Catégorie : C’est de saison

  • Messy Christmas

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    On peut dire que cette année le Père Noël a joué les Casse-Noisettes.

    le lutin verglas suisse a failli nous priver du retour de Swiss Sis. Elle s'est pris une bûche en sortant de chez elle. Fracture du radius avec déplacement le jeudi, opérée en urgence le vendredi et retour retardé au mercredi suivant. On a bien cru qu'on célébrerait un deuxième Noël sans elle.

    Le lutin Covid nous a privés du premier Noël de Maoh et de ses parents. Quentin s'est chopé la bête, coinçant automatiquement Kerya et Maoh en quarantaine. Passées les premières larmes de rage et de déception, on a organisé la livraison de la dinde et de ses petits amis les légumes avant d'aller chercher la maman de l'Homme.

    On a essayé de se retrouver en zoom pour échanger les cadeaux avec eux mais franchement c'est beaucoup moins drôle quand on ne peut pas se serrer dans les bras. 

    Le lutin gastro nous a cloué Jules et Maïté au tapis. Jules s'est endormi très rapidement et ne se souvient de rien, aucun cadeau, aucun moment festif. Maïté se souvient de tout mais n'a rien pu avaler.

    Le lutin fatigue a eu raison de Mamy et l'Homme l'a ramenée chez elle avec ma belle-soeur avant les desserts. Maïté est partie en même temps avec JD et une Lémoni qui n'en finissait pas de refuser de s'endormir.

    On s'est partagé quelques desserts avec ceux qui restaient mais le coeur n'y était pas vraiment.

    C'était pas un cadeau, ce 24 décembre. Et pourtant, pourtant, Mamy était enchantée de sa soirée, c'est le seul jour de l'année où elle met le nez hors de chez elle, alors forcément, c'était la fête. Et pourtant, pourtant, la dinde a eu son succès annuel, la petite farceuse, les cannelés de Sis'Cile ont fait leur buzz habituel et même la bûche de Sister in law a gagné quelques galons. Et pourtant, pourtant, Sappho a "reçu tous les cadeaux que je voulais" et elle est restée dormir chez nous. Et moi, et moi, j'ai eu le cadeau du siècle: deux billets pour le Tour 2022 de Abba à Londres avec Anaïs, l'autre Abbamaniaque. 

    On pensait organiser une séance de rattrapage le 30 avec Quentin, Kerya et Maoh, à leur sortie de quarantaine. Mais c'est raté, Kerya vient d'être déclarée positive et la quarantaine repart pour un tour. De quoi vraiment avoir les boules. Mais comme Quentin voit, comme sa mère, le verre toujours à moitié plein, il se réjouit de rejoindre le lit conjugal familial quelques jours plus tôt et d'enfin tomber le masque FFP2 à la maison.

    Moi je me dis qu'on a malgré tout de la chance de fêter la famille, autrement peut-être, mais de fêter malgré tout. Et, comme moi, comme mon fils, je crois toujours au Père Noël, je me dis que l'année prochaine All I want for Christmas is mon beau sapin and we are family,  the near and the dear one, the old and the young, a very Merry Christmas, let's hope it's a good one, without any fear.

  • La quinzaine de l’aidant proche

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    Pour la troisième année consécutive, ma belle-soeur est partie en vacances. Elle les avait programmées dès son retour des vacances précédentes pour être sûre que je bloque les dates avec elle. J'ai donc repris mon service de proche aidant. 

    Ma belle-mère n'est pas compliquée. Elle a besoin d'une présence à chaque repas, d'un peu d'aide logistique et d'un peu de conversation. Celle-ci est toutefois de plus en plus limitée parce que proportionnelle à son degré de surdité. Pendant quinze jours, je crie et articule un peu plus fort que d'habitude. 

    Je dors chez elle aussi, dans un trois pièces en enfilade sans porte. Elle a le sommeil léger et pour combler ses insomnies, elle rallume la télévision sur puissance maximale. En général, je sursaute et ne me rendors plus. Au bout des 15 jours, je suis épuisée.

    Pendant  ce temps, l'Homme a géré l'approvisionnement en bois pour l'hiver et surtout l'ensablement à répétitions de l'appartement. Il a accessoirement vendu un garage. Il est venu me voir mais en coup de vent. Il aime sa maman mais n'arrive pas à rester là plus d'une demi-heure. Il invoque le parcmètre et l'amende probable pour filer à l'anglaise.

