Catégorie : anniversaires

  • Happy birthday Red Bull !

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    Ma maman a 70 ans aujourd’hui. Mais comment en sommes-nous arrivées là ? Il me semble que nous avons fêté ses 50 ans hier et ses 60 ans il y a une éternité. Quelle curieuse impression….

    Comment croire qu’elle a tout ça ? Elle a de l’énergie à revendre, un filofax fully booked, elle passe d’un concert du Philarmonique de Berlin à un concert de Tiken Jah Fakoly, de Arno au concours Reine Elisabeth, d’un concert de Kora Jazz Trio à Stefan Eicher. Elle voit plein d’expos, de pièces de théâtre; elle participe à toutes sortes d’activités fantaisistes organisées par la commune pour ses retraités (scrapbooking, visite au marché de Wavre (??), excursion à Keukenhof,….); elle lit le journal tous les jours en long, en large et en petites découpes; elle écoute toutes les émissions culturelles et musicales qu’elle trouve sur les ondes; elle est tout simplement insatiable….

    Je la trouve extraordinaire. Et c’est tant mieux parce que, avec l’âge, ils sont nombreux dans cette famille à me trouver une ressemblance de plus en plus inexorable avec elle. Dans ma façon de fou-rire, dans mes petites manies (je découpe, je découpe, moi aussi, les articles intéressants, les bons de réduction, etc…; je chipote dans mes rangements; …), dans ma curiosité investigatrice ("on n’est pas curieuse mais on aime bien de savoir"), dans mon insatiabilité aussi, de tout voir, tout savoir, tout écouter.

    Et je voudrais en plus arriver à sa cheville dans sa générosité, son dévouement si naturel, ses gestes d’une tendresse incroyable pour les malades (ah, ces mains, comme je les aime…), et toutes ces attentions qui font que tout le monde adore Mme P.

    Si, si, elle a des défauts: elle est la personne la plus bordélique que je connaisse, elle est têtue comme une mule, rancunière comme celle du Pape, infernalement anti-gaspi, que sais-je encore ? Mais tous ces défauts me la rendent encore plus attachante.

    Lui ressembler, ne fût-ce qu’un peu, et, si possible un tout petit peu aussi à sa maman à elle, me rend extrêmement riche et me donne des ailes. 23 avril ? Elle est taureau, ma maman ?

    Bon anniversaire, Red Bull Mum !

  • Dîner littéraire

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    Cadeau d’anniversaire de Sis’Cile: un dîner littéraire avec son auteur préféré. Le mien aussi. Donc je me suis invitée aussi. Ce soir, on dîne avec Didier Van Cauwelaert.

    Entre 25 et 30 personnes autour d’une table, un dîner organisé autour des "madeleines" culinaires de l’auteur, trois plats qui lui rappellent un souvenir. Et une discussion à bâtons rompus sur le thème de son dernier livre. Dyn001_original_183_283_jpeg_58330_

        

       

       

       

       

       

       

       

       

       

    Le public ? Contrairement à mes craintes infondées, pas du tout un public snobi-snobou, plutôt un peu de tout, comme sur un plateau de fromages bien fait. En face de nous, par le plus grand des heureux hasards, deux soeurs. Drôles, sympas, particulièrement turbulentes malgré leur âge prétendûment sage.

    La discussion ? Didier a tenu le crachoir pendant une bonne partie du repas. Il n’a d’ailleurs que très peu mangé. (Entre nous, il n’a pas perdu grand chose…). Beau parleur, très beau parleur. Intéressant aussi. On a eu autant de plaisir à écouter qu’à regarder.

    Il a même eu un joli mot pour nous. Quand la journaliste-animatrice lui a dit que ce dîner était le cadeau d’anniversaire de Sis’Cile qui était "fort fan" et que j’ai insisté pour dire que moi aussi, j’étais fan fatale, il a eu ce mot, digne de lui: "Mais alors, ce soir, c’est vous, mon cadeau..". Aaaaargh. 

  • Les vendredi 13 portent bonheur

    Je voulais un p‘tit frère
    Ils ne l’ont pas compris
    Il leur était pourtant facile
    Selon mes arguments
    De me faire un frérot
    Céci-ile, ma soeur

    Vendredi 13 (évidemment!) mars 1970. Il fait encore nuit, ou bien est-ce déjà l’aube ? Je ne sais plus. Mais Papa rentre doucement et fiévreusement tout à la fois, me réveille juste assez pour que je comprenne qu’"ils" partent à la maternité. Je me retourne dans mon sommeil mais j’ai compris. Mais à 10 ans, cela ne m’empêche de me rendormir.

