Catégorie : anniversaires

  • Joyeux Parisversaire

    La chance

    A 46 ans, j'ai décidé que je ne travaillerais plus le jour de mon anniversaire. Une journée rien que pour moi. Cette année-là, je me suis offert mon premier massage. L'année suivante, j'ai considéré que le summum de la journée pour soi était une journée matinée coiffeur-esthéticienne. Puis les années passant, ce programme est passé du pur plaisir à l'absolue nécessité. Alors cette année, j'ai inauguré la journée "ailleurs". Et qu'est-ce qui pourrait me faire plus plaisir qu'une petite journée à Paris ? Qui plus est avec celle dont c'est un peu aussi l'anniversaire parce que, tout de même, sans elle, il n'y aurait pas d'anniversaire. Une journée à Paris donc, avec ma maman à moi. 

    La pauvre, je l'ai fait trotter dans tout Paris. Depuis le Grand Palais au Village St-Paul, de la Place des Vosges au Marais et à la rue des Rosiers, de Saint-Sulpice à Saint-Placide, en terminant par une boulangerie qu'elle voulait découvrir à Montmartre.

    L'expo "Des jouets et des hommes" était super intéressante et riche et on y a passé deux bonnes heures. J'ai regretté la note finale qui, sous prétexte de mettre en avant la nécessité de se séparer de ses jouets pour grandir, représentait un feu de cheminée virtuel dans lequel reposaient de vrais jouets brûlés. Je n'ai rien contre l'idée de grandir, je ne suis pas convaincue par le besoin de se séparer de ses jouets. J'ai déjà très mal vécu la séparation d'Andy et de Woody dans Toy Story, alors bon….

    Au petit bonheur

    Après ces deux heures de retour en enfance, on a mangé les petites tartines préparées par Mamy B. debout, sur le trottoir, au soleil. Pas de lunch assis, en terrasse ou non, mais quel temps gagné ! Hop, dans le métro et direction le Village St Paul où les brocanteurs se succèdent et que j'appelle "l'annexe de chez Mamy B.". Comme chez elle, on retrouve là, pêle-mêle, dans un merveilleux bric à brac, tout ce qui rappelle notre enfance: des cartes postales, des pinceaux, des vieux cahiers d'école, des petits jouets anciens, des boules à neige, des stylos où glissent des skieurs, des torchons de cuisine, des bols, du linge anciens, des trésors de mercerie, des petites boîtes, de vieux pots de confiture et tant d'autres merveilles dans un espace minuscule. Malheureusement, la boutique fermait le lundi et nous avons dû nous contenter de la vitrine. Mais rien que ça nous a pris un bon vingt minutes.

    Au petit

    Après le Village St Paul, direction le Marais, la place des Vosges, le temps d'une pause au soleil timide, la rue des Rosiers et l'achat de quelques bägels pour les enfants. Puis un saut rue du Cherche-Midi, le temps de constater que Mamy Gâteaux est elle aussi fermée et que la pause thé-douceurs est à l'eau, le temps d'un crème de substitution, très requinquant par ailleurs, et nous voilà reparties vers Montmartre.

    Le soleil était déjà couché et nous avons repris le chemin de la gare après une journée absolument parfaite. Le portefeuille même pas allégé, les yeux remplis de mille et une choses et le coeur gonflé de moments doux.

     Crédit photos:  http://jbtaylor.typepad.com

     

  • Eté indien

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    Il fait absolument magnifique. Le mois d'août est enfin arrivé. Le hic, c'est la rentrée aussi. Cherchez l'erreur ! Allez un petit semainier pour fêter le soleil !

    Lundi: Dîner de rentrée avec Cat et Joséfine. Juste un peu de bonheur entre filles.

    Mardi: C'est l'anniversaire de ma meilleure amie d'enfance. Elle aurait aujourd'hui 52 ans. Elle me précédait de quelques mois. Chaque année, j'y pense à la même date, mais je ne sais pas pourquoi cette année encore plus que d'autres. Je repense à ce matin d'avril quand le (futur) Homme est venu me chercher à la gare, à la joie de le revoir, brisée en éclats en un instant quand il m'a annoncé l'impensable. 21 ans, un vélo à la mer, une voiture, un vol plané, la mort instantanée. 

