Catégorie : anniversaires

  • Un an au pays des blogs

    H_3_ill_652682_05052208_blogsx1pe_wDéjà un an ! Je n’imaginais pas pouvoir tenir aussi longtemps. Je n’imaginais pas y trouver autant de plaisir. Plus le temps passe et plus j’ai de choses à dire. Je n’ai d’ailleurs pas assez de temps pour coucher sur le papier tout ce qui se bouscule dans ma tête. Le matin au réveil, dans le bus le soir, chaque fois que mon esprit s’évade.

    Je ne pensais pas non plus que Bloggy Wonderland était habité par tant de monde. Que de toiles de mots tissés en photos collées serrées, on passe de blog en blog préféré les uns des autres et on découvre chaque jour une nouvelle personnalité, un nouveau style, un autre ton, d’autres idées. De commentaires en e-mails peut même naître une certaine solidarité, voire de l’amitié pour certains.

    Ceux que j’aime reflètent inévitablement un petit bout de ma personnalité:

    Christie bien sûr, l’initiatrice, pour moi comme pour tant d’autres. Prümtiersen pour ces photos tellement émouvantes et la beauté de ses textes. Anne-So pour son ton futile et drôlissime. Pascale parce que c’est elle qui l’a fait. Maurine parce que la Nouvelle Zélande et pour rien, juste j’aime bien. Capucine parce qu’elle est hilarante et si juste. Et bien sûr bien sûr Lola qui dit toujours ce que j’aurais dit et à qui, à chaque fois, j’ai envie de dire "moi aussi" (je n’ose plus d’ailleurs, cela devient lassant).

    Last but not least, mon Anaïs aux si jolies photos et the cherry on the cake Sis’Cile, la plus drôle qui invente les plus beaux mots et qui dit les sentiments si Renaudement.

    Je re-signe pour un an.

  • S(w)ister’s birthday

    FranoisechatQuand elle était petite, je rêvais – non sans culpabilité – de lui couper les cheveux. Qu’elle avait blonds et loooongs. J’étais d’autant plus jalouse qu’en plus de sa beauté, elle était la plus sage des soeurs. Celle qui ne fâchait jamais les parents. Le genre qui dès la première larme attendrit les adultes alors que moi j’avais le sanglot tête à claques (j’ai retrouvé ces différences lacrymales chez mes enfants d’ailleurs…). Le genre aussi parfaite petite maîtresse de maison, prête à toute heure – mais surtout au moment parfaitement juste – à repasser, nettoyer, préparer le repas pour toute la famille.

    La petite fille trop sage s’est un jour révoltée – même pas contre ses parents d’ailleurs – et sa révolte s’est manifestée sous les ciseaux ravis du coiffeur. D’un seul coup, elle est passée de la longue tresse dans le dos à la coupe courte garçonne. Qui lui allait fort bien par ailleurs.

    Mais contrairement à Samson, elle y a gagné en force et puissance. Elle est devenue une vraie quelqu’un. Elle sait tout faire: c’est toujours une parfaite maîtresse de maison, c’est une infirmière hors pair, une bûcheuse bardée de diplômes, masters et bientôt doctorat, une femme, une fille, une soeur, une amie plus attentionnée, tu meurs.

    D’accord, parfois trop sage – j’en oublie parfois que c’est moi l’aînée et pas elle – mais malgré sa sagesse apparente, elle a quand même appris à lâcher prise avant moi. A moins que ce ne soit justement là la vraie sagesse 🙂 !

    Elle vit sa vie à l’heure suisse depuis 16 ans et j’attends toujours avec impatience nos rendez-vous des trois soeurs à Bruxelles, Lausanne ou ailleurs, avec ou sans parents, maris, enfants.

    Pour leur premier jour d’école, les enfants reçoivent un beau cartable tout neuf. Pour ma première rentrée scolaire à moi, j’ai reçu une petite soeur. Je trouve ça assez classe 🙂Fransouriante

    Happy birthday Swiss sis !

  • Ange

    Pensée très émue pour Dorotka, ange gardien qui veille sur les siens depuis un an déjà. Pensée surtout pour sa maman, son papa et Hanka.   

