Catégorie : Friends

  • Weekend sabbatique

    Parma20coopYessss, THE weekend ! Congrès annuel des sorcières de charme. Cette année-ci, après Turin, Parme. Amour de l’Italie oblige.

    Ah, le bonheur de se retrouver toutes les cinq. C’est fou comme on peut si bien s’entendre alors que nous avons entre 36 et 55 ans, presqu’une génération de différence entre la plus jeune et l’aînée, deux-trois langues maternelles différentes, des caractères passablement dissemblables et des modes de vie propres à chacune.

    Quel beau weekend. Longs brunches-pyjamas, lézarderies-cappucinos au soleil, tourisme-marbre rose et Correggio, shopping léger, une soirée marquée au coin du coeur sur table, puis du coeur au bord des lèvres pour certaines, en état post caïpi, escapade-coucher de soleil, une succession de moments de tendresse, de rires, de confidences et de dolce vita.

    Trois jours de filles. Trois jours pour  cinq jolies sorcières de Salem et loukoums. Que du bonheur !

                                

  • Paris (II)

    Placefurstenbergthe_2 L’après-midi a filé comme par enchantement. Le temps de passer par la petite place de Furstenberg puis de se promener non loin du Sentier à la recherche de deux boutiques de rubans pour Maïté. Et de s’arrêter à chaque découverte de boutiques surprises: un magasin de bijoux fabuleux, une boutique de jouets très sympa, une petite boutique de vêtements et accessoires magique, un spécialiste d’ustensiles de cuisine immeeense qui vend la collection des moules Wilton à la puissance quatre de ce que je trouve à Bruxelles pour mes gâteaux – un pur paradis -, un petit resto italien, rue Coquillière, super sympa et bon mais dont on n’a pas retrouvé le nom.

    Et enfin, près d’une heure passée dans chacun des deux show-rooms de rubans, deux espèces de cavernes d’Ali Baba pour stylistes et couturiers, grands, petits ou en herbe. Maïté m’avait envoyé en mission de reconnaissance pour trouver des rubans suffisamment originaux et contrastés par rapport à deux tissus qu’elle a l’intention d’utiliser pour créer un vêtement dont elle doit souligner la structure par ces fameux rubans. J’étais sensée lui ramener des échantillons, ce que j’ai fait, le tout pour une petite fortune. Mais quelle orgie de couleurs, de modèles, de matières. Et on aurait pu croire qu’après la première boutique, il était impossible de trouver mieux. Et bien non, le deuxième show room était tout à fait différent, pas moins ou plus beau, mais différent. Deuxième orgie. Nous avons passé un très bon moment, comme deux petites filles devant un trésor.

    Mais tout cela n’était rien à côté du plaisir de Maïté lorsqu’elle a vu, touché, enroulé, déroulé, essayé, comparé tous ces rubans. "Trooop beau, c’est trop beau. Maintenant, je sais, je sais que je ne me suis pas trompée, c’est bien ça que je veux faire, j’aime trop ça"…..

    Pas de chance, les rubans choisis sont trop sages, trop beaux, pas assez contrastés. "Dans cette école, on ne fait pas du joli, on fait du shocking !". Ok, ok. Dur, dur l’apprentissage. Le prof, il lui faut du jaune flashy avec des étoiles. Bon, va falloir sérieusement revoir notre idée du beau.7dcc7409

  • Paris (I)

    Journée shopping à Paris avec Miss Joséphine. Pur beurre bonheur. Malgré le début de lumbago, malgré la fatigue, malgré la météo minable. Arrivées vers dix heures, on a flâné dans les rues en se pourléchant les vitrines. Mais les boutiques intéressantes n’ouvrent pas avant onze heures au moins. Pour compenser la frustration, nous nous sommes offert un croissant café noisette/lait russe chez Ladurée. Un endroit au charme désuet mais indiscutable. Par contre, croissant et café décevants. Pas vraiment mauvais mais pas à la hauteur non plus. D’autant plus dommage que j’ai un penchant particulier pour les croissants français.

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    3Puis, comme Cécile petite fille, il faut que je visite les toilettes dans tous les restaurants ou salons de thé. Les toilettes sont avec la crème brûlée mes indices de qualité de ce type d’établissement, mes étoiles en quelque sorte. Chez Ladurée, les étoiles bien méritées avec leurs macarons, leurs pâtisseries, le charme de l’endroit, mais déjà ternies par le croissant, ont carrément perdu tout leur éclat avec l’état des commodités. Un désastre.   

    Cela ne m’a pas empêchée de craquer sur les couleurs des macarons et le pastel des boîtes et d’en acheter une pour l’homme et les enfants et une pour maman.Macarons2

    Joséphine, sais-tu qu’il y avait une boîte et un assortiment portant ton nom ?                                           Coffret_josephine2

  • Meri go round

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    Il y a des gens qui rentrent comme ça dans votre vie, l’air de rien, et qui très vite prennent une place grande comme une bibliothèque !

    Le premier jour où je suis arrivée au bureau, petite nouvelle, la première personne qui m’a accueillie, c’est elle. Cette petite bonne femme a passé la tête dans mon bureau et m’a dit: "Bonjour, moi, c’est Meri." Et son sourire a fait le reste.