    Mercredi: Nouveau rendez-vous chez la diététicienne. Cette pèse-personne se fait un poids d'or si elle traite toutes les clientes comme moi. Je rentre, je monte sur la balance, elle note le verdict, me dit de continuer comme ça et allège mon porte-feuille. Et rendez-vous pour dans un ou deux mois. Ca me revient à ce jour à peu près à 60 euros le kilo (perdu). Je sais, c'est cher payé, mais finalement, ça marche lentement mais sûrement. Alors, tout compte fait, autant la payer elle que d'investir dans des poudres hyper-protéinées ou autres cochonneries allégeantes.

    Jeudi: Première pièce de théâtre de la saison. Manneke. On ne peut pas faire plus belge. Tendre et émouvant, l'histoire de l'auteur-acteur lui-même, celle d'un enfant transbahuté par une mère extravagante entre Liège et Bruxelles, entre sa grand-mère et les hommes de passage de sa mère. Mais drôle, émouvant, bouleversant.

    Vendredi: Soirée cinéma en amoureux dans ce cinéma menacé d'expropriation. Le dernier Nanni Moretti "Habemus Papam". Du bon Moretti, de l'Italie, des curés, de la tendresse, un Michel Piccoli absolument superbe d'angoisses. 

    Samedi et Dimanche: Enfin un weekend à la maison. Et malgré le beau ciel bleu, nous sommes restés entre nos 4 murs à les uns coller des plaques de gyproc sur le mur de la cuisine et les autres ranger à grande échelle. Vu de l'extérieur, ce n'est pas très drôle mais moi j'aime les weekends "chantier".

    Et youpie, on nous promet cet été indien pour encore une semaine !

     

     

  • Trois quarts de siècle

    Trois quarts de siècle, ça se fête dignement. Avec ses enfants et ses petits-enfants. Et si les enfants habitent à 800 km les uns des autres, qu'à cela ne tienne, on se retrouve à mi-chemin. La dernière fois, on s'est retrouvés en Alsace, cette fois, c'est le pays de Bade en Allemagne qui nous a réunis. 

    Une journée magnifiquement ensoleillée passée dans un jardin botanico-zoologique, chacun à son rythme ou au rythme de son Nikon, avec une pause pique-grignote près des flamants roses. 

    Un dîner au jardin, sans pull – même pas besoin – au gré d'un menu choisi un rien à l'aveuglette, la carte était en allemand sans traduction mais les bribes et restants de vocabulaire de chacun nous ont permis de nous y retrouver plus ou moins.

    Je l'écris parce que je ne le dirai jamais assez, on a une chance inouïe dans cette famille: rien à régler avec ses parents, des soeurs bien différentes mais parfaitement accordées, des beaufs pas beaufs du tout, et un quatuor de cousins pas du tout compétitifs: une gracieuse petite princesse face à deux ex-princesses devenues fées (l'une du logis, l'autre du joli) et un ex-petit prince devenu prince par trop charmant.

    Et ce sont ces journées-là qui nous injectent des petites piqûres de rappel. 

    Et s'il a 75 ans aujourd'hui, ce blog en a donc cinq. Car c'est à lui que j'ai dédié cette cabane au fond du jardin.

     

  • Semaine de retour

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    Lundi:  Après 4 semaines loin des dossiers, du PC, des collègues, le retour est toujours un peu appréhendé. Mais cette année, ma chef ne m'a pas accueillie d'un "Plus jamais 5 semaines !!" avant même de me dire bonjour. Normal je n'ai pris que 4 semaines…. Et j'avais un remplaçant…. et le mois de juillet 2011 a été moins pénible. Une matinée passée à faire le point avec elle, à saluer tout le monde (du moins ceux qui sont encore là), s'enquérir du temps "magnifique" que les aoûtistes ont eu en Belgique, se réjouir de leurs vacances à venir, être sûre que tout le monde va bien, c'est pas tout ça mais j'ai des mails à lire. 170. C'est moins que l'année passée. Mais qu'est-ce que je donnerais pour être ailleurs….

    Mardi: Rendez-vous chez la diététicienne. Je me demande pourquoi j'y vais, pourquoi je paie une consultation de dix minutes, le temps de monter sur sa balance, vérifier qu'elle est parfaitement d'accord avec la mienne (de balance), et m'entendre dire que c'est bien, qu'on est sur la bonne voie, qu'il faut continuer comme ça. C'est idiot mais c'est plus fort que moi, j'ai besoin de quelqu'un qui joue les "maîtresses d'école" et me donne des bons ou mauvais points. Seul bonus de cette pause-déjeuner: le passage par la librairie et l'achat de Gatsby le Magnifique que je ne me souviens pas d'avoir lu et que le livre de Gilles Leroy (Alabama Song) sur la vie de Zelda Fitzgerald m'a donné envie de lire.