      Img20070725_0006

  • You are always on my mind

    16 août 1977. Trois mois que le premier chapître de notre love story a commencé. Entre autres points communs, une passion pour Elvis. Lui était grand fan, moi j’aimais bien. Dès que j’ai su qu’il était grand fan, j’ai aimé beaucoup (tout était bon pour plaire). Quand la ressemblance physique (enfin en partie disons – les favoris longs comme des fingers de Cadbury, une masse de cheveux poussés vers le haut façon rocker année 60 plutôt que les cheveux longs plus "fashion" dans les années 70, un déhanchement très particulier (surtout surtout le déhanchement) -) , quand la ressemblance physique donc m’a enfin sauté aux yeux (aidée par les copains qui l’ont surnommé Elvis), je n’ai plus aimé beaucoup, j’ai ADORE !Fmlgkhhh

        

    Alors quand j’ai appris la mort de l’authentique, j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps, comme si on m’enlevait l’amour de ma vie. Et depuis, j’ai un petit coeur de veuve dès que j’entends "Love me tender", "American Trilogy" ou "In the ghetto".

    C’est peut-être ringard d’aimer Elvis mais je m’en fiche, j’ai jamais entendu chanter ni vu bouger mieux que ça ! A chaque fois, I am all shook up…

      Toutelvis1b

  • 16 candles

    Img20070724_0143_2 Mon "bébé" a 16 ans. J’ai un peu de mal à y croire mais même les petits derniers grandissent. Simba, bébé Lion, est devenu un jeune lionceau plein de force et de fougue qui se mesure de plus en plus au roi Lion de la maison qu’il admire par-dessus tout.

    Y’a rien à jeter dans ce lionceau: belle allure, belle gueule, belle crinière, un sourire dévastateur (même si momentanément bagué), des yeux malicieux, un humour décapant, une intelligence déjà bien développée, tant intellectuelle que pratique, un charme indiscutable, une gentillesse exceptionnelle en particulier à ceux qui ont moins de 5 ans et plus de 75 ans, une aisance naturelle en escalade, une jolie détente en basket, une décontraction toute africaine au djembé.

    Mais siiii, il a des défauts, je suis bien obligée de le reconnaître: un véritable Harpagon, un infatigable paresseux, un hercule qui ne maîtrise pas sa force, un pinailleur discutailleur coupeur de cheveux en quatre, bordélique à souhait, passé maître dans l’art de l’emmerdement sororal.

    Mais ses défauts ne m’empêchent pas de le trouver magnifique et aussi réussi que ses deux aînées.

    PS: ma chanson de mère poule…., pas juive mais c’est tout comme…

    Paroles de Les Mères Juives

    Mon fils, tu as mauvaise mine
    tu devrais prendre soin de toi,
    n’oublie jamais tes vitamines,
    couvre-toi bien quand il fait froid.
    Je sais que tu n’as plus 9 ans,
    mais tu es encore mon enfant.
    Elles sont toujours sur le qui-vive
    les mères juives.

    Je crois que tu fais trop de sport,
    on dit que ce n’est pas très sain
    c’est dangereux tous ces efforts
    en as-tu réellement besoin ?
    Je sais que tu n’as plus 15 ans,
    mais tu es encore mon enfant.
    Elles sont inquiètes et émotives
    les mères juives.

    Je t’ai acheté deux cravates,
    Tu as mis la bleue avec des pois
    Quand tu es venu pour le shabbat,

    Pourquoi l’autre, elle ne te plaît pas ?
    Je sais que tu n’as plus 20 ans,
    Mais tu es encore mon enfant
    Elles son parfois bien excessives
    Les mères juives.

    Dans ce manteau que j’ai fait pour toi
    Tu seras avocat ou docteur
    Tu aimes mieux faire le chanteur
    Et me quitter pendant des mois.
    Je sais que tu n’as plus 30 ans,
    Mais tu es encore mon enfant.
    Elles sont douces et attentives,

    Les mères juives.

