Catégorie : anniversaires

  • Pourquoi tu chantes ?

     

     

    Il a fêté ses 70 ans sur scène vendredi à Bruxelles. C'était beau et émouvant. Mais ce morceau-là était tout simplement magnifique.

  • Si elle était….

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     Si elle était

    une saison, elle serait l'automne

    un pays, elle serait l'Italie

    une fleur, elle serait un réséda

    un oiseau, elle serait un rossignol

    un animal, elle serait une huître perlière

    une héroïne, elle serait Alice au Pays des Merveilles

    une couleur, elle serait noire à petits pois

    un instrument de musique, elle serait un grelot

    une odeur, elle serait la fumée d'une cigarette

    une boisson, elle serait un cappucino

    un nombre, elle serait le 22

    un jeu, elle serait un jeu de rôle

    un arbre, elle serait un sapin de Noël

    un moment, elle serait le matin du premier jour

    un fruit, elle serait une orange

    un légume, elle serait un petit chou de Bruxelles

    un dessert, elle serait des yukimi daifuku 

    un film, elle serait Autant en emporte le vent

    une chanson, elle serait la mélodie du bonheur

    un livre, elle serait celui où il demande de lui dessiner un mouton

    un vêtement, elle serait une écharpe

    un élément, elle serait l'air comme sa tête…

    un enfant, elle serait ma fille, mon premier bébé

    un âge, elle aurait 26 ans aujourd'hui…

     

     

  • Manifester son bonheur

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    «Manifester son bonheur est un devoir; être ouvertement heureux donne aux autres la preuve que le bonheur est possible.» Extrait de la Petite Philosophie à l’usage des non-philosophes – Albert Jacquard

    Cela fait sept ans que je m'y efforce ici et que c'est la principale raison d'être de ce blog. Sept ans déjà. Et je n'ai même pas vu passer la date anniversaire.

    L'inspiration n'est plus aussi fréquente qu'au début, les visiteurs peu nombreux à l'exception des fidèles, mais je n'ai nullement l'intention d'arrêter. J'écris moins voilà tout, je ne suis pas en quête d'audimat (si j'avais de nombreux commentateurs, je serais bien en peine de répondre à tout le monde et j'en serais frustrée parce qu'on m'a programmée pour être sinon aimable au moins polie). 

    Mais je continue. Ce journal extime est là pour souligner tous les petits plaisirs et grands bonheurs qui émaillent ma vie. La plupart du temps, je passe volontairement sous silence les petites contrariétés et les grandes frustations parce que cela n'apporte pas grand chose ni à ceux qui me lisent ni à moi qui me relis. Je dis ça, histoire de dire que malgré mes airs de ravie de la crèche, je suis comme tout le monde, y'a des jours avec et des jours sans. Mais je filtre, c'est tout.

  • Les petits plaisirs de la rentrée

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    • La rentrée est, depuis quelques années, synonyme de la fin des examens de seconde sess'. Et donc, on peut enfin respirer voire même faire un peu de bruit et, plaisir suprême, écouter de la musique tout son soul (non, non, ce n'est pas une fôte d'ortografe, c'est voulu…). Et profiter toute la journée de toute la musique que j'aime au volume que je veux et dans toutes les pièces si je veux.

     

    • La rentrée c'est le retour au théâtre et la première pièce de l'année nous a mis en appétit. Race fait écho à l'affaire DSK et pourtant cette pièce a été écrite deux ans avant l'affaire. Elle nous bouscule dans nos idées préconçues sur le racisme et la discrimination. Elle nous confronte à nos préjugés ou nos a priori. Tous nos préjugés, ceux des blancs envers les noirs, ceux des noirs à l'égard des blancs mais aussi la culpabilité, la honte et la mauvaise conscience des uns et des autres. Remuant. 

     

    • La rentrée, c'est faire un saut à La Glanerie tondre une dernière fois les pelouses avant le retour des parents. Cueillir les mûres du bout des doigts pour éviter les épines des ronces, les araignées et… les taches. Cueillir les reines-claude parfaitement à point. Rentrer, nettoyer la bassine en cuivre et se lancer dans une confiture de reines-claude; préparer aussi une compote de prunes et de mûres parfumée à la cardamone et finalement décider de tout mélanger. Résultat exquis.

     

    • La rentrée, c'est se faire inviter par les enfants à une partie de bowling et en profiter pleinement. 

     

    • La rentrée, c'est se retrouver sans enfants et décider d'une sortie au restaurant rien qu'à nous deux. Je crois bien que la dernière fois, c'était il y a … presque sept ans.