    Je le répète, ma belle-mère n'est vraiment pas difficile mais ma maison me manque, encore plus cette année que je l'ai quittée il y a plus d'un mois pour partir en vacances. Alors je décompte les jours grâce aux piluliers que ma belle-soeur a préparés et chaque fois que j'ouvre la petite boîte matin ou après-midi, je calcule ce qu'il me reste à passer là. Plus que douze repas, plus que dix, …..

    Pour fêter mon retour à la maison, on a célébré tous ensemble les 30 ans de Quentin, la naissance de Maoh et les 34 ans de Maïté. On ne s'était plus retrouvés tous autour de la table depuis le mois de juin et comme toujours ce fut un vrai bonheur de les avoir tous là.

    Le soir, Maman m'appelait, très anxieuse de voir sa tension monter d'heure en heure. On a passé une bonne partie de la soirée aux urgences pour finalement rentrer avec plus de peur que de mal.

    Et aujourd'hui, l'Homme s'est fait réparer l"épaule, bien mal en point. Il rentre demain et on fêtera aussi cela.

     

     

  • Les petites choses

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    La vie va. Continue. Assez tranquille finalement. On finit par prendre goût aux petits bonheurs simples. Ce dimanche, ils sont tous venus fêter le nonno. 

    Jules avait proposé à sa maman de faire des crêpes et ils ont planté quelques bougies (pas la totalité, plus assez de place) sur la pile de crêpes. Le nonno a ouvert le champagne, tout le monde était bien. 

    J'adore quand ils sont tous là. Le seul hic, c'est que je n'arrive pas à profiter de chacun. Soit je pouponne, soit je joue, soit je papote. Mais je ne peux pas tout faire en même temps. Enfin, si, je peux biberonner et écouter les adultes. Mais généralement, je suis sollicitée pour jouer et j'adore ça. Souvent je pense à tous ces grands-parents qui vivent dans d'autres pays que leurs petits-enfants et je bénis ma chance.

    Le régime entamé en février a porté quelques fruits et allégé l'homme du double de kilos de moi évidemment. Mais je suis persévérante et je finirai bien par le rattraper. D'autant que ce n'est pas vraiment un régime mais une autre façon de manger.

    Pour ce qui est de bouger, on en est loin. On a adopté une vitesse de tortue et ce n'est pas vraiment ce qui me convient, même si c'est elle qui gagne selon La Fontaine. Plus de sport non plus. Ce temps me manque.

    Pas de vacances planifiées non plus. Je pense que cela fait bien 15 ans que cela ne nous est plus arrivé. Mais comment prévoir dans les circonstances actuelles ? Et puis ce petit cinquième qui nous arrive fin juillet nous retient au pays. 

    J'aimerais revoir ma Swiss'Sis autrement que sur Skype et là encore, on ne sait toujours pas s'ils arriveront à se déplacer le temps d'un weekend en mai.

    La vie va. Le temps des fraises et des petits pois est revenu. Des arbres en fleurs aussi mais à nouveau je n'aurai pas vu le cerisier du Japon de la maison-jardin. Je me suis juré qu'à partir de l'année prochaine, je m'arrange pour ne plus le manquer. Ce n'est pas comme si j'avais encore 50 printemps devant moi.

    Mais bon allez, carpe minutum et secondum.

     

     

     

     

  • Vracs de décembre

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    Lundi: Scanner de l'abdomen cet après-midi. On m'injecte un produit de contraste. On fait l'examen. Puis on me laisse dix minutes patienter je ne sais quoi. Le technicien vient me voir et me dit qu'ils n'ont pas bien vu un truc dans la partie supérieure de l'abdomen et qu'il faut réinjecter et recommencer. J'appuie sur le bouton "alerte au cerveau". Quoi, un truc ? Un deux!ème larron s'approche comme un joyeux pinson "Ne vous inquiétez pas madame, petit problème technique". Euh t'es sûr ? Pas la peine de demander de toute façon, j'aurai pas une réponse satisfaisante. Résultat: je rentre avec une boule au ventre, de peur d'en avoir une.

