Catégorie : Petites douceurs

  • Vraiment en mode vacances

     

     

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    En mode vacances à deux et farniente total. Exactement ce dont j'avais besoin. Il me fallait simplement l'admettre. 

    C'est un peu le monde à l'envers, c'est l'Homme qui propose de faire une petite excursion dans la région, ce n'est plus moi qui trépigne le Routard dans une main, le Géoguide dans l'autre. Moi, je veux juste le soleil, les pieds dans l'eau de la piscine pour réguler la température si nécessaire, et des bouquins. Y inclus le Routard et le Géoguide que j'épluche de A à Z. Parce que, tout de même, je ne vais pas mourir idiote. Des romans en français, un roman en espagnol et mon premier livre en portugais. Et un livre sur comment mieux vieillir, comme à Okinawa, passionnant. Quelques chapitres de chaque livre chaque jour. Je suis au paradis. 

    On se prend l'apéro, on se fait de bonnes petites salades ou je mets en pratique certains principes d'Okinawa – un max de fruits et de légumes surtout et du soja. Les algues et le poisson, ce sera pour après les vacances.

    On se fume des havanes en regardant la pleine lune et on discute avec le voisin culture de châtaignes et aberrations européennes pour les petits producteurs.

    L'Homme fait ses longueurs dans la piscine, moi je reprends le Pilates. Et je me sens bien. J'essaye des figures de hip hop complètement improbables et totalement impossibles pour moi mais qui n'essaye rien…..

    Après une nuit d'orages insensés, on s'est quand même offert une virée resto à Avignon dont on rêvait depuis deux ans, deux heures et demie aller et idem retour pour un oeuf mollet à l'huile de truffe sur une brandade de morue. Mais une vraie tuerie !

    Et aujourd'hui, on s'est baladés sur la corniche des gorges de l'Ardèche. Splendide. Malheureusement, il n'y avait pas que nous qui trouvions cela splendide. 

    Ces vacances sont une bénédiction.

     

  • Premiers jours d’automne

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    Lundi: Reprise des cours de portugais. Je pensais qu'après trois mois d'interruption, j'aurais déjà tout oublié et je me suis surprise à retrouver très vite les mots, les conjugaisons, la grammaire, à comprendre tout ce que Maria disait et à y trouver beaucoup de plaisir. Pourtant quand elle a annoncé que le cours risquait d'être déplacé au mercredi – ce qui ne me convient pas du tout, je ne vais tout de même pas renoncer au badminton -, j'ai immédiatement pensé que je remplacerais le portugais par le japonais pour cette année. Incorrigible, je sais, mais je ne vais tout de même pas perdre une année sans langue :-).

    Mardi: Je me suis décidée à aller chez le médecin et me laisser faire cette infiltration. Il a anesthésié légèrement l'endroit de la piqûre et je n'ai quasi rien senti de l'injection. Il m'a même demandé si je sentais déjà la différence. Et de fait, miracle, je ne sentais quasi plus de douleur. Mais une demi-heure plus tard, l'anesthésie s'est évaporée et j'ai vraiment peu apprécié la diffusion du produit dans mon bras. Et cerise sur le gâteau, le médecin considère qu'il y a plus que probablement une indication pour une intervention chirurgicale. Cela me réjouit infiniment, cette perspective d'immobilisation de quelques semaines voire mois. Seul un arthroscanner permettra un diagnostic sûr. Bon, faut maintenant que je me décide à prendre ce rendez-vous là.

    Jeudi: Envol pour notre escapade annuelle avec J. et S.. Rien ne pouvait me faire autant de bien. Tout oublier, un ciel sans souci, une compagnie sans nuages. Atterrissage à Rome, deux heures de route et un agritourisme en pleine campagne. Fatiguée mais déjà relax.