     

    • La rentrée, c'est fêter l'anniversaire de Papy tous ensemble à La Glanerie sous le soleil à nouveau. Pouvoir sortir les transats et profiter un moment de la chaleur. Admirer le pommier à reinettes au soleil couchant qui donne l'impression d'être déjà à Noël. Enfin, presque. 

     

  • Première semaine de rentrée

     

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    Et c'est reparti !

    Samedi: Galette des rois anticipée. Et qui porte la couronne ? Pourquoi changer un trône qui marche ? Laissons la couronne sur ma tête et l'hermine sur mes épaules. La reine, c'est moi !

    Le soir, visite de G. et C. autour d'un risotto à la truffe. Celui qu'on a renoncé à préparer le soir du réveillon, par manque d'appétit des enfants, gavés de plein d'autres délices. G. n'avait qu'un mot à la bouche: le Pérou. Il en oubliait d'y porter la fourchette (à la bouche, s'entend). Certain que, comme toujours, nous déclinerions poliment, il nous a malgré tout encore une fois proposé de les accompagner. Et à ma grande surprise, nous avons dit oui. 

    Dimanche: Dernier jour de blocus pour Anaïs et Quentin. Lui repart pour la semaine et pour lui éviter de préparer ses repas pendant cette première semaine d'examens, nous avons passé la journée à cuisiner toute une série de plats. 

    Lundi: Ca y est, c'est la rentrée ! J'avais déjà repris le travail le jeudi précédent mais la grande majorité des collègues n'était pas encore de retour. Ces deux jours étaient exceptionnels, les deux seuls jours de l'année où je peux lire un document depuis le premier mot jusqu'au dernier d'une seule traite, sans la moindre interruption. Mais dès lundi, fini le calme olympien. Le tourbillon est revenu en force. Et c'est reparti pour un an.

    Mardi: Othello à l'opéra. Je ne sais pas si c'était dû au jeu et au physique de l'acteur mais j'ai rarement ressenti une telle antipathie pour le personnage d'Othello. Maladivement jaloux. Peut-être est-ce le sentiment même qui m'horripile à ce point. Mais vraiment je suis sortie de là en pensant: "Mais quel gros c… !" Désolée pour le gros mot.

    Mercredi: Un an de plus. Les années filent. Vertige du temps qui passe. Bien camouflé dans une journée à Paris avec ma maman dont c'est aussi un peu l'anniversaire. Les Bohèmes au Grand Palais, magnifique exposition retraçant le cheminement des nomades, tsiganes, gypsies, romanichels, bohémiens, quel que soit le nom qu'on leur donne, à travers la peinture, la musique, la littérature, du XIVème au XIXème siècle pour terminer par leur incarnation en figure de liberté pour les Bohèmes du XIXème. Les trois heures que nous avons passées là ont passé en un éclair. Tout comme le reste de la journée entre couloirs de métro, cafés et premier jour des soldes au Printemps. 

    Jeudi: Il y a des femmes qu'on couvre de fleurs, moi je suis plutôt le genre qu'on couvre de livres. La veille, au retour de Paris, un colis venant d'outre-Atlantique m'attendait avec deux livres; le matin, au bureau, six collègues, sans se donner le mot, m'ont offert chacune un livre. 

    Vendredi: La merveilleuse Joséphine a organisé un dîner pour mon anniversaire. Nous étions six autour de la table et le menu était tout simplement divin. Conchiglioni au confit d'aubergines, poivrons, olives noires et pignons, filets de turbot, lentilles, radicchio rosa di Verona, graines de grenade et enfin, carpaccio de mangue au gingembre confit. Et encore, je serais bien en peine de dire les ingrédients multiples, épices et sucs divers qui parfumaient ces délices. Et qu'est-ce que j'ai reçu comme cadeau, à votre avis ?

    Il y a quelques années, SwissSis m'avait offert ce livre. Méfiez-vous de moi 🙂 !

  • 25 ans

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    Quatre heures du matin. Je rêve qu'on joue aux ballons d'eau et que l'un d'entre eux vient de m'éclater sur les genoux. J'ouvre un oeil, j'ai tout d'un coup l'impression que je ne suis pas dans le bon rêve. J'ouvre le deuxième oeil et je réalise que je ne rêve pas, que je suis dans mon lit et que ça m'a bien tout l'air de la fameuse "perte des eaux". 

    Oh bien, si ce n'est que ça, la belle affaire, même pas mal ! C'est quoi ces mauviettes qui ont accouché avant moi et qui m'ont bien prévenue des affres qui m'attendent ? Je savais que moi, je serais bien plus vaillante, hé hé ! Je ne vais pas réveiller le futur papa pour si peu. Je prends le Laurence Pernoud pour vérifier la marche à suivre et j'attends patiemment le sourire aux lèvres. C'est ce que je fais depuis neuf mois, ceci dit.