    On m’a tellement répété ensuite qu’on m’attendait comme le sauveur du monde des ressources humaines dans cette agence que j’ai cru qu’elle avait voulu être la première à voir à quoi pouvait ressembler un tel sauveur du monde. Mais non, elle est juste comme ça, sympa, accueillante, chaleureuse.

    Cette délicieuse petite crème catalane, bibliothécaire passionnée, regorge d’idées et d’inventions pour communiquer aux autres sa fabuleuse passion pour les livres. Elle a introduit au bureau le book-crossing et grâce à elles, des livres lus à Bruxelles ont voyager jusqu’à l’autre bout du monde. Elle invente chaque année un défi fou mais toujours littéraire: cette année, nous sommes plus d’une vingtaine à lire pendant 12 mois, 26 livres en ordre alphabétique d’auteur. En commençant par A en janvier pour finir par Z en décembre. L’année prochaine, elle envisage de nous faire faire le tour des 27 pays de l’Union Européenne en nous poussant à chercher des livres dont une ville de l’Union se retrouve dans le titre par exemple. Elle adore ça, inventer des trucs abracadabrants.

    C’est elle aussi qui chaque soir venait me sortir, presque de force mais tout en douceur, de mon écran et de mes dossiers. Grâce à elle, attendre le bus dans le froid n’était plus un horrible moment mais juste un petit plaisir avant de rentrer.

    Elle s’embarque vers d’autres aventures, dans un bureau où il y aura une vraie bibliothèque. Elle va me manquer mais je sais déjà qu’elle fait partie des jolies rencontres au boulot qui deviennent ensuite des amies pour la vie. De celles qu’on revoit après deux mois comme si on s’était quittées hier.

    Ya te echo de menos, Meri.                                        

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  • Slow time

    Arrêt sur images. Trois jours durant. Cinq hommes, cinq femmes, dix personnalités peu communes pour fêter l’entrée dans la cinquième décennie de Stefano (si si Stefano è cosi !). Trois jours au ralenti, slow down, au pays du slow food, tous en slow motion.

    Trois jours au soleil de l’Ombrie, à l’ombre de nos soucis quotidiens. Déconnexion totale. Même pas de réseau d’ailleurs (au grand dam des mamans, inquiètes juste le temps nécessaire, avant de replonger dans la félicité du week end sans enfants).

    Pur bonheur de grands enfants de presque 40 à un peu plus de 50 ans, drôles, intelligents, caustiques ici, tendres là, ne se connaissant pas tous et chacun trouvant pourtant immédiatement sa place dans un ballet orchestré sans avoir l’air d’y toucher par Josiane et Stefano.

    Cinq couples, cinq nationalités mélangées, venus d’horizons différents, une explosion de richesses d’expériences, de vie, de coeur.

    Autant dire que j’ai passé un week end au paradis. Dommage qu’il faille revenir sur terre. Et quand on rentre par Ryanair, autant dire qu’on atterrit brutalement de son nuage avant même d’avoir décollé.

    Heureusement, même si le charme était bel et bien rompu à notre retour à la maison, juste après minuit, nos deux Cendrillons et leur Gusgus avaient fait en sorte de prolonger un peu la magie en nous rendant la maison dans un état plus que parfait.

  • Week end en sucre

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    Week end sucré. On a fêté l’anniversaire de Catherine. Le demi-siècle. Je trouvais dommage qu’elle (qui fait de fabuleux gâteaux pour les anniversaires des autres) ne soit pas fêtée au moins par un gâteau qui la représente. Mais comme d’habitude quand je reçois, j’en ai fait trop. Ou plutôt, j’en ai trop "goûté". J’ai la détestable habitude de tout goûter 36 fois quand je prépare à manger. Et quand je fais des desserts, je double la mise, je goûte 72 fois.

    Résultat, je déborde de sucre, de pâte chocolat-amandes pas encore cuite, déjà cuite, de massepain de couverture, de nougat (pour les cases-lettres du Scrabble), de chocolat fondu. Je dégouline du petit dessert en plus – financiers aux pistaches et neige de Bailey’s (fallait bien que je montre que j’avais appris à utiliser le siphon à émulsions !).

    Img20070915_0015Comme un malheur n’arrive jamais seul, Anaïs est revenue de chez Malgorzata avec un assortiment de gâteaux polonais lourdingues et Catherine a cru bon d’amener une tarte aux fraises qu’elle avait initialement préparé pour fêter la moitié de son centenaire avec ses collègues. Résultat, on en mange le soir même, le lendemain matin, le midi en dessert et le soir "pour finir et pas jeter (ah, l’indécrottable hérédité !)".

    Et pour m’achever, on a pré-fêté les 40 ans de Stefano au champagne et aux petits choux cet après-midi !

    Ecoeurement total, jeans pas content et balance en préavis de grève. Faut que je me reprenne, faut que je me reprenne.

  • Fin du chapître

    May2007345 Elles ont tourné la page, fermé la porte. Elles viennent de passer une année scolaire ensemble, dix longs mois très courts ensemble.

    Longs pour nous, parce que Maïté nous manquait.

    Très courts, parce qu’elle et Xara ont passé une année toute en harmonie et sans nuage. J’aime bien Xara. D’abord, elle est Grecque et Chypriote et j’ai un a priori subjectif. Ensuite, elle est superbe (comme Maïté, si si) et j’ai là aussi un a priori subjectif (je ne devrais pas mais c’est comme ça). Personne d’autre qu’elle ne pouvait mettre aussi bