J'adooore les weekends de 3 jours. C'est exactement ce qui me convient. C'est fou comme tout est moins stressant et comme tout se passe avec tellement plus de douceur.
Douceurs du vendredi: réveil léger malgré une nuit plutôt passable que vraiment bonne. Fin de matinée au ralenti. Pas de marché, pas de boulanger, seuls les fleuristes sont ouverts. Un premier mai aux températures très douces, une fin d'après-midi sur la place Rouppe à attendre Tiken Jah Fakoly, à observer les grappes de jeunes assis en pow wow, se passant le joint et la canette en guise de calumet de la paix, le manège des flics, pas trop nerveux mais pas trop cools non plus, les manoeuvres de l'équipe organisatrice du concert, les yeux aux aguets, l'Homme, zoom à la main, qui traque les merveilles et les bizarreries architecturales de ce quartier tant que la lumière est belle et moi, les mains dans les poches, le visage au soleil, j'attends. Quand le concert commence enfin, on s'en va au bout de quelques morceaux, tant la foule m'oppresse et l'odeur de cigarettes m'étouffe (tout autant que l'Homme en sevrage depuis 18 mois). Mais ce fut un bon moment.
Douceurs toutes mercantiles du samedi: Très courte après-midi shopping à Anvers avec les filles. J'avais promis cette après-midi à Maïté depuis des mois et cette obligation a tourné à la découverte enchantée. Enfin un magasin où les tailles sont des vraies tailles, où mes bras de Popeye se sentent dans les manches comme des mollets dans des pattes d'eph' et pas comme des saucisses dans des cannellonis (je sais, la comparaison n'est pas nécessairement des plus heureuses mais elle a le mérite d'être visuelle, non ?). En plus, un magasin où on a de la place pour se déplacer, même avec 6 cintres sur les bras, des cabines d'essayage parfaites et ô bonheur, des filles sympa qui rangent tous les vêtements au fur et à mesure. Résultat, une ambiance détendue, une prédisposition à acheter accrue, le sourire en prime à la caisse. En prime aussi, le passage par la gare d'Anvers, où, ça n'a pas raté, j'ai pensé à Lola.
Douceurs dominicales: une vraie nuit, douce nuit, avec enfin l'impression d'avoir dormi. Le luxe ! Une journée passée à régler une dizaine de tracasseries administratives (réserver le vol d'Anaïs pour nous rejoindre en vacances, prendre rendez-vous avec la banque, avec l'entrepreneur pour toute une série de petits travaux d'aménagement, finaliser le dossier médical de l'Homme après la rupture de son tendon d'Achille, chercher des lieux-étapes sur la route de Lisbonne, … Dommage qu'on se soit arrêté en si bon chemin et qu'on n'ait pas – en plus – rempli notre déclaration d'impôts !)
Décidément, je suis faite pour les semaines de 4 jours/3 jours weekend…






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