Catégorie : Home sweet home

  • Ups and downs

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    Encore un mois qui vient de s'écouler depuis mon retour à la maison. J'ai repris le télétravail à la maison. Les vacances de Toussaint en perspective et quelques sorties avec Jules et Sappho. Le musée du train et le musée des Sciences Naturelles. Et une petite après-midi d'Halloween. Que du bon. Oui mais….

    Samuel a été écarté de la crèche après une semaine parce qu'une des puéricultrices a été testée positive. Tout comme Jules avait arrêté l'école après moins de deux semaines en septembre, alors que la rentrée ne s'était déjà pas particulièrement bien passée. Quand on a un enfant un peu inquiet et qu'on ne peut même pas l'accompagner en classe le premier jour ever, c'est chaud boulettes quand même.

    Puis c'est nous deux qui avons été déclarés cas contact pour avoir cotoyé un ami positif. Quarantaine pour nous aussi. Et bien sûr, au deuxième jour de quarantaine, je développe quelques symptômes, principalement digestifs, un jour de fièvre et une grosse fatigue. Test négatif mais état pas très positif. Enfin Sappho est à son tour en quarantaine parce qu'en contact avec une institutrice positive. On n'en finit pas. On tourne en rond. 

    Entretemps, de toute façon, on est tous confinés, couvre-feu à 22 heures, magasins non essentiels fermés et les chiffres grimpent. 

    Donc exit les musées, les congés avec les enfants, on a fêté Halloween avec Jules et Sappho le 6 novembre. Et on a fait en sorte que ce soit bien quand même. 

    On transgresse un peu la règle de ne voir qu'une personne à la fois parce que sinon la morosité va tourner à la déprime totale. Et pour le reste, on fait attention à tout. On se lave les mains cent mille fois par jour, on sort masqué, en fait, en dehors de chez soi, on ne vit plus que masqué. On essaye de ne pas louper le créneau pour sortir les poubelles, pas avant 18 heures mais avant 22 heures. On se fait la couleur à la maison et j'ai encore coupé ma frange de travers.

    Et on attend la petite soeur de Sappho dans les jours qui viennent. Un deuxième bébé de confinement. 

    Dans six semaines, on fermera la porte sur cette année de m…. . Mais je crains qu'on ne soit pas encore au bout de nos peines.

     

  • Mamy sitting

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    Il y a trois ans, on ne lui en donnait plus que pour 3 mois. Ma belle-soeur l'a donc ramenée à la maison en organisant tous les soins nécessaires à sa fin de vie. Elle voulait qu'elle termine ses jours tranquillement chez elle. Mais c'était mal connaître sa warrior de mère, ma belle-mère. Bouchée après bouchée, elle a repris des kilos et des forces, pas après pas, elle a réappris à marcher, jour après jour, elle a retrouvé le sourire. Trois ans plus tard, elle est toujours là. De plus en plus sourde, la vue de plus en plus basse, mais toujours fringante et alerte.

    Bien qu'elle s'en réjouisse bien entendu, ma belle-soeur n'avait pas prévu ce rôle de proche aidant à temps plein depuis trois ans. Et donc, pour la deuxième fois, elle s'est offert deux petites semaines de vacances. J'ai donc pris mes quartiers chez ma belle-mère pour quinze jours. Cette année, le télétravail forcé a facilité grandement la logistique. Je n'ai pas dû faire d'allers-retours entre sa maison et le bureau, je suis restée là sans stress. L'homme s'est chargé du ravitaillement et je suis rentrée rapidement chez moi deux trois fois, le temps de me refaire une valise. Et pour le reste, ….. je n'ai pas fait grand chose à part travailler, réchauffer des plats surgelés, lessiver et repasser. Et administrer les médicaments sous haute surveillance (elle sait exactement ce qu'elle prend et à quelle heure – une seule fois, je me suis trompée et elle m'a rappelée à l'ordre).  A 20h au plus tard, elle dormait déjà et à 20h30 ….. moi aussi. Heureusement d'ailleurs, parce qu'en pleine nuit, elle se réveille et rallume la télé pour s'occuper mais au volume maximal évidemment. Et à chaque fois, j'ai mis un temps fou à me rendormir. 