    Ta femme est presque une gamine
    Comment peut-elle veiller su toi ?
    Elle ne sait même pas faire la cuisine
    Heureusement que je suis là.
    Je sais que tu n’as plus 40 ans,
    Mais tu est encore mon enfant.
    Elles peuvent être possessives,
    Les mères juives.

    Tandis que moi je te connais,
    Je fais les plats que tu préfères,
    Je te tricote des cache-nez,
    Des paires de gants, des pull-over.
    Je sais que tu n’as plus 50 ans,
    Mais tu es encore mon enfant.
    Elles sont vraiment très actives,
    Les mères juives.

    Viens, mon chéri, viens, mon gamin,
    Ne crains rien, je ne pleure pas,
    Même quand tu ne m’appelles pas
    Je fais celle à qui ça ne fait rien.
    Je sais que tu n’as plus 60 ans,
    Mais tu es encore mon enfant.
    Elles sont tendres et naïves,
    Les mères juives.

    Quand ma petite mère parle ainsi
    Je trouvais ça insupportable.
    Depuis que son absence m’accable
    Je rêve d’entendre chaque nuit :
    Je sais, tu as 70 ans,
    Mais tu es encore mon enfant.
    Elle était pure comme l’eau vive,
    Ma mère juive.

  • Cat’rantaine

    Elle a fini par y passer aussi, l’"indéxise" n’a pas eu le choix: elle a "completed" ses 40 étés (quand on est née le 21 juin, c’est normal). Img20070623_0095

    L’indécise a hésité entre toute une série de mises en scène pour l’aider à avaler la pilule douce amère de la quarantaine: réunir tous ses amis une semaine dans un hôtel appartenant à Peter Gabriel, une semaine en Sardaigne, un long week end dans un ryad au Maroc, etc… Elle a fini par se ranger à un scenario plus raisonnable: amener le ryad chez elle, ou plutôt chez les voisins. Elle a commandé le traiteur marocain, invité tous ses amis à venir déguisés en 1001 nuits, et l’homme de sa vie a fait le reste: il a décoré la grange des voisins, accueilli le traiteur, préparé la musique, acheté le cadeau commun, commandé le gâteau (à bibi je).

    Pendant ce temps, elle a invité ses copines préférées à passer l’après-midi avec elle dans un hammam. J’ai essayé de décliner l’offre (j’avais un gâteau à finir, moi !). En vain. Elles n’ont pas voulu que je leur fasse faux bond ("sans toi, c’est pas pareil… tu peux pas nous laisser….") et je les ai accompagnées malgré moi.

    Côté détente, c’était pas top. Raide de stress sur la banquette de marbre, je me suis enduite de savon noir aux olives (ça sent même pas bon) et je les ai rejointes dans le hammam proprement dit. Je n’ai pas tenu plus de dix minutes dans ce brouillard suffocant. Puis, je pensais qu’on allait papoter mais c’était plutôt genre salle d’attente entre "scrubbing" et massage à l’argile  (pouah, poisseux !). Pas moyen de me détendre, je pensais meringue et massepain, tout en virant loukoum version éponge et mains fripées.Img20070623_0099

    J’ai enfin pu m’échapper, cheveux encore mouillés, en appelant l’homme au secours pour qu’il vienne vite me chercher pour qu’on finisse ce gâteau avant la fête. Sans compter qu’on devait encore répéter une chanson personnalisée à l’attention de la jubilaire. On est arrivée plus qu’en retard mais on a passé une super soirée.

    Tous ces amis de partout, déguisés chatoyants, ces enfants magnifiques qui dansaient et puis la voir si contente ont fait de cette fête un très joli moment. C’était une vraie fête de mille et une nuits.   Img20070623_0123

    Et last but not least, tous ces "anciens" de Turin réunis autour d’elle ont ajouté la note magique à cette soirée, ce petit plus qui nous a donné l’impression de revenir 10 ans en arrière, dans une atmosphère de terrasse un soir de juin en Italie, autour d’un verre, à discuter et rire de rien, à prendre la vie comme elle vient… Ces soirées-là ont curieusement créé des liens indéfectibles qui nous lient au-delà des frontières que nous avons tous traversées ensuite pour suivre d’autres chemins (jusqu’à revenir vers Turin pour certains).