    Mercredi: Mon collègue le plus rentable (rapport efficacité/rapidité) s'en va pour un avenir meilleur. Forcément ce sont toujours les meilleurs qui s'en vont. Je le regrette déjà. 

    Jeudi: C'est l'anniversaire de Mamy L. Comme avait l'habitude de plaisanter Papy L., on retourne les chiffres de son âge et ça lui fait un joli 18 ans. Du coup, je lui ai offert son premier rouge à lèvres Chanel et elle en avait les joues aussi roses qu'une jeune fille. Dommage que l'Homme ait gâché l'ambiance pour une sombre mais violente discussion avec ses enfants et plus particulièrement son fils sur la valeur du serment et celle de la parole donnée. J'étais assez désolée de la tournure que prenaient les choses mais visiblement Mamy L., contactée le lendemain et qui avait dormi comme un bébé, a trouvé qu'elle avait passé une excellente soirée. Elle est sans doute immunisée contre le verbe haut. Pourquoi je n'y arrive pas ? Je reçois pourtant des piqûres de rappel au moins hebdomadaires.

    Vendredi: Fin de cette première semaine de travail et j'ai l'impression de n'être jamais partie en vacances. Il faut croire que le rythme ne me convient pas. En me levant à 6h30, je devrais aller dormir au plus tard à 23 heures. mais c'est juste pas possible, je n'y arrive pas. Trop de choses à faire, trop d'envies, trop de tout. Comment apprendre à ralentir ?

    Samedi: Je suis allée porter un petit colis à la poste en compagnie de l'Homme. Témoins de loin d'une petite altercation entre un client et un employé, nous avons vu – sans entendre ce qui se disait – le geste honorifique de l'employé à l'aimable attention du client. Nous sommes sortis en même temps que le client furieux, vitupérant mais raccompagné par une charmante vigile, suivie très rapidement par le responsable du bureau de poste. Très vite, nous avons compris que le client était dans son droit et n'avait pas à tolérer les grossièretés proférées par le guichetier. Malheureusement, l'état de sobriété, l'accent étranger ainsi que la mise du pauvre hère n'allaient pas jouer en sa faveur si, comme il en menaçait la planète entière, il allait faire venir la maréchaussée. Ce que l'Homme a tenté de lui faire comprendre, de concert avec madame la vigile et monsieur le responsable, mais dans des termes que la fonction de ces derniers ne leur permettait pas d'utiliser et qui étaient certainement plus percutants pour ce bougre, pourtant bien Belge et fier d'avoir défendu la patrie, comme il s'est empressé de nous montrer les traces de balle sur tout son torse ("Tiens moi ça" et hop que je t'enlève mon T-shirt !). La vigile lui a proposé une cigarette, le responsable a promis qu'il ferait "le nécessaire pour que ça ne se reproduise plus" et son copain est arrivé et l'a emmené "boire un pot, c'est mon anniversaire, aujourd'hui !". Et nous on est repartis en rouvrant le débat sur la valeur des dires de personnes assermentées, sobres ou non.

    Dimanche: Après-midi et dîner chez un ancien copain de l'Homme qu'on voit à peu près une fois par an. Chaque année, je redoute cette rencontre et cette année n'a pas démérité: il n'a pas fallu cinq minutes pour que les conversations se scindent – comme dans les églises aux enterrements d'autrefois – entre hommes à gauche et femmes à droite. Je ne sais pas pourquoi mais c'est le seul couple avec lequel ça nous arrive. Et ce n'est pas ma copine, c'est la femme d'un copain "annuel". Parce que si c'était mes copines, ça irait, je pourrais parler des heures sans les hommes. Mais pas avec elle. Et pourtant elle est intelligente, elle dit pas de c… niaiseries, je ne peux vraiment rien lui reprocher. Alors, bien sûr, au retour, je peux comparer avec l'Homme nos conversations respectives et on a, au final, le double d'informations que si nous avions bavardé à quatre. Mais tandis que l'Homme m'informe sur les nouveaux programmes universitaires et de recherche en matière de sciences de l'éducation physique, moi je ne peux que le tenir au courant des nouveaux protocoles opératoires des colonoscopies (l'anesthésie générale permet maintenant de "faire d'une pierre deux coups, s'il y a un polype, on l'enlève tout de suite", youpie !). J'aimerais autant n'avoir que la moitié des infos et dormir sur le chemin du retour…

     

  • Vingt

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    Il arrive forcément toujours un jour où tous vos enfants ont 20 ans. Aujourd'hui le cap est passé. Je me suis efforcée d'ignorer ce petit pincement au coeur, cet infime picotement concomitant aux étapes clés: la chute du cordon ombilical, le dernier biberon, la perte de la première dent de lait, l'entrée à l'école primaire, le premier pseudo Wonderbra, le premier poil au menton, l'entrée à l'univ… 

    On a tout fait pour que cette journée soit la sienne. Pas de botanique, pas de zoologie, ni physique, ni chimie. Des ballons dans les arbres au petit déjeuner, les mêmes ballons remplis d'eau en bataille rangée entre le toit et la terrasse, une chasse aux papillons, Anaïs tout sourire TOUTE la journée, une après-midi à la plage, un resto le soir. Même le petit lézard avec qui il avait sympathisé la veille est revenu lui souhaiter un bon anniversaire. Si, si !

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  • Sur les rotules

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    Oui, je vis toujours et je vais bien merci. Et merci surtout à celles qui s'en sont inquiétées. Mais je suis sur les rotules. Les mois de juin sont toujours pénibles mais celui-ci est champion toutes catégories. 

    Au boulot, outre le fait que j'arrive au bout d'une année sans vacances (les petits weekends de trois jours par-ci par-là, c'est super et je ne boude pas mon plaisir mais ce n'est jamais du vrai repos), le mois de juin a été synonyme, entre autres, de licenciement après 6 ans de (très) bons et (très) loyaux services de six collègues dont le seul crime a été de ne pas être en ordre d'une exigence administrative bête et stupide. On a fait tout ce qu'on pouvait – avec une imagination très créative qui dépassait les limites du juridiquement correct – pour les sortir de ce guêpier mais sans succès. Enfin si, sur les 14, huit ont réussi mais ces six-là sont restés sur le carreau. Et annoncer individuellement ces échecs a été épuisant moralement. Synonyme aussi de suspicion de harcèlement et ces entretiens-là ne sont pas moins éprouvants. Et je terminerai la semaine qui précède mon départ en vacances par ma présence au tribunal dans le cadre d'un autre licenciement litigieux.

    Le chaud froid imposé par la météo capricieuse – un jour on fond sous 33° et le lendemain on frissonne à 18° – a eu raison de ma fragilité du moment et j'ai passé une semaine entre kleenex et pastilles pour la toux.

    Last but not least, pendant un mois, Anaïs et moi avons préparé les 20 ans de Quentin et plus particulièrement le montage video qui devait faire partie des surprises que nous lui réservions pour ce vendredi 1 juillet. Il aura 20 ans dans un mois mais si on voulait le fêter dignement pour une fois, en présence de tous ses copains et de sa famille, il fallait profiter de la fin des examens, de la présence encore pour quelques jours de la plupart d'entre eux et ne pas attendre les secondes sessions d'août. Et tout cela nous a mangé tout le temps qu'il nous restait encore disponible. Mais son bonheur nous a récompensés des heures de veille, les allumettes aux yeux.

    Mais me voilà de retour. Pour quelques jours seulement. Parce que cette semaine, on prépare les VALISES !! Youpie !

  • Nice br’egg

     

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    Cinq jours de pause on ne peut plus bienvenus. Du jeudi saint au lundi de Pâques, cinq jours si doux. Allez, soyons honnêtes, quatre jours doux et un jour – le dernier – nettement moins. 

    Jeudi: J'adore être en congé en même temps que tous mes collègues – en d'autres termes, ils ne remplissent pas votre boîte mail en votre absence – alors que le reste de la ville travaille. Comme un samedi en semaine. Si en plus, le soleil est de la partie. On a fait le marché et nourri les fauves. Ensuite, l'Homme a emmené Anaïs choisir un bonsaï pour l'anniversaire de son Simon pendant qu'ils me "lâchaient" dans un magasin pour acheter des chaussures. Je suis ressortie avec des chaussures, une robe, trois pantalons, deux tops et le cadeau pour l'anniversaire de Maman. Ils m'ont lâchée, je me suis lâchée. J'aurais bien acheté tout le magasin. 