    Vendredi: Un chaton joue les intrus dans notre chambre et résiste aux récriminations de l'Homme qui lui interdit de se vautrer dans la valise ouverte. La journée commence souriante. Débat animé au petit déjeuner, controverse autour d'Uber. J'adore quand Stefano trouve toujours avec calme et pondération les arguments qui contrent un peu l'Homme toujours au combat. Le hasard de la route nous fait passer à une centaine de km de Sienne. Ils se sont mariés là il y a bientôt dix ans et je ne vois pas pourquoi on ne leur offrirait pas le plaisir d'y passer, dix ans plus tard. Petit moment doux dans la ville coquillage. Mini stop au cimetière où repose le grand-père de Stefano, à défaut d'avoir trouvé le cimetière de la grand-mère. Mais on compte sur le nonno pour passer le message. Un peu de shopping, où j'ai fini par acheter ce petit manteau en pilou gris que j'avais essayé à Turin avec mes sorcières, ré-essayé avec l'Homme et les enfants et toujours pas craqué. Plaisir d'avoir craqué malgré les moues de l'Homme en été.

    Le soir, magnifique coucher de soleil rose, qui annonce la pluie. Repas divin mais dans une ambiance feutrée, sombre et silencieuse, totalement incongrue pour l'Italie. Mais il est vrai que rares sont les Italiens dans ce magnifique domaine pour touristes posés. 

    Samedi: Visite du vignoble de Sassicaia, prétexte initial de cette escapade. Dégustation de ce vin d'exception et de ses petits frères, histoire de bien tenir la comparaison. Moment rare. Journée de pluie qui se termine sur la plage pour un coucher de soleil qui enflamme d'or tout ce qu'il touche, se jette dans la mer, face aux courbes parfaites d'un arc-en-ciel complet jaillissant de la montagne. Un instant magique.

    Le soir, retour dans cet agritourisme qui a vu nos enfants petits puis grands s'émerveiller de toute la bontà de la cucina italiana à profusion et plaisir de partager cela avec ces amis-là.

    Dimanche: Direction Bologne, soleil délicieux, flâneries encore et toujours, apéro en terrasse et déjeuner dominical à l'Osteria dei poeti pour finir en beauté. Retour à la maison heureux et les batteries rechargées à bloc.

  • Pépites pour le coeur

      

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    Au retour de Cuba, il y a eu Pâques et les retrouvailles familiales autour de la chasse aux oeufs, du repas pascal, des anniversaires de Sis'Cile et l'Homme et autour de la brocante de Mamy B. Cette fois, ce sont plutôt mes filles qui ont pioché parmi les trésors trouvés par Mamy. 

    Puis il y a eu le dîner chez Maïté et JD. Je ne suis pas encore habituée à être invitée par mes enfants et cela me semble toujours un peu irréel. Et pourtant c'est un pur plaisir. J'ai adoré les voir se couper en quatre pour nous, servir l'apéro sur la terrasse de leur nouvel appartement, nous offrir un plat de gnocchi aux asperges et aux champignons et un dessert sublime, une ganache à la fleur de sel et à l'huile d'olive. J'ai adoré qu'elle ait allumé les très vieilles bougies glanées à la brocante de Mamy. J'ai craqué lorsqu'elle a dit à JD qui s'est éclipsé pour préparer le dessert "Vas-y, appelle-moi quand ce sera prêt, je viendrai pour les paillettes" en frappant des mains comme une petite fille. C'est tellement plus joli que de dire "appelle-moi pour j'ajoute la touche finale". Surtout qu'il n'y avait rien à ajouter. 

     Il y a eu ce long weekend en Ombrie. A dix. Cinq couples. Cinq garçons, cinq filles de 45 à 60 ans. Enfin, ce serait plus correct de dire cinq hommes et cinq femmes. Quand devient-on l'un et l'une plutôt que l'autre ? C'était un weekend magique où tout est bien. Les plaisirs de tous les sens, la tendresse, les rires, les découvertes des uns et des autres, le farniente ou presque. Le genre de weekend dont on atterrit avec beaucoup de difficultés.

    Il y a tous ces mercredis soirs où je suis accueillie comme un cadeau de Noël par mes parents pour un petit souper avant le badminton. Et franchement rien ne fait plus chaud au coeur que d'être attendue avec autant de bonheur.

    Et enfin, il y a tous ces moments de plus en plus nombreux passés en la seule compagnie de l'Homme, dans une bulle de complicité joyeuse, qui me font voir les années à venir sous d'heureux auspices.