    Mardi: Rendez-vous de routine chez la gynéco. Elle est dans le même circuit hospitalier que là où j'ai fait le scanner hier. Je fais l'innocente et je lui demande si elle a accès, par hasard, au protocole de l'examen. Bien sûr, je sais qu'elle l'a. Mais je sais aussi que ce n'est pas facile pour un médecin qui n'a pas fait la demande d'examen de refiler en douce au patient les infos. On pourrait penser qu'on est quand même en droit d'avoir accès à notre propre dossier médical, ce n'est pas si simple. Il faut accompagner le patient, non "instruit" au sens propre de la médecine, dans la compréhension des termes obscurs. Tout plutôt que de les voir filer sur Doctissimo. Je suis d'accord. Mais je suis aussi curieuse. Et inquiète. Mais parce qu'elle est sympa, la gynéco, elle regarde, me montre, préfère ne pas imprimer le protocole – pour des raisons écolos (mon oeil !) mais j'ai vu. Rien à signaler. C'est déjà ça. Ca n'explique pas les résultats sanguins perplexitants mais on écarte déjà un petit paquet de vilaines choses. Et par les temps qui courent, franchement, c'est déjà ca.

    Mercredi: Petite poupée dernière est venue prendre un biberon ici et c'est fou comme un bébé change en à peine 3 semaines de temps. Elle nous distingue à peine et pourtant son regard suit l'ombre et la voix, sa joue suit le doigt qui la caresse. Les bébés me fascinent.

    Jeudi: C'est quand même incroyable d'être encore aussi timide à 60 balais. Je m'en veux terriblement. Dans le bus tout à l'heure, quelqu'un demande son chemin à une jeune femme qui ne connaît pas l'adresse qu'il désigne. Moi, tout aussi curieuse que timide, j'ai entendu et je sais où il doit aller. Je sais aussi qu'il est dans le bon bus et à quel arrêt il doit descendre. Mais comme je ne voudrais pas qu'on croie que je suis une curieuse et que je me mêle de ce qui ne me regarde pas puisqu'on ne m'a rien demandé, je ne dis rien. Prête à dégainer et renseigner tout sourire si on me le demande. Mais rien ne vient. Pire, la jeune femme qui ne sait pas l'entraîne avec elle et sort du bus pour se renseigner à l'extérieur avant même que je n'ai réalisé. Je peux vraiment être nulle et asociale :-(.

    Vendredi: Ca y est, il est monté. Etonnemment, nous sommes le 12 décembre et le sapin est monté. Je crois bien que cela n'est plus arrivé depuis notre retour d'Italie. Je dois toujours batailler avec l"Homme pour qu'on l'installe. Et cette fois, bizarrement, alors que Noël s'annonce peu festif, le sapin lui est déjà là. On se console comme on peut.

    Samedi: Journée en cuisine parce que demain, on brave l'interdit. On rassemble les enfants, grands et petits pour fêter St Nicolas devant la cheminée et autour de la table. Et tant pis si les drônes nous prennent la température à distance. Soyons fous sinon on va devenir dingue. Nous sommes tous prudents, nos cercles sont limités au maximum, nous télétravaillons pour la plupart. Restent les écoles et les crèches et la faute à pas de chance. Mais notre santé psychologique rentre en jeu aussi. Même si je sais que je suis la dernière à plaindre. Mais quand même, quand on en arrive à ce que les voisins de Maman lui proposent de passer Noël avec elle, même si ça part de la meilleure intention du monde, y'a quelque chose qui ne tourne pas rond dans ce monde.

    Dimanche: Voilà, le grand Saint est passé avec retard pour les enfants, petits et grands. Et voir Jules et Sappho s'émerveiller sans oser toucher dans un premier temps, entendre Jules dire "Il a apporté une maison pour nous?" est le plus beau des cadeaux pour nous.

  • Ups and downs

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    Encore un mois qui vient de s'écouler depuis mon retour à la maison. J'ai repris le télétravail à la maison. Les vacances de Toussaint en perspective et quelques sorties avec Jules et Sappho. Le musée du train et le musée des Sciences Naturelles. Et une petite après-midi d'Halloween. Que du bon. Oui mais….

    Samuel a été écarté de la crèche après une semaine parce qu'une des puéricultrices a été testée positive. Tout comme Jules avait arrêté l'école après moins de deux semaines en septembre, alors que la rentrée ne s'était déjà pas particulièrement bien passée. Quand on a un enfant un peu inquiet et qu'on ne peut même pas l'accompagner en classe le premier jour ever, c'est chaud boulettes quand même.