    Il rentre quelques heures plus tard, guilleret, pour nous conduire à l’école. Evidemment, on arrive en retard. Et je n’aime pas ça. Je dois passer devant toute la classe et présenter mes excuses (c’est l’usage) pour ce retard. Bienveillante, la maîtresse me demande quelle est la raison de ce retard et je lui répond, maussade: "J’ai une petite soeur…". Etonnée, elle n’a pas compris mon manque d’enthousiasme. Moi, je voulais un petit frère. Une soeur, j’avais déjà.

    Je n’ai jamais compris pourquoi. Je crois que je voulais un petit frère par souci de conformisme à la famille standard, genre "Martine à la maison". Mais pour le reste, je ne sais pas du tout ce que j’aurais pu faire d’un petit frère. Un grand frère, oui, ça, ça pouvait servir. Pour le côté protecteur par exemple. Mais un petit ? Il faudrait attendre qu’il ait 16-17 ans et 15-20 cm de plus que moi pour que ce côté se développe. En attendant, c’est juste bon à enquiquiner ses soeurs, un petit frère.

    Je n’avais franchement rien à gagner et cette moue boudeuse à l’annonce de la naissance de Sis’cile n’était qu’un caprice de plus.

    Merci les XX de Papa, rien de tel qu’une petite soeur, jolie comme une poupée, même 38 ans plus tard, dont je peux dire avec une fierté un chouia maternelle à ceux qui me demandent "Euh, Cécile P. c’est de votre famille ?" "Oui, oui, c’est ma soeur !".

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  • 19 ans, 28 dents

    19 ans, 28 dents, oublie celles de la sagesse et ris encore et toujours.

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  • Un p’tit bidet

    Anniversaire22 Un p’tit bidet, c’est ce que Sis’Cile m’a souhaité sans compter le super gentil zémouvant message qu’elle a écrit sur sa vieille soeur.

    J’ai pris une journée de congé pour ne pas faillir à ma récente bonne habitude mais je devrais un peu peaufiner l’organisation de cette journée que je voudrais "spéciale", spéciale moi, disons.

    Je devrais mieux l’organiser pour bien en profiter, me dis-je. Au lieu d’aller chez l’esthéticienne le matin pour la torture épilatoire, ce qui n’est jamais qu’une activité mensuelle comme une autre et tout sauf exceptionnelle, je pourrais opter plutôt pour un massage. Au lieu d’aller faire les soldes, ce qui n’est jamais qu’un passage obligé du début du mois de janvier, je pourrais me programmer une exposition, un cinéma, une journée à la mer. Ttttt….

    Non pas que cette journée ait été un petit bide en soi, non non. Même si il a commencé par pleuvoir des cordes le matin. Même si l’homme a pris congé aussi mais qu’il a dormi jusqu’à passé midi. Et même si, finalement, après les soldes, il était déjà temps de rentrer home sweet home et préparer à manger pour ces étudiantes en examens. Mais la journée était quand même sympa.

    Mais tout compte fait, l’organisation de mes propres journées d’anniversaire n’est pas nécessairement le meilleur moyen de les réussir, loin s’en faut. La veille de mes 20 ans, je suis tombée d’une hauteur de deux mètres sur un coin de chaise et me suis retrouvée en observation à l’hôpital pour une suspicion d’éclatement de la rate. Le jour de mes 30 ans, j’ai raté mon propre gâteau d’anniversaire, moi !! Le jour où j’ai fêté mes 40 ans, la dernière nuit avant l’an 2000, mon grand-père a décidé de fermer les yeux sur le millénaire qui venait de s’écouler.

    Alors bon, rangeons le côté Bree au placard et laissons-moi porter par la brise du jour et prendre ce qui vient (comme la bougie-petit coeur d’Anaïs à côté de ma tasse de thé au petit déjeûner, par exemple….)

