On a profité d'un séjour de Swiss'Sis en Belgique pour passer une journée à Paris pour la fête des mères, Maman et ses trois filles. Exposition sur Yves Saint Laurent au petit Palais – très belle expo sur 40 ans de carrière, plein de robes parmi lesquelles on a choisi chacune sa préférée, parmi lesquelles on a repéré une dizaine de modèles dont on se souvient avoir vu une copie conforme sur Maman, une reproduction d'une touuuute petite partie du dressing de Miss Deneuve dont on s'est dit en voyant ses sublimes chaussures que soit elle ne transpirait jamais, soit elle ne les a jamais mises. Puis un petit tour au Nain Bleu, un grand tour à la Grande Epicerie, trois petits tours chez Gérard Mulot et puis s'en vont.
On retrouve hommes et enfants à La Glanerie pour une journée de douceur ensoleillée, grandes tablées dans le jardin – exceptionnel en Belgique – siestes et papotes, rires et jeux, tendresse et complicité. Des moments pépites très précieux.
Dimanche: Après la Zinneke, nous nous sommes offert (enfin Swiss'Sis avait offert à l'homme à Noël des places pour) un concert d'Eric Clapton à Anvers. Pour être plus précis, un concert de Clapton et de Steve Winwood. Ils avaient créé ensemble un groupe, Blind Faith, qui n'a sorti qu'un seul album et qui s'est dissous après un an. Je ne connaissais pas Winwood mais la découverte de cet encore fringant soixante-huitard m'a replongé vers la recherche de morceaux de cette époque-là. Y'a pas à dire mais ça sonne quand même encore bien ce son électrique. Chouette concert, même si franchement, Clapton peut mieux faire en matière de communication avec son public. A peine bonsoir et merci. Un goût de trop peu de ce côté-là.
Mardi: Soirée cinéma italien avec Hanka. Le dernier Carlo Verdone, "Io loro e Lara". Elle trouvait que c'était son moins bon film mais comme moi, je n'en connaissais pas d'autres, j'ai aimé. De toute façon, dès que l'on parle italien dans un film, je suis heureuse, alors…..
Jeudi: Cours de cuisine avec Anaïs. Plus précisément cours de pâtisserie d'aujourd'hui chez Yves Mattagne. Cela faisait longtemps que nous n'avions plus suivi de cours de cuisine, depuis la fermeture de l'Atelier des Chefs à Bruxelles. Ambiance très sympa, nous n'étions que 5: elle et moi, une boulangère-pâtissière polonaise parlant à peine le français mais désireuse de se perfectionner, un Roumain qui avait offert le cours à sa femme mais qui la remplaçait au pied levé parce qu'elle avait dû inopinément s'absenter et qui semblait s'en trouver fort aise (lui, pas elle) et un habitué des cours, un charmant quadra, papa de quatre filles et qui évoluait là comme chez lui. Alors pour vous mettre l'eau à la bouche, nous avons préparé:
– une compote de rhubarbe, salade fraises au petit basilic et crème brûlée au siphon
– une croûte aux figues rôties au vinaigre balsamique sur un nid de crème anglaise au mascarpone
– une tarte au chocolat, glace à la réglisse et crème aux fèves tonka
Après cela, bien sûr, on déguste. Trois desserts l'un derrière l'autre. Alors moi, qui suis au régime sans sucre (rapides) depuis deux mois, j'ai eu l'impression de m'injecter du sucre à l'état pur en intraveineuse. Doux au palais mais dur dur pour l'organisme.
