Catégorie : anniversaires

  • Il était une fois mon premier bébé

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    Jeudi 22 octobre 1987 (il y a 22 ans donc). Réveil en sursaut à 4 heures du mat' avec la vague impression d'avoir transformé le lit en piscine. Premier réflexe: "Que dit Laurence (Pernoud) ?" Pas de panique, de toute façon, je n'ai pas la moindre contraction. Si c'est ça accoucher, c'est pas la peine d'en faire tout un plat. Je réveille l'Homme, je finis ma valise, je ne me sens pas autrement pressée. Lui un peu plus, il se sent moyennement l'âme d'un sage-homme. Je consens donc à m'habiller et à partir. Le trajet en voiture réveille quelque peu un chouia de contractions. 

    Arrivée à la maternité, on m'installe tout de suite dans la salle d'accouchement qui ressemble plus à un petit salon. Sofa, lumière tamisée, musique douce, ça me va. J'ai même amené mon tricot, on m'a dit que j'en avais pour un moment. Il me reste une demi-manche d'un joli pull que je porterai après, quand j'aurai retrouvé une taille décente. 

    Et puis curieusement, je n'ai pas tricoté une ligne de plus. A ce jour, 22 ans plus tard, ce tricot est toujours en l'état. Je n'ai plus touché ni aiguilles ni laine depuis. 

    La journée est magnifiquement ensoleillée. L'homme avait une sortie prévue dans les bois avec les gamins dont il s'occupe. Je le vois soulever discrètement la tenture de temps en temps en soupirant. La journée s'étire comme cela, lentement pour lui, de plus en plus pénible pour moi. Après 12 heures, je n'y tiens plus, je demande la péridurale. J'attendrai encore quatre heures avant que ma toute belle ne se décide à sortir. 22 ans plus tard, c'est toujours pareil, il lui faut un temps bête pour être prête. A l'époque, elle n'avait de garde-robe à dévaliser, je lui tenais suffisamment chaud. Et je me demande à quoi elle a passé son temps avant de se décider à montrer son joli minois. 

    Ce qui est sûr, c'est que ce fut – et c'est toujours – le bébé le moins stressé de la planète que j'ai mis au monde. Cri primal, connaît pas. Tous les nouveaux-nés poussent un cri en arrivant sur terre, elle pas. Elle s'est contentée de sourire aux anges, déjà. Son papa baba lui a donné le bain et et elle s'est ouverte comme une fleur de lotus, bras et gambettes dépliées. 

    J'ai passé la nuit à la regarder dormir. Et j'ai su que ma vie ne serait plus jamais la même.

  • Tempus fugit

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    Faut-il que je l'aime cette amie pour me lever à 7h30 un dimanche matin (non, ce n'est pas mon heure le dimanche) pour passer avec elle sa journée d'anniversaire. Elle voulait fêter ses 50 ans en s'entourant de tous ses amis pour une longue balade le long de l'ancien canal Bruxelles-Charleroi, un pique-nique dans le jardin du château de Seneffe et une promenade dans ce même jardin en compagnie d'une conteuse qui nous raconte une belle histoire devant une sculpture végétale de Bob Verschueren. 

    On a passé une très très belle journée. Elle aussi je crois.

    J'étais la plus vieille ancienne de ses amies puisque nous nous connaissons depuis l'âge de 12 ans. Elle a été témoin de mon mariage, j'ai été témoin du sien. On s'est un peu perdues de vue un temps et on s'est retrouvées il y a une dizaine d'années avec plus de régularité.

    Malgré la beauté de cette journée, malgré le plaisir de retrouver aussi ses enfants, sa maman, ses soeurs, beaux-frères, neveux et nièces, il me reste ce soir un goût de mélancolie. La roue de la vie a tourné, nous avons pris la place de sa maman à l'époque où je la voyais plus souvent, ses enfants et mes enfants ont pris la place que nous avions quand nous étions très proches et jeunes amies et l'on se rend compte que le temps a passé sans que l'on en ait pris conscience. Et le billet d'@nn@ résonne curieusement en écho pour moi ce soir…. 
  • Cheese caca

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    Le petit
    dernier a 18 ans aujourd’hui. Je veux absolument marquer le coup, même si on
    est loin de chez nous. Je n’ai pas arrêté de lui demander ce qui lui ferait
    plaisir comme journée. Un resto ? Bof. Une journée particulière ? Non, pas
    spécialement. Une sortie en boîte à Lisbonnne ? Encore moins. Une journée comme
    les autres, plage et jeux de plage et jeux de cartes le soir.

    Je ne me
    suis pas avouée vaincue et j’ai tenu néanmoins à ce qu’il ait au moins un
    gâteau d’anniversaire. Mais faute de matériel, je me suis résignée à acheter un gâteau à préparer en 15 minutes et j'ai opté pour un cheese cake. J'ai complété mon achat de quelques meringues qui au Portugal portent le joli nom de "Soupirs". Je m'en suis sentie inspirée.

    Bien mal m'en pris. Inspiration foireuse. 

    Malaxer la poudre du sachet n°1 avec 50 grammes de beurre. Ecraser dans le fond du moule en plastique ad hoc. Jusque là, mouais, ça peut aller.

    Mixer le contenu du sachet n°2 avec du lait. Pouah, ça sent la vache qui rit. Moi, je ris jaune. Mais je persiste en espérant que l'odeur va s'atténuer. C'est un CHEESE cake mais quand même j'ai quelques doutes. Verser la préparation sur la croûte en biscuit et faire prendre au frigo pendant 10 minutes.

    Préparer la gelée de framboises pour la couverture. A cet effet, délayer la poudre rouge du dernier sachet dans un peu d'eau. Ca sent l'acide citrique dès l'ouverture du sachet et franchement c'est tout à fait immonde. Je décide que l'on se passera de la couverture framboise.

    Le démoulage s'avère moins simple qu'annoncé sur la boîte. Au point où on en est, on masque l'effondrement de la masse informe par quelques meringues. On ne sait pas encore qu'elles sont franchement à "soupirer" elles aussi.

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    Avant de réveiller Quentin, on s'efforce d'enfoncer quelques bougies dans ce désastre et on s'obstine à les allumer sous le vent. Contraintes et forcées, on décide de rentrer à l'intérieur puis de ressortir déjeuner dehors dès que les bougies soufflées.

    Quentin, bon public, remercie mais n'en reprendra pas, merci, sans façons. 

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  • L’Orient-Express Simplonment

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    Je ne suis pas compliquée, moi. Mais j'aime les événements exceptionnels. Dans un mois, on fête nos 25 ans de mariage. Bon, déjà, c'est pas mal, non ? Ca mérite un arrêt sur image, non ? Ca vaut bien une petite célébration, non ?

    J'ai commencé par gamberger sur une petite fête entre amis. Facile. A la maison. Puis une nuit, j'ai eu une illumination. Tiens, tiens, mais les parents fêtent également leurs 50 ans de mariage, cette année. Mais j'y pense, Swiss'sis fête aussi ses 20 ans de mariage en octobre. Et Sis'Cile, ben, elle doit pas être loin des 10 ans de joint aventure (bon, chez elle, on a pas un faire-part auquel se raccrocher, donc c'est plus flou-fluide). Oh mais, m'illuminai-je en en pleine nuit, on devrait mégalomanier tout ça. Et dans ma folie des grandeurs, encore magnifiée par mon insomnie, j'organise mentalement une grande fête et je réunis toute une smala autour de nous tous. J'oublie évidemment de compter les couverts et au matin, quand je fais part de mes projets à l'Homme, il me ramène sur la terre ferme par de rapides calculs par trop réalistes. Je consens à laisser tomber l'idée; après tout, je devrais savoir que les grands rassemblements type séminaire familial ou  congrès des amis de mes amis, c'est pas trop le truc des parents et des soeurs. J'acquiesce donc à la proposition de retour à l'idée initiale, une petite fête entre amis (proches) à la maison. C'est raisonnable et ce sera certainement plus sympa.

    Mais la folie des grandeurs ne m'a pas quittée pour autant. Et voilà que je recommence. On est en pleine session de recherches de maisons de vacances pour l'été. Je ne sais pas comment c'est chez vous, mais moi, si j'ai pas tout organisé en mars, je panique. Le last minute, très peu pour moi.

    Dans la foulée, j'envisage de célébrer nos noces d'argent à Pâques avec les enfants. Je nous trouve un petit bed et breakfast sympa au Pays de Galles. Etonnamment, l'Homme est d'accord et je suis prête à confirmer. Mais en surfant sur la toile, je tombe sur une offre pour un petit voyage en Orient Express. Mon rêve depuis que je suis adolescente. Fan de luxe. Et je gamberge à nouveau. J'attrape l'Homme entre deux parties de jeu video (déjà, moment mal choisi) et lui parle de ma nouvelle lubie. Bien sûr, ce serait rien qu'à nous deux (vu le prix, les enfants sont non admis) et bien sûr ce serait à la place de la semaine au pays de Galles. Il m'oppose un non sans appel, avec la tête de celui qui se demande si sa femme n'a pas perdu la sienne. Dommage, je m'y voyais assez bien.