    L'homme ouvre un oeil et comprend vite. A l'exception de mon absence totale de stress. Il prend le relais d'ailleurs. Non pas qu'il stresse vraiment mais en homme prudent, il préfère me voir entre les mains de "ceux qui savent" plutôt que de rester là à attendre une accélération du processus en pleine heure de pointe. J'avoue que je n'ai pas envisagé les choses sous cet angle. Mais je ne me presse pas, je rassemble mes dernières petites affaires, j'embarque mon tricot, pensant terminer le dernier petit bout de manche qu'il me reste pendant les quelques heures d'inoccupation à attendre la princesse.

    J'arrive à la maternité, encore tout sourire. Pas un instant je n'ai imaginé, même dans mes pires cauchemars, le tsunami qui m'attendait. La tempête n'est pas venue tout de suite évidemment. Ce ne fut d'abord qu'une légère brise, presque imperceptible, venant rider la surface de la mer(e). Puis de petites vaguelettes se sont formées, me soulevant des sourcils légèrement inquiets. Puis les vaguelettes se sont intensifiées, elles ont grossi lentement mais sûrement, se gonflant au rythme des marées et de la lune, prenant de la puissance à chaque mouvement et me collant au tapis à chaque ressac. Cent fois j'ai cru y laisser ma peau, cent fois j'ai demandé grâce, souhaité que tout s'arrête, convaincue que je n'y arriverais jamais. Seize heures dans l'oeil du cyclone.

    Autant dire que le tricot est resté sagement dans la valise. Il faisait comme aujourd'hui, un soleil splendide, 22 degrés à l'extérieur. L'homme a regardé, un nombre indécent de fois, par la fenêtre en soupirant. Il avait organisé une journée dans les bois avec ses gamins et il ne se représenterait plus une aussi belle journée avant le printemps prochain.

    Pas un instant je n'ai imaginé, même dans mes rêves les plus beaux, qu'après la tempête, je tiendrais dans mes bras la plus jolie des petites filles, si zen et si détendue qu'elle en a oublié de pousser le cri primal, tellement si belle que je suis restée éveillée toute la nuit pour la regarder dormir.

    Ce matin, elle dormait encore quand nous lui avons souhaité bon anniversaire en partant. Dans un demi-sommeil, elle nous a répondu "Bon anniversaire" comme on répond "Bonne journée". Elle ne pense pas si bien dire: c'est aussi notre anniversaire à tous les deux, celui de la rencontre avec le plus merveilleux des premiers bébés.

    Le pull au tricot est resté manchot et je n'ai plus jamais touché d'aiguilles de ma vie….

  • L’immense chance….

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    J'ai pris congé vendredi dernier. L'homme est parti travailler et moi j'avais rendez-vous à 10 heures chez le coiffeur. J'avais deux heures à passer seule à la maison. Je ne suis jamais seule à la maison ou alors très rarement. Je cherchais une paire de ciseaux et j'ai poussé la porte de la chambre de ma fille. Et un seau de larmes m'est tombé sur la tête. Je sais pertinemment bien qu'elle s'en va, que le 1 novembre elle déménage définitivement, mais quand j'ai vu les caisses remplies, la bibliothèque à moitié vide, les petits trésors accumulés pendant l'enfance et l'adolescence triés entre "je prends", "je jette", "je donne", une grosse bouffée de chagrin inconsolable m'a pris le coeur. 

    Pour arrêter tout de suite cet apitoiement insupportable, je me suis donnée une bonne claque mentale. J'ai pensé à ceux qui n'ont pas d'enfants à pousser hors du nid, ou pire encore à ceux qui ont perdu leur enfant d'une manière ou d'une autre. Mes enfants s'en vont certes, mais ils sont heureux, en pleine santé et pleins d'avenir. Et j'ai pensé à l'immense chance que j'ai.

    Nous sommes allés samedi fêter les soixante ans d'une amie. Elle a pris la parole pour remercier tous ses amis d'être là autour d'elle pour passer le cap de la soixantaine et elle nous a rappelé que le jour de la fête de ses 50 ans, il y avait près d'elle une petite fille qui aimait aussi beaucoup parler dans un micro. Que malheureusement aujourd'hui, elle n'était plus là. Et j'ai repensé à l'immense chance que j'ai.