  • 30 ans de nous deux

    J’ai passé plus de temps avec toi que sans toi. Voilà 30 ans jour pour jour que nos routes ne font plus qu’une. Deux chemins de traverse qui se sont rejoints à un carrefour de notre vie pour ne plus faire qu’un. 30 ans sur une route de campagne qui nous a menés par monts et par vaux, un peu partout, jusqu’en Piémont même, et qui nous ramène invariablement vers notre cour de récréation favorite, notre jardin à nous, sur cette Grand Place magnifique. Là-même où nous avons passé une nuit de noces chahutée par les copains, après une dispute mémorable où tu m’as ramenée chez mes parents le soir même du mariage. Je ne remercierai jamais assez mon père qui n’a pas voulu récupérer le colis: "Pas de service après-vente, je suis désolé".

    30 ans de fous rires, de disputes, de poings serrés, de grincements de dents, de communication strictement oculaire, de sourires entendus, de fusion sans fusion, d’orages, de rage, d’éclats de voix, de pleurs, de coups de tonnerre, de colères, de bris de vitre, de claquements de porte, de valses, de rock and roll, de quickstep, de cuisine, de gâteaux, de supermarchés érotico-rigolos, de bouquins, de câlins, de plaisir, de tendresse, de passion, de coups de main, de coups de tête, de coups de folie, de coups de boule, de coups de gueule, de coups de feu, de coups de pinceau, de coups de torchon, de coups de foudre, …. d’amour.

    Dsc_0055

  • Happy birthday Mum !

    69 année érotique
     

    10090617Gainsbourg et son Gainsborough
    Ont pris le ferry-boat
    De leur lit par le hublot
    Ils regardent la côte
    Ils s’aiment et la traversée
    Durera toute une année
    Ils vaincront les maléfices
    Jusqu’en soixante-dix

    Soixant’neuf année érotique
    Soixant’neuf année érotique

    Gainsbourg et son Gainsborough
    Vont rejoindre Paris
    Ils ont laissé derrière eux La Tamise
    et ChelseaIls s’aiment et la traversée
    Durera toute une année
    Et que les dieux les bénissent
    Jusqu’en soixante-dix

    Soixant’neuf année érotique
    Soixant’neuf année érotique

    Ils s’aiment et la traversée
    Durera toute une année
    Il pardonn’ra ses caprices
    Jusqu’en soixante-dix

    Soixant’neuf année érotique
    Soixant’neuf année érotique

  • Cinquantenaire

    Préparer cette fête de demi-siècle a été un pur bonheur.  Trois jours non stop à compulser les albums photos à la recherche de LA photo qui irait bien avec LA chanson téléchargée qui accompagnerait parfaitement le texte et la séquence de cette video que nous avons préparée ensemble. Surtout Anaïs et moi. Maïté et Quentin n’étaient pas en reste, ils ont préparé, toujours avec Anaïs, un remix de Daddy Cool, absolument divin.

    Le plaisir pour moi, c’était de parcourir jusqu’à plus soif ces albums photos depuis 1977 et faire le constat de 30 ans de ce pur bonheur ininterrompu. Je dois être née sous le signe de la chance.            

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  • Happy birthday Europe !

    Je me sens définitivement de ce "pays"-là. D’accord, j’y travaille, même si ce n’est que comme une petite goutte d’eau dans un grand océan. Mais même si je n’en faisais pas partie au quotidien, je pense que je ne verrais pas les choses différemment.

    Quand j’étais petite, je comptais les années passées entre les deux guerres (40 – 18 = 22) et je calculais les années de paix gagnées (45 + 22 = 67). Un an, deux ans, trois ans…. Et je craignais toujours  que cela ne durerait pas.  Rien que pour cela, pour cette paix au sein de nos frontières qui ne cessent de s’étendre, je suis reconnaissante et fière de faire partie de cette unité.

    Le reste, les difficultés, les dissensions, les négociations, les querelles de marchands de tapis, tout cela n’est pas bien différent du vécu de toutes les familles….

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