Catégorie : Plein quotidien

  • TGV en vue

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    Depuis notre retour de vacances la première semaine d'août, la vie est encore douce. Oh, on ne chôme pas. Au boulot, je suis presque seule à bord et j'assure pour les absents – normal, ils ont bossé en juillet pendant que je me prélassais au soleil -. Mais l'ambiance est nettement plus détendue, on se permet un café-tchatche le matin et on ose partir à 17h30. A la maison, les enfants sont en vacances – hormis Anaïs qui planche sur sa seconde session – et cela se sent. Ici aussi, l'ambiance est plus détendue même si on a mis un chantier décapage de portes et peinture en route.

    Mais j'entends sourdement le TGV entrer en gare et il ne restera pas longtemps à quai, je le sais. Très vite, il va ébranler sa lourde masse et prendre de la vitesse. Et je vais me retrouver prise dans le tourbillon du quotidien:

     - faire face au stress permanent au boulot

    – assurer le quotidien

    – remplir le frigo

    – faire tourner les machines

    – faire en sorte de poursuivre les chantiers entrepris ( = scier les côtes de l'Homme)

    – passer mon examen en septembre pour avoir droit au CDI

    – postuler pour aller travailler ailleurs

    – partir à Majorque avec G. et C.

    – partir à Prague avec toute la grande famille pour les 50 ans de mariage des parents et les 40 ans de Sis'Cile

    – passer une journée à Paris avec Anaïs et Maïté et avec Véro et avec l'Homme (ça fait 3 en tout)

    – passer un weekend on ne sait pas encore où mais on sait avec qui

    – organiser le congrès de sorcières

    – assister à une dizaine de pièces de théâtre

    – faire le tour des blogs

    – suivre des cours de cuisine avec Anaïs

    – fêter tous les anniversaires d'automne

    – aller plus souvent à La Glanerie

    – m'inscrire à des tables de conversation

    – poursuivre assidûment la barre à terre, le Pilates, le yoga et le badminton

    – entreprendre des grands nettoyages maison

    – préparer Noël

    – assister à des concerts avec Mamy B.

    – ne pas oublier la couleur chez le coiffeur, l'épilation et la pédicure et le soin lift chez l'esthéticienne (oui tout ça !)

    – lire la presse d'un peu partout sans oublier la presse futile

    – me promener sur Wikipedia

    Est-ce que je vais encore trouver du temps pour mon petit blog chéri ?

  • Ranger les vacances

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    Les valises sont vidées

    Les paréos lessivés, pliés

    Les flip flop rangées

    Une douzaine de machines ont tourné. Le repassage a plus ou moins suivi

    Les cadeaux sont distribués

    Le chat a encore pris du poids

    Le courrier est épluché

    Les nouvelles factures sont payées

    Les photos de vacances sont téléchargées, back-upées, classées

    Le pyjama "suisse", celui où il est écrit "J'ai rêvé d'un petit déjeuner à la montagne", celui que je ne mets que là, est lavé, repassé, rangé

    Les crèmes solaires sont remisées

    Le frigo est rempli

    Les menus sont à nouveau affichés

    Le réveil est à nouveau branché sur 6h30

    Les vacances sont finies….

  • Arrêt pipi

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    Photo empruntée à Gloubi-Boulga (http://www.vounic.com/blog/)
     

    J'habite à côté de la station de métro la plus sale de tout Bruxelles et j'en ai marre ! Le soir, quand je rentre, dès que les portes du métro s'ouvrent, le fumet qui m'accueille me confirme que je suis chez moi. Cette délicate odeur de pipi mélangée à un doux parfum de vomi me ravissent les narines. Je suis arrivée. 

    Cette station de métro est, c'est vrai, le refuge d'un grand nombre de sans abris tout en étant totalement dépourvue de toilettes, comme la plupart des autres stations d'ailleurs – ou alors elles sont fermées à clé et il faut demander la clé au kiosque à tickets où le préposé est systématiquement absent -. Les sans abris qui dorment là se soulagent à tous les coins d'escaliers roulants et malgré toute la sympathie que j'ai pour eux, je râle un max sur leur incontinence incivique. Je râle encore plus sur la STIB, notre société de transport en commun, qui n'est même pas fichue de nettoyer convenablement ces couloirs puants, qui ne met pas les moindres toilettes à disposition de tous, qui trouve plus intelligent de mettre tous les mendiants à la porte du métro en début d'hiver. Ce qui n'empêche de toute façon pas ces derniers de revenir honorer Manneken Pis dans les sous-sols de ma station.

