Catégorie : Les pioux

  • Première semaine de vacances

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    Je dis çà mais c'est une vue de l'esprit. La première semaine de juillet n'est plus vraiment la première semaine de vacances. Nous, on est maintenant en vacances toute l'année. Et nos pioux scolarisés ne sont même plus en vacances dès le 30 juin, ils se trainent une dernière semaine jusqu'au 7 juillet. Dans certaines écoles, ils poussent le bouchon jusqu'à leur donner congé l'après-midi pour que les maîtresses puissent ranger les classes mais par contre, pas question de partir en vacances dès le 1 juillet.

    Mais ceci dit, nous on a bien commencé le mois de juillet.

    Samedi: on a passé la journée en cuisine tous les deux pour recevoir les "amis du badminton", ceux avec qui les plaisirs de la table sont les plus intenses et ce fut une bien belle soirée. Exquise tant dans l'assiette (en toute modestie 😉 ) qu'autour de la table. Ma jolie nappe malgache de Noël n'a pas apprécié par contre la tache de vin dont on l'a gratifiée. On a tout de suite couvert la tache avec du gros sel mais j'ai appris ensuite que c'est la dernière chose à faire car le sel fixe les pigments. Après dix lavages, la tache est toujours là…. 🙁

    Dimanche: Sappho fête son anniversaire avec ses copains cette fois et Lémoni est donc venue chez nous avec Sam Sam, Amalia et leurs parents. Et le soir, Sappho, ses parents et Jules nous ont rejoints pour terminer le boeuf bourguignon de la veille. Inutile de dire que même si je n'avais dormi que 5 heures la nuit précédente, je raffole de ces moments-là. Il ne manquait que Quentin, Kerya et Maoh.

    Lundi: Lunch avec petite Anne, toujours le même bonheur de la retrouver. On s'est demandé à quel moment on s'était retrouvées, des années après la fin de nos études, et on n'est pas parvenues à mettre une date, une période sur ce moment-là. Mais toujours est-il que cela fait bien 20 ans que l'on se retrouve toutes les 4-6 semaines pour un lunch voire plus. Après le lunch, la fatigue était si forte que j'ai lâché prise et accepté de faire une exceptionnelle petite sieste.

    Mardi: Rendez-vous le matin avec la dame de l'agence immobilière pour régler les derniers détails de la mission de vente de l'appartement de maman que nous lui confions. J'espère que cette fois-ci ça marchera. A midi, nouveau lunch, cette fois avec deux ex-collègues et j'ai passé un moment délicieux. Le boulot ne me manque vraiment pas mais les collègues, oui, vraiment.

    Mercredi: Soldes pour l'Homme. Il se contente d'une belle paire de chaussures. Il faut dire qu'on a fait le plein de chemises il y a à peine un mois. Soirée déclaration d'impôts pour maman. Tout ce que j'aime 🙁

    Jeudi: Soldes pour Madame. Moi je dévalise le magasin. L'Homme m'accompagne. Je m'étonne toujours de le voir accepter tous ces essayages pendant plus d'une heure. Mais lui m'assure qu'il aime ça. Du moins dans une boutique où les vêtements sont encore bien pendus sur des cintres et pas roulés en boule au sol et où il y a peu de monde. Fin d'après-midi, Quentin, Kerya et Maoh nous ont rejoints et sont restés manger pour notre plus grand plaisir. 

    Vendredi: Canicule en vue. Dernier jour de crèche pour Lémoni qu'on emmène un jour plus tôt à la campagne pour une durée indéterminée. Une première semaine seule puis sa soeur et ses cousins suivront au gré de leurs vacances, stages et autres besoins des parents. Et je ne vais pas bouder mon bonheur.

  • Ceci est une première

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    Dans la famille des Chicoufs, je demande l'aînée. Six ans, toutes ses dents de lait, des yeux malicieux, un rire qui me fait fondre. Six ans, c'est l'âge où j'ai décidé qu'ils pouvaient décemment passer une journée avec Nonno et Bonnie. Elle ouvre donc le grand cycle des sorties où le temps leur est totalement consacré sans cousin, sans cousine, sans soeur et sans frère.

