Catégorie : C’est de saison

  • Muguet pas gai

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    Le premier mai, c'est pas gai, 

    Je trime a dit le muguet,

    Dix fois plus que d'habitude,

    Regrettable servitude.

    Muguet, ne sois pas chicaneur,

    Car tu donnes du bonheur

    Pas cher à tout un chacun,

    Brin d'muguet, t'es quelqu'un !

    Georges Brassens


    Ce premier mai n'est pas joyeux dans bon nombre de pays européens. La crise est passée par là et les manifestations d'aujourd'hui en Grèce, en Allemagne, en France et en Espagne ne sont pas particulièrement réjouissantes. Les images de violence me crispent et les remontées des extrêmes ne sont pas faites pour rassurer. 

    Dans le langage des fleurs, le muguet signifie "Retour du bonheur" et transmet le message : "Raccommodons-nous !". Je nous souhaite à nous, Belges d'Ostende à Eupen en passant par St Josse et Uccle, de nous raccommoder au plus vite.

    Ici, l'Homme, anti-muguet – parce que c'est commerciaaaal ! – m'a offert des lilas mauves ("Mon coeur est à vous – M'aimez-vous encore ?" Cette question !

    Et comme je le disais à Delphine ce soir, le myosotis crie de sa toute petite taille bleue: "Ne m'oubliez pas !" 🙂

  • Happy Chandler !

    Comme Quentin l'a dit, c'est la Chandler aujourd'hui ! Friends est passé par là…..

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  • Christmas three

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    Cadeaux de Noël:

    Vive les wish lists. Il faut les faire suffisamment longues pour garder l'élément de surprise et accepter aussi de sortir de la liste pour offrir de vraies surprises. Il y a les irréductibles aux listes qui ne veulent pas en faire. Ce sont généralement les mêmes qu'on n'arrive jamais à satisfaire. Ils attendent LE cadeau qui leur plaira ET qui les surprendra. Et généralement ne sont pas contents de ce qu'ils reçoivent ou, même si c'est le cas, mettent un point d'honneur à ne pas le montrer. Il y a ceux qui sont toujours contents ou du moins témoignent d'un plaisir, peut-être feint, mais qui fait chaud au coeur de ceux qui offrent. Et il y a ceux qui refusent absolument cette politesse qu'ils qualifient d'hypocrisie et préfèrent de loin la sincérité franche et montrent clairement que le cadeau ne leur plait pas. 

    Et puis il y a celle, pas plus haute que trois pommes, qui, au deuxième cadeau s'exclame, ravie: "Oh, j'ai DEUX cadeaux ?"

    Moi, j'ai aimé mes cadeaux: des livres de cuisine dont j'avais envie: "Mes desserts de sorcière" de Brigitte Bulard-Cordeau, "La cucina della mamma" et "Foood, petites récréations culinaires" de Christophe Spotti et Julie Rothhahn; le parfum Faubourg 24 de Hermès; de jolies tasses à thé couleur pastel et un collier et des boucles d'oreilles trèèèès jolis. 

    Dîner de Noël:

    Comme d'habitude, on s'est retrouvés Swiss Sis et moi en cuisine pour notre plus grand plaisir. Comme d'habitude, les hommes nous ont aidés. Mais cette fois, les enfants ont franchement mis la main à la pâte, Anaïs sans compter, Maïté sans faire de bruit et Quentin sans trop rechigner.

    Dans beaucoup de traditions, on ajoute une place à table pour l'invité de dernière minute. Et bien, cette année-ci, j'ai voulu innover en oubliant un couvert. Au moment où tout le monde était servi et que les petites mains qui s'agitaient en cuisine ont voulu prendre place, force a été de constater que, comme dans un jeu de chaises musicales, il manquait une chaise et un couvert pour quelqu'un. On s'est tous empressés de réorganiser la table, de rajouter chaise et couvert et de préparer une assiette supplémentaire. Je me suis rassise, penaude, sous les yeux furibonds de l'Homme qui "pour une fois que je ne recompte pas derrière toi !".

    Et puis il y a celle, pas plus haute que trois pommes, qui, après l'entrée, décrète: "Bon, je reviendrai pour les desserts!"

    Ambiance de Noël: 

    Il y a ceux qui ne peuvent pas s'empêcher de lancer des piques qui blessent inutilement et sont à mille lieues de s'en rendre compte; il y a ceux qui critiquent tout, tellement que c'en est lassant; il y a ceux qui sont toujours contents et dont rien n'entame la bonne humeur; il y a ceux pour qui l'absence de Papy L. pour la troisième fois à Noël est tout aussi pénible qu'au premier Noël. 

    Et puis il y a celle, pas plus haute que trois pommes, qui, jusqu'à une heure et demie du matin, est restée charmante et de bonne humeur, même pas fatiguée.

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  • Brrrrrèves

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     Image empruntée à www.patwintergatherings.com/snow_woman_feb_19_005sm.jpg

    Je suis transie, frigorifiée, gelée, congelée, surgelée, glacée, grelottante, frissonnante, engourdie, paralysée par le froid, je tremble et je claque des dents. J'ai un thermostat super mal réglé et j'ai tout le temps froid. Il fait moins 10 degrés et je ne supporte pas.

    Et mon rêve le plus fou était de faire un voyage en Antarctique. Bon, ce sera pour une autre vie.

  • Nowell

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    Plus d'Internet depuis dimanche ! Mais nous voilà coupés du monde, c'est le vide intergalactique autour de nous, encore heureux qu'on travaille et qu'on peut communiquer, sans ça, nous n'aurions pas survécu… Je plaisante bien sûr mais pendant 5 jours, on s'est rendu compte qu'on était bien dépendant de ce lien vers le monde, plus d'email, plus d'accès au compte bancaire, aux blogs (aaargh !), et tant d'autres coupures de courant qui passe. En même temps, je suis allée dormir plus tôt, j'ai lu un peu plus, pas plus mal !

    Par contre, on aurait pu en profiter pour décorer le sapin. Il est là depuis dimanche, vert mais tout nu. Mais l'Homme n'a pas envie. On pourrait le monter sans lui, pensez-vous, mais non, il veut le faire, lui, mais pas maintenant. Non, il n'est pas compliqué, juste contrariant.

    J'ai pris une demi-journée de congé pour avancer un peu dans la course aux cadeaux mais ce ne sera pas assez pour éviter la cohue du prochain weekend. 

    On n'a même pas encore fixé le menu de Noël, c'est dire à quel point on est dépassé par le temps qui passe. 

    Il a neigé aujourd'hui, beaucoup et en peu de temps. Et puis en très peu de temps aussi, tout a fondu ou presque. Juste le temps de faire joli, de créer le chaos en ville, et puis ce soir, la revoilà et cette fois-ci, elle tient bon.  

    Christmas mood ? Toujours pas au rendez-vous. 

  • Météo d’automne

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    Il y a des jours ensoleillés et des jours plus gris:

    • Lundi: La semaine s'annonce lourde. On est entré au bureau dans la phase "Promotions" et forcément, cela fait beaucoup d'appelés, peu d'élus. Et je reçois, jour après jour, l'un après l'autre, une quantité importante de déçus, frustrés, dépités. J'écoute avec beaucoup d'empathie les déçus raisonnables parce que je comprends leur déception mais j'aime aussi qu'ils comprennent qu'on ne peut pas gagner à tous les coups. Par contre, avec l'âge, je supporte de moins en moins les frustrés agressifs qui refusent d'entendre et de comprendre. Au bout de la semaine écoulée, je suis épuisée. Parce que je garde un calme olympien, une empathie qui pourtant s'érode au fur et à mesure du discours revendicatif de mon interlocuteur, et j'arrive à sourire bien que les molaires grincent en coulisses. Bref, je fatigue, je fatigue.

    • Mardi: J'arrive à grappiller 5 minutes sur ma journée hyper-chargée pour commander des mange-debout pour la Family Party qu'on organise dans 3 semaines. Il faudrait aussi que je songe à organiser une petite fête pour mon demi-siècle. Mais quand, quand ?

    • Mercredi: Je devais télétravailler aujourd'hui mais une fois encore, c'est partie remise, trop de boulot en collaboration directe avec les collègues et deux réunions. Je ne me plains pas, je connaissais les règles du jeu avant de commencer mais parfois, c'est dommage. C'est la xième fois que j'essaye de fixer un rendez-vous à Isa et que l'on doit reporter. Le soir, C. me fait grincer  des dents (c'est la semaine) parce que je propose une date différente pour mon anniversaire, en tenant compte des examens des enfants en janvier, et malheureusement, elle n'est pas là à cette date et elle me reproche – gentiment – d'avoir un problème avec les dates.  Je ne suis pas d'humeur à rester zen mais j'accuse réception de la remarque sans broncher. Résultat, je dors très mal, encombrée de rêves de calendriers mal gérés. 