    Puis c'est nous deux qui avons été déclarés cas contact pour avoir cotoyé un ami positif. Quarantaine pour nous aussi. Et bien sûr, au deuxième jour de quarantaine, je développe quelques symptômes, principalement digestifs, un jour de fièvre et une grosse fatigue. Test négatif mais état pas très positif. Enfin Sappho est à son tour en quarantaine parce qu'en contact avec une institutrice positive. On n'en finit pas. On tourne en rond. 

    Entretemps, de toute façon, on est tous confinés, couvre-feu à 22 heures, magasins non essentiels fermés et les chiffres grimpent. 

    Donc exit les musées, les congés avec les enfants, on a fêté Halloween avec Jules et Sappho le 6 novembre. Et on a fait en sorte que ce soit bien quand même. 

    On transgresse un peu la règle de ne voir qu'une personne à la fois parce que sinon la morosité va tourner à la déprime totale. Et pour le reste, on fait attention à tout. On se lave les mains cent mille fois par jour, on sort masqué, en fait, en dehors de chez soi, on ne vit plus que masqué. On essaye de ne pas louper le créneau pour sortir les poubelles, pas avant 18 heures mais avant 22 heures. On se fait la couleur à la maison et j'ai encore coupé ma frange de travers.

    Et on attend la petite soeur de Sappho dans les jours qui viennent. Un deuxième bébé de confinement. 

    Dans six semaines, on fermera la porte sur cette année de m…. . Mais je crains qu'on ne soit pas encore au bout de nos peines.

     

  • Pourtant, que la montagne….

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    Premières vacances à la montagne depuis 2016, depuis les dernières de mes parents, depuis la dernière de mon papa. Il y a quatre ans, quand tout était encore possible….

    La vue de ces montagnes si belles, comme celles que nous avons admirées pendant près de 30 ans ensemble me laisse un goût salé en bouche. 

    On a loué un énorme chalet et on attend les enfants au compte-gouttes. L'homme est allé récupérer les premiers à l'aéroport de Genève. Je suis seule, en cuisine, et je les attends. J'ai l'impression que l"histoire se répète et que j'ai pris leur place. Et je ne suis pas encore prête. Comment jouer ce rôle quand on a l'impression de ne pas être soi-même encore sorti de l'enfance. 

    Ce matin, face à la montagne, mon père me manque infiniment…..

  • Quarante jours de quarantaine

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    Quarantième jour de quarantaine. Ca commence à bien faire, non ?

    J'ai passé le cap de Pâques et je me suis un peu calmée. Disons que j'ai décidé de passer en mode "on" et d'arrêter de me lamenter. D'autant que ça n'aide personne mais surtout, j'ai remarqué que l'Homme, plutôt que de m'aider, se met à l'unisson et ce n'est pas très utile. Deux déprimés ensemble, ça ne donne en général pas grand chose de bon. Donc, j'ai pris les devants et décidé d'être positive, ou du moins, moins négative. Ca a l'air simple, dit comme ça, mais je ne voudrais absolument pas faire croire qu'il suffit de vouloir pour ne plus déprimer. Je suppose que je n'étais pas déprimée mais juste en colère. 

    Ceci dit, le fait d'être passée outre l'interdiction de voir ma maman, de voir mes enfants non touchés et mes petits-enfants à tour de rôle, m'a bien aidée à changer la couleur du filtre. Pour m'offrir ce luxe, j'ai renoncé à prendre le moindre métro ou autre transport en commun, je ne passe plus la porte des supermarchés et je ne vois personne à part le boulanger et le légumier, à distance plus que respectable.

    Je reste néanmoins très préoccupée de la suite des événements. L'accouchement d'Anaïs avec masque mais sans visite aucune, le mariage de Kerya et Quentin to be reporté or not reporté, les risques encourus, malgré toutes les précautions prises,  pour les Mamys, pour nous, pour tous en fait, puisqu'on l'a vu, cela ne touche pas que les seniors et post-seniors.

    Et plus que tout, je reste profondément endeuillée d'un printemps…..

  • Confinés

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    Première semaine de confinement:

    L'employeur nous avait déjà mis en télétravail dès lundi mais j'étais loin d'imaginer que dès mardi midi, les mesures seraient aussi drastiques. Rien de plus normal si on veut y arriver mais j'ai malgré tout été prise par surprise. Comment cela, ne plus aller voir ma maman ? Ne plus voir les petits non plus ? Mon sang n'a fait qu'un tour. Le chat s'est pris un coup de pied, pardon le chat, l'Homme s'est pris un coup de gueule, pardon l'Homme. J'ai passé une nuit très agitée. Puis je me suis calmée. J'ai décidé en accord avec Sis'Cile et surtout Swiss'Sis la chef médicale, qu'on irait malgré tout voir maman le mercredi, de loin, masquées et mains lavées. Du moins tant qu'on n'aurait pas le moindre symptôme suspect.