    Nous avions prévu d'aller la chercher à l'école à midi et de l'emmener d'abord au restaurant. Nonno a eu un imprévu et nous y sommes allées sans lui. Epreuve resto réussie: elle se tient bien, elle dit merci et surtout surtout elle enroule ses spaghetti autour de la fourchette bien mieux que tous les adultes présents dans la salle. A défaut de l'avoir dans le sang, elle a appris l'Italie comme on l'aime. Elle s'est même fendue d'un timide "grazie" qui lui a valu un "arrivederci signorina" en partant. On a ramené un plat à emporter à Nonno qui mourait de faim à la maison puis nous sommes montés – avec lui cette fois – vers le musée Magritte. 

    C'était peut-être un peu tôt pour elle – le temps de contemplation devant chaque tableau n'a pas dépassé la minute et demie – mais elle en aura retenu l'essentiel. Bien sûr elle a dit "Mais si, c'est une pipe !" avant qu'on ne lui explique la Trahison des images. Elle a aimé le trou de serrure qui laisse apercevoir une …. clé et je lui ai montré mes deux préférés, l'Empire des Lumières et le Domaine d'Arnheim. Mais quand, à la sortie, je lui ai proposé de choisir 3 cartes postales en souvenir, elle a choisi des tableaux tout à fait inattendus. Par contre, à peine sortie du musée, elle avait déjà oublié le nom du peintre alors qu'elle identifiait sa signature sur chaque tableau. Quand l'Homme a voulu l'aider et lui a dit que son nom ressemblait un peu à une petite fleur au coeur jaune et pétales blanches, on a évité de justesse le René Pâquerette !

    On a terminé l'après-midi au parc où on a pu admirer, nous pour la première fois, elle pour la seconde, les sculptures du Chat de Geluck !

    Je crois qu'elle a aimé cette journée, moi j'ai adoré et j'ai déjà envie de fêter les six ans et demi pour ne pas devoir attendre les sept.

     

     

  • Threenager

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    Crédit photo @Sis'Cile

    C'est le mot que sa maman a trouvé pour qualifier "cet enfant de mai qui ne fait que ce qui lui plait". Elle ne pouvait pas mieux trouver.  Ce petit bout d'homme, pas plus haut que trois pommes, a un sourire et des yeux enjôleurs. Il vous susurre "je t'aime" comme personne parce qu'il a compris qu'il vous fait fondre comme une boule chocolat sur un cornet tenu par un enfant gourmet, pas gourmand. Il murmure "non" avec la même candeur et la même douceur, dès que vous lui demandez de faire quelque chose ou tout simplement d'obéir. Il connait aussi toutes les ficelles pour vous faire rire et détourner votre attention de ses bêtises.

    Il est indépendant et ne veut rien faire comme les autres. Il ne cherche pas à être meilleur. Si son frère, qui lui n'aspire qu'à cela, crie "J'ai gagné ! ", il crie avec le même enthousiasme et la même jubilation "j'ai perdu !". 

    Alors quand sa maman a décidé d'organiser son anniversaire sur le thème de Peter Pan, il n'a pas du tout aspiré à endosser la tenue du petit garçon qui ne voulait pas grandir, il a voulu se déguiser en Michel, le petit dernier de la famille Darling, celui qui traine son nounours partout derrière lui.

    C'était le plus réussi des anniversaires, tant tout le monde a mis du sien pour réussir les costumes de Peter Pan, Capitaine Crochet, Michel, Monsieur Mouche et l'enfant perdu, pour faire de trois planches, une couverture et un vieux drap, un bateau fantastique, et pour couronner le tout un gâteau merveilleux. 

    C'était magique ! Happy 3 mon Sam Sam !

     

     

     

  • Les Dingos de Disney

     

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    Comment expliquer cette fascination pour Disney ? Je ne m'en lasse pas. Je crois que je pourrais y passer un séjour seule, sans avoir à prétexter y emmener des enfants. J'assume. J'assume aussi avoir transmis ce virus à mes deux filles. 

    Nous ne sommes pourtant pas aveugles ni insensibles aux aberrations totalement en désaccord avec ce que nous aimerions arborer comme valeurs.

    La malbouffe à prix d'or est juste intolérable. J'avais préparé pour le premier soir une bonne salade que nous avons introduits en catimini dans nos valises. On a évité au maximum de consommer tout ce n'importe quoi, à l'exception d'une barbe à papa pour 4 voire 6-7, les mamans et moi tenant absolument à "aider" ces petits anges à se dépatouiller avec ce coton sucré.