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    • Jeudi: Quentin me fait la surprise d'un rangement express bien fait. Il est très rare qu'il se décarcasse pour ce type de corvée mais quand il s'y met, c'est mieux fait que moi ou les filles. Un mec, quoi ! Mais je serais injuste si je ne reconnaissais pas les rangements éblouissants de Maïté ou les repas du soir assurés une à deux fois sur trois par Anaïs. 

    • Vendredi: Quentin et Maïté de sortie. Anaïs, finalement non. On pousse ensemble une pointe jusqu'au cinéma pour voir Julie et Julia. Plus de place. On a rebroussé chemin par une voie buissonnière. Il faisait délicieux pour un soir d'octobre. On a découvert de petits coins de Bruxelles qu'on (Anaïs et moi – cela va sans dire, l'Homme connaissait) ne connaissait pas. On a fait un tour chez le bouquiniste et on a encore trouvé de vieux livres de cuisine qu'on se dispute toutes les deux. Et puis, on s'est offert un petit whisky, plaisir exceptionnel.

    • Samedi: Soirée cinéma-maison sur grand écran: Good morning England ! Un bon moment, pur humour British comme j'aime. Et puis, Bill Nighy me fait craquer :-). Et surtout, surtout, toute la musique que j'aimeuuuh !

    • Dimanche: Ca y est, c'est vraiment l'automne côté gris; il pleut, il fait noir à 3 heures de l'après-midi. J'ai envie de dormir….. 

  • Aiuto !

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    Pfiou, nous
    disions donc que j’étais au repos la semaine dernière. Cette semaine-ci, on met
    les bouchées doubles. La pression au boulot a sérieusement augmenté, on sent la
    fin de l’année approcher,  les
    dossiers à boucler,  les demandes
    pressantes des uns et des autres et le stress monte, monte.

    Si en plus
    de ces heures supplémentaires ajoutées à des heures déjà bien compactes, le
    calendrier de la semaine affiche deux soirées théâtre, mardi et jeudi, une
    soirée badminton, à laquelle je ne joue pas mais j’assiste pour ne pas faire
    faux bond à l’équipe, une valise à faire pour vendredi, un avion à 5h30 le
    vendredi matin, je pense que trois capuccini à Rome à la descente d’avion ne
    suffiront pas à me garder les yeux ouverts sur les merveilles du weekend à
    venir.

    Je devrais faire comme mon fils, sécher les cours une après-midi par semaine. Il a 18 ans et délivre donc lui-même les justificatifs de ses absences. Jusqu'à ce que son conseiller, un homme charmant, me contacte, juste pour demander si on est intéressé de savoir que…. Tu parles, Charles! Donc, après mise au point, Quentin a reconnu avoir quelques problèmes à gérer son emploi du temps surchargé entre études, sport, copains (tous à l'univ maintenant et donc plus libres que lui), copine, et un peu la famille. Il a aussi un peu confondu scolarité obligatoire jusqu'à 18 ans (traduire: plus obligatoire après 18 ans) et présence obligatoire à l'école.

    Mais là je sécherais bien quelques heures, tiens….

     

  • Entre été et automne

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    L'été s'achève déjà et après deux jours encore à 29 degrés cette semaine, on est rentrés en plein automne. Exit le pantalon blanc, les chemises ultra-légères et les sandales. Bonjour les couleurs gris souris, caramel et petite taupe. Fini les pêches et les melons, bienvenue le raisin, les prunes, les figues et les reinettes. 

    Au risque de faire un presque copié-collé de chez Isa, un aperçu de la semaine qui dévoile imperceptiblement que l'été est bien fini.

    Lundi: Le boulot a vraiment repris la vitesse autoroute. Fini de lambiner, plus de café avec les collègues le matin, tout de suite au turbin, sans lever le nez jusqu'au déjeuner puis jusque tard le soir. A tel point que j'ai fait l'impasse sur la barre à terre le soir, moi qui met un point d'honneur à ne pas la rater.

    Mardi: J'ai promis de rentrer tôt ce soir mais impossible de tenir promesse. Des tableaux plein de chiffres me tiennent tête et je ne veux pas les laisser gagner la bataille. 