    Vendredi: Départ dans l'après-midi pour La Glanerie avec Quentin. Les filles nous rejoindront le lendemain. Les parents étaient déjà là, le jardin resplendissait, papa aussi bronzé qu'après deux mois de vacances – le jardinage, même à l'ombre, ça burine – et maman entre blanc farine et rose rhubarbe. Sis'Cile, monsieur F. et Clarinette nous ont rejoints une heure plus tard. Il ne manquait, à notre grand regret, que Swiss'Sis retenue pour vacances grecques. Dîner au jardin. Effluves de parfum de glycine, roucoulements de ramiers et soleil couchant. Ce soir, c'est moi qui raconte l'histoire à Clara et rien n'est plus doux qu'un petit corps chaud abandonné sur les genoux et le parfum des cheveux d'enfant sur le visage.

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    Samedi: Rituel du lever de la Reine-mère, assises en tailleur sur son lit, papote du jour, café servi par le Roi-père, devenu Roger the Butler le temps du petit déjeuner. Toilette tirée en longueur, rien ne presse. Journée qui s'étire entre cuisine et jardin, entre pommes de terre épluchées au soleil et mauvaises herbes patiemment arrachées, entre préparatifs du lendemain et jeux de cache-cache ou de "j'ai perdu mon mouchoir-e tout au bord du trottoir-e" au grand plaisir de Clara, entre lessive et chaises longues, entre arrivée des filles et anniversaire de Mamy. Que du doux.

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    Dimanche: Sis'Cile a remplacé Swiss'Sis dans son rôle annuel de co-cloche et l'Homme l'a trouvée parfaitement à la hauteur. Sa seule erreur de débutante c'est d'avoir oublié – à 7h30 du matin – de mettre ses lentilles et de ne plus se rappeler où elle avait caché les oeufs deux heures plus tard, faute de visualiser correctement ses cachettes. Chasse aux oeufs sous un soleil déjà très présent et une Clara concentrée sur un balayage systématique du paysage. Après une heure de chasse, branle-bas de combat pour préparer le grand barbecue et l'arrivée des guest stars du jour, la soeur de maman et son mari et…. super top guest star, LE Simon d'Anaïs. La pluie nous a obligés à activer le plan B pour le repas mais la tarte à la rhubarbe et les fraises à la crème ont repris le chemin du jardin et le soleil ne nous a plus quittés de l'après-midi. Chaises longues, cache-cache et autres jeux et le temps s'est étiré tout doucement. Retour à regret en fin de soirée vers la ville mais les examens de Quentin mardi ne souffrent plus de retard.

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    Lundi: Studieux pour les uns, maussade pour les autres. Dispute échafaudée sur des malentendus nés de mots véritablement "mal entendus". Quand "ça va tes photos ?" (L'homme se plaignait de la mauvaise qualité de ses dernières photos et s'inquiétait de ce que donnerait la nouvelle fournée pascale) devient "ça te va les faucons ?" (J'avais proposé en début de journée d'aller voir les bébés faucons nés la semaine dernière à la cathédrale et l'Homme a cru que je proposais d'y aller à ce moment-là), cela donne un quiproquo épique, un homme qui s'habille pour sortir, une femme qui se demande où il va mais ne le demande pas et un homme qui ne comprend pas pourquoi sa femme continue d'aller et venir dans la maison sans se préparer pour sortir. Il nous en faut moins que ça pour bouder des heures. Ou comment mal terminer un weekend idyllique.

     

     

  • Double semainier

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    Le temps me file entre les mains et je trouve moins de temps pour venir dans ma cabane au fond du jardin.

    Le temps me glisse entre les doigts mais je ne m'ennuie pas pour autant. La frénésie est toujours au rendez-vous. 

    Février a commencé en fanfare et violons. Nous nous étions promis de ne plus y retourner tant notre déception était grande l'année dernière mais l'envie de valser a été la plus forte. Grand mal nous en a pris, c'était pire que l'année dernière. Pas moyen de valser au delà de un, un, un deux, un, un…. Si c'est pour hoqueter de cette manière, autant rester chez soi. On a essayé un petit boogie woogie mais là encore, j'ai servi de cible à un type qui jouait au jokari avec sa partenaire. Le bal russe a vraiment perdu tous ses charmes. On doit trouver d'autres moyens de sortir le smoking et les escarpins !

