Catégorie : Home sweet home

  • Homo hibernatus

    2509126
     

    Il aura suffi de quelques heures de sommeil en plus par nuit.

    Il aura suffi de fonctionner au ralenti.

    Il aura suffi de quelques tasses de thé des enfants aux agrumes, pommes, baies rouges, pétales d'hibiscus et de roses, avec Anaïs dans les jolies tasses couleur pastel que les filles m'ont offertes. 

    Il aura suffi d'une exposition sur la mode des années 50 que je voulais voir depuis si longtemps.

    Il aura suffi d'une soirée entière avec l'Homme à préparer la soirée d'anniversaire programmée dans 10 jours. 

    Il aura suffi de quelques parties de tavli (backgammon) avec Maïté. 

    Il aura suffi de tous ces petits moments pour que je retrouve un certain degré de bien-être et de plénitude.

    Et franchement, cette pause pourrait bien durer encore quelques semaines. Disons jusqu'à la fin de l'hiver. Pourquoi l'humain n'hiberne-t-il pas ?

    6a00c2252a81d7549d01240b7e7b69860e-320pi
     

  • VSD

    Dyn008_original_425_319_jpeg_26841_afdacb1475bff9a2c2af10b61a54eca3

    Vendredi: Trop de boulot, toujours trop de boulot mais pour rien au monde, je n'aurais renoncé à ma journée de congé de vendredi. J'ai travaillé jeudi jusqu'à presque minuit pour boucler le plus urgent mais au moins j'ai pu passer, comme prévu, une journée mère-fille pour l'anniversaire de Maïté. Matinée chez le coiffeur toutes les deux, lunch devant une assiette de légumes absolument succulents et après-midi shopping. Malgré la pluie, on s'est amusées comme deux gamines. Elle a quand même veillé à ne pas me coller de trop près lorsque nous étions dans le quartier de son école, des fois que des profs la verraient avec Môman. On a acheté des livres d'illustration et un livre de haikus (je l'aurais bien pris pour moi mais elle l'a vu la première), un porte-feuille en peau des fesses pour elle, des chaussures pour moi, un collier pour elle, une bougie pour moi. Et on a terminé notre après-midi en beauté autour d'un thé et d'une petite douceur (citron meringuée pour elle, noix de pécan pour moi). Cela m'a fait beaucoup de bien d'oublier le boulot et ces parenthèses avec un seul enfant me donnent une énergie incroyable. Vivement février pour remettre ça avec Anaïs.

    Samedi: Une maison en chantier depuis mercredi pour quelques travaux d'aménagement = poussière partout. Mais le nettoyage attendra le soir, on a plein de courses à faire: le frigo à remplir, un bouquin à trouver, un sac à rapporter à l'atelier, un cadeau à dénicher, un crochet chez le boucher, un passage chez le marchand de vélos (à la recherche d'une trottinette pour l'anniversaire de ma belle-soeur) et la journée est passée. Vite tout nettoyer avec l'aide des enfants et passer une soirée délicieuse avec Anne et Guido. Et nos enfants qui sont rentrés passablement tard (ou tôt, cela dépend du point de vue) la veille nous reprochent sans vergogne d'être rentrés fort tard.

    Dimanche: Une journée de rangements, d'aménagements dans nos nouveaux tiroirs, grande entreprise de tris, notamment des beaux sacs en papiers que j'arrive pas à jeter, du matériel à pâtisserie, des bouteilles de vin, des produits de lessive. Un peu de tout, comme sur sur un plateau de fromages. Et grandes lessives + opération repassage. Pas mis le nez dehors sauf pour aller chercher du pain. Dommage, il faisait un temps superbe. Mais on ne peut pas tout faire.

    Au final, un long weekend très chargé mais bien rempli avec un sentiment de plénitude sereine. Moi les weekends de trois jours me sont extrêmement bénéfiques. Je vote pour.