  • Emotions

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    Elle me parle de son fils. Je lui dis "Ton fils Rodrigo ?" Et son sourire qui s'illumine me renvoie tout l'écho de ce prénom donné à son petit dernier qu'elle a quitté il y a bientôt dix ans pour s'exiler de l'autre côté de l'Atlantique pour assurer un avenir décent à ses trois enfants. Elle est tout simplement extraordinaire.

    Je lis "Réparer les vivants" de Maylis de Kerégual et je dois m'arrêter de temps en temps. Surtout quand je lis dans le bus. Je me projette trop dans cette maman qui doit donner le jour même de l'accident de son fils son accord pour le don d'organes. Il est cérébralement mort et le temps presse si on veut transplanter des organes en bonne santé. Mais comment accepter que son fils est mort alors que son coeur bat, qu'il est là tout chaud, alité comme s'il était simplement endormi. Je ne suis plus qu'une boule d'émotions.

    Elle travaille au "bureau de maman" pour quelques mois. Cela ne se passe pas sans mal parce que, même si ce bureau est une grande famille – on ne compte plus les cousins, neveux, maris, femmes, soeurs, frères, filles, tantes, nièces, cousines des uns et des autres dans cette boîte -, la position de sa maman offre trop le flanc à la critique. Mais elle tient le coup malgré les difficultés. Elle vient parfois le midi un petit quart d'heure, rien que pour nous deux, elle passe encore le soir avant de partir, vite un coucou furtif. Et puis un soir, un baiser rapide sur la tête de sa maman assise de dos. Et le chef de sa maman se retrouve tout ému d'avoir surpris ce baiser aussi discret que naturel.

    C'est notre dernier jour de travail. Ce soir, on ferme la boutique pour deux semaines. Et chacun part dans sa famille, ici à Bruxelles, ou en France, qui en Grèce, qui en Italie. On s'embrasse, on se souhaite tout le meilleur pour Noël, on promet de se retrouver en plein forme l'année prochaine. Et lui le chef bougon, si parano qu'il croit toujours qu'on le dénigre à chaque fois qu'on lui tourne le dos ou que tout le monde lui en veut, il m'embrasse aussi mais me retient un peu plus longtemps dans ses bras et je comprends, émue, qu'il reconnaît enfin ma loyauté et mon affection pour lui. 

    Ils sont trois animateurs de radio/TV et ils se sont engagés pour un marathon de cinq jours d'animation 24 heures sur 24, enfermés dans un cube de verre sur une place à Liège, ne se nourrissant que de liquides, et animant sans relâche une action pour récolter des fonds pour les 40 000 enfants de familles vivant sous le seuil de pauvreté en Belgique. Ils sont tout simplement géniaux. Et émouvants de générosité.

     

     

     

  • Panne de plume

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    Ce n'est pas que je n'aie plus rien à dire, c'est juste que je n'ai plus le temps de le dire. Plus que jamais, je tiens à ce blog, il est mon "journal extime", ma mémoire écrite, mes mémoires à l'intention – peut-être un jour – de mes petits-enfants. La plupart de mes copines de blog ont jeté la plume, ou ont sérieusement ralenti le jet d'encre à l'exception de Célestine, réglée comme du papier à musique, princesse des notes, Vivaldi des mots. Moi, je ne veux pas arrêter mais le temps me manque.

    Je ne sais pas pourquoi d'ailleurs. Peut-être ce bloody Candy Crush ? Peut-être les filles qui ont quitté la maison et que paradoxalement je vois plus profondément qu'avant ? Avant quand elles habitaient encore ici, elles prenaient leur repas en famille et puis rejoignaient vite leur chambre pour retrouver leur monde, sortaient retrouver leur amour, disparaissaient de mon champ de vision et d'oreille. Aujourd'hui, elles passent de temps en temps, viennent manger et s'attardent autour de la table. Peut-être que je sors trop ? Encore que je ne pense pas sortir plus que les années précédentes.

    Toujours est-il que je délaisse un peu "ma cabane au fond du jardin"….

