Catégorie : Plein quotidien

  • La semaine en vrac

    Img20080419_0033 Après la semaine houleuse de la semaine dernière, quelques snapshots de la semaine qui vient de s’écouler:

    Lundi: J’ai attendu toute la journée qu’il ME souhaite un bon anniversaire de mariage. Juste pour voir s’il allait y penser. A 20 heures, je n’y ai plus tenu, je le lui ai souhaité mi-figue, mi-raisin. Si j’avais attendu 15 minutes de plus, j’aurais eu le plaisir grinçant de le voir confit-confus lorsqu’un de nos amis nous a téléphoné pour nous souhaiter un bon anniversaire et que c’est lui qui a décroché. Grrrr, la patience me fait parfois défaut.

    Mardi: Mon record de la semaine: au lieu de me lever à 5h30 pour prendre un train à 6h59, je n’entends pas le réveil et j’ouvre vaguement un oeil à 6h20. A 6h44, j’étais à la gare. Vingt-quatre minutes chrono pour m’asperger le visage, me laver les dents, un coup de gloss et deux coups de mascara, m’habiller et une brosse dans les cheveux. Claude a couru sous la pluie me chercher un taxi et voilà le travail….

    Mercredi: A plus de vingt ans, je devrais encore noter leurs mots d’ "enfants": "On partage à trois: un quart, un quart, un quart". Les maths n’ont jamais été le fort de mes enfants.

    Jeudi: Elza a perdu son beau-père. Au Brésil. Un village à quelques kilomètres de Porto Alegre. Son mari a sauté dans le premier avion le lendemain matin. En espérant arriver à temps pour l’enterrement. Là-bas, les enterrements ont lieu le jour-même, au plus tard le lendemain. Quand j’entends ça, je me dis qu’on a eu de la chance, en quelque sorte, de pouvoir vivre décemment le deuil.

    Vendredi: Resto italien pour fêter l’anniversaire de leur père. Qu’elles sont belles mes filles quand elles discutent entre elles et qu’elles ne se disputent pas.

    Et puis,…. Mais ça, ce sera un autre billet.

  • Petits bonheurs du jour et autres soucis

    Les petits bonheurs du jour et autres soucis, tout mélangés:

    • Depuis que ce mini supermarché tout moche et qui vend principalement les denrées de première nécessité (traduisez: alcools, cigarettes et …..pain) s’est installé juste en-dessous de chez nous, on est réveillé tous les matins par une odeur de croissant chaud. Et bien, non, c’est pas drôle. Allez savoir pourquoi mais autant c’est une effluve qui nous ravit à certains moments, autant c’est vite écoeurant, quand on dort encore et que cela vous réveille avant la sonnerie du réveille-matin….
    • La madame du GPS a eu un coup de folie ce matin. Elle a complètement perdu pied et cela a donné: "A 200, 400, 100 tournez, kilomètres, 300, rond-point, gauche, carrefour, vous allez, 100, 50, première, vous allez, prochain, 600, 300, 200, 400, droite, demi-tour, prenez, arrivez, faites, …". Complètement larguée, la madame.
    • Gros coup de fatigue pendant la formation ce matin. Je finis par me demander si j’ai pas chopé une mononucléose ou un truc du genre.
    • Chouette déjeûner avec un collègue, où on a échangé nos troubles du comportement alimentaire autour d’une salade maison et diététique.
    • La Traviata en boucle ce soir. C’est l’Homme qui l’a mise et je suis toujours étonnée/émerveillée parce que je pense, naïvement, qu’il est plutôt du genre pas musique classique et pourtant si. Ceci dit, on a fait fuir Quentin.
    • La machine à laver qui ne voulait pas se vidanger et cela nous lui a pris toute la soirée pour déboucher/décalcariser le filtre.

    Et la vie va….

    Img_2106 

  • Le deuil

    CheminfullVoilà un mois que Papy nous a quittés. Et la vie n’a pas vraiment changé. Et cela me dérange.

    Oh bien sûr, quand on va chez lui, on ne peut pas regarder sa photo, son fauteuil, ses pipes, sa chaise, sans sentir son coeur se serrer. Bien sûr, on refoule les larmes qui montent aux yeux. Mais tout le monde joue le jeu du sourire et du "tout va bien" pour les autres. Eviter à tout prix de faire pleurer l’autre en se laissant un peu aller. Et c’est peut-être là que le bât blesse. Ne devrions-nous pas justement pleurer pour donner le droit à l’autre de se laisser aller par contagion à un peu de relâchement du self control permanent ?