    Ces quinze jours avec elle n'ont vraiment pas été désagréables, elle est attachante et franchement pas compliquée. 

    Mais l'Homme m'a manqué, ma maison m'a manqué et c'était un peu la fête de rentrer chez moi. 

    Ma belle-soeur, elle, a bien profité de ses quinze jours et m'a illico demandé si elle pouvait déjà réserver pour l'année prochaine. 

     

  • Miel

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    Le vieux chat est mort….  Dix-neuf ans de vie commune, ça compte, tout de même.

    Il s'est éteint tout doucement comme une bougie qui s'éteint tout à la fin de sa course. L'homme, cet anti-chat, toujours en conflit avec lui, l'a caressé doucement jusqu'au bout. Moi, j'arrosais son poil d'eau salée et je me mouchais trop bruyamment pour la circonstance. 

    Ironie du sort, ce merveilleux chat, qui aura vécu toutes ces années confiné dans la cuisine – immense, plus grande que certains petits appartements, il faut le dire – pour éviter le drame des canapés lacérés, nous quitte en plein confinement de nous, les humains. Ce qui nous aura permis de vivre ses dernières semaines ensemble.

    Par chance, les enfants ont anticipé le déconfinement d'une semaine et l'auront encore vu une dernière fois, encore sur ses quatre pattes mais déjà très fatigué.

    Les pioux l'ont cherché le weekend suivant. Difficile d'expliquer la mort aux tout petits.

    Nous aussi, on le cherche encore, on croit entendre ses petites pattes sur le parquet ou même son miaulement le matin au réveil.

    Mais non, il n'est plus là et il me manque.

  • Quarante jours de quarantaine

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    Quarantième jour de quarantaine. Ca commence à bien faire, non ?

    J'ai passé le cap de Pâques et je me suis un peu calmée. Disons que j'ai décidé de passer en mode "on" et d'arrêter de me lamenter. D'autant que ça n'aide personne mais surtout, j'ai remarqué que l'Homme, plutôt que de m'aider, se met à l'unisson et ce n'est pas très utile. Deux déprimés ensemble, ça ne donne en général pas grand chose de bon. Donc, j'ai pris les devants et décidé d'être positive, ou du moins, moins négative. Ca a l'air simple, dit comme ça, mais je ne voudrais absolument pas faire croire qu'il suffit de vouloir pour ne plus déprimer. Je suppose que je n'étais pas déprimée mais juste en colère. 

    Ceci dit, le fait d'être passée outre l'interdiction de voir ma maman, de voir mes enfants non touchés et mes petits-enfants à tour de rôle, m'a bien aidée à changer la couleur du filtre. Pour m'offrir ce luxe, j'ai renoncé à prendre le moindre métro ou autre transport en commun, je ne passe plus la porte des supermarchés et je ne vois personne à part le boulanger et le légumier, à distance plus que respectable.

    Je reste néanmoins très préoccupée de la suite des événements. L'accouchement d'Anaïs avec masque mais sans visite aucune, le mariage de Kerya et Quentin to be reporté or not reporté, les risques encourus, malgré toutes les précautions prises,  pour les Mamys, pour nous, pour tous en fait, puisqu'on l'a vu, cela ne touche pas que les seniors et post-seniors.

    Et plus que tout, je reste profondément endeuillée d'un printemps…..

  • Grognon ascendant déprime

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    Trois semaines de ce régime et je n'en peux déjà plus. Rien à dire, nous sommes vraiment privilégiés. Nous avons gardé notre boulot, payés 100%. Nous télétravaillons dans des conditions optimales, nous ne sommes que deux, pas de petit bout dont d'occuper chacun à notre tour. Nous nous entendons bien et nous n'avons pas la moindre envie de nous étriper l'un l'autre. Tout va bien. 

    On parvient même à voir quatre de nos enfants et les petits pioux à tour de rôle et ma maman, à distance et masquées. 

    Pas de chance, Kerya a plus que probablement chopé la bête et bien qu'elle aille enfin mieux, le souci ne s'envole pas puisque Quentin attend la vague.

    Alors, pourquoi je me sens si mal ? 