Vendredi et samedi: Bruxelles termine le mois de mai en beauté avec le traditionnel Jazz Marathon. Trois jours de jazz outdoor et indoor, partout dans la ville. Le jazz sous toutes ses formes. Nous nous sommes concentrés sur trois concerts particulièrement sympas: deux guitaristes qui jouaient du jazz manouche, Magic Swing, puis les Big Easy Cats à l'hôtel Méridien et enfin, Renaud Patigny au Grand café, et ses ragtime exceptionnels qui ont fait le bonheur de mon anniversaire. Il faut croire que le jazz a un effet tendresse sur ceux qui l'écoutent. En observant les spectateurs autour de moi, je n'ai vu que des gestes de tendresse et de douceur: ici une belle-fille qui caresse le genou de sa belle-mère et serre la main de son beau-père, là, une jeune fille qui entoure les épaules de sa maman, plus loin une dame âgée ajuste tendrement le col de la chemise de son mari, et là une jeune femme donne sa main gauche à son mari et pose affectueusement la main droite sur l'épaule de son papa devant elle. All that jazz….
Les sorcières et une fée se sont assorciées pour m'offrir un super cadeau d'anniversaire: un cours de cuisine tous ensemble (elles et les princes qu'on sort rarement) à l'Atelier Guy Martin, le grand chef du Grand Véfour à Paris.
Au programme: Déclinaison de mandarines au poivre de Séchouan; Bouquet de crevettes Obsiblue déclinées en bisque, grillées et pochées; Carpaccio de cervettes Obsiblue au kombu salé, fenouil croquant et pomme granny smithet la suite du weekend ensemble à Paris.
Le cours avait lieu à 11 heures, l'enterrement de Tante Danielle à … 11 heures. Toute la famille m'a encouragée à partir à Paris, les sorcières et la fée ont insisté pour que je fasse ce dont j'avais vraiment envie: assister à l'enterrement. Elles m'ont convaincue. Ils ont suivi le cours sans moi, La seule personne inconnue dans le groupe autour de la table de Guy Martin était une Française qui avait reçu ce cours en cadeau de son mari pour ses… 50 ans. Ils ont chanté tous en choeur "Happy birthday" à cette "usurpatrice" 🙂
Après l'enterrement, nous avons pris le train et nous les avons rejoints. Et le reste du weekend a été placé sous le signe de l'amitié, du rire, de la gourmandise et de la …..bise.
Un vent glacial nous a accompagnés pendant ces 24 heures chrono et l'on a passé notre temps à boire et manger pour se réchauffer (sauf quand on a mangé des glaces pour comparer deuxglaciers exquis). Mais le plaisir d'être fêtée, de retrouver les copines venues de France, de Bruxelles et d'Italie, de revoir les maris qu'on voit moins souvent, m'ont tenu le coeur bien au chaud à défaut du reste. Happy birthday me !
Il aura suffi de quelques heures de sommeil en plus par nuit.
Il aura suffi de fonctionner au ralenti.
Il aura suffi de quelques tasses de thé des enfants aux agrumes, pommes, baies rouges, pétales d'hibiscus et de roses, avec Anaïs dans les jolies tasses couleur pastel que les filles m'ont offertes.
Il aura suffi d'une exposition sur la mode des années 50 que je voulais voir depuis si longtemps.
Il aura suffi d'une soirée entière avec l'Homme à préparer la soirée d'anniversaire programmée dans 10 jours.
Il aura suffi de quelques parties de tavli (backgammon) avec Maïté.
Il aura suffi de tous ces petits moments pour que je retrouve un certain degré de bien-être et de plénitude.
Et franchement, cette pause pourrait bien durer encore quelques semaines. Disons jusqu'à la fin de l'hiver. Pourquoi l'humain n'hiberne-t-il pas ?