  • Quatre fois vingt

    Lapanne2004_018 Ce n’est pas mon papa. Et il n’est même pas hyper beau. Mais il a le charme gouailleur d’un "ketje de Bruxelles". Presque toujours de bonne humeur, il n’aime rien tant que taquiner. Moi, les enfants, n’importe qui, une vendeuse dans un magasin, un patron de restaurant, quelqu’un dans la rue qu’il ne connaît ni d’Eve ni d’Adam. En voilà un qui a la tchatche depuis toujours. Pour le faire taire, il faut franchement le fâcher mais il faut vraiment le vouloir pour le mettre de mauvaise humeur. Mais si c’est le cas, il peut bouder pendant plusieurs jours d’affilée.

    Quand ils étaient encore cinq à la maison – chien compris -, avant que Claude ne se marie, il avait coutume de se considérer comme la "cinquième roue à la charrette". Depuis plus de 20 ans, ils ne sont plus que quatre à la maison – chien compris- mais il se considère toujours comme la "cinquième roue". Il n’est pas compliqué, il ne discute pas les exigences de sa femme et de sa fille mais il fait ce qu’il veut. Elles peuvent râler, tempêter, réclamer, il ne se plie qu’à ce qu’il veut bien accepter de faire.

    Les années passent et, avec l’âge, Claude lui ressemble de plus en plus par certains côtés:

    • la tchatche à tout va. Ils peuvent palabrer des heures sur un sujet, n’importe quel sujet; ils ont un avis tranché sur tout. Mais ils pourraient tout aussi bien défendre le point de vue contraire s’ils n’avaient des principes aussi solides
    • une façon très personnelle de lire un livre en s’enfermant dans leur bulle où rien ne peut les atteindre ni les distraire
    • une intégrité et un sens de la justice peu communs
    • une générosité incomparable
    • une fidélité exemplaire reposant tout autant sur leurs principes que sur leur amour inconditionnel

    On se vouvoie encore après 30 ans, il ne m’a jamais considérée comme sa fille mais comme sa belle-fille. Comme moi, je ne le prends pas pour mon père mais pour mon beau-père. Mais cela ne diminue en rien l’affection mutuelle que l’on se porte.

    On a fêté ce soir ses 80 ans. Avec Maïté en bout de table, ils faisaient ensemble un joli siècle à regarder.

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  • 22 octobre 87

    Il y a vingt ans, il faisait beau comme aujourd’hui. L’homme avait prévu une journée en forêt avec ses gamins. Il a passé la journée enfermée en salle d’accouchement, entrouvrant furtivement les rideaux de temps en temps en soupirant discrètement. C’est comme cela que je me souviens de la météo magnifique de cette jourMamannée.

    Il y a vingt ans, j’ai approché de très près le concept du tsunami. Si on est d’un naturel optimiste, tant qu’on n’a pas accouché, on part assez confiante à la maternité. Après tout, si toutes les femmes remettent ça sur le tapis (ou ailleurs selon affinités), c’est que  ce n’est pas si terrible finalement. Mmmmouais. Ca se discute. Mais curieusement, on oublie puisqu’effectivement on double ou on triple la mise.

    Il y a vingt ans, j’ai perçu ce à quoi pouvait ressembler le paradis. On m’a mis un ange dans les bras et le paradis s’est épanoui tout autour.

    Il y a vingt ans, elle est arrivée telle qu’elle est aujourd’hui. Décontractée, sans une seule crispation de stress, même pas de cri primal (à quoi sert de s’énerver), pas de petits poings serrés, une détente totale. Un bébé tout en douceur, jolie comme un coeur.

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    Et j’ai passé la nuit à la regarder.

  • ….e la torta per me

    LadureeIl ne faut jamais projeter ses désirs sur les autres. Anaïs et moi, nous l’avons à nouveau appris à nos dépens. Maïté va fêter ses 20 ans demain. On rêvait de lui organiser une jolie fête d’anniversaire surprise. Inviter tous ses amis. Lui faire un beau gâteau. Tout ça. Tout ce qui nous fait plaisir à Anaïs et moi. Et qu’on aime préparer tout autant.

    Raté. Maïté ne voulait surtout pas qu’on lui organise une fête. Ne pas mélanger tous ces amis qu’elle veut garder dans des tiroirs séparés. Ne pas prendre le risque de devoir passer la soirée à éviter les frictions entre ceux qui ne se savent pas se sentir ou alors de très loin. Ne pas gâcher sa soirée à essayer que chacun soit heureux d’être là. Ne pas surveiller sans cesse ceux qui fument, renversent, cassent, oups, parce quand même l’appartement des parents…. Heureusement, je le pressentais et on a préféré demander plutôt que d’organiser par surprise. Grand bien nous a pris.