    Je ne me débarrasse pas de ce pressentiment qui m'a envahi bien avant que cette saloperie ne gagne l'Europe. Dès son arrivée en Chine – ou du moins dès que l'on en a été informé – j'ai été submergée par une angoisse toute nouvelle pour moi. Ni H1N1 ni Ebola ni le SRAS ne m'ont pas plus ébranlée que ça mais là je ne sais pas pourquoi, ça me stresse.

    Et puis Pâques approche. En 30 ans, nous n'avons jamais manqué ce rendez-vous familial par excellence. Et je ne me résous pas à l'idée que non seulement nous ne serons pas réunis mais qu'aussi, on rate l'émerveillement de deux petits de deux et trois ans, à cet âge où la magie est pure et totale.

    En gros, j'enrage d'une colère bouillonnante et le trop plein sort par les yeux. Je ne supporte pas les apéros virtuels où chacun donne son avis, ses conseils, ses recettes pour bien gérer le confinement. J'ai peur de perdre mes amis tellement ils m'horripilent pendant ces pseudo-retrouvailles.

    Bref, le confinement ne me va pas du tout.

  • Confinés

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    Première semaine de confinement:

    L'employeur nous avait déjà mis en télétravail dès lundi mais j'étais loin d'imaginer que dès mardi midi, les mesures seraient aussi drastiques. Rien de plus normal si on veut y arriver mais j'ai malgré tout été prise par surprise. Comment cela, ne plus aller voir ma maman ? Ne plus voir les petits non plus ? Mon sang n'a fait qu'un tour. Le chat s'est pris un coup de pied, pardon le chat, l'Homme s'est pris un coup de gueule, pardon l'Homme. J'ai passé une nuit très agitée. Puis je me suis calmée. J'ai décidé en accord avec Sis'Cile et surtout Swiss'Sis la chef médicale, qu'on irait malgré tout voir maman le mercredi, de loin, masquées et mains lavées. Du moins tant qu'on n'aurait pas le moindre symptôme suspect.

    Et puis chacun s'est enfermé chez soi.

    On travaille beaucoup, ça occupe déjà pas mal les journées. On a un bel open space pour deux et malgré tout mon collègue est assez bruyant au téléphone. Mais j'arrive à le faire manger le midi, c'est un exploit.

    Le weekend, on ne bouge pas non plus, comme prescrit. On fait des petites courses dans le quartier, on se partage les magasins, on tient ses distances. Pour le reste, on est plutot habitués à rester à la maison et à faire plein de trucs. La différence, ce sont les petits. Bien qu'on ait vu un peu Sappho aujourd'hui. On va trouver un moyen pour voir Jules la semaine prochaine.

    Ce qui va me manquer, c'est le printemps qui pointe le bout de ses fleurs. Et c'est pas comme si j'avais encore tant de printemps à vivre. Chacun d'eux compte. 

    Dans l'ensemble, je crois que j'aurai vu une petite dizaine de personnes sur la semaine. C'est peu. J'espère.

    Les rues sont vides. La ville est morte. les réseaux sociaux tournent à plein régime. Les nouvelles anxiogènes rivalisent avec une profusion de blagues drôles et moins drôles. Les apéros virtuels entre amis rapprochent à distance. 

    Ce soir, on devait dormir à Venise. 

    Ce soir, mon papa me manque plus que jamais.

    Et pendant ce temps, des milliers de blouses blanches et vertes se battent pour sauver des vies au risque de la leur. Alors que des milliers de covidiots jouent à la roulette russe avec leur vie au risque de perdre celle des autres.

  • Délicieux Noël

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    Délicieux le repas, l'Homme a vraiment l'art de mettre les dindes en valeur. Euh non, je ne dis pas ça pour moi mais plutôt pour celle qui s'invite maintenant chaque année à Noël. Lui aimerait passer à autre chose mais tout le monde en redemande, à son grand dam.

    Délicieux les mises en bouche et les desserts de Swiss'Sis, Sis'Cile et moi.

    Délicieux les allées et venues des petits dans nos pattes pendant les journées de préparation du 23 et du 24.

    Délicieux les cadeaux échangés sous le sapin.

    Mais surtout surtout, délicieux moments d'un Noël incroyable où personne n'était de mauvaise humeur.