  • Vacances maladie

    Img2009-09-06-0086

    Une semaine en congé maladie. Sans être vraiment malade. Juste très fatiguée et une obligation de bouger le moins possible. Au départ, j'avais pensé ne prendre que 3 jours pour ne pas perturber le bon fonctionnement du bureau. D'autant que ma chef qui me remplace en mon absence mais que je remplace également en son absence n'était pas là de toute la semaine. Mais la fatigue qui m'a terrassée les deux jours qui ont suivi l'intervention, les conseils avisés de Swiss'Sis et de Mamy, les recommandations du médecin de ne pas trop remuer m'ont finalement convaincue de prendre la semaine.

    Je suis très rarement malade et cette semaine m'est apparue un peu comme une semaine de pseudo-vacances. J'en ai profité pour classer les papiers en tous genres, factures, résultats médicaux, dessins d'enfants (euh oui, encore à leur âge), souvenirs divers, articles de journaux qui m'intéressent, etc…

    J'ai également entrepris la remise en état la maison de poupée que j'avais construite il y 8 ans pendant les deux années sabbatiques où j'ai repris des études. J'ai aussi voulu y installer l'électricité mais il me manquait une pièce. Ce sera pour plus tard.

    J'en ai profité pour aller chez le coiffeur en dehors du weekend. Chez le coiffeur, on ne bouge pas beaucoup, donc j'ai pensé que je pouvais me le permettre.

    J'ai passé deux matinées avec la dame qui nous aide à nettoyer la maison et cela m'a fait bien plaisir, je ne la vois jamais.

    Et pendant ce temps, je n'ai pas arrêté de télétravailler (sauf chez le coiffeur), en partie pour me donner bonne conscience mais aussi pour ne pas perdre le fil pendant cette semaine où beaucoup de dossiers chauds se développaient au bureau.

    Demain, on enlève les fils, lundi je retourne travailler et vendredi on part à Rome pour 3 jours. Elle est pas belle la vie ?
  • Casa degli angeli (III)

    Huit ans plus tard, après des années de travaux, de patience, de confiance, de persévérance, la récompense et la renaissance….


  • Casa degli angeli (II)

    Une fois le prêt accordé, il ne faut pas croire que tout va rouler comme sur des roulettes. On a d'abord eu le chic de choisir un vendeur qui doit des millions au fisc. Bien sûr, ces messieurs du fisc aimeraient que ce bien parte le plus cher possible et pas pour une bouchée de pain. Bien sûr, le vendeur voudrait bien un petit dessous de table, histoire de garder des miettes du pain retiré de la bouche du fisc. Nous, on ne cède pas la moindre croûte mais tout cela ralentit le processus. Résultat: déniché en juillet, acte de vente en janvier. Pour mes 40 ans. Cadeau empoisonné.

    On peut enfin passer dans le vif des travaux. On confie le gros oeuvre à un entrepreneur ami. Qu'on a bien failli perdre en tant qu'ami. Mais bonnes pâtes, on a passé bien des éponges. Toujours est-il que des travaux qui devaient durer 4 mois en ont duré plus de 16.
     
    Scan10029

    Et pendant ce temps-là, on dort où, nous ?
     
    Bonne question. On pensait que nous serions "sans domicile fixe" pendant quelques mois. Bonne poire, Sis'Cile a accepté de nous héberger pour ces quelques mois à une condition, qu'on lui laisse le champ libre le weekend. Normal, une jeune trentenaire sans enfants ne va pas s'encombrer d'une famille de 5, le samedi et le dimanche, alors que son âge l'autorise à dormir tard et à se coucher très tard. La semaine, passe encore, mais le weekend, incompatibilité d'horaire. Et nous, nous ne voyions aucun inconvénient à boucler nos valises tous les vendredis soir pour passer le weekend à la campagne ou chez des amis. 
     