    Après les balalaïkas, un petit tour par les bouzoukis et notre traditionnel rendez-vous au restaurant grec pour l'anniversaire de ma (grande) filleule dont on a fêté les 24 charmants printemps. Nous sommes arrivés un rien avant eux et lorsque nous avons demandé la table réservée à leur nom, on nous a installés à une table de 14 personnes. J'avais un peu perdu de vue que tout ce petit monde grandit et que les jeunes "pièces rapportées" se joignent au festin. Et que dans une famille recomposée, ça double la mise. Mais l'ambiance était bonne et les mezzés savoureux.

    Après les balalaïkas et les bouzoukis, les grands orchestres. Concert avec Mamy B. et le ténor péruvien Juan Diego Florez pour la première fois en Belgique. Absolument magique. Décidément, j'adore l'opéra. Je suis aussi fan de Verdi, Rossini et comparses que d'Elvis, Fats ou Johnny Cash. 

    Voilà pour le weekend dernier.

    J'ai commencé la semaine par une visite chez la diététicienne programmée depuis quelques semaines. Je suis imbattable en quizz diététique mais totalement dénuée de volonté. J'ai donc périodiquement (une fois tous les deux ans à peu près) besoin d'une maîtresse d'école qui me concocte un programme et à qui je dois remettre mes déboires une fois par mois. J'ai besoin qu'on me mette les points sur les i et qu'on me remette dans le droit chemin.

    Vendredi, j'ai pris congé pour la traditiannuelle journée avec Anaïs pour son anniversaire. Malgré la pluie incessante, nous avons passé une charmante journée mère-fille. J'ai épuisé ses petits pieds délicats tant nous avons marché. Magasin de matériel de cuisine, de vêtements, de petits cadeaux jolis, lunch et salon de thé en fin de journée. Pas d'expo cette année mais une très belle journée.

    Le soir, soirée cinéma avec l'Homme. Les émotifs anonymes. Film charmant dont seuls sans doute les vrais émotifs anonymes, qu'ils soient profonds, légers ou moyennement atteints, peuvent s'émouvoir. Nous, on s'y est retrouvés à plus d'une prise.

    Samedi, concert de djembé de Quentin. Rendez-vous annuel au Sénégal. Comme toujours, on aime cette ambiance bon enfant et ces percussions envoûtantes. Et puis Quentin, ah Quentin, mon dernier bébé plus bébé pour deux sous.

    Et on termine le weekend par un resto pour célébrer les 22 ans d'Anaïs, avec notre première pièce rapportée qui commence à trouver sa place dans ce quintette d'enfer.

     

  • Alerte à ma lipo

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    Après les fêtes, c'est encore ma fête. Naître en janvier n'est vraiment pas bon pour la ligne. Tous mes efforts depuis mai dernier pour perdre péniblement deux malheureux kilos ont été anéantis par six semaines de célébrations diverses et variées.

    On ouvre le feu fin novembre avec l'anniversaire de Joséphine et de ma belle-soeur. Et décembre s'ouvre sur la St Nicolas, se poursuit par les drinks, lunches, dîners de bureau, entre collègues, entre amis, en anticipation de Noël. Puis viennent "les Noëls" en famille, re-famille et entre amis. Et les rogatons des lendemains. Le Jour de l'an ne veut pas se trouver en reste et les voeux s'accompagnent de douceurs sucrées ici, salées là mais toujours caloriques. 

    On croirait en être quittes mais non, les Rois Mages rappliquent avec l'or, la myrrhe, l'encens et…. la galette étouffe-chrétien. Trois jours plus tard, je referme le chapitre de mes 50 ans. Et re-célébration en double ou triple exemplaire.

    Ouf, ce samedi clôturait cette période de bombance. On est tranquille jusqu'à la Chandeleur. Mais il en faudra bien plus pour perdre ces deux satanés kilos – qui ne sont d'ailleurs qu'un petit rabais sur ce qui devrait disparaître.

     

  • Octobre

     

    Pendant longtemps, octobre n'avait aucune connotation particulière pour moi. Depuis 23 ans, c'est le mois de Maïté. Depuis 23 ans, je sais que c'est le mois de l'été indien – c'était l'automne, un automne où il faisait beau…. -, le mois où les arbres ruissellent d'or, flambant leurs dernières flammes avant l'hiver. 

    C'est un mois où on peut dormir une heure de plus – ce n'est pas pour rien que Maïté a choisi ce mois pour naître – , c'est le mois de la nuit blanche – ça non plus, ça ne lui a pas échappé – .

    C'est le mois de la châtaigne et de la citrouille. Le mois des paquets de feuilles mortes et des marrons chauds.

    C'est le mois de mon premier bébé.