    Un seul regret, la fatigue extrême et l'infection virale de Mamy qui l'a empêchée de se sentir bien. 

  • Et janvier a filé

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    Le lâcher prise, c'est bien mais à force, on perd un peu pied sur tous les tableaux. Un peu comme les apprentis nageurs, quand on accepte de lâcher la perche ou le bord de la piscine là où on n'a pas pied, il faut aussi apprendre à ne pas paniquer et essayer de garder la tête hors de l'eau. Moi, à force de lâcher prise, je perds un peu le contrôle de tout. Ce blog est négligé, peu entretenu, je ne trouve plus le temps. Et pourtant j'ai tant à dire. Ma pile de livres à lire menace de s'écrouler, je ne trouve plus le temps. Et pourtant j'ai tant à lire. Voilà bientôt un an que je me suis offert le mercredi après-midi en me jurant de prendre du temps pour moi. Combien d'expos aurais-je vu en un an ? Deux ? Trois ? Grand maximum. Mais à quoi passé-je donc mon temps ? Et pourquoi file-t'il si vite ?

    Qu'avons-nous fait de ce janvier ? A part les éruptions urticantes de l'Homme qui ne sont toujours pas résolues et qui occupent nos conversations un jour sur deux, le mois s'est à nouveau écoulé entre délicieux moments, nouvelles joyeuses et nouvelles tristes à pleurer, jolis spectacles, réflexions hautement philosophiques et routines rassurantes.

    Un moment sublime et délicieux dans tous les sens du terme dans ce restaurant 2 étoiles incomparable, indécemment cher mais bluffant, en compagnie non moins délicieuse.

    Un essai de guimauve, pas mauvais mais esthétiquement perfectible.

    De nouveaux draps tellement tellement agréables.

    Ce foutu pèse-ma-personne qui me balance un chiffre indécent. Janvier, je te déteste !

    Une soirée d'hommage à Nat King Cole, pas déplaisante mais trop fatiguée pour en profiter vraiment.

    L'annonce de la mort d'un enfant de onze ans, que ses parents ont quitté sur un quai de gare, tout joyeux de partir à la neige. Il mourrait le lendemain, victime d'une rupture d'anévrisme insoupçonnée. Je sais que chaque jour tant d'enfants meurent mais quand ce drame touche des amis qui vous sont proches, je suis chaque fois plus bouleversée que je ne le voudrais.

    Un petit moment tout court avec Jules, le temps d'aller le chercher à la crèche et de le ramener à sa maman. Un petit moment très court mais pendant lequel j'aurais pu le manger tout cru dix fois.

    Des moments plus longs avec Mademoiselle Sappho, de plus en plus loquace et si charmante.

    Trois petites heures à la maison-jardin, le temps de récupérer quelques bûches. Arrivés en presque fin d'après-midi, à cette heure mi-figue mi-raisin qu'on dit entre chien et loup, une fois la chaleur revenue dans la maison, le simple fait de passer la porte et de rentrer dans la cuisine réchauffée vous envoie au visage un parfum chaud particulier qui n'appartient qu'à cette maison et qui fait revivre instantanément mon papa. Et j'ai furtivement essuyé les quelques larmes glissant sur mes joues et mon nez qui n'a pas résisté à se plonger dans son écharpe accrochée au porte-manteau.

     

  • Encore un joli weekend

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    En général, je rechigne un peu quand on m'invite à déjeuner le weekend. Un samedi ou un dimanche midi, cela me donne l'impression de bousiller un temps précieux. C'est encore l'ancienne moi, celle d'avant mai 2016 qui veut rentabiliser le temps, qui se réveille. Et donc ce samedi, il a fallu se lever tôt pour faire malgré tout un rapide petit marché avant de prendre la route pour un petit village près de Liège où vit une de mes plus vieilles amies, celles de l'école primaire, ce qui fait déjà un fameux bail. On ne s'est plus vus depuis 3 ans déjà mais c'était comme si c'était hier. C'est un couple d'éternels amoureux, heureux de ce qu'ils ont et pas compliqués. Pourtant la vie ne les a pas gâtés. Deux enfants morts quelques mois après la naissance, un troisième souffrant d'une malformation cardiaque congénitale et une quatrième en pleine santé jusqu'à il y a deux ans où on lui a détecté un cancer du côlon à 30 ans. Sous contrôle depuis mais sous stress toujours. Rien d'étonnant donc que cette amie ait sombré dans une dépression longue et pénible et qu'elle ait évité de voir beaucoup de monde. Mais comme chaque fois, nous avons passé une après-midi agréable, drôle et pleine de tendresse. 