La liste de Rome selon Charles Dantzig (Encyclopédie capricieuse du tout et du rien):
A Rome, les palais sont lourds, mais roses. …/… dans le fatras des petites cheminées et du linge qui sèche, il y a toujours un pin parasol et deux coupoles en ananas. Le profil de Rome, ce sont des cyprès se découpant en haut d'une colline. …/… Il pleut. Aussitôt des Hindous surgissent, vendant à la sauvette des parapluies pliants. Cela n'arriverait ni en France ni en Espagne, je crois. En France, par mépris du pratique, en Espagne, par orgueil. …/… La mode des trois-quarts matelassés bleu marine ne passe pas. C'est l'uniforme du bourgeois romain. …/… ville de places plus enthousiasmantes les unes que les autres, …/…
La liste de Rome selon moi:
Une journée magnifiquement ensoleillée, éclairant les façades roses des palais d'une manière absolument divine, le farniente et la dolce vita à l'italienne, pure flânerie dans les rues de Rome sans d'autres attentes que le coin de la rue, des cappucini en terrasse ou au café Greco à tomber, une orgie de saveurs entre les carciofi alla giudea, les arancini, la burrata, les puntarelle, les fleurs de courgette, les linguine con gamberi, asparagi e provola affumicata, un peu de lèche-vitrines dans la via dei Condotti, une promenade nocturne dans le Trastevere, une glace aux marrons glacés con la panna chez Giolitti, une pluie de fin de nuit ce matin et effectivement un vendeur à la sauvette devant l'hôtel ce matin. Une journée plus grisouillette hier mais pourtant jolie malgré la grosse déception proportionnelle à l'attente que j'avais par rapport à la chapelle Sixtine. Une foule terriblement oppressante qu'aucun compte-goutte ne retient et qui s'engouffre à plus de 500 touristes, ensardinés dans cette chapelle où le recueillement est totalement impensable malgré les "Silence please" et les "Chuuut" tonitruants des gardiens. Toute la beauté du travail de Michel Ange est inaccessible dans ces conditions. J'en suis sortie toute déconfite.
Mais la ballade vers la villa Borghese m'a réconciliée avec la beauté.
Bien sûr, un weekend à Rome à deux peut être très romantique mais si l'on ajoute un Italien, Romain pour un quart et la femme la plus élégante de la planète, tous les deux, compagnons de voyage parfaitement en harmonie avec notre rythme et esthètes jusque dans les moindres détails, le weekend prend des allures d'hymne à la beauté, à l'art de vivre et à la dolce vita.
Les séances de kiné me font beaucoup de bien et je sens, malgré la douleur des exercices, que mon vieux mollet en sortira comme neuf (neuf mollet, haha !)
Le bureau où je travaille s'est agrandi et le nouvel espace nous permet d'organiser des cours de yoga et de Pilates, entre autres, le temps de la pause déjeuner. J'ai essayé les deux et j'adore.
Je continue à aller au badminton avec les autres mais je les regarde jouer seulement. Et je ronge mon frein.
Anaïs a enfin fini cette session interminable d'examens. Ne reste que Quentin. Mais lui, si ça ne tenait qu'à lui, il réussirait.
Pour la première fois depuis 15 ans, je n'ai accumulé à la mi-juin que 2 malheureuses petites heures sup'. Je n'en reviens pas, il y a quelque chose d'anormal, de presque indécent. Et le fait même que je pense ça est tout aussi anormal. Et je plains Isa.
J'ai pique-niqué dans un ancien cimetière reconverti en parc. Et j'ai vraiment ressenti une sérénité particulière qui s'en dégageait.
J'ai reçu des compliments impressionnés de consultants informatiques et rien ne pouvait me faire plus plaisir cette semaine. Sérieux coup de boost au moral.
J'ai passé ma visite médicale annuelle dans le cadre du boulot et j'ai encore pris un demi-centimètre. J'ai aussi pris deux kilos. Est-ce que deux kilos tiennent dans un demi-centimètre ?
J'adooore les weekends de 3 jours. C'est exactement ce qui me convient. C'est fou comme tout est moins stressant et comme tout se passe avec tellement plus de douceur.