    Le plastique est encore très présent, même si beaucoup d'efforts sont déployés pour le réduire drastiquement. Et nous n'avons pas pu résister à l'achat de capes de pluies pour protéger les moins bien équipés. 

    Mais il faut reconnaître que l'extrême propreté des parcs, la gentillesse jamais prise en défaut de tous ceux qui travaillent à cette féérie, les moindres détails léchés où qu'on pose les yeux, tout contribue à rendre ce lieu magique.

    Alors oui, malgré les cordes de pluie le deuxième jour, malgré les files d'attente interminables, certaines sous la pluie justement, la magie a opéré. Et celle qui a été sage comme une image, celui qui a peur de tout et ferme les yeux par défaut, celle qui n'a peur de rien et réclame toutes les sorcières et les dragons à grands cris et celui qu'il fallait surveiller comme le lait sur le feu, tous les quatre ont eu plus d'étoiles dans les yeux que ne peuvent en distribuer toutes les fées de Clochette à la Fée Bleue en passant par la marraine de Cendrillon. 

  • Weekend festif

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    Weekend festif veut dire plein d'étoiles dans la tête mais gros désir de couette le dimanche soir. 

    Vendredi soir: soirée Maxime Le Forestier chante Brassens. Deux heures exquises. A vrai dire, j'aime Le Forestier mais j'aime encore plus Brassens. Quelques chansons très connues, d'autres moins grand public mais à notre répertoire malgré tout et quelques pépites découvertes. Pur bonheur.

    Samedi: Visite guidée de l'Aegidium, une salle de fêtes, cinéma, salle de bal, des années 20, rachetée par l'Eglise en 1950 et complètement laissée à l'abandon à partir des années 70. L'ensemble est dans un état de délabrement avancé mais avec un peu d'imagination, on peut y retrouver la beauté du lieu d'il y a 100 ans et pour nous, raviver les souvenirs des années 78 à 82 où il était encore possible d'y organiser des soirées estudiantines malgré l'abandon du lieu. Parmi la quinzaine d'amateurs de ce type de visite, on devait être les seuls à avoir des étoiles dans les yeux, et pas seulement à l'idée des 5000 ampoules électriques que comptait ce palace à sa création.

    On a ensuite récupéré les deux princesses pour l'après-midi et la soirée. Tout s'est passé comme sur des roulettes à l'exception de la nuit. Pour la première fois depuis longtemps, elles ont très mal dormi. Les premiers beaux jours ont fait leur apparition et tout le monde était de sortie en ville. Et je peste tout le choléra du monde sur cette engeance de piétonnier qui nous rend déjà la vie si difficile au quotidien diurne. La nuit, ce n'est que cris avinés, gloussements de poules idiotes, chants criards et faux par dessus le marché, braillements et beuglements, sirènes et alarmes. Dès que le temps s'adoucit, du jeudi au samedi, c'est toujours le même cirque. Et je regrette amèrement le temps où le seul ronron des voitures nous berçait. L'une est restée éveillée de 1 à 2 heures du mat', l'autre, la plus exigeante en heures de sommeil, de 1 à 3 heures. Et moi probablement encore une heure d'insomnie de plus après avoir enfin réussi à fermer ses jolis yeux.

    Dimanche: Alors, oui, préparer un repas pour 13 le lendemain c'est un peu rock'n roll. Heureusement, ils sont arrivés un peu plus tôt et m'ont aidée à finir tout ce qu'il fallait pour fêter dignement l'anniversaire d'Anaïs. Mais forcément, le soir, on s'écroule comme deux vieux chevaux. Et j'ai à nouveau la sensation de ne pas en avoir profité assez, malgré tous les câlins reçus. Mention spéciale pour Sam Sam, venu me chercher dans la cuisine par sa petite main "Viens Bonnie, c'est l'heure du petit 'apéro…". Bien sûr, je ne savais pas qu'on lui avait demandé de ne pas toucher aux petits toasts avant que tout le monde soit là et que je manquais dans le tableau. Ça remet un peu sa sollicitude en perspective mais je préfère y croire….. 🙂

  • Attaquer Mars

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    Mercredi: Petit moment manucure-pédicure-vernis avec les filles, l'une en télétravail, l'autre en congé de maternité. Sappho, Jules et Sam Sam  sont venus aussi puisque les écoles étaient en congé. Enfin pour Sam Sam, c'était une semaine de congé transition entre la crèche et l'école. Puis j'ai emmené les deux aînés chez le coiffeur, ils ont adoré ça. Non seulement aller chez le coiffeur mais surtout y aller à deux. Ils se tenaient la main au bac à shampooing et souriaient béatement. Ils ont dormi tous les trois à la maison et c'était bien.

