Catégorie : C’est de saison

  • Blocus à la belge

    KSB2006
    Lola m'a demandé une petite précision l'autre jour: "Question bête: blocus, ça veut dire examens de fin d'année?"

    J'avais complètement oublié que les Français ne parlent pas de blocus. C'est une expression typiquement belge, "être en blocus" J'ai vérifié sur le Wiktionnaire: 

    BLOCUS = Période de congé dans l'enseignement supérieur qui permet aux étudiants de préparer leurs examens.

    Je suis en blocus à partir de samedi prochain.
    Mais je ne pensais qu'en plus, le concept du blocus est encore plus typiquement belge. Je me suis plainte de ces 4 jours de pont de mai où je me suis retrouvée "bloquée" à la maison pour soutenir l'effort d'étude. Et, ça n'a pas raté, quand je suis rentrée au boulot le lundi, j'en ai remis une couche. A la sempiternelle question "tu as passé un bon weekend ensoleillé ?", j'ai renchéri de plus belle. Et c'est là que j'ai compris ce que cachait le sourire narquois et entendu des Français, Espagnols et Finlandais qui m'écoutaient. Ils m'ont cité l'exemple du Directeur, autre bon parent belge, qui a pris, lui, toute la semaine de congé pour ses grands bambins de 20 à 24 ans. Et de se moquer de nous, les bons parents belges.

    Le bon parent belge se doit de rester auprès de ses enfants qui étudient, tellement sérieusement, les pauvres. Il est là pour assurer l'intendance – il faut que ces chers petits mangent sain, plein de vitamines, du poisson pour booster la mémoire, des jus de fruits (ma maman à moi me faisait des plateaux repas superbes, avec en point d'orgue un ravier de fraises et petit pot de crème fraîche) -; il est là pour rassurer les coups de blues, pour surveiller l'avancement des travaux toutes les deux heures (t'en es où ?, il te reste combien?, tu avances bien ?, limiter les pauses (tu ne devrais pas t'y remettre?, t'es sûre que c'est une bonne idée de t'arrêter maintenant ?, tu n'y retournerais pas maintenant ? – en un mot une emmerdeuse de mère comme on n'en a jamais vu -), il est là pour expliquer les problèmes qu'on est encore capable d'expliquer (j'ai même essayé de comprendre les stat's, c'est dire !)

    Les parents d'ailleurs fichent la paix à leurs enfants. Ils mangent ce qu'ils veulent à l'heure qui leur convient et ne perdent pas de temps. Ils profitent même parfois de l'occasion pour fuir la maison et se prendre une ou deux semaines de vacances. Et les enfants d'ailleurs ne s'en portent pas plus mal.

    Les enfants belges, ô ingrats, aimeraient autant qu'on s'en aille, qu'on ne soit pas aussi envahissants et qu'on les laisse procrastiner en paix. Alors que nous, on étudierait bien à leur place, si on pouvait. Je me demande tout de même si on ne ferait pas mieux de s'aligner sur les autres Européens pour une fois…

  • Oeufs doux, oeufs durs

    Ils n'ont plus vraiment l'âge pour cela. J'ai pensé téléphoner à Sis'Cile pour être sûre que Clara allait faire la chasse aux oeufs parce que les miens, franchement…. Puis j'ai laissé le temps passer, j'ai oublié de lui en parler et je me suis retrouvée dans le rayon chocolat avec l'Homme qui, trêve de discussions et d'états d'âme (pas de blancs, parce que je vais les manger et je vais encore grossir, pas trop de figurines parce que on va se retrouver avec plus d'oeufs que n'en produisent des poules de chocolaterie, des petits oui mais tu es sûr qu'il en faut tant ?), a déposé dans le chariot deux grosses boîtes de sujets en chocolat et deux sachets de petits oeufs.

    Finalement, fidèles aux traditions, l'Homme et Swiss'sis, les deux cloches de service, ont caché tous les oeufs dans le jardin ensoleillé pour la petite Clara, qui n'attendait rien et sous l'oeil en coin et la lippe mi-boudeuse, mi-dédaigneuse des grands lapins.

    Il y avait longtemps que nous n'avions plus fait de chasse (?!) aux oeufs aussi douce.

     

    Et puis, les jeunes lièvres n'en ont plus pu de ce train de sénateur et ont réclamé leur tour de piste. Et les deux cloches n'ont pas résisté à l'appel des trois lièvres, qui ne semblaient plus du tout brouillés avec les oeufs.