    Le soir, Maïté et JD nous attendaient à la maison. Ils étaient venus chercher une valise pour leur départ au Japon lundi prochain. Ils sont repartis avec quelques polars pour la grimpette du Mont Fuji programmée pendant ces vacances. J'espère sincèrement qu'ils pourront mettre leur projet à exécution parce que le temps annoncé n'est pas fameux fameux et encore moins propice à l'ascension de cette merveille. Comme toujours, quand mes enfants partent loin, j'ai un petit pincement au coeur mais je suppose que ce sera toujours comme ça, quel que soit leur âge.

    Ce dimanche, malgré la pluie, l'Homme m'a obligée à sortir au marché faire le plein de framboises et de myrtilles. Je l'ai tellement bassiné cet été à vanter les mérites anti-oxydants de toute une série de fruits et légumes qu'il se fait un devoir maintenant de me pousser à poursuivre ce régime anti-rouille. Puis, on a passé l'après-midi en cuisine, confitures et tarte aux reines-claudes cueillies le weekend dernier.

    Ce lundi matin, réveil mitigé: Toots Thielemans est décédé cette nuit et Mindulle le typhon accoste au Japon. What !? Mais ma fille et JD partent ce soir. Plus de 500 vols sont annulés et ils ont évacué la tour de contrôle vu les vents de 180 km/heure. Et il faut voir les trombes d'eau. Malgré tout, leur avion a décollé ce soir; je sens que la nuit va encore être tranquille, tiens…..

  • Retour à Turin

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    Nous voilà repartis pour une deuxième quinzaine de vacances, cette fois-ci avec Anaïs et Quentin. Ils ont chacun laissé leur moitié, l’une à ses examens de seconde session, l’autre à son boulot et gardien de Spock, le chat de la maison, et père nourricier de Miel en fin de quinzaine lorsque Maïté et Jean-Didier nous rejoindront pour quelques jours et que Miel sera totalement abandonné à son triste sort.

    Une première nuit dans un charmant petit hôtel à Besançon avant de passer les Alpes comme nous l’avons fait tant de fois il y a quinze ans. On connait chaque coin de la montée et de la descente du Saint-Bernard, on identifie ce qui a disparu, ce qui a changé, ce qui est nouveau. On arrive à Turin avec toujours le même sentiment de « tornare a casa ». 

    Le bed and breakfast que Kristien nous a trouvé est parfait. Deux grandes chambres dans un vieil appartement turinois, en plein centre ville, que la propriétaire nous a laissées jusqu’au lendemain soir, histoire de nous rafraîchir avant de reprendre la route.

    Nous avons retrouvé Kristien et Kristof chez « les garçons » qui semblaient vraiment très heureux de la surprise. La joie de les revoir était réciproque et il ne manquait que Maïté pour que le bonheur soit total. Le plaisir dans l’assiette et dans les verres n’a eu d’égal que la déception d’apprendre qu’ils fermaient leur restaurant fin septembre. Nous avons alors décidé de prolonger notre séjour du lendemain jusqu’à la fin de la journée et de ne reprendre la route pour la Suisse qu’après être venus savourer un nouveau repas, plus léger. 

    Nous avons passé la journée du lendemain à flâner dans Turin, retrouver tous les endroits que l’on aimait, revoir la maison de loin, la via Roma, la piazza San Carlo, la via Po, le Lingotto et Eataly que je voulais montrer à Anaïs, une pizza à la Fila, une glace chez Fiorio…. avant de retrouver une dernière fois les garçons. Cette soirée était très émouvante dans la mesure où ils avaient annoncé l’après-midi même la fermeture à leur personnel qui, imperturbable, jouait « the show must go on » à m’en fendre le coeur. On les a quittés à regret en promettant de tout faire pour venir à leur table encore une fois avant leur fermeture. 

    Et on repris la route le coeur gros vers la Suisse.