie et sans nuage. J’aime bien Xara. D’abord, elle est Grecque et Chypriote et j’ai un a priori subjectif. Ensuite, elle est superbe (comme Maïté, si si) et j’ai là aussi un a priori subjectif (je ne devrais pas mais c’est comme ça). Personne d’autre qu’elle ne pouvait mettre aussi bien en valeur les créations de Maïté. Img_33892 

    C’est une bordélique de première (pire que Maïté, si, c’est possible) mais même dans son capharnaüm, je la trouve attachante – peut-être aussi parce que ce n’est pas ma fille. Si j’étais sa mère, je suis sûre que je me disputerais avec elle toutes les dix minutes et en même temps je ne pourrais pas me passer d’elle plus d’une demi-journée. C’est un petit chaton tigre.

    Mais je lui suis aussi tellement reconnaissante d’avoir pris soin de mon petit poussin.

    Elles ont tourné une page mais elles n’ont certainement pas fermé le livre. Je leur souhaite de se retrouver très souvent et si ce n’est pas le cas, de se retrouver de loin en loin mais comme si elles s’étaient quittées hier.