    Et maintenant qu'une météo plus douce s'annonce et que les chaleurs de l'été se profilent au loin, je bénis l'hiver qui me permettait au moins d'enfouir mon nez dans mon écharpe au moment de prendre l'escalier qui m'amène à l'air …. libre.

  • Weekend multifacettes

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    Comme un dé à jouer, un weekend à six faces: 

    Le 6 : Une soirée chez Joséphine et Stefano où la jolie s'est décarcassée pour me faire un menu minceur légumes, de l'apéro au dessert. Et chez elle, les menus minceur ont une allure de fête. Cette soirée était organisée en prélude à une sortie en boîte. Mais comme on ne va plus "en boîte" avant 23 heures au minimum – désolée, mais je trouvais nos sorties à 20h beaucoup plus rentables -, il faut qu'on tue le temps avant. Et on l'a tué de la manière la plus agréable qui soit. Dommage qu'on soit ….. sorti en boîte après. On a choisi une boîte rétro pour ne pas se retrouver, quadras et quinquas au milieu d'une belle et fraîche jeunesse. Et bien, il n'y avait de rétro que la faune qui s"y trouvait: des couples en catimini et en mode séduction pitoyable, des rouleurs de mécanique bijoutés jusqu'aux dents et les épouvantails à breloques qui les accompagnent. La musique, elle, était peu rétro et si elle l'était, elle était tellement remixée et remastérisée que c'en était lassant. Assaisonner de chaleur suffocante et brouillard de fumée et vous aurez une fin de soirée plutôt indigeste.

    Le 2: Je ne suis néanmoins pas restée sur ma chaise puisque j'étais venue pour danser. Mais visiblement mes lombaires n'ont pas aimé le rythme. Le lendemain matin, j'ai voulu me lever pour éteindre le réveille-matin, je suis restée coincée, pliée en deux. Plus moyen de faire marche avant ni marche arrière. L'Homme s'est levé pour essayer de m'aider mais j'ai bien senti que je m'en allais. J'ai fait une brève syncope. En général quand j'ai mal, sous l'effet de la douleur, je retire le fusible, je déconnecte. Pourtant, je n'ai pas eu l'impression d'avoir eu si mal.

    Le 4: On a mangé divinement ce weekend. Hormis le festin chez Joséphine, l'Homme a cuisiné un hamburger maison absolument parfait – j'ai appris par la même occasion que Mc Do cache une petite pilule anti-vomitive dans ses MacMachin. Mes enfants l'ont vue de leurs yeux vue. Après avoir été informés par des copines qui y travaillaient tout de même -. Le lendemain, lasagne d'aubergines tout aussi divine.

    Le 3: Courses dans deux types de magasin que j'affectionne particulièrement: 

    – un magasin de matériel artistique et bricolage pour approvisionner Maïté en matériel scolaire. J'ai trouvé comment j'allais coudre mes sachets de lavande miniature pour la boutique de ma maison de poupées provençale. Je vais acheter du papier à transferts, imprimer des photos de tissu provençal, le réduire au maximum et l'imprimer sur le papier transfert puis repasser le tout sur du tissu blanc ou jaune.

    – Et un magasin de matériel de cuisine et épicerie fine, genre la Grande Epicerie. J'adore fouiner dans ce genre d'endroits et découvrir de nouveaux produits. J'en suis ressortie avec une mandoline.

    Le 1: On a rendu visite à C. à l'hôpital, opérée de la colonne la semaine dernière et qui n'en peut plus de souffrir de sciatique et de demander sans succès qu'on la soulage un peu. Comme si la sclérose en plaques dont elle souffre ne suffisait pas. Je la trouve extrêmement courageuse et je suis vraiment désolée de ce qui lui arrive.