Douceurs du vendredi: réveil léger malgré une nuit plutôt passable que vraiment bonne. Fin de matinée au ralenti. Pas de marché, pas de boulanger, seuls les fleuristes sont ouverts. Un premier mai aux températures très douces, une fin d'après-midi sur la place Rouppe à attendre Tiken Jah Fakoly, à observer les grappes de jeunes assis en pow wow, se passant le joint et la canette en guise de calumet de la paix, le manège des flics, pas trop nerveux mais pas trop cools non plus, les manoeuvres de l'équipe organisatrice du concert, les yeux aux aguets, l'Homme, zoom à la main, qui traque les merveilles et les bizarreries architecturales de ce quartier tant que la lumière est belle et moi, les mains dans les poches, le visage au soleil, j'attends. Quand le concert commence enfin, on s'en va au bout de quelques morceaux, tant la foule m'oppresse et l'odeur de cigarettes m'étouffe (tout autant que l'Homme en sevrage depuis 18 mois). Mais ce fut un bon moment.
Douceurs toutes mercantiles du samedi: Très courte après-midi shopping à Anvers avec les filles. J'avais promis cette après-midi à Maïté depuis des mois et cette obligation a tourné à la découverte enchantée. Enfin un magasin où les tailles sont des vraies tailles, où mes bras de Popeye se sentent dans les manches comme des mollets dans des pattes d'eph' et pas comme des saucisses dans des cannellonis (je sais, la comparaison n'est pas nécessairement des plus heureuses mais elle a le mérite d'être visuelle, non ?). En plus, un magasin où on a de la place pour se déplacer, même avec 6 cintres sur les bras, des cabines d'essayage parfaites et ô bonheur, des filles sympa qui rangent tous les vêtements au fur et à mesure. Résultat, une ambiance détendue, une prédisposition à acheter accrue, le sourire en prime à la caisse. En prime aussi, le passage par la gare d'Anvers, où, ça n'a pas raté, j'ai pensé à Lola.
Douceurs dominicales: une vraie nuit, douce nuit, avec enfin l'impression d'avoir dormi. Le luxe ! Une journée passée à régler une dizaine de tracasseries administratives (réserver le vol d'Anaïs pour nous rejoindre en vacances, prendre rendez-vous avec la banque, avec l'entrepreneur pour toute une série de petits travaux d'aménagement, finaliser le dossier médical de l'Homme après la rupture de son tendon d'Achille, chercher des lieux-étapes sur la route de Lisbonne, … Dommage qu'on se soit arrêté en si bon chemin et qu'on n'ait pas – en plus – rempli notre déclaration d'impôts !)
Décidément, je suis faite pour les semaines de 4 jours/3 jours weekend…
Je me suis fait taguée par Lola. Pour la première fois dans ma carrière de blogueuse. Inutile de dire que j'adore ce genre de jeu. Un parfum d'adolescence sans doute. Une passion aussi pour les listes (pas pour rien que Papa m'a offert le livre "Encyclopédie capricieuse du tout et du rien" de Charles Dantzig). Donc merci Lola 🙂
Pas pour rien non plus que nous avons des plaisirs en commun (deux, voire trois) et si la liste eût été plus longue, j'aurais pu facilement inclure tous les siens.
Le but du jeu est de lister cinq choses que l'on aime toujours et tous les jours. Alors, moi j'adore:
Lire: je me suis déjà bien étendue sur la question dans un billet l'année dernière. Je lis tout, partout, à toute heure et je regrette déjà que la vie ne permettra pas de lire tout ce que j'aurais envie de lire. Je devrais apprendre à faire le tri et à mettre un point final aux livres que j'ai entamés mais que je n'aime pas vraiment pour me consacrer à ceux qui me réjouissent totalement. Mais je n'y arrive pas, je dois terminer ce que j'ai commencé (j'ai le même problème avec les assiettes mais je m'égare, je m'égare, c'est un autre sujet).
Le soleil: je ne m'en lasse pas. Malheureusement, dans mon plat pays, je n'y ai pas droit tous les jours. Mais le moindre petit rayon, sur ma peau, comme Lola, sur le parquet, sur mon dos, comme les chats, sur la table, partout, me met en joie. Plus que ça, me fait gonfler le coeur, comme une brioche dans un four bien chaud. (je m'égare à nouveau, aurais-je faim ?).