    On a voulu se rabattre, enfin, j’ai voulu surtout, faire quelque chose d’exceptionnel en famille. Un chouette resto, par exemple. Elle était partante. Puis le soir même, moins emballée parce que fatiguée. On a proposé alors autre chose, un cinéma, un bowling mais cela semblait tellement commun pour marquer ces vingt ans. On en est revenu à l’idée du resto mais elle ne voulait surtout rien de chic. Ok. Anaïs a proposé un thaïlandais tout près de chez nous. Maïté avait envie de rouleaux de printemps. Adjugé.

    Elle a pas aimé le resto. Trop de monde. Trop bruyant. Elle n’entendait rien de ce que son père disait, lui n’entendait pas ses demandes de répéter. Tensions. Crispations. Agressivité à peine latente. Pleurs de mon côté. Impression de gâchis. Et lui comme elle, n’ont pas aimé ce qu’ils avaient dans l’assiette. La pauvre Anaïs, désolée du choix. Moi, anéantie par ce foirage complet. Quentin, lui, cool, rongeant ses spare ribs thaïlandais.

    On a fini par se décontracter petit à petit, à rire un peu, mais l’ambiance n’était pas à une célébration de 20 ans.

    Est-ce une malédiction de mère en fille ? Mes 20 ans ont été un peu ternis par une chute de quelques mètres et un risque latent – mais finalement non avéré – d’éclatement de la rate. Pas de rire hélas.

    Bon, allez, tout n’est pas perdu. C’est demain qu’elle a 20 ans. Et elle sait ce que je lui souhaite du fond du coeur. N507529011_36267_967

  • Week end en sucre

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    Week end sucré. On a fêté l’anniversaire de Catherine. Le demi-siècle. Je trouvais dommage qu’elle (qui fait de fabuleux gâteaux pour les anniversaires des autres) ne soit pas fêtée au moins par un gâteau qui la représente. Mais comme d’habitude quand je reçois, j’en ai fait trop. Ou plutôt, j’en ai trop "goûté". J’ai la détestable habitude de tout goûter 36 fois quand je prépare à manger. Et quand je fais des desserts, je double la mise, je goûte 72 fois.

    Résultat, je déborde de sucre, de pâte chocolat-amandes pas encore cuite, déjà cuite, de massepain de couverture, de nougat (pour les cases-lettres du Scrabble), de chocolat fondu. Je dégouline du petit dessert en plus – financiers aux pistaches et neige de Bailey’s (fallait bien que je montre que j’avais appris à utiliser le siphon à émulsions !).

    Img20070915_0015Comme un malheur n’arrive jamais seul, Anaïs est revenue de chez Malgorzata avec un assortiment de gâteaux polonais lourdingues et Catherine a cru bon d’amener une tarte aux fraises qu’elle avait initialement préparé pour fêter la moitié de son centenaire avec ses collègues. Résultat, on en mange le soir même, le lendemain matin, le midi en dessert et le soir "pour finir et pas jeter (ah, l’indécrottable hérédité !)".

    Et pour m’achever, on a pré-fêté les 40 ans de Stefano au champagne et aux petits choux cet après-midi !

    Ecoeurement total, jeans pas content et balance en préavis de grève. Faut que je me reprenne, faut que je me reprenne.

  • Bon anniversaire Papy

    J’aime pas

    • quand il râle
    • quand il pontifie
    • quand il a son regard mauvais
    • quand il s’habille plouc (costume chic et baskets pourries)
    • quand il se fâche sur mes enfants (c’est comme si c’était sur moi, brrrrr)
    • quand il me montre sa limace (pour les esprits mal tournés, je parle de la cicatrice cheloïde qui lui reste d’un vilain souvenir de coeur)
    • quand il nous prend pour de jeunes cultivateurs ignares (et qu’il faut écouter son expérience de vieux cultivateur)

    J’adore

    • quand il fait son oeil de hibou circonflexe (enfin, seulement quand c’est pour rire, sinon pas)
    • quand il rit en silence comme Satanas
    • quand il papote au téléphone comme une piplette
    • ses jeux de mots à la con
    • son écriture  extraordinaire
    • sa recette de pain grillé
    • son bolo
    • les rares fois où il m’emmène faire le tour de son jardin (même si je n’en ai pas l’air)
    • son côté terriblement, érotiquement, fou-rirement amoureux de maman

    Je l’aime tout court, quoi !

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