    Que s'est-il passé ces deux dernières semaines ? Nous en sommes maintenant à une overdose de crabe. JD a perdu son papa en 15 jours et nous sommes restés désemparés devant la brutalité de cette disparition et l'immense tristesse de JD que nous ne savions pas comment adoucir. Il est rentré d'une semaine très difficile, juste à temps pour déménager avec Maïté dans un magnifique appartement et j'espère que l'installation dans son nouveau nid va l'aider à retrouver son sourire d'ange. 

    Ce déménagement nous a donné à nouveau l'occasion de nous retrouver tous les sept, toujours prêts quand il s'agit d'aider un du clan, et finir, fatigués mais heureux, autour d'un sandwich et d'un mini clafoutis, histoire de reprendre des forces après l'effort. Et tous heureux de les voir enfin quitter leur nid d'aigle, tellement bourré comme un oeuf qu'ils auraient fini par se brouiller.

    Chez nous, les travaux n'avancent pas, ou pour être plus honnête, ils avancent de dimanche en dimanche. Et j'aimerais bien rappeler à l'Homme que jusqu'à Noël, il ne reste que cinq dimanche dont un où nous serons à Venise, que j'aimerais remonter dormir dans ma chambre et que Maïté et JD pourraient maintenant accueillir le bureau et le lit qui attendaient leur nouvel espace pour quitter l'ancienne chambre des filles où on les a entreposés mais où nous dormons aussi pendant les travaux.

    On a tiré au sort les deux heureux bénéficiaires de nos cadeaux de Noël et c'est parti pour la chasse aux cadeaux emballés du plaisir de faire plaisir. Dans la plupart des cas.

    Entretemps, on prépare la St Nicolas, prochaine étape de retrouvailles à sept où cette fois, les cadeaux sont échangés au pied de la cheminée et le brunch est attendu avec une impatience non dissimulée par certaines.

    Demain, la semaine démarre par une visite annuelle de contrôle chez le médecin pour tous les deux, puis petite semaine de boulot et dès jeudi soir, à nous Venise en amoureux !

     

  • Let’s spring

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    Je suis météo-dépendante. Et quand il fait lumineux, ensoleillé, presque chaud, mon coeur explose. Tout est beau. Déjà qu'en temps normal, il ne m'en faut pas beaucoup pour être de bonne humeur, pour tout voir   en rose, autant dire que quand le printemps se pointe comme ces derniers jours, je vois tout en rose à petits pois, étoiles, et tout scintille. Les gens, les choses, tout s'illumine à mes yeux. Et je pourrais embrasser tout le monde. Tout en moi bondit. Let's spring !

     

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  • Les petits plaisirs de la rentrée

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    • La rentrée est, depuis quelques années, synonyme de la fin des examens de seconde sess'. Et donc, on peut enfin respirer voire même faire un peu de bruit et, plaisir suprême, écouter de la musique tout son soul (non, non, ce n'est pas une fôte d'ortografe, c'est voulu…). Et profiter toute la journée de toute la musique que j'aime au volume que je veux et dans toutes les pièces si je veux.

     

    • La rentrée c'est le retour au théâtre et la première pièce de l'année nous a mis en appétit. Race fait écho à l'affaire DSK et pourtant cette pièce a été écrite deux ans avant l'affaire. Elle nous bouscule dans nos idées préconçues sur le racisme et la discrimination. Elle nous confronte à nos préjugés ou nos a priori. Tous nos préjugés, ceux des blancs envers les noirs, ceux des noirs à l'égard des blancs mais aussi la culpabilité, la honte et la mauvaise conscience des uns et des autres. Remuant. 

     

    • La rentrée, c'est faire un saut à La Glanerie tondre une dernière fois les pelouses avant le retour des parents. Cueillir les mûres du bout des doigts pour éviter les épines des ronces, les araignées et… les taches. Cueillir les reines-claude parfaitement à point. Rentrer, nettoyer la bassine en cuivre et se lancer dans une confiture de reines-claude; préparer aussi une compote de prunes et de mûres parfumée à la cardamone et finalement décider de tout mélanger. Résultat exquis.

     

    • La rentrée, c'est se faire inviter par les enfants à une partie de bowling et en profiter pleinement. 

