BLOCUS = Période de congé dans l'enseignement supérieur qui permet aux étudiants de préparer leurs examens.
- Je suis en blocus à partir de samedi prochain.
BLOCUS = Période de congé dans l'enseignement supérieur qui permet aux étudiants de préparer leurs examens.
Ils n'ont plus vraiment l'âge pour cela. J'ai pensé téléphoner à Sis'Cile pour être sûre que Clara allait faire la chasse aux oeufs parce que les miens, franchement…. Puis j'ai laissé le temps passer, j'ai oublié de lui en parler et je me suis retrouvée dans le rayon chocolat avec l'Homme qui, trêve de discussions et d'états d'âme (pas de blancs, parce que je vais les manger et je vais encore grossir, pas trop de figurines parce que on va se retrouver avec plus d'oeufs que n'en produisent des poules de chocolaterie, des petits oui mais tu es sûr qu'il en faut tant ?), a déposé dans le chariot deux grosses boîtes de sujets en chocolat et deux sachets de petits oeufs.
Finalement, fidèles aux traditions, l'Homme et Swiss'sis, les deux cloches de service, ont caché tous les oeufs dans le jardin ensoleillé pour la petite Clara, qui n'attendait rien et sous l'oeil en coin et la lippe mi-boudeuse, mi-dédaigneuse des grands lapins.
Il y avait longtemps que nous n'avions plus fait de chasse (?!) aux oeufs aussi douce.
Et puis, les jeunes lièvres n'en ont plus pu de ce train de sénateur et ont réclamé leur tour de piste. Et les deux cloches n'ont pas résisté à l'appel des trois lièvres, qui ne semblaient plus du tout brouillés avec les oeufs.
Deuxième exercice de cache et deuxième chasse aux oeufs. Et le rythme sauvage des années sans Clara a repris, sans trop de bagarres toutefois. Ils grandissent en sagesse, on dirait, tout en restant des enfants. Tout est bien, non ?
On nous annonçait l'arrivée légèrement prématurée du printemps, 15 degrés, un beau ciel bleu, un soleil radieux et j'ai entendu "un beau T-shirt bleu ciel, ballerines et adieu les chaussettes !". Hélas, malgré le beau ciel bleu et le soleil radieux, les 15 degrés ont vite dégringolé sous l'effet des vents coulis. Résultat: un gros refroidissement, une voix à la Bonnie Tyler en beaucoup moins sexy et une forme hypolympique.
Et je déteste ça, cet air mi-batracien, mi-vache essouflée que me donnent le nez bouché, le mal de gorge et la fatigue qui accompagne le tout.
Mais cela ne m'aura pas empêchée de maintenir mon invitation à dîner d'hier soir. Ni d'accompagner l'Homme un peu partout cet après-midi. Ni de suivre le cours de macarons auquel je nous avais inscrites, Anaïs et moi. Macarons pistache griotte et macarons chocolat blanc curry (oui, oui, curry !).
Je trouve ce retour du printemps, froid certes, une vraie bénédiction. Je trouve qu'il y a quelque chose de vraiment réjouissant dans les visages des flâneurs en terrasse offerts, voire abandonnés aux premiers rayons de soleil, dans les étals des marchands de fleurs qui envahissent à nouveau les places, dans les vitrines des boutiques de vêtements où les petites robes fleuries commencent à prendre du sens…
Vivement que je guérisse que je puisse en profiter vraiment !
Nos enfants sont grands. L'homme a fêté le demi-siècle voici bientôt presque deux ans et moi, je viens d'entamer cette fichue cinquantième année. Nous voilà en pleine ère du petits bobos-boum.
L'épisode du tendon d'Achille n'était qu'un apéritif. Toute la machine de l'homme lui fait mal en haut, à gauche, à droite, en bas et je ne le vois presque plus que le visage grimaçant. Sexy.
Moi, je ne grimace pas (rapport aux rides potentielles) mais je n'en pense (panse ?) pas moins. J'ai senti comme une petite déchirure au mollet en descendant les escaliers, pieds nus, à toute volée, le soir de Noël. J'ai ménagé ce mollet pendant un mois, suspendu le badminton pendant quatre longues semaines. J'ai repris la raquette mercredi dernier, en pleine forme, plus aucune douleur, beaucoup de plaisir à courir sur le terrain mais ce petit bonheur n'a duré que 20 courtes minutes. Re-clac fait le mollet en tombant sur le parquet et je ne fais fais fais plus c' qui me plait plait plait. J'enrage. J'ai continué à jouer mais sans bouger et sur la pointe des pieds. La question maintenant, c'est de savoir quand on guérit vraiment de ce genre de bobo puisqu'apparemment, il ne suffit pas de ne plus rien sentir pour être sûre de son coup.