    Deuxième exercice de cache et deuxième chasse aux oeufs. Et le rythme sauvage des années sans Clara a repris, sans trop de bagarres toutefois. Ils grandissent en sagesse, on dirait, tout en restant des enfants. Tout est bien, non ?

     
  • En mars, garde ton marcel !

    On nous annonçait l'arrivée légèrement prématurée du printemps, 15 degrés, un beau ciel bleu, un soleil radieux et j'ai entendu "un beau T-shirt bleu ciel, ballerines et adieu les chaussettes !". Hélas, malgré le beau ciel bleu et le soleil radieux, les 15 degrés ont vite dégringolé sous l'effet des vents coulis. Résultat: un gros refroidissement, une voix à la Bonnie Tyler en beaucoup moins sexy et une forme hypolympique.

    Et je déteste ça, cet air mi-batracien, mi-vache essouflée que me donnent le nez bouché, le mal de gorge et la fatigue qui accompagne le tout.

    Mais cela ne m'aura pas empêchée de maintenir mon invitation à dîner d'hier soir. Ni d'accompagner l'Homme un peu partout cet après-midi. Ni de suivre le cours de macarons auquel je nous avais inscrites, Anaïs et moi. Macarons pistache griotte et macarons chocolat blanc curry (oui, oui, curry !).

    Je trouve ce retour du printemps, froid certes, une vraie bénédiction. Je trouve qu'il y a quelque chose de vraiment réjouissant dans les visages des flâneurs en terrasse offerts, voire abandonnés aux premiers rayons de soleil, dans les étals des marchands de fleurs qui envahissent à nouveau les places, dans les vitrines des boutiques de vêtements où les petites robes fleuries commencent à prendre du sens…

    Vivement que je guérisse que je puisse en profiter vraiment !

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  • Petits bobos-boum

    Aroma

    Nos enfants sont grands. L'homme a fêté le demi-siècle voici bientôt presque deux ans et moi, je viens d'entamer cette fichue cinquantième année. Nous voilà en pleine ère du petits bobos-boum.

    L'épisode du tendon d'Achille n'était qu'un apéritif. Toute la machine de l'homme lui fait mal en haut, à gauche, à droite, en bas et je ne le vois presque plus que le visage grimaçant. Sexy.

    Moi, je ne grimace pas (rapport aux rides potentielles) mais je n'en pense (panse ?) pas moins. J'ai senti comme une petite déchirure au mollet en descendant les escaliers, pieds nus, à toute volée, le soir de Noël. J'ai ménagé ce mollet pendant un mois, suspendu le badminton pendant quatre longues semaines. J'ai repris la raquette mercredi dernier, en pleine forme, plus aucune douleur, beaucoup de plaisir à courir sur le terrain mais ce petit bonheur n'a duré que 20 courtes minutes. Re-clac fait le mollet en tombant sur le parquet et je ne fais fais fais plus c' qui me plait plait plait. J'enrage. J'ai continué à jouer mais sans bouger et sur la pointe des pieds. La question maintenant, c'est de savoir quand on guérit vraiment de ce genre de bobo puisqu'apparemment, il ne suffit pas de ne plus rien sentir pour être sûre de son coup.

    Petite cerise sur le gâteau: une infime bizarrerie sur la paupière qui ne veut pas cicatriser. Et la dermato de me rassurer d'un gentil "si cela n'a pas disparu dans un mois, c'est sans doute un baso !". Comme si je savais ce qu'était un baso. Il faut qu'elle explique plus avant ce qu'est un "carcinome (aargh !) baso-cellulaire". Pas grave mais qu'il faut quand même enlever. Ah ben, oui, juste un petit coup de ciseau sur la paupière. J'en rêvais justement. Comme dit l'homme, je ne savais pas quoi inventer pour faire passer au bleu un petit lifting des paupières. Il a tout faux, je l'avais même pas encore envisagé celui-là.

    A part ça, on va bien merci. Mais j'avais une légère préférence pour la période baby-boum. Je dirais même plus pour la période baby-tralala-boumboum ! Mais bon, il parait qu'à chaque âge, ses plaisirs….