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    Enfin, son refus sec et définitif m'évitera de lui annoncer ensuite que "Votre tenue n’est jamais trop élégante à bord du Venice Simplon-Orient-Express. Au dîner, beaucoup de voyageurs porteront smoking ou robe du soir. Ne serait-ce que par respect pour vos compagnons de voyage, nous vous demandons de bien vouloir respecter nos consignes minimum en matière d’habillement, à savoir costume-cravate pour les messieurs et tenue équivalente pour les dames. La journée, une tenue « légère, mais élégante » est de rigueur. Au déjeuner par exemple, les messieurs porteront veston et cravate. 

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    Nous vous remercions de ne pas porter de jeans.Si vous voyagez uniquement comme passager de jour, de Londres à Paris par exemple, nous comprenons qu’il ne vous est pas possible de vous changer pour le dîner. Nous vous prions cependant de porter si possible une tenue respectant nos standards minimum."

    Parce que là, il aurait bondi !

    Bon, d'accord, je vais réduire mon train de vie (dans mes rêves), je me contenterai de l'Eurotunnel pour cette fois….

  • Votre fille a vingt ans

    Georges Moustaki
    VOTRE FILLE A VINGT ANS
    Paroles et musique: Georges Moustaki

    re fille a vingt ans que le temps passe vite  Ayé !
    Madame hier encore elle était si petite Voui…
    Et ses premiers tourments sont vos premières rides Ayé !
    Madame
    Et vos premiers soucis Voui…

    Chacun de ses vingt ans pour vous a compté double et demi !
    Vous connaissez déjà tout ce qu'elle découvre Même pas !
    Vous avez oublié les choses qui la troublent Pas vrai !
    Madame
    Et vous troublaient aussi

    On la trouvait jolie voici qu'elle est belle Trop belle !
    Pour un individu presqu'aussi jeune qu'elle
    Un garçon qui ressemble à celui pour lequel Même pas !
    Madame
    Vous aviez embelli  Voui…

    Ils se font un jardin d'un coin de mauvaise herbe
    Nouant la fleur de l'âge en un bouquet superbe
    Il y a longtemps que nul ne vous a mise en gerbe
    Madame
    Le printemps vous oublie  Joker…!

    Chaque nuit qui vous semble à chaque nuit semblable  Même pas !
    Pendant que vous rêvez vos rêves raisonnables
    De plaisir et d'amour ils se rendent coupables
    Madame
    Au creux du même lit Joker…!

    Mais coupables jamais n'ont eu tant d'innocence
    Aussi peu de regrets et tant d'insouciance
    Qu'ils ne demandent même pas votre indulgence
    Madame
    Pour leurs tendres délits

    Jusqu'au jour où peut-être à la première larme
    À la première peine d'amour et de femme
    Il ne tiendra qu'à vous de sourire Madame
    Madame
    Pour qu'elle vous sourie 🙂

     

    A mon plus beau cadeau de St Valentin ever !

     

     
  • Ras la galette !

    Les festivités organisées autour de mon anniversaire ont commencé jeudi soir chez Mamy L. On en était déjà à la troisième galette des Rois. Et elles se sont terminées ce midi chez Sis'Cile avec Papy et Mamy B. …. par une quatrième galette royale. Je ne peux plus la voir en pâture cette galette. Et les couronnes se superposent comme des bouées autour de ma taille. Pas très diététique d'avoir son anniversaire dans le prolongement de Noël, Nouvel-An et Epiphanie. A partir de demain, je vivrai d'amour et d'eau fraîche… Voeu pieux.

    Le 9, je n'ai rien organisé pour une fois. J'ai voulu laisser la journée décider elle-même. Le matin, je me suis levée grognon, d'abord de tout ce qu'on avait mangé la veille, ensuite de ne pas avoir de programme pour ma journée, enfin de devoir me lever pour accompagner Maïté chez l'ORL. Mais une fois sorties de chez le médecin, le ciel était bleu, Maïté m'a emmenée faire du lèche-vitrines. Je n'ai rien acheté, vu l'état royal de ma taille, mais j'ai eu le plaisir d'offrir une jolie jupe à Maïté, plaisir qui m'a manqué quand ils étaient petits.

    Deux bouquets m'attendaient au retour à la maison, attentions de collègues et d'amie. Des bouquets magnifiques. On a partagé un bol de soupe avec Anaïs, confinée pour cause de blocus. Et on est reparties pour une petite heure de flânerie. On aurait voulu s'acheter des bottes mais on n'a pas trouvé chaussure à notre pied.