    Le 5: J'ai terminé la soirée seule avec Quentin. Les filles s'étaient retirées dans leur appartement et l'Homme, pour une raison obscure, s'est mis à bouder (= il monte dans sa chambre et se met à lire et ne répond que par monosyllabes). On s'est offert un très beau film: Eden à l'Ouest de Costa Gavras. A voir si l'on est sensible à la problématique des émigrés clandestins. Sinon s'abstenir. 

    J'ai fait un 6, je rejoue: j'ai aussi eu un immense plaisir à nettoyer le fond de mes armoires dans la salle de bains et un tout aussi immense déplaisir à changer d'heure. 

  • Vacances maladie

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    Une semaine en congé maladie. Sans être vraiment malade. Juste très fatiguée et une obligation de bouger le moins possible. Au départ, j'avais pensé ne prendre que 3 jours pour ne pas perturber le bon fonctionnement du bureau. D'autant que ma chef qui me remplace en mon absence mais que je remplace également en son absence n'était pas là de toute la semaine. Mais la fatigue qui m'a terrassée les deux jours qui ont suivi l'intervention, les conseils avisés de Swiss'Sis et de Mamy, les recommandations du médecin de ne pas trop remuer m'ont finalement convaincue de prendre la semaine.

    Je suis très rarement malade et cette semaine m'est apparue un peu comme une semaine de pseudo-vacances. J'en ai profité pour classer les papiers en tous genres, factures, résultats médicaux, dessins d'enfants (euh oui, encore à leur âge), souvenirs divers, articles de journaux qui m'intéressent, etc…

    J'ai également entrepris la remise en état la maison de poupée que j'avais construite il y 8 ans pendant les deux années sabbatiques où j'ai repris des études. J'ai aussi voulu y installer l'électricité mais il me manquait une pièce. Ce sera pour plus tard.

    J'en ai profité pour aller chez le coiffeur en dehors du weekend. Chez le coiffeur, on ne bouge pas beaucoup, donc j'ai pensé que je pouvais me le permettre.

    J'ai passé deux matinées avec la dame qui nous aide à nettoyer la maison et cela m'a fait bien plaisir, je ne la vois jamais.

    Et pendant ce temps, je n'ai pas arrêté de télétravailler (sauf chez le coiffeur), en partie pour me donner bonne conscience mais aussi pour ne pas perdre le fil pendant cette semaine où beaucoup de dossiers chauds se développaient au bureau.

    Demain, on enlève les fils, lundi je retourne travailler et vendredi on part à Rome pour 3 jours. Elle est pas belle la vie ?
  • Semainier d’août

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    Dimanche: Quentin repart au Portugal. Je le confie à sa deuxième mère, comme il a eu l'outrecuidance d'appeler la maman de son copain Manu qui cuisine à merveille et comme chez ce petit ange d'amour, tout ce qui passe par les papilles et l'estomac fait office de visa pour la sympathie, elle n'a pas mis longtemps à faire valider son passeport.

    Comme chaque fois qu'un de mes enfants prend l'avion, j'ai toujours un pincement au coeur, je chasse comme des mouches des images fugitives de type "c'est la dernière fois que je l'embrasse". Le seul avantage de ces quinze jours sans lui, c'est que nous allons pouvoir manger léger pendant que la deuxième mère – jusqu'ici nourricière – affinera sa séduction en lui épargnant les modalités pratiques de type "Tu as rangé ta chambre ? Tu as trouvé ta liste de bouquins pour la rentrée ? Tu pourrais mettre la table et couper le pain ?". Grrrrr !
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    Lundi: C'était il y a dix ans à Turin, c'était un collègue viennois, un peu excentrique. Il parlait couramment une dizaine de langues, il jouait du violoncelle et nous faisions partie de la même chorale organisée entre collègues pendant nos heures libres. Nous n'étions pas très proches mais nous avions la musique en commun et j'aimais son excentricité. Nos chemins se sont séparés. Nous avions repris contact à l'occasion d'un Noël il y a deux-trois ans puis plus rien. Il s'est marié fin juin de cette année. Une tumeur au cerveau l'a emporté cette semaine. Il avait 45 ans.