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  • Right Christmas

    Finalement, ce Noël ne s'est pas si mal passé. Si l'on veut bien faire abstraction de l'absence si pesante de Papy L., de la magie disparue (mais où est-elle passée, cette magie ? Emportée par Papy L. ? Envolée avec le demi-siècle accompli ? Diluée par 25 ans de Noëls inchangés ?) et des petits bobos aussi sournois qu'inattendus. On a préparé la fête sans stress, avec l'aide immuable de Swiss Sis', des filles, Anaïs en cuisine, Maïté en salle et coulisses, Thierry et Claude en support, conseils, petite main et trancheurs d'hésitations, Sis'Cile en douceurs secrètement espérées.

    Le décor était beau, la table splendide, le menu à la hauteur, les cadeaux appréciés, je crois. Et Clara a ajouté la touche d'enfance qu'il manquait au tableau, distribuant les cadeaux, courant partout, renversant les flûtes déposées au sol, parce qu'on oublie vite les précautions à prendre quand des petites jambes de trois ans gambadent dans les vôtres, riant coquine et mutine avec ses élus du jour.

    Et ces moments-là m'ont donné, malgré tout et à nouveau, une impression de "right Christmas".

     
  • Fêtes vite !

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    Il n'y a rien à faire, le coeur n'y est pas. Tout est prêt, tous les cadeaux sont emballés, le sapin est monté, le menu concocté. Il ne me reste que les cartes de voeux à envoyer. Mais la magie a disparu. Je n'arrive pas à me réjouir de voir Noël se rapprocher. 

    Est-ce le souvenir de Papy L. qui nous égratigne ainsi ? J'ai fondu en larmes en plein grand magasin, dans les rayons où chaque année, nous farfouillions à la recherche d'un cadeau pour lui. Parce que cette année, il ne fallait pas chercher.

    Est-ce parce que Claude se traîne, après avoir traîné la patte, faute de retrouver une forme olympique ?

    Est-ce la fatigue toute bête en cette fin d'année ?

    Est-ce le départ de mon chef, contraint et forcé, que je n'ai pas du tout accepté ? Ce n'était sans doute pas le meilleur chef que j'ai eu dans ma vie mais c'est de toute évidence l'être le plus humain que j'ai connu. Et forcément pour moi, ça compte. 

    Est-ce le sur-petit-poi(d)s qui m'a repris en quelques semaines par excès de sucre et de pasta ? 

    Peut-être est-ce tout simplement l'ensemble de tous ces boulets qui m'empêchent de vivre cette période avec légèreté.

    Et malgré le retour de Swiss'Sis, malgré la maison en lumières de fête, je voudrais que ces fêtes passent vite. Mais je déplore infiniment cet état d'esprit.
  • Wish list périmée

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    J'ai ressorti ma wish list d'il y a deux ans, pour voir.

    • Un i-pod comme celui de Quentin, voire mieux. Je l'ai reçu un an et demi plus tard et en fait, c'est Quentin qui l'utilise. Entretemps, St Nicolas vient de lui en apporter un nouveau. Mais je ne suis pas sûre que j'utiliserai le mien. Je me rends compte que j'aime la musique "à voix haute"…
    • "A guide to elegance" de Geneviève Antoine Dariaux. C'est un tout petit livre publié en 1960 sur le summum de l'élégance. J'en ai lu quelques extraits chez Waterstone à Londres et j'ai adoré. Je l'ai reçu ce Noël là et il fait partie de mes livres de chevêt. Je n'en suis pas plus élégante pour autant mais il me fait rêver…
    • 10 kilos de moins. No comment
    • 10 ans de moins. Je dois me rendre à l'évidence, personne ne me les offrira…
    • une ou deux ceintures choisies par mes filles (je ne sais pas choisir les ceintures). Anaïs me les a offertes pour mon anniversaire. Elle m'a offert les siennes, en fait…
    • La dynastie des Carey-Lewis en dvd . Reste en course.
    • Des chaussures de danse (surtout celles avec un coquelicot dessus). Toujours d'actualité, même si l'envie pour "celles avec un coquelicot dessus" m'est passée. Mais plus encore que les chaussures, c'est l'envie de danser qui est plus ancrée que jamais… 
    • Le parfum "Agent Provocateur" . Reçu aussi et toujours en activité.
    • "Les bienveillantes" de Jonathan Littell. Reçu ce Noël là mais je ne l'ai ouvert que l'été dernier. A priori, je ne comprend toujours pas pourquoi j'ai inscrit ce livre sur ma wish list. Par snobisme sans doute, prix Goncourt oblige, mais ce n'est pas du tout moi. Pourtant, je ne regrette pas de l'avoir lu. Même si je me suis souvent posé la question en cours de lecture si je ne devais pas arrêter pour cause de nausée.
    • "Mon carnet gourmand" de Tessa Kiros. Reçu aussi ce Noël là. Sur l'étagère des livres de cuisine qui attendent patiemment que je les décortique page après page.
    • Un "bon pour" chez Paule Ka. Pas reçu mais suis plus sûre que j'en voudrais encore. Ségolène est passée par là et finalement j'aime pas son style.
    • Un week end à Ballymalloe. J'en rêve encore.
    • Un week end à …. J'en rêve toujours. Mais il y a quand même eu Budapest, Perugia, Venise, Paris, Amsterdam…

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    Et cette année, de quoi je rêve ?