    Jeudi: Journée avec les mêmes. Ils ont joué toute la journée sans s'ennuyer un seul moment, Jules et Sappho ensemble, Sam Sam tout seul. Et même si c'est difficile à croire, il n'y a pas eu un seul moment de dispute. On a même eu des scrupules à interrompre leurs jeux pour les emmener voir Manneken-Pis et sa soeur Jeanneke-Pis, moins connue, et à vrai dire, moins élégante. Et terminer la promenade glaciale par une bonne gaufre de Bruxelles. 

    Vendredi: Départ tranquille pour Rotterdam dans cette voiture flambant neuve qui vient d'arriver. Chambre d'hôtel au 20 ème étage avec une vue à couper le souffle et même à donner un peu le vertige. Concert de Dalaras le soir, juste tellement bien. Tant qu'il pourra encore donner des concerts, j'irai le voir. Ma fibre hellène vibre sans faiblir depuis tant d'années quand je l'entends et surtout surtout quand je l'entends en public alors que tous ses fans chantent à l'unisson. C'est un plaisir inégalé depuis 40 ans que je le connais.

    Samedi: Touristes dans une Rotterdam glaciale et bruineuse. On a marché pendant des heures sans toutefois jamais s'ennuyer. Entre le vieux port, les parcs, la rue Witte de With, les drôles de maisons cubiques, le Markthal, explosion de couleurs et de parfums et tant d'autres chemins de traverse. On a grignoté quelques marrons chauds puis on est rentré frigorifiés se réchauffer au bar autour d'un ou deux cocktails.

    Dimanche: On a repris la route en passant par les moulins à vent de Kinderdijk et on est rentrés en passant par les cases belle-mère et supermarché. Puis on a passé le restant de la journée à cuisiner ensemble en réécoutant Dalaras et en trinquant au bonheur d'être là tous les deux.

    Lundi: Sam Sam est donc rentré à l'école et ces moments-là m'émeuvent toujours. Pendant ce temps, nous, on a rangé ensemble un meuble, vidé, lavé ce qui pouvait l'être, fait le tri de ce qu'on ne gardait plus, et réorganiser intelligemment. On a retrouvé des trésors, des objets qu'on pensait perdus, des trucs démodés, et il a ciré le meuble. J'adore  ce type de journée.

    Mardi: Petit soin visage le matin. L'esthéticienne me propose un soin régénérant. En gros, elle me perce la peau du visage avec de toutes petites aiguilles pour agresser la peau et l'obliger à se régénérer. J'accepte avant de connaitre le processus, puis subst. Elle y est allée assez fort et je le sens passer. Je regrette de ne pas avoir demandé un soin doux et gentil comme d'habitude s'il vous plait, merci. Je sors de là rouge pivoine comme si j'avais abusé du premier soleil de printemps sans protection. A mon retour, l'Homme s'effraie de mon teint et me demande si c'est normal d'être plus moche après qu'avant un soin visage. Je crois que c'était la première et dernière fois.

    Mercredi: Ma peau se régénère donc. Je passe le mercredi seule et ça me va aussi. Je continue les rangements, je cuisine, je télécharge du Dalaras à la pelle, je repasse, je suis bien. En fin d'après-midi, je rejoins Maman et Sis'Cile comme tous les mercredis. Au moment de partir, le beau-frère de Maman l'appelle pour dire que sa soeur, ma marraine, est au plus mal et qu'il faut envisager de venir lui dire au revoir. On sait qu'elle se bat "contre une vilaine maladie" mais Maman l'appelle tous les jours et elle n'avait pas cette impression, ces derniers jours. Il est vrai qu'elle n'arrive plus à s'alimenter cette dernière semaine. L'Homme, venu nous chercher, ne tergiverse pas et nous enjoint à sauter dans sa voiture et nous voilà partis à 150 km de là. Arrivés vers 21h30, on ne peut que constater qu'elle est dans un état de faiblesse immense. Elle refuse de voir un médecin autre que son médecin traitant, malheureusement parti skier. On parvient finalement à la convaincre de se rendre à l'hôpital le lendemain matin.  Le Covid a frappé et pour quelqu'un dont le système immunitaire est au plus bas, c'est un coup sérieux. Elle va donc rester hospitalisée le temps nécessaire à guérir et reprendre des forces. On y croit.