     

    • La rentrée, c'est se retrouver sans enfants et décider d'une sortie au restaurant rien qu'à nous deux. Je crois bien que la dernière fois, c'était il y a … presque sept ans.

     

    • La rentrée, c'est fêter l'anniversaire de Papy tous ensemble à La Glanerie sous le soleil à nouveau. Pouvoir sortir les transats et profiter un moment de la chaleur. Admirer le pommier à reinettes au soleil couchant qui donne l'impression d'être déjà à Noël. Enfin, presque. 

     

  • Plein de petits plaisirs

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    Un mois d'absence presque. Mais où reste-t-elle ? Je me fais rare parce que je suis débordée. Débordée de petits plaisirs. 

    Après le weekend suisse, on a enchaîné les concerts, les pièces de théâtre et les moments précieux. 

    Au théâtre un de ces soirs :

    Antigone d'Anouilh, mise en scène très moderne, pas mal du tout. Seul bémol, c'est le genre de pièces où forcément une bonne partie du public est adolescent, généralement obligé d'être là et peu concerné. C'est normal et de leur âge, ce n'est que bien plus tard que l'on y prend intérêt, voire goût. Mais du coup, ça dérange pas mal le public qui a mûri et qui écoute cette pièce très sérieusement. 

    Sur la grande toile:

    Le premier film de Polanski, à la cinémathèque avec Maïté, "Le couteau dans l'eau" en V.O. et donc encore en polonais. Très spécial mais j'ai aimé. Même si ce que j'ai préféré c'est le passage où la seule femme du film chante.

     Sur scène:

    Six concerts:

    Cécilia Bartoli qui, elle, chante comme personne. Elle est juste inimitable. Elle est chaleureuse, généreuse, théâtrale, drôle et une soirée avec elle tient presque de la soirée entre amis. Cette fois, c'est Mamy B. qui nous avait invités et qui avait également invité Mamy L. Elles ont passé la soirée ensemble, Mamy L. était ravie et j'ai entendu pour la première fois ma maman tutoyer ma belle-maman.

    Dans la catégorie rock'n roll années 70, un concert de Status Quo à Paris avec l'Homme. Que des vieux comme nous mais ça déménageait bien. On est sortis de là, complètement sourds mais heureux. Sans compter que la journée, je l'avais passée avec Véro et que ces journées là sont toujours des petits bulles de bonheur dans ma "routine" (bon, d'accord, je ne devrais pas utiliser ce mot, je sais…)

    Dans la catégorie rock'n roll années 60, notre traditionnelle virée à Anvers pour assister au concert des Golden Years. Chaque année, depuis plus de 20 ans, on rempile pour une nouvelle édition. Au programme cette fois: the Tremeloes, Peter Noone (vous savez "No milk today, my love has gone away"), Dave Berry, The Searchers, Chris Andrews, Chris Montez, Dozy, Beaky, Mick and Tich. Comme ça, ça ne vous dit peut-être rien mais c'est sûr vous connaissez tous au moins un morceau de chaque groupe. Testez sur YouTube ! Forcément, à force d'y aller chaque année depuis 20 ans, le poil se raréfie, le muscle se ramollit, tant sur scène que sur les gradins d'ailleurs mais côté scène, la voix n'a rien perdu et le coeur y est toujours. 

    Cette année encore une fois, retrouver Renaud Patigny, qui avait animé une partie de mes 50 ans. Un peu plus déçus que les autres fois peut-être mais sans doute l'année dernière nous avait par trop émerveillés.

    Et puis la découverte de l'année: Charles Berling chante aussi. Ce spectacle était le deuxième d'un abonnement de six spectacles hétéroclites et la surprise était bien agréable. Non content de nous séduire entre charme et charisme, l'acteur écrit des chansons et les chante. C'est tout simplement très bon. A découvrir si le coeur vous en dit sur Internet. Il vendait son CD 10 € à la sortie et le dédicaçait de quelques fleurs et d'un sourire désarmant.

    En fin dans la catégorie lyrique, La flûte enchantée de Wolfgang avec Mamy et la chauve-souris de Johan avec l'Homme. Deux plaisirs allemands différents mais tout aussi enchanteurs.