    Oui, mais. Banque, fisc, entrepreneur, tous se sont ligués pour tripler les 4 mois initialement prévus. Au bout d'un an de Sis'Cile hotel, on a trouvé via une amie une maison vide, à vendre, que les propriétaires en mal d'acheteur nous ont invités à squatter pour qu'elle soit au moins chauffée l'hiver. Entre les deux, nous avons occupé pendant un mois, les appartements de Belle-maman et de Belle-sister, situés l'un au-dessus de l'autre. On a trouvé moyen de les leur ruiner en quittant un matin l'appartement de Belle-sister en laissant le robinet de la baignoire grand ouvert, par erreur, pendant une coupure d'eau matinale. Forcément quand je suis rentrée le midi, les employés de l'eau avaient depuis belle lurette rouvert l'eau et le débit de remplissage de la baignoire étant inversement proportionnel à son débit d'écoulement, calculez en combien de temps l'appartement de Belle-Sister est inondé, en combien de temps l'appartement de Belle-Maman itou et l'appartement de la voisine du dessous idem.

    Scan10027

    Au sortir de l'hiver, la maison squattée a trouvé acquéreur et nous nous sommes retrouvés contraints et forcés d'emménager dans notre chantier. En d'autres termes, nous avons squatté notre propre appartement. Toutes les caisses du déménagement empilées sous d'immenses plastiques, 3 matelas glissés entre les meubles pèle-mêle rassemblés dans une seule chambre et 3 enfants pleins de bonne volonté qui continuent à accepter de camper sans leurs jouets, leurs livres, leurs CDs, sauf ceux que nous avions récupérés en catastrophe chez le garde-meuble un an auparavant.
     
    Une cuisine constituée de 2 plaques chauffantes sur une table, la vaisselle dans l'évier de la salle de bains (en chantier aussi), une machine à laver dans une verrière encore ouverte à tous les vents (pour rappel, nous sommes en février), des vêtements dans des caisses et des caisses-penderies, de la poussière au plus profond de tout, particulièrement en période de ponçage de parquet, un homme épuisé, fourbu (par la ponçeuse à parquet), des tensions inévitables. Des années d'échafaudage, de ponçage, de décapage, de peinture, au rouleau, au pinceau, à l'éponge, de dorures, d'engueulades, de découragement, de ooh, de aah, de ouïlle, de pfffff, mais pan de mur après pan de mur, de mètre carré en mètre carré, de pièce en pièce, on a fini par construire un nid pas vraiment comme les autres. Genre nid de macareux (le plus grand nid qui existe), nid de mecs heureux, quoi…. 
     
    Scan10022 Scan10023
     
    Scan10025 Scan10026
     Scan10028 Scan10030 
     
    (à suivre)
  • Casa degli angeli (I)

    DSC_0114

    A notre retour, âmes en peine, de Turin, il nous a fallu atterrir quelque part. L'Homme était venu quelques semaines plus tôt en prospection. Sans succès. Début juillet, il a repéré un appartement immense en plein centre ville avec un plafond peint magnifique mais le reste dans un état de ruines avancé.

    Avant d'être un appartement, cet espace avait été les salons de réception d'un grand hôtel immeuble de maître fin XIXème. Pas de cuisine, pas de salle de bains, donc. Mais une verrière grandiose qui a dû un jour donner sur un magnifique jardin.

    Ces salons ont vécu leur vie et se sont ensuite gentiment rangé des réceptions pour laisser place, entre autres, à une fabrique de vêtements militaires, une salle de cours de danse (!), une salle d'exposition, une imprimerie d'un journal économico-financier, un incendie ravageur de parquets (surtout après le passage des pompiers, en fait), et quelques abandons. Toutes ces vicissitudes ont eu raison de la splendeur de ce petit palais. Et une horrible arrière-maison a remplacé le jardin.

    J'ai apprécié la beauté du plafond mais j'ai mis mon veto à l'achat d'une telle ruine. J'ai vu son regret immense et j'ai cédé de très mauvais gré. La banque a envoyé son expert pour évaluer le bien avant de nous accorder un prêt. L'expert a estimé la ruine juste bonne à brûler (surtout les parquets vieux de cent ans). La banque a refusé le prêt. L'Homme a baissé les bras et accepté de renoncer à son rêve.