    Mardi: Coiffeur pour se refaire une couleur, esthéticienne pour se refaire un pied décent, après-midi glamour, soirée pseudo glamour autour d'un Planteur dans un bar hyper branché de la capitale. Et je ne me suis pas sentie à ma place. Trop de glamoureuses autour de moi, parfois jolies, souvent non, mais tellement fausses de la tête aux pieds, des hommes gominés, roulant des mécaniques dans des costumes étriqués ou tape-à-l'oeil. Le Planteur n'était pas terrible, l'endroit était imposant mais froid et de là où l'on était (mal) assis, on voyait les poubelles. Le même glamour cache-misère que ceux qui m'entouraient. Je me suis sentie en décalage. J'aurais voulu retrouver J et S dans un cadre plus simple. C'est pourtant moi qui ai choisi sur recommandation d'une collègue.

    Mercredi: Journée caniculaire. L'Homme a pris congé pour aller tondre le jardin des parents. J'étais vraiment tentée de l'accompagner et de prendre une journée de congé mais j'étais seule "in charge" et je n'ai pas osé. Ma conscience professionnelle m'encombre. Maigre revanche: pour une fois, je me suis occupée d'un dossier on ne peut plus personnel: remplir des papiers nécessaires à ma ….. retraite ! Pfffffff…..

    Jeudi: J'ai envoyé un sms à mon fils qui n'a plus donné signe de vie depuis qu'il a passé la porte d'embarquement dimanche après-midi. "Nous aussi on va bien merci". Cet ingrat a daigné me répondre une heure plus tard "tt va tre b1 jmange b1 jbronze ! Jfai du bateau c super! Bizou a bientôt". Une petite phrase assassine pour chacun: il mange bien, grrrr dit la mère; il bronze, grrrr disent les soeurs; il fait du bateau, grrr fait le père.

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    Vendredi: Je n'ai jamais été aussi paresseuse que cette semaine. Il y a bien 15 ans que je n'ai plus bullé comme ça au bureau. Ce n'est pas qu'il n'y ait rien à faire; ce n'est pas non plus que je n'ai rien fait; mais j'ai travaillé comme au ralenti. Tout le monde est en vacances ou presque et je travaille sous pression zéro. Donc, je fais un peu mais pas trop. Je pars à 5h30 tous les jours. Et je surfe sur Internet 5 minutes toutes les demi-heures. Et je culpabilise.

    Samedi: Et il fait toujours beau et chaud. J'aime Bruxelles sous le soleil. On a pris l'abonnement théâtre, cadeau d'anniversaire de Mamy L., commandé les nouvelles lunettes de l'Homme et d'Anaïs, commandé le cadeau de Swiss Sis', et je me suis achetée dans un magasin vintage des chaussures….. en serpent. Va falloir que je les mette et que j'assume.

  • Insomnie

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    Quand les filles se lèvent à 4 heures du mat' pour réviser avant l'examen de 8 heures, quand l'orage ne gronde pas mais qu'il jette des éclairs à raison d'un toutes les trois secondes (on se croirait à Cannes !) – ça s'appelle un orage multi-cellulaire, paraît-il -, quand retentissent à vos côtés des ronflements tonitruants, quand les frigos du magasin juste en-dessous de chez nous fonctionnent à plein rendement pour contrer la chaleur inhabituelle de cette nuit (et encore je ne les entendais que pendant les expirations du ronfleur), l'insomnie prend des accents de massacre à la mitraillette….

  • 🙂 et 🙁

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    Quel joli long weekend. Je suis contente parce que:

    • J'aime les weekends de 4 jours.
    • Il a fait magnifique et j'aime ce temps doux, ensoleillé, pas trop chaud
    • On a entrepris de laver tous les rideaux de la cuisine (16 lourds rideaux de 3 mètres, voire 4 mètres pour certains, sur 1) et l'Homme s'est chargé de tout. Sortir l'échafaudage, grimper pour les enlever, les mettre en machine, au sèche-linge, les repasser et regrimpette pour les rependre.
    • On a passé une chouette soirée chez  des amis.
    • On a acheté un nouveau rosier et des verveines rouges et mauves. Cette terrasse devient vraiment joliment fleurie. 