Petite cerise sur le gâteau: une infime bizarrerie sur la paupière qui ne veut pas cicatriser. Et la dermato de me rassurer d'un gentil "si cela n'a pas disparu dans un mois, c'est sans doute un baso !". Comme si je savais ce qu'était un baso. Il faut qu'elle explique plus avant ce qu'est un "carcinome (aargh !) baso-cellulaire". Pas grave mais qu'il faut quand même enlever. Ah ben, oui, juste un petit coup de ciseau sur la paupière. J'en rêvais justement. Comme dit l'homme, je ne savais pas quoi inventer pour faire passer au bleu un petit lifting des paupières. Il a tout faux, je l'avais même pas encore envisagé celui-là.
A part ça, on va bien merci. Mais j'avais une légère préférence pour la période baby-boum. Je dirais même plus pour la période baby-tralala-boumboum ! Mais bon, il parait qu'à chaque âge, ses plaisirs….
Finalement, ce Noël ne s'est pas si mal passé. Si l'on veut bien faire abstraction de l'absence si pesante de Papy L., de la magie disparue (mais où est-elle passée, cette magie ? Emportée par Papy L. ? Envolée avec le demi-siècle accompli ? Diluée par 25 ans de Noëls inchangés ?) et des petits bobos aussi sournois qu'inattendus. On a préparé la fête sans stress, avec l'aide immuable de Swiss Sis', des filles, Anaïs en cuisine, Maïté en salle et coulisses, Thierry et Claude en support, conseils, petite main et trancheurs d'hésitations, Sis'Cile en douceurs secrètement espérées.
Le décor était beau, la table splendide, le menu à la hauteur, les cadeaux appréciés, je crois. Et Clara a ajouté la touche d'enfance qu'il manquait au tableau, distribuant les cadeaux, courant partout, renversant les flûtes déposées au sol, parce qu'on oublie vite les précautions à prendre quand des petites jambes de trois ans gambadent dans les vôtres, riant coquine et mutine avec ses élus du jour.
Et ces moments-là m'ont donné, malgré tout et à nouveau, une impression de "right Christmas".
Il n'y a rien à faire, le coeur n'y est pas. Tout est prêt, tous les cadeaux sont emballés, le sapin est monté, le menu concocté. Il ne me reste que les cartes de voeux à envoyer. Mais la magie a disparu. Je n'arrive pas à me réjouir de voir Noël se rapprocher.
J'ai ressorti ma wish list d'il y a deux ans, pour voir.
Et cette année, de quoi je rêve ?
Aucun livre de cuisine ne me fait plus rêver depuis deux ans. Allez savoir pourquoi…
Et pour mon côté "Je crois encore au Père Noël":
C'est pas tout ça, faudrait aussi que je m'active pour acheter les cadeaux de ceux que m'a désignés le sort. Bénies soient celles qui pensent à faire des wish lists.
Le weekend a démarré sous le signe de la migraine. Elle m'a littéralement empoignée le vendredi matin et ne m'a vraiment quittée que le dimanche midi. Mais malgré tout, le weekend fut doux et serein. Dans une espèce d'ambiance pré-Noël.
Vendredi soir, grande première, je me suis retrouvée toute seule au théâtre, encore un pas de plus dans les bottines de Mamy B.. Ceci dit, c'est moyennement drôle d'être seule même si la pièce est intéressante.
Samedi, le marché bras dessus bras dessous avec Anaïs, le supermarché avec Anaïs et Quentin, l'après-midi, un peu de shopping avec Maïté. J'ai repéré plein de petites choses pour la St Nicolas, repéré aussi le cadeau de J., passé un bon moment avec Maïté, même si elle a râlé la moitié du trajet, jusqu'à ce qu'on lui trouve un paquet de cigarettes.
Dimanche, grasse mat', rejoindre un peu l'immeuble Yacoubian sous la couette. On a commencé le tirage au sort pour Noël. A nouveau shopping l'après-midi, cette fois avec les deux filles. On s'est renippées en lingerie toutes les trois. Pfiou, c'est pas gratuit, ces petites choses et c'est sans doute moi qui remporte la palme du prix au centimètre carré.
Quand on est rentrées, ambiance pré-Noël, châtaignes grillées, lumières tamisées, bougies, un petit dessert ("Mmmh, tu prépares un dessert ?"), une paella aux légumes, de la musique éclectique, peace et douceur. Il ne manquait qu'une seule chose: que l'homme soit valide sur deux pattes et puisse esquisser un petit pas de danse…

Les valises sont presque faites, tout est éparpillé partout.
La pharmacie de vacances est prête.
Les lunettes solaires sont sorties.
Les draps de plage sagement pliés.
Les bouquins empilés.
Les adresses des étapes sont imprimées.
Les carottes sont pelées, les oeufs cuits dur, les babybels ready.
Toutes les factures sont payées.
Toutes les machines ont tourné, presque tout est repassé.
Les poubelles sont vidées.
Les rendez-vous entre Mamy L. et le chat sont fixés.
Les derniers emails sont envoyés.
Encore une fois dormir et à nous le dolce farniente italiano.