    Oui, mais, c'était MA banque, celle pour laquelle j'avais travaillé pendant 6 ans, c'était MES ex-collègues. Et c'est à MOI qu'ils refusaient un prêt ?? Vexée comme un pou, j'en ai fait une affaire de principe et j'ai refusé cette fois de renoncer. Autre banque, autre expert, prêt accordé.

    Et nous nous sommes embarqués pour une aventure dont nous n'avions pas la moindre idée.

    (à suivre)

  • Renaissance italienne

    DSCN0262 

    Je suis Italienne de coeur. Un temps, je fus grecque. Je le suis encore. Disons que j'ai un coeur en forme de trèfle à 4 feuilles: deux oreillettes belge et européenne et deux ventricules italien et grec.

    Je ne m'étais pas préparée à ce coup de coeur. J'ai étudié l'anglais et l'espagnol. Puis j'ai ajouté le grec par passion pure, le portugais par curiosité et le danois pour accompagner Sis'Cile. Je me suis empressée d'oublier ce dernier malheureusement, faute de Viking à proximité pour m'entretenir (enfin, je me comprend). Mais l'italien, non, pas du tout.

    Et puis quelquefois, la vie décide pour vous. Le bureau pour lequel je travaillais a fermé ses portes pour céder ses activités à un bureau situé à Turin. Et qui l'aimait (le bureau), le suivait.

    Pas question pour moi de suivre. J'avais un mari qui travaillait à Bruxelles, trois petits enfants dont les grands parents ne pourraient pas se passer, des parents, une soeur, des amis. Mais l'Homme n'a pas vu les choses de cet oeil là. Il m'a poussé de toutes ses forces contre toute ma résistance. Et je suis partie seule d'abord. La mort dans l'âme. J'ai fait l'aller-retour toutes les semaines pour retrouver les miens. Au bout de neuf mois, les enfants m'ont rejointe et l'Homme a commencé les allers-retours. Au bout de 6 mois, il a pris un congé sans solde et nous a rejoints. Nous nous sommes installés pour 4 belles années. Les plus belles de notre vie à ce jour. Du moins aux dires des enfants et aux miens.

    Et nous sommes devenus des tifosi de la Fiat, du Nutella, de la truffe d'Alba, du Barolo, de la Juve, de la focaccia, de la pizza au mètre, de la glace au marron glacé, des marrons glacés tout court, de la Topolino, des Superga, du petit espresso au bar, d'Alessandro Baricco, de Carla…,  des pistes de Sestrière le dimanche, du Slow Food, du Martini, du gianduja, du Saint Suaire, des gressini, du Pô, de la bagna cauda, du val d'Aoste, des lunettes de soleil, du Saint Graal, de la Rai 1, 2 et 3 (si, j'avoue) et je pourrais continuer pendant des heures.

    Moi qui ne voulais pas quitter mon cocon bruxellois, j'ai aimé cette ville et ce pays à un point difficile à expliquer.

    Après 5 ans, le bureau n'a plus voulu de moi et m'a forcée à quitter ce pays auquel je m'étais attachée au-delà du rationnel. Quitter cette langue dans laquelle je rêve encore aujourd'hui, quitter ces collègues et amis, forcer les enfants à quitter le lycée et les amis, quitter la vue des montagnes, quitter cet appartement dont 10 ans plus tard, aucun de nous 5 n'a encore fait vraiment le deuil.

    Italiens nous sommes restés dans l'âme. Dans les attitudes, les habitudes, la béatitude et la plénitude. Porca miseria !

  • Le grand chambardement

    Mais comment cela a-t-il commencé ? Ah oui, le week end dernier. Nous sommes sortis à la recherche en brocante de poignées de portes en laiton. Nous sommes revenus, sans poignées de portes mais avec deux fauteuils. Ou pour être plus exacte, on nous les a livrés hier matin.