Danser: un pur bonheur. Si je pouvais, je danserais tous les jours. Et je ne peux pas me plaindre, je danse souvent, sans raison, dans la cuisine, en préparant le repas, seule dans la salle de bains, et je mesure bien la chance que j'ai d'avoir un partenaire hors pair (père en or par ailleurs) qui adore cela autant que moi. Je rêve de reprendre des cours (en particulier de salsa et de tango).
Musique: A peu près toute la musique en passant par le reggae, Mozart, la musique latino, Strauss, le jazz, le rebetiko, le boogie woogie, le rock pur et dur, la variété française flon flon et accordéon, la country, la chanson italienne, les ballades irlandaises, la chanson française à texte, les crooners, etc… La liste est infinie. Je regrette de ne pas pouvoir travailler en musique, ce sont autant d'heures perdues.
Etre seule dans la maison pendant quelques heures: un de mes petits plaisirs disparus. Ce plaisir tient à la fois dans celui de faire à peu près ce que je veux, mettre justement la musique dont j'ai envie sans que personne ne m'impose quoi que ce soit et sans déranger personne, de vaquer à mes petites affaires sans devoir aider, faire plaisir, faire de compromis pour personne et dans le plaisir de l'attente de ceux qui vont rentrer. J'adore ma tribu et j'aime quand ils sont tous là. J'aime aussi les voir en tête à tête chacun. Et j'aime les attendre. Un par un. J'ai toujours dit que j'aurais fait une mère au foyer parfaite et non désespérée.
La règle du jeu veut aussi qu'on tague deux personnes. Alors, si elles passent par ici et qu'elles aiment ce jeu, je passe la main à Sis'Cile et à Isa.
Le blues du sapin déchu: On a fini par se résoudre à démonter le sapin. Chaque année, c'est la même chose, on garde le sapin le plus longtemps possible. On s'autorise à en profiter jusqu'à mon anniversaire au moins. Ensuite, on reporte chaque jour le moment fatidique. Rien n'est plus déprimant que d'enlever une à une les boules, les guirlandes lumineuses, emballer dans le papier de soie chaque personnage de la crèche. Effacer les dernières traces de cette période un peu particulière qu'est Noël.
Le blues de l'électro-ménager: Le lave-vaisselle et le sèche-linge débrayent en même temps. Après quelques tentatives infructueuses pour réparer ces fichus récalcitrants, on a dû se rendre à l'évidence. Non seulement, le portefeuille va se serrer la ceinture mais aussi, tout le monde va réapprendre les gants Mapa et l'anticipation (plus question de laver à 17 heures LE jeans pour ce soir, il me le faut absolument !).
L'avenir en rose made in USA: J'ai beau penser qu'il faudra juger Obama dans un, deux ou quatre ans sur ce qu'il aura réalisé et non s'enthousiasmer émotionnellement, il n'y a rien à faire, je reste très émue et très enthousiaste après le discours d'investiture de ce mardi. D'accord, peut-être ne s'agit-il que d'un beau discours prononcé par un bon orateur, mais toujours est-il qu'il aura déjà réussi ça: faire croire à tous (euh non pas tous mais au moins tous les hommes de bonne volonté), tant là-bas qu'ici, que "oui, c'est possible, si on veut tous ensemble" et faire en sorte que quelques bras abandonnés se relèvent et se retroussent les manches.
La vie en rose ou pas de 6 milliards d'autres: une expo vraiment pas comme les autres se tient actuellement au Grand Palais à Paris. Je n'aurai pas le temps d'aller jusque là avant le 12 février mais le site de l'expo est suffisamment parlant. On en a pour des jours et jours à écouter ces 3000 autres de 75 nationalités différentes nous parler de l'amour, de la famille, la guerre, la colère ou la peur. Hier soir, nous sommes restés immobiles pendant deux heures et seule la fatigue m'a empêchée de continuer. A écouter et ré-écouter sans soif.
La vie en rose jacinthe: Ce soir, l'Homme m'a acheté des jacinthes. Je les souhaitais lilas, il n'en a trouvé que des blanches et des roses. Et mon coeur embaume.