    Un débat: 

    La présentation du livre "Debout l'Europe" de Guy Verhofstadt et Daniel Cohn-Bendit sous forme d'entretien avec deux journalistes belges et un journaliste français. Ces deux-là ont beau être controversés, ils ont l'art de soulever l'enthousiasme et de ranimer la flamme en cette Europe en laquelle nous croyons depuis toujours. Et ils donnent envie de se réveiller et de se lever.

    Dans les musées:

    Deux expos aussi, toutes deux à Paris, pendant ma petite escapade de deux jours. L'une avec Véro: "Cheveux chéris" au quai Branly . Le cheveu, élément de frivolité, de coquetteries, matériau humain à modeler, symbole de beauté, du temps qui passe, relique, talisman, objet magique, trophée. Le cheveu à tout crin, sous toutes ses formes.

    L'autre avec l'Homme: une exposition consacrée à la veduta dont Canaletto et Guardi sont les peintres de prédilection. La veduta est un genre artistique du XVIIIème siècle qui rassemble des tableaux, grands ou petits, représentant principalement Venise, commandés par les jeunes fortunés de l'époque qui voyageaient à travers l'Europe et souhaitaient ramener chez eux l'équivalent grand format de nos cartes postales. Venise à toutes les sauces, fantaisistes ou réalistes, notre Venise présente partout partout dans ce magnifique hôtel de maître qu'est le musée Jacquemart-André. Trois heures de pur bonheur.

    Et puis aussi, un anniversaire surprise organisé pour Joséphine, une soirée de Thanksgiving chez Hanka, un dîner chez C et P, un cours de cuisine "Grand Bluff" entre filles. 

    Le tout saupoudré hebdomadairement de badminton et de cours de portugais. Et un super stage de yoga un dimanche matin.

    Alors voilà, je suis toujours là et je vais reprendre la souris bientôt. Parce que j'ai encore plein de choses à raconter, entre la St Nicolas des enfants, le discours de départ de ma chef à préparer, le repassage, le ménage, la cuisine et le boulot, il y aurait de quoi tenir la plume pendant des heures.

    Un merci tout particulier à celles qui se sont gentiment inquiétées de mon silence inhabituel 🙂

  • Et septembre déjà s’enfuit…

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    Vendredi: Ils sont là tous les trois ce soir, sans "pièces rapportées" – je les aime bien, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, "pièces rapportées" est un terme affectueux -. Nous sommes cinq ce soir et cela mérite bien de marquer le coup. Pourquoi pas un petit resto ? Justement, nous n'avons pas encore fêté l'anniversaire de Quentin au resto cette année. Et ce fut une soirée sous le signe du fou rire et de l'amour fou (ben oui, c'est comme ça) !

    Samedi: Encore une journée sous le signe de l'amour. Pas top down mais bottom up cette fois. Une après-midi à la campagne, le temps de tondre tout le jardin avant la saison d'hiver, même si l'automne vient à peine de commencer. Le temps de ramasser quelques pommes, le temps d'arracher quelques mauvaises herbes mais uniquement là où il y a des taches de soleil, le temps de tailler quelques plantes et de perdre le ressort du sécateur fétiche de Papy – qu'il a retrouvé comme une aiguille dans un paquet d'herbe tondue, le temps de repasser le linge de maman – sinon elle va encore mettre des plombes à le faire -, le temps de papotiner un peu avec elle et nous sommes repartis, avec des provisions de vert dans les veines et de bleu dans le coeur.

    Dimanche: Requiem de Brahms avec Mamy. Un concert de toute beauté. Apprendre – parfois je suis vraiment blonde – que tous les requiems, celui de Verdi, de Mozart, de Berlioz, sont tous écrits autour des mêmes paroles. Qu'ils sont la plupart du temps des messes d'enterrement qui commencent avec la prière des morts "Seigneur donnez leur le repos éternel" mais que celui de Brahms met plutôt l'accent sur les vivants "Béni soit leur chagrin – qu'ils en soient soulagés". 