    J'ai passé la soirée à côté d'un vieux monsieur de 92 ans, absolument charmant. Il nous a regardés valser et danser à plusieurs reprises et m'a murmuré à mon retour à côté de lui : "Comme je vous envie, madame ! Dansez tant que vous pouvez". Et j'ai repensé à l'immense chance que j'ai.

  • Cave canem

       Cave canem

    A l’approche de ses 55 ans, l’Homme a eu l’heureuse ( !) surprise d’un colis-cadeau arrivé par la poste. Un de ces colis-cadeaux comme en reçoivent les jeunes mamans dans les maternités, remplis de petits échantillons de produits destinés au bébé et à la maman.

    Oui mais …..

    Curieux, nous avons ouvert la boîte, très originalement baptisée « My box ». Et voici ce qu’elle contenait :

    -       un dépliant vantant les avantages de la firme Amplifon, spécialisée dans les appareils auditifs ! Est-ce que cela marche aussi pour les maris « pas pires sourds que ceux qui ne veulent pas entendre » ?

    -       un échantillon de « Sultana », aux fibres bien sûr, pour faciliter le transit, j’imagine !

    -       un échantillon de crème anti-rides ! Ils auraient pu l’offrir plus tôt…

    -       un dépliant expliquant comment surfer sur Internet et communiquer avec ses petits enfants. Non seulement, on surfe très bien tout seuls, merci et pour les petits enfants en âge de « skypoter », on ne se sent pas du tout concerné, là, à 55 ans !

    -       un échantillon de café doux décaféiné. A lui qui boit une dizaine d’espressos bien serrés par jour dont le dernier juste avant d’aller dormir !

    -       un bon de réduction pour un produit anti-cholesterol. Bon, allez, d’accord, ça peut servir !

    -       et cerise sur le gâteau, deux petits protège-slips pour les fuites éventuelles !

     L’Homme est ravi, la mi-cinquantaine commence bien. Bienvenue au club des médiors ! Je sens qu’il va mordre !

     

     

  • Envies de Venise

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    Cette année, les sorcières ont déposé leurs valises à Venise. Il fallait une ville à la hauteur de leur dixième anniversaire d'escapades annuelles. 

    Pour mener leur sabbat tout à leur aise, elles ont loué un appartement en plein centre de la ville mystérieuse, coincé entre ruelle et canal. Elles sont arrivées au compte-gouttes de potion. La sorcière tourangelle et la turinoise sont arrivées les premières. Les sorcières du plat pays sont arrivées beaucoup plus tard. Les premières ont prêté oreille à leur faim et se sont sustentées à la première auberge venue, au grand dam de la sorcière aînée qui avait amené son chaudron dans son grand cabas et un brouet arrache-gosier. Elle les aurait bien gavées de force, si elle avait pu. La sorcière G.O. a distribué les chambres. Et elles se sont endormies d'un sommeil agité de chauve-souris et de philtres magiques.

    Le lendemain, elles ont flâné dans une Sérénissime glaciale mais ensoleillée. Première expo à la Punta della Dogana sur – sorcières obligent – l'Eloge du Doute. Spritz à l'apéro. Dîner à la première auberge ensuite.

    Pour le deuxième jour de congrès, la sorcière aînée avait concocté un programme d'exception: visite privée de la crypte de la basilique Saint Marc et contemplation d'une croix en verre taillé absolument splendide, réalisée par un sculpteur de verre, puis, grâce à sa fille (celle du sculpteur, pas de la sorcière), visite de l'atelier de l'artiste, disparu il y a deux ans. De pures merveilles. 

    Soirée autour d'un repas préparé avec les moyens du bord, autour d'un petit verre de vin. 

    Le lendemain, visite d'une autre expo au Palazzo Grassi et l'heure des adieux a déjà sonné. Chacune a repris son balai et s'est envolée vers ses pénates. 

    On va où l'année prochaine ?

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  • Youpie, il a dit oui !

     

    Il refusait catégoriquement. J'ai tout essayé, rien n'y faisait. Lui, le fana d'Apple, ne voulait rien entendre dès qu'il s'agissait du format "Big". Et puis, la veille de mon anniversaire, il a dit: "j'ai vu une offre pour 3 jours à NY…". Je n'ai même pas répondu parce que ma bouche s'est ouverte et je ne suis pas arrivée à la refermer tout de suite. J'ai dû attendre le lendemain pour reprendre la conversation. Je voulais garder la magie de l'instant, je craignais de rompre l'enchantement en parlant "détails pratiques". Petit bémol, ce sera sans les enfants. Trop cher pour un citytrip qui ne l'enchante pas a priori. On verra a posteriori. Mais c'est un très beau cadeau.