     

  • Un mois déjà

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    Quatre petites semaines de retraite passées en deux temps trois mouvements. Il y a un mois, je quittais en pleurant et sous les applaudissements tous mes chers collègues. Je suis allée les voir aujourd'hui pour la première fois. On a mangé tous ensemble dans un espace aménagé à cet effet, un coin fauteuils, tables basses et machine à café très sympa. Cela m'a fait un plaisir fou de les retrouver le temps d'un lunch. Elles ont accroché au mur la photo de mon départ et cela m'a émue.

    Je commence à me calmer un peu. La semaine passée au vert avec les deux petits derniers, leurs mamans, leurs chiens et Quentin ont bridé mon impatience. J'ai pris le temps de faire connaissance avec cette merveilleuse petite dernière, d'apprivoiser un peu plus Maoh. Anaïs m'a accompagnée dans le yoga du matin et je l'ai accompagnée dans ses promenades avec le chien dans les sentiers boueux que je n'avais plus empruntés depuis mes 15 ans au temps où je pédalais encore avec plaisir. On est passées à plusieurs reprises devant des lieux très chers à mon enfance, le magasin de mon grand père, la ferme du voisin où j'accompagnais la fille du fermier tout en haut des bottes de foin remisées pour l'hiver, et d'autres lieux que je ne leur ai pas montrés de peur de ressembler à une vieille qui rabâche ses souvenirs d'enfant.

    Mais cette coupure avec le quotidien m'a redonné des forces pour la suite. 

    On est revenus le vendredi soir, les filles sont rentrées de leur semaine de vacances à Tours, chez leur autre grand-mère, et j'ai fait le plein d'elles le weekend. Il n'y a que les garçons que je n'aurai pas vus mais ils viennent passer deux jours ici demain et Sappho les rejoindra pour passer la nuit ici aussi.

    Vendredi, on part pour le weekend à Rotterdam. On va revoir en concert ce chanteur grec que j'adore et visiter ce port que je ne connais pas.

    Tout est bien. 

  • Amalia

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    Dans FAMILLE, il y a toutes les lettres pour écrire les mots FILLE et AMALIA. Petite fille attendue pour clôturer l'an 2022, sa maman aurait bien voulu qu'elle n'arrive pas trop tôt – elle voulait fêter ses trois Noëls, le Noël chez ses beaux-parents, le Noël avec sa famille et le "Noël des restes" -, pas le 31 non plus ni le premier de l'an – pour ne pas rater le réveillon, le concert du Nouvel An et la choucroute de l'an neuf – et pas trop tard – pour la galette bien sûr.

    Sa maman tradition, famille, tout ça tout ça. Alors cette petite fille a décidé de faire plaisir à sa maman (aussi pour respecter la tradition des petites filles qui adorent faire plaisir à leur maman) et elle s'est glissée entre toutes ces fêtes pour se présenter le 3 janvier, histoire de permettre à sa maman d'être sortie de la maternité pour les Rois. Elle mérite sa première couronne !

    Quant à ta grand-mère, petite Amalia, elle attend avec impatience de te rencontrer. Tu es née en hiver comme elle, le même mois, le même décan, c'est déjà bon signe. Tu portes le nom de sa propre grand-mère, la reine des traditions familiales, c'est déjà bon sceptre.

    Allez, petite sixième de la troupe, tu vas voir, c'est très chouette les traditions !

  • Noël joyeux

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    Les années se suivent mais heureusement ne se ressemblent pas. Après le messy Christmas de l’année dernière, celui-ci fut joyeux.

    C’était « l’année des belles-familles », donc on a fêté le 25 décembre. On a commencé plus tôt pour éviter que les pioux ne s’écroulent avant les desserts et pour finir c’est Mamy L. qui a déclaré forfait avant le chariot de douceurs, comme l’année passée. Du coup, Anaïs et Simon l’ont embarquée sans prendre de dessert non plus. Les pioux, eux, étaient toujours sur le pont pour une petite mousse au socolat.