    Mercredi: Retrouvailles avec Sis'cile pour un petit café rapide, échange des impressions de vacances et mise à jour des nouvelles de chacun. Le soir, deuxième soirée de reprise du badminton. Toutes mes appréhensions se sont envolées et la douleur ressentie le long de la cicatrice en août a disparu comme par enchantement. 

    Jeudi: Maïté nous envoie un sms annonçant son retour de Grèce demain et nous demande si on vient la chercher. Elle croit bon de nous prévenir de ne pas nous effrayer mais elle s'est fait une crête à la mohicane, humour douteux en référence à la bonne blague de son frère à son retour du Portugal. 

    Vendredi: Pour un régime efficace, disputez-vous à l'heure du dîner, ça vous évite de manger. En outre, Quentin, du coup, n'est pas sorti, est allé se coucher indécemment tôt et a passé une super nuit. Debout avant 9 heures, ça nous change de ses grasses matinées du samedi. Nous, on a continué à bouder jusqu'au lendemain matin pour reconnaître que le plus dur dans cet exercice, c'est de voir les retrouvailles de ceux qui s'aiment, en attendant notre fille à l'aéroport, chacun de son côté d'un pilier…

    Samedi: Super soirée d'anniversaire d'une "vieille" copine. Sabotage du régime forcé de la veille, malgré des exercices très dansants jusqu'à une heure avancée de la nuit.

    Dimanche: Anniversaire de Papy B. à La Glanerie. Retrouvailles avec Clara, la coquine. Retour à la maison avec des mûres et des pommes reinettes. La série compote commence. 

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  • Ephémérité des bulles

    Entre le 31 août et le 1 septembre, le fossé a été énorme. Malgré le léger frémissement du téléphone et de la boîte à messages, l'atmosphère hier était encore détendue. Le retour de vacances des premières rentrées au boulot s'est fêté à grand renfort d'embrassades, de comparaisons de bronzage, de biscuits et chocolats rapportés des différents coins de l'Europe, de "raconte-moi comment se sont passées tes vacances ?", "Et toi, comment vas-tu ?", "Et ici comment c'était ?". Je suis toujours émerveillée de voir à quel point toute cette équipe est contente de se retrouver. Même la météo s'est mise au diapason et le soleil était vraiment radieux.

    Et aujourd'hui, branle-bas de combat: le trafic a triplé, les petits enfants ont sur le dos un cartable si lourd que leurs yeux sont baissés et leur sourire s'affiche à l'envers. Le temps est maussade, la pluie s'annonce, et au bureau, le téléphone et la boîte mail explosent. On recommence à courir dans les couloirs, on laisse échapper des soupirs de trop plein, on déjeune sur le pouce, sur un coin de bureau, on enchaîne les réunions et les rendez-vous. Ca y est, ils sont tous de retour.

    Mes bulles d'août étaient bien éphémères…. 
     
  • En juin, les nuits sont les plus courtes

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    En juin, l'année scolaire prend une tournure de marathon. Puis soudain de vide décompressé.

    En juin, il reste mille et une choses à faire avant de partir en vacances. Au boulot, où tout le monde veut clôturer ses dossiers, ce qui implique neuf fois sur dix une participation des autres, ces autres dont on fait malheureusement aussi partie. A la maison, où on veut laisser une maison pas trop capharnaïque avant le passage de Belle-Maman préposée à nourrir les plantes et Miel le jardinier à quatre pattes.

    En juin, il faut penser à tout ce qui nous accompagne en vacances, des livres à la pharmacie, des valises au plan de route.

    En juin, il faut penser à rhabiller le fils en période de soldes. Les filles s'en occupent bien assez elles-mêmes.

    En juin, on se réjouit de la presque réussite de Maïté et on dresse le bilan avec Anaïs. Encore que, on reparlera de tout cela à tête reposée en vacances parce que pour le moment, les filles travaillent comme des machines au festival Couleur Café et ne savent même plus ce que penser veut dire.

    En juin, on s'étourdit de concerts de festivals, de Cesaria Evora à Benabar, de Ayo à Arno, en passant par Alpha Blondy, les Saules Pleureurs, Khaled et Emir Kusturica, le tout à Couleur Café ces trois derniers jours. On est sur les rotules mais heureux. Et mardi, point d'orgue avec Dalaras.

    En juin, on n'en peut plus de dormir si peu et les vacances semblent reculer plutôt que de se rapprocher.

    En juin, les nuits sont les plus courtes.