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    Quel fichu weekend. Je râle parce que:

    • J'avais plein d'attentes de ce long weekend. Mais je n'ai bien dormi que deux nuits sur les quatre. Je n'ai pas profité du soleil. Je n'ai pas trouvé les ballerines que je cherchais. Je n'ai pas fait la moitié de ce que je voulais faire.
    • Il fait beau et on est restés coincés à la maison. On est bien sortis faire le marché et deux-trois courses mais c'est tout. Je me fais un devoir de ne pas m'éloigner des filles en blocus. Et le pire, c'est qu'elles préféreraient qu'on ne soit pas là. Enfin, leur père surtout (mais comme l'un ne va pas sans l'autre) parce qu'il est vraiment casse-pieds, il regarde des films sans considération pour le volume auditif, il fait des remarques si elles s'installent dans le canapé parce que pour le moment, c'est le seul endroit où elles se sentent bien. Si elles émigrent sur notre lit, c'est encore pire. Et si, tension oblige, elles se disputent, on atteint les sommets de l'ambiance détendue.

    • Pendant qu'on fait tourner les rideaux, le reste des lessives est en stand by et ça me contrarie. Je sais, je suis chiante.

    • Les M. sont à Rome pour le weekend et les W. font de la voile en Hollande. Pffff.

    • Je me suis pris la tête avec mon bête fils qui manque totalement de psychologie vis-à-vis de specimens féminins en blocus. Déjà qu'il me hérisse de partout à ne pas travailler plus d'une demi-heure à la fois, quand ce n'est pas par jour ! Et quand je me prend la tête, je pleure. Alors quand Cath m'appelle juste à ce moment-là, que je répond en larmes et qu'elle conclut de mes explications que c'est certainement la préménopause (!), je fais appel à tout ce qu'il me reste de diplomatie pour ne pas exploser de plus belle !  

    Restons zen ! On commence des cours de yoga au bureau cette semaine. J'espère que, pour changer, le bureau me rendra zenissime…

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    Parce que c'est vrai quoi, ménopause, ménopause, moi, je veux bien, mais c'est qui celui qui surfe sur internet à la recherche d'un grand ventilateur, alors qu'on n'a encore "que" 25 degrés à Bruxelles (et que c'est sûr ça va pas durer) ? Non, mais…

  • Semaine arc-en-ciel

     Mardi vert bio:

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    Petit resto avec Joséphine. Elle nous avait choisi cette fois un resto bio branché où la carte annonce la couleur: entrées ou plats sattviques (végétalien ou végétarien) et entrées ou plats radjasiques (carnés). Absolument divin. Moi qui suis en plein trip alimentation saine, j'étais aux anges. Bien sûr, quand j'ai lu ces deux mots un peu ésotériques sur la carte, j'ai froncé les sourcils, je ne suis pas trop puriste. A la fin du repas, on a papoté une bonne demi-heure sans que personne ne vienne nous fourrer sous le nez, à peine la dernière bouchée avalée, la carte des desserts. Mais au bout d'une demi-heure, on s'est quand même un peu étonnées. Quand on a vu d'autres clients prendre un thé, on s'est timidement lancées. Le garçon est venu nous apporter la carte des thés et nous avons pu lire:

    La maison ne sert pas de café en raison de sa toxicité. Nous ne servons également pas de dessert que nous trouvons peu approprié après un repas qu'il alourdirait inutilement.

    Bon, ben nous voilà prévenues. C'est pas ici qu'on emmènera nos hommes, l'un Italien (per chi una cena senza caffé, beuh) et l'autre complètement coffee-addict.

    Ceci dit, j'ai lu avec effaremment cet après-midi sur leur site un article de soutien à Guy-Claude Burger, le grand maître de l'instinctothérapie, accusé de viol d'un jeune garçon, dans la droite ligne de sa théorie "laisser l'instinct nous guider". Une semaine plus tard, mon délicieux ""Filet de saumon label rouge de France farci aux olives vertes et orties, crème d'artichaut et garam masala montée à l'huile de pépins de raisins, sauce crue aux herbes fraîches " me revient avec un goût amer.

     Mercredi bleu violacé:

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    La déchirure au mollet de la semaine dernière ne s'atténue pas, au contraire. Une ecchymose bleu violacé est apparue au niveau de la cheville. Je me suis donc décidée à appeler un médecin du sport que je rencontrerai lundi prochain. Privée de badminton donc jusqu'à nouvel ordre. Je broie du noir.