    Aucun livre de cuisine ne me fait plus rêver depuis deux ans. Allez savoir pourquoi…

    • Par contre, je reprendrais bien mes maisons miniatures. Et justement Léa de chez Un jour à la campagne vient de sortir un superbe livre : Le grand livre des maisons miniatures.
    • Un dîner chez Bon-bon
    • Des livres, des livres et encore des livres
    • Des boucles d'oreille
    • Un chemisier sur mesure (pour pouvoir concilier ma taille de guêpe avec mes bras de routier sympa)
    • Des dvd de cinéma italien
    • Des soirées dvd Desperate Housewives sous la couette avec mes filles
    • Love actually et The Family Stone parce qu'on les a perdus
    • Des pulls très chauds parce que j'ai froid et j'ai plus rien à me mettre

    Et pour mon côté "Je crois encore au Père Noël":

    • Un voyage en Orient-Express
    • un weekend au Danieli
    • une soirée à la Scala ou à la Fenice
    • un weekend à New York et à San Francisco
    • Dix ans de moins
    • Dix kilos de moins (je sais, je me répète, mais parfois, j'y crois encore…)

    C'est pas tout ça, faudrait aussi que je m'active pour acheter les cadeaux de ceux que m'a désignés le sort. Bénies soient celles qui pensent à faire des wish lists.

  • Weekend ambiance pré-Noël

    Le weekend a démarré sous le signe de la migraine. Elle m'a littéralement empoignée le vendredi matin et ne m'a vraiment quittée que le dimanche midi. Mais malgré tout, le weekend fut doux et serein. Dans une espèce d'ambiance pré-Noël.

    Vendredi soir, grande première, je me suis retrouvée toute seule au théâtre, encore un pas de plus dans les bottines de Mamy B.. Ceci dit, c'est moyennement drôle d'être seule même si la pièce est intéressante.

    Samedi, le marché bras dessus bras dessous avec Anaïs, le supermarché avec Anaïs et Quentin, l'après-midi, un peu de shopping avec Maïté. J'ai repéré plein de petites choses pour la St Nicolas, repéré aussi le cadeau de J., passé un bon moment avec Maïté, même si elle a râlé la moitié du trajet,  jusqu'à ce qu'on lui trouve un paquet de cigarettes.

    Dimanche, grasse mat', rejoindre un peu l'immeuble Yacoubian sous la couette. On a commencé le tirage au sort pour Noël. A nouveau shopping l'après-midi, cette fois avec les deux filles. On s'est renippées en lingerie toutes les trois. Pfiou, c'est pas gratuit, ces petites choses et c'est sans doute moi qui remporte la palme du prix au centimètre carré. 

    Quand on est rentrées, ambiance pré-Noël, châtaignes grillées, lumières tamisées, bougies, un petit dessert ("Mmmh, tu prépares un dessert ?"), une paella aux légumes, de la musique éclectique, peace et douceur. Il ne manquait qu'une seule chose: que l'homme soit valide sur deux pattes et puisse esquisser un petit pas de danse…

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  • Vacances, j’oublie tout

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    Les valises sont presque faites, tout est éparpillé partout.


    La pharmacie de vacances est prête.


     Les lunettes solaires sont sorties.


    Les draps de plage sagement pliés.


    Les bouquins empilés.


    Les adresses des étapes sont imprimées.


    Les carottes sont pelées, les oeufs cuits dur, les babybels ready.


    Toutes les factures sont payées.


    Toutes les machines ont tourné, presque tout est repassé.


    Les poubelles sont vidées.


    Les rendez-vous entre Mamy L. et le chat sont fixés.


    Les derniers emails sont envoyés.


    Encore une fois dormir et à nous le dolce farniente italiano.


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  • Entre deux averses de pluie ou de neige, l’incontournable chasse aux oeufs…..