    A notre retour, Anaïs s'était échappée pour son rendez-vous tri-hebdomadaire avec Victor qu'elle garde après l'école et Claude et Quentin n'étaient pas encore de retour. Maïté s'est endormie sur mon lit et j'ai eu la maison pour moi toute seule. C'est mon luxe à moi. J'allume quelques bougies, je mets la musique dont j'ai envie et j'apprivoise (encore et seulement) ma maison. J'ai refait le gâteau qu'Anaïs avait raté et qu'elle préparait pour l'anniversaire d'un ami, j'ai arrangé mes bouquets, j'ai rangé la vaisselle, j'ai tenté de scanner quelques photos. Rien de très grandiose en somme, mais personne ne peut imaginer le plaisir que j'ai eu. Je le reconnais à chaque rare fois qu'il m'est offert; c'est celui que j'ai connu pendant mes trois congés de maternité et, en partie, pendant les deux années sabbatiques que j'ai prises pour étudier. Le plaisir d'être seule, chez moi, et d'organiser tout mon temps autour de ceux que j'aime, et surtout maîtriser le temps. J'aurais sans doute dû vivre à une autre époque et ne pas devoir travailler à l'extérieur. La vie en a voulu autrement. J'aime mon boulot, c'est sûr, mais jamais jamais il ne m'offrira ces moments de plénitude.

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    Quand ils sont tous rentrés, on s'est préparé une petite salade, Anaïs a mis une jolie table pleine de bougies, on a pris un petit apéro, on a fait une partie de mikado et on s'est confortablement installés devant "le mariage de Mademoiselle Beulemans", un monument théâtral bruxellois.

    Entretemps, Swiss'Sis a téléphoné, inquiète à la lecture de ce blog pour les cadeaux "fragiles" laissés sous bonne garde-robe avant de rentrer en Suisse. Je les ai ouverts en direct, légèrement préoccupée mais très vite soulagée puisque le seul cadeau fragile, photophore, n'avait pas souffert de mes ires irréfléchies.

    Pour le reste, mes cadeaux étaient très littéraires cette année:

    • Où on va papa ? de Jean-Louis Fournier

    • La pluie avant qu'elle tombe de Jonathan Coe

    • Là où les tigres sont chez eux de Jean-Marie Blas de Roblès

    • Encyclopédie capricieuse du tout et du rien de Charles Dantzig

    et trois livres de cuisine un peu particuliers:

    • Les carnets de Minna d'Anne Georget et Elsie Herbestein
    • La cuisine d'Amélie écrit par la soeur d'Amélie Nothomb

    et mon préféré:

    • Mes recettes de sorcière: le grimoire enchanté de Brigitte Bulard-Cordeau

    Pour lire tout ça, j'aurais bien besoin de quelques petites semaines de vacances, moi…

     

  • Centenaire

    Aujourd'hui, mon grand-père aurait eu 100 ans…

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  • Expo 58

    Ca27kp27 Selon la légende, cela fait 50 ans qu'ils sont ensemble. Je dis "selon la légende" parce que nos parents sont très secrets sur leur vie privée. Nous en sommes toutes les trois très vexées. Vieux réflexe d'enfant, il nous semble que leur vie privée nous appartient aussi. Avant et pendant notre existence à nous. Mais surtout avant. Parce que l'avant conditionne notre arrivée sur cette planète.

    C'est parce qu'ils se sont rencontrés que nous sommes là, en somme. Après mise en oeuvre des modalités pratiques qui s'en sont suivies, bien entendu.

    Et nous, on veut savoir comment c'était avant. Comment, où, quand (le jour, l'heure, le temps qu'il faisait, tout) ils se sont rencontrés, qui a parlé le premier, qu'est ce qu'il/elle a dit, qu'ont-ils pensé, est-ce qu'ils ont tout de suite su que c'était le bon, coup de foudre ou lente construction, qu'est-ce qu'elle portait ce jour-là, etc ?

    La légende dit qu'ils se sont rencontrés à l'EXPO 58, un 15 mai, sur "Diana" de Paul Anka. Mais il s'avère finalement que tout est un petit peu mélangé. Et en fin de compte, on ne sait pas grand chose.

    Tout compte fait, gardons le mythe qui nous tient chaud au coeur. Cela fait 50 ans qu'ils s'aiment, 50 ans qu'ils se sont trouvés sous le signe de l'atome, symbole, jusqu'il y a peu, de l'indivisible, de l'inséparable. Pouvait-on trouver meilleur augure ? Ah, j'oubliais: Auguri, cari genitori….

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  • En passant par …. l’Alsace.

    Week end en Alsace pour fêter les 70 ans de Maman…..