     Vendredi bleu gris:

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    Paris sous la pluie, avec deux amies. Retrouvailles pendant des heures dans un petit bistrot, quelques boutiques, déjeûner interminable blablabli blablabla, re-shopping sur l'autre trottoir. En gros, on aura passé la journée rue du Cherche-Midi.

    Samedi arc-en-ciel:

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    Gay pride annuelle sous nos fenêtres. En soi, je souscris. C'est quand même ce genre de manifestation qui a permis la reconnaissance de toute la communauté homosexuelle au sein de laquelle je compte beaucoup d'amis et de chouettes collègues. Je regrette juste que cela se passe toujours au mois de mai, alors que les enfants sont en pleins examens et que trois heures de giga-décibels au point que nos vitres menacent l'explosion à tout moment. Mais ça, c'est juste anecdotique. Par contre, au fil des années, cette manifestation a perdu le caractère bon enfant qu'elle avait, du moins à Bruxelles. Et la gay pride est devenue la sex pride. Pourtant je ne suis ni bigotte ni nunuche (on ne fête pas des noces tango d'Argentine en étant une sainte n'y touche surtout pas) mais la pudeur publique en a pris un sérieux coup hier et, même si j'aime bien les déguisements, aussi légers soient-ils, genre carnaval de Rio ou Moulin Rouge, j'ai eu un peu de mal à supporter trois heures de nichons et autres trésors à l'air se trémoussant sous mes fenêtres non stop. D'accord, j'étais pas obligée de regarder (et non, je ne suis pas restée trois heures à la fenêtre) mais j'ai souffert un peu du symptôme du "jusqu'où, mais jusqu'où vont-ils oser ?". Je leur en veux surtout de desservir à ce point l'image d'une communauté.

  • La vie en rose et blues

    Le blues du sapin déchu: On a fini par se résoudre à démonter le sapin. Chaque année, c'est la même chose, on garde le sapin le plus longtemps possible. On s'autorise à en profiter jusqu'à mon anniversaire au moins. Ensuite, on reporte chaque jour le moment fatidique. Rien n'est plus déprimant que d'enlever une à une les boules, les guirlandes lumineuses, emballer dans le papier de soie chaque personnage de la crèche. Effacer les dernières traces de cette période un peu particulière qu'est Noël.

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    Le blues de l'électro-ménager: Le lave-vaisselle et le sèche-linge débrayent en même temps. Après quelques tentatives infructueuses pour réparer ces fichus récalcitrants, on a dû se rendre à l'évidence. Non seulement, le portefeuille va se serrer la ceinture mais aussi, tout le monde va réapprendre les gants Mapa et l'anticipation (plus question de laver à 17 heures LE jeans pour ce soir, il me le faut absolument !).

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    L'avenir en rose made in USA: J'ai beau penser qu'il faudra juger Obama dans un, deux ou quatre ans sur ce qu'il aura réalisé et non s'enthousiasmer émotionnellement, il n'y a rien à faire, je reste très émue et très enthousiaste après le discours d'investiture de ce mardi. D'accord, peut-être ne s'agit-il que d'un beau discours prononcé par un bon orateur, mais toujours est-il qu'il aura déjà réussi ça: faire croire à tous (euh non pas tous mais au moins tous les hommes de bonne volonté), tant là-bas qu'ici, que "oui, c'est possible, si on veut tous ensemble" et faire en sorte que quelques bras abandonnés se relèvent et se retroussent les manches.

    La vie en rose ou pas de 6 milliards d'autres: une expo vraiment pas comme les autres se tient actuellement au Grand Palais à Paris. Je n'aurai pas le temps d'aller jusque là avant le 12 février mais le site de l'expo est suffisamment parlant. On en a pour des jours et jours à écouter ces 3000 autres de 75 nationalités différentes nous parler de l'amour, de la famille, la guerre, la colère ou la peur. Hier soir, nous sommes restés immobiles pendant deux heures et seule la fatigue m'a empêchée de continuer. A écouter et ré-écouter sans soif.

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    La vie en rose jacinthe: Ce soir, l'Homme m'a acheté des jacinthes. Je les souhaitais lilas, il n'en a trouvé que des blanches et des roses. Et mon coeur embaume.

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