    Lundi: Le nid se vide. Quentin est parti hier soir pour la semaine. Mais je sais qu'il revient le weekend et cela m'aide un peu. Par contre, quand j'ai vu que Maïté vidait petit à petit ses armoires, j'ai réalisé qu'en ce qui la concernait, c'était pour du bon. Elle me parle d'achat d'aspirateur, de fer et de table à repasser. A chaque oiseau qui s'envole, je vais y laisser quelques plumes…. 

    Mardi: Déjeûner avec K. que je n'avais plus vue depuis de longs mois. Et elle raconte tout ce qu'elle vient de vivre de tragique avant de finalement attendre une petite fille pour dans 3 mois. Je réalise avec effroi que l'on peut passer à côté d'événements terribles qui arrivent à ceux que vous aimez mais que vous ne voyez pas tous les jours ou toutes les semaines. Ces amis qui vous sont proches mais que vous ne cotoyez pas aussi ou plus aussi souvent pour qu'ils jugent nécessaire de vous informer des drames qu'ils vivent. Que savons-nous finalement de ceux que nous aimons ?

    Mercredi: On prépare activement l'anniversaire de S. J'ai prêté notre espace pour l'occasion à J. qui a invité une cinquantaine de personnes pour une soirée dansante à l'occasion des 45 ans de son mari. La surprise est toujours bien gardée mais nous avons de plus en plus de mal à ne pas laisser échapper une petite phrase qui vendrait la mèche ou allumerait un soupçon dans l'esprit de cet homme si attentif. Vigilance donc…

    Jeudi: Le jour qu'elle redoutait tant est arrivé: elle part à la retraite. Cette collègue, dont j'ai découvert – ô petitesse du monde – qu'elle était la maman de la meilleure amie de ma fille, ne vient plus travailler depuis 1 an et demi, histoire de se battre vaillamment contre une saloperie de cancer du sein, et cette pré-retraite contrainte et forcée l'a empêchée de terminer en beauté. Elle est donc revenue le dernier jour nous faire ses adieux. Elle était resplendissante et nous a fait un discours émouvant dont quelques paroles m'étaient adressées et m'ont fait chaud au coeur. Je ne suis pas restée en reste et je lui ai lu un discours longuement pensé et préparé. Je deviens d'ailleurs la reine du discours d'adieu au bureau au point que certains passent commande pour leur départ éventuel… Mais je ne peux écrire ces au revoir que si j'ai ressenti quelque chose pour ceux qui partent….

     

  • Mais où est donc passé Mai ?

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    C'était pourtant un mois de 31 jours. Mais le temps nous a filé entre les doigts. Il faut dire que c'est un mois emmenthal (pas gruyère, le gruyère n'a pas de trous), un mois de ponts, viaducs et autres congés bienvenus. 

    Entre le théâtre, un opéra, un resto et un concert, la Zinneke Parade, fabuleux "carnaval" bruxellois organisé tous les deux ans, le Jazz Marathon où tout le centre ville est en mode jazzy, nous avons encore casé un re-mariage auquel nous avons été invités en dernière minute, pour cause de désistements massifs en raison du long congé de l'Ascension. 

    Le dernier weekend s'est placé sous le signe des retrouvailles de la "soeurie" (comment c'est le féminin de fratrie ?). Swiss'Sis est rentrée pour une semaine et nous avons passé le weekend à la campagne, en famille sous un soleil éclatant. Après un dimanche après-midi de farniente, un lundi matin "tornade blanche", les hommes ont joué au car-wash et les filles ont déménagé la chambre des parents. Quand on s'y met, ça "déménage" effectivement ! De la troisième génération, seule Clara était là. J'avais abandonné les trois miens avec beaucoup de scrupules à leur blocus.

    Parce que le mois de mai, c'est ça aussi, le début de l'étude intensive et acharnée précédant le péniblissime mois de juin qui rime avec examens.

    Et revers de la médaille, un mois où l'on a tant de congés est un mois où on travaille double, surtout quand les vacances d'été approchent. Entre révision budgétaire, visites d'auditeurs et harcèlement sexuel, il faut caser le quotidien et je lutte contre une fatigue accumulée.

    Mais malgré les paupières bien lourdes, je confirme que ce fût à nouveau un joli mois de mai.