    D’autre part, il y a quelque chose de choquant à cette fausse jovialité permanente. Comme si nous l’avions déjà oublié. Je sais que ce n’est pas vrai. Je sais qu’il ne sert à rien de revenir aux temps – pas si anciens pourtant – où le deuil, le vrai, durait 3 mois, 6 mois, un an ou deux ans selon le degré de parenté (d’importance) du disparu (pour l’anecdote, un an pour les veufs, deux ans pour les veuves, grrrr). Mais pourtant….

    Je vis des sentiments confus. Un vague sentiment de culpabilité de ne pas y penser à tous les instants, comme si je trahissais Papy, comme si, si je n’y pense pas tout le temps, il va définitivement sombrer dans l’oubli. Un vague sentiment de vanité en pensant que si on ne pleure pas en permanence un être aimé, on ne me pleurera pas plus et "est-ce donc tout ce que l’on est ? On ne vaut pas plus que ça ?". Un vague sentiment de colère encore, de déni, de pensée magique ("tout ceci n’est qu’un cauchemar, demain il reviendra").

    Le plein quotidien n’a pas vraiment changé, c’est vrai, le tourbillon boulot-metro-dodo a repris. Et pourtant, au détour d’une photo, d’un dessin sur la cheminée, on se prend son regard en plein coeur et les mâchoires se crispent.

    Après tout, peut-être dois-je arrêter de me poser des questions et vivre pleinement cette présence différente…..

  • Beau au bois dormant

    09090619

       

       

       

       

       

       

       

        

       

        

       

       

       

       

       

          

             

       

    Contre toute attente, Papy L. a été extubé après trois jours de sommeil intensif. Dur dur le réveil. On nous a prévenus, après un séjour provoqué chez Morphée, on revient plutôt confus. Et effectivement, ce que nous dit péniblement Papy L., on préfère le mettre sur le dos de la confusion. Il parle de partir chez son papa, d’enlever la machine, il nous remercie, nous dit qu’il nous aime, amour toujours. Mais pour le reste, il est loin d’être confus. Il sait exactement de quoi il parle et il parvient même à faire de l’humour.

    Deux jours de laborieux progrès et badaboum, nouvelle intubation sous respirateur et retour obligatoire dans les bras de Morphée. Et cette impression pénible de reculer de quatre pas après avoir fait trois pas en avant. Mais cette fois, la déconnexion est limitée et il parvient , avec une volonté impressionnante, à communiquer avec nous en traçant de l’index sur le drap, les mots lettre par lettre. Il n’a perdu aucune notion du temps, il sait que c’est Noël, il donne (nous fait donner) le cadeau qu’il avait acheté pour Mamy, il contrôle son niveau d’oxygène, il continue à nous épater à chaque visite.

    Mais Noël sans lui avait un petit goût de pas Noël du tout. On s’est tous retrouvés comme d’habitude, on s’est échangé les cadeaux, on a partagé un moment ensemble mais le coeur n’était à la fête pour personne.

    Le plus beau cadeau maintenant serait de pouvoir parler de toute la semaine qui vient de se passer, plus tard, avec lui et en sourire. Noël est passé. J’en fais le seul souhait de ma wish list d’anniversaire…..

  • Marché de Noël

    267523087_d499f9ad01 Après une semaine émotionnellement chargée (Papy L. a l’hôpital pendant une semaine, suite à sa chute inexpliquée d’il y a quinze jours, pour un programme complet d’examens en tous genres; les résultats du test de Maïté en infographisme, finalement concluants – mais il a fallu attendre une semaine et insister lourdement pour qu’elle obtienne ce fichu résultat -, une amie proche en détresse), un week end plutôt sympa:

    • un cours de cuisine spécial macarons avec Anaïs. Un vrai plaisir. Et ce qui ne gâche rien, ils étaient plutôt réussis. Ils n’ont pas la perfection esthétique de Ladurée mais au palais, ils se défendent presque mieux.
    • coiffeur toutes les deux ensuite.
    • complété les achats de St Nicolas et trouver le cadeau de J. et en profiter pour faire un premier tour d’horizon pour les cadeaux de Noël. Et pour une fois, le tour d’horizon est assez fructueux, quelques idées se dessinent, c’est un peu comme une pelote embrouillée dont on commence à dépatouiller les fils.
    • rempli les 3 calendriers de l’Avent qui viennent s’ajouter au traditionnel calendrier expédié de Lausanne juste à temps.

    Bon, c’est pas tout ça, mais je vais quand même m’offrir deux jours de congé, pour ne pas être obligée de courir à la dernière minute. Parce que les pelotes emmêlées, on croit que quand l’écheveau commence à se dénouer, on tient le bon bout mais c’est sans compter les imprévus et les petits noeuds tenaces.