    Le lendemain, on a fêté une sorte de « Boxing Day » avec les enfants et les pioux. Mais cette fois, ce ne sont pas les employeurs qui offrent un cadeau à leurs employés mais les enfants qui nous ont outrageusement gâtés. Lui a reçu une bouteille de whisky, un cigare, une BD et un petit livre « Comment cuisiner le sapin« . Moi, trois livres de cuisine dont un que j’avais repéré chez le libraire sur « Les desserts de Ballymaloe« , endroit mythique en Irlande pour nous, un manchon de cou, troooop bien, de longs gants gris souris et une broche comme je les aime. Last but not least, un carnet de dessin et une boite de Caran d’Ache. J’ai dit que j’allais dessiner, il va falloir que je m’y mette. Je le répète, gâtée comme jamais.

    Et cerise sur le cheesecake, Anaïs a pu participer à ses trois Noëls, sans devoir passer par la case maternité.

  • Le tourbillon de décembre

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    On devait aller déjeuner le jeudi, j'avais reporté sans bonne raison (trois déjeuners sur la semaine c'est trop pour ma ligne courbe), il est mort le mardi matin juste après minuit. C'était mon collègue le plus sympa, le plus drôle, le plus généreux et le plus humain de ces quinze dernières années. Il avait pris sa retraite le 1er mars et sa femme le 15 novembre. Ils auront eu le temps de réaliser leurs projets pendant 3 semaines. C'est court. Je n'ai toujours pas bien intégré cette disparition, tellement inattendue et irréelle. Je voulais organiser ma fête de départ au même endroit que lui, aujourd'hui c'est tout simplement impensable. Même de faire une fête d'ailleurs.

    Le sapin est enfin monté. Il nous faut toujours quelques jours. Un jour pour monter la bête, un jour pour mettre les circuits dans l'arbre. Un jour pour les enlever parce que finalement ils ne sont pas bien mis et les arranger à nouveau. Un jour pour accrocher les boules. Un soir pour le contempler avec la satisfaction habituelle. 

    La semaine de mon retraité maison a été tout simplement infernale. Il est devenu la personne de référence de l'immeuble et le syndic donne son numéro de téléphone à tous les corps de métier qui débarquent. Lundi, se lever pour accueillir la livraison de mazout pour l'immeuble alors que nous sommes les seuls qui ne sommes pas chauffés par cette source. Constater que les caves ont été "visitées", prévenir tout le monde, recevoir la police, essayer de ranger un peu tout ce que les voleurs ont retourné, accueillir le toiturier pour un devis. Puis courir sortir le chien de sa soeur empêchée à midi. Mardi découvrir une nouvelle visite des voleurs de cave, attendre la société qui devrait réparer la porte d'entrée qui ne ferme plus, en vain, ils décommandent à cause du temps.  Attendre le chauffagiste parce que malgré la livraison de mazout, une partie des habitants n'est toujours pas chauffée. Il ne viendra pas non plus parce qu'on n'arrive pas à se garer au centre ville. Aller chercher Maoh à la crèche, le ramener chez lui. Mercredi attendre toujours le chauffagiste qui finalement reportera une nouvelle fois parce que trop d'interventions d'urgence, filer sortir le chien à nouveau, attendre un corps de métier pour un devis pour un dégât des eaux chez ma maman qui lui aussi reporte au lendemain, revenir attendre un autre chauffagiste. Jeudi on prend les mêmes et on recommence. Cette fois-ci, ils sont au rendez-vous. Aller chercher Jules et Sam à l'école et à la crèche pour cause de papa exceptionnellement indisponible et de maman pas en état de "marche". Vendredi, le chauffage tombe à nouveau en panne et comme les convoyeurs, l'Homme attend. La retraite, donc. 

    Weekend de pioux, ils ont défilé tout le samedi à tour de rôle, un moment tous ensemble, le temps de laisser leurs parents faire leurs courses de Noël, on a cuisiné, joué, parlé, trinqué. Bonheur. Cette bande me plait tellement. 

    Et ce soir, je finis d'écrire le discours de la fête de départ à la retraite pour une collègue que j'adore. Ah oui et j'ai lavé tous les ours de la bibliothèque. Ils se réchauffent au coin du feu.

    Bref, le tourbillon de la vie.