    Img20060218_0014On a alors entrepris d’intervertir le salon et la salle à manger. Joli, joli, on va enfin utiliser ce salon, regarder les films sur grand écran dans un fauteuil, un vrai, et pas sur une chaise, en rangs d’oignon. Pour ceux qui ne connaissent pas la maison et qui ne comprennent pas vraiment pourquoi on ne pouvait pas installer le grand écran dans le salon d’origine, sachez juste que c’est un problème de baffles et de sono qu’on ne peut/veut pas déplacer.

    Après, la table et les chaises de la salle à manger nous ont paru toutes perdues, on a cherché des yeux le meuble qui pourrait remplir un peu la pièce. Ah, le piano. On va le glisser devant la porte de communication avec la chambre des filles (porte condamnée au quotidien, je précise, des fois que vous penseriez qu’on obligerait nos filles à ramper en-dessous du piano pour entrer dans leur chambre). Oui mais,…. Img20060218_0015

    Si on déplace le piano maintenant, on ne peut plus utiliser la porte de communication de la chambre des filles pour évacuer leurs meubles quand on va reponcer et traiter leur parquet avant d’installer leur nouveau lit récemment commandé. Euh, vous suivez toujours ?

    Oui mais, avant de s’occuper de la chambre des filles, il faut s’occuper de celle de Quentin qu’on évacue par la porte de communication entre la chambre des filles et celle de Quentin.

    Hum ! On va donc s’attaquer à la chambre de Quentin ? Pfff, l’entreprise ! Imaginez la chambre d’un ado de 16 ans qui accumule des trésors depuis 2001 et mettez-vous dans la peau de sa mère. Le père, lui, veut juste qu’on lui dégage le terrain pour le gros oeuvre. La mère veut ranger, trier, jeter, chaque pièce, chaque jouet, chaque papier qu’elle trouve. Le fils veut en finir vite et bien, enfourner tous les vêtements, propres ou moins propres, dans l’armoire (il a la décence d’envoyer les sales direction buanderie), entasser indifférement papiers, bouts de ficelle, bricoles dans une boîte à chaussures pour aller plus vite, empiler les livres scolaires, pas scolaires et BD en un tas informe. Seules ses collections de petites voitures, cannettes de softs et d’éléphants ont eu droit à un traitement de douceur.

    Après cet exercice pénible, long et douloureux (plus d’une journée), on a décidé de virer son matelas dont les ressorts lui labouraient le dos et de lui donner en échange nos anciens matelas à nous, bien emballés et cachés sous notre lit. En les délogeant, on a enfin compris pourquoi notre lit grinçait depuis quelque temps: le pied du milieu était complètement démis. Qu’à cela ne tienne, on démonte tout, yaka défaire le lit, enlever le louuuurd matelas de deux mètres sur deux, démonter les lattes de bois, en profiter pour tout aspirer zafond, réparer le pied du lit, tout remettre, tant qu’à faire changer le lit (on n’est pas à un petit peu de lessive en plus).

    Bien sûr, en vidant la chambre de Quentin, on s’est rendu compte qu’il faudrait peut-être aussi rafraîchir les moulures, peindre son radiateur qui n’a jamais vu un coup de peinture de l’Homme. Ah, mais dans quel engrenage avons-nous mis le doigt ?

    Déjà ce soir, lumbago en vue pour demain au réveil. Est-ce qu’on n’était pas seulement partis à la recherche de poignées de porte ??

  • So fa..bulous

    Img20070826_0001 Ca fait quatre ans au moins qu’il est sur ma to-do-list "maison". Mes parents voulaient se débarrasser de leur divan en cuir crème, franchement passé; j’aimais sa forme de haricot et son style particulier. Mais il nous a fallu quatre ans pour nous décider, trouver "le" couvreur en qui faire confiance, consacrer le budget nécessaire, choisir entre cuir et tissu, opter pour des couleurs osées.

    Moi qui suis incapable d’imaginer un produit fini sur base de deux morceaux de tissu et d’une idée, j’avais très peur d’être déçue. Et bien, je ne le suis pas, je suis même ravie, je le trouve fabuleux. Du coup, on a modifié tout l’agencement du salon, joli joli.

    Comme toujours dans ces moments-là, je me dis qu’attendre a parfois du bon.