    Et puis chacun s'est enfermé chez soi.

    On travaille beaucoup, ça occupe déjà pas mal les journées. On a un bel open space pour deux et malgré tout mon collègue est assez bruyant au téléphone. Mais j'arrive à le faire manger le midi, c'est un exploit.

    Le weekend, on ne bouge pas non plus, comme prescrit. On fait des petites courses dans le quartier, on se partage les magasins, on tient ses distances. Pour le reste, on est plutot habitués à rester à la maison et à faire plein de trucs. La différence, ce sont les petits. Bien qu'on ait vu un peu Sappho aujourd'hui. On va trouver un moyen pour voir Jules la semaine prochaine.

    Ce qui va me manquer, c'est le printemps qui pointe le bout de ses fleurs. Et c'est pas comme si j'avais encore tant de printemps à vivre. Chacun d'eux compte. 

    Dans l'ensemble, je crois que j'aurai vu une petite dizaine de personnes sur la semaine. C'est peu. J'espère.

    Les rues sont vides. La ville est morte. les réseaux sociaux tournent à plein régime. Les nouvelles anxiogènes rivalisent avec une profusion de blagues drôles et moins drôles. Les apéros virtuels entre amis rapprochent à distance. 

    Ce soir, on devait dormir à Venise. 

    Ce soir, mon papa me manque plus que jamais.

    Et pendant ce temps, des milliers de blouses blanches et vertes se battent pour sauver des vies au risque de la leur. Alors que des milliers de covidiots jouent à la roulette russe avec leur vie au risque de perdre celle des autres.

  • 2019

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    Et déjà on referme la porte sur 2019. Elle vient à peine de commencer, me semble-t'il. C'est une année de douceur, comme un ciel d'avril plutôt bleu, parsemé de quelques nuages gris noirs, mais enchanté de pépiements de jeunes oiseaux à peine sortis du nid. 

    C'est un peu l'année d'Anaïs, ses 30 ans radieux, son mariage incroyablement joyeux avec son Simon plus que parfait. Sa quête désespérée d'une robe de mariée introuvable mais dénichée à J-10. Son bonheur rayonnant le jour J.

    Ce sont les nouveaux boulots des uns et des autres, plus stables mais moins sources d'épanouissement. Pourquoi est-il toujours aussi difficile de concilier l'un et l'autre ?

    Ce sont les pioux qui me ravissent chaque semaine et qui m'émerveillent de leur découverte de la vie. Je ne m'en lasse pas. Je les aime de cet amour inconditionnel qui m'a nourri depuis plus de 30 ans avec mes propres enfants.

    Ce sont les disputes et les tensions qui m'ont terrifié au printemps et l'apaisement indéfinissable qui a suivi la réconciliation.

    Ce sont les moments incroyables en Touraine avec toute la tribu, le weekend de sorcières à Eze, Venise en amoureux encore et toujours, la Grèce après une si longue absence, la Scala à Milan avec maman et l'incroyable long weekend en Ecosse pour les 50 ans de J.

    Mais c'est aussi la mort d'un ami, les deux découvertes de cancer de tout proches.

    Et toujours et encore l'absence paradoxalement de plus en plus difficile à vivre de ce papa omniprésent dans les petits détails de la vie.

     

     

     

  • Délicieux Noël

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    Délicieux le repas, l'Homme a vraiment l'art de mettre les dindes en valeur. Euh non, je ne dis pas ça pour moi mais plutôt pour celle qui s'invite maintenant chaque année à Noël. Lui aimerait passer à autre chose mais tout le monde en redemande, à son grand dam.

    Délicieux les mises en bouche et les desserts de Swiss'Sis, Sis'Cile et moi.

    Délicieux les allées et venues des petits dans nos pattes pendant les journées de préparation du 23 et du 24.

    Délicieux les cadeaux échangés sous le sapin.

    Mais surtout surtout, délicieux moments d'un Noël incroyable où personne n'était de mauvaise humeur.

    Un seul regret, la fatigue extrême et l'infection virale de Mamy qui l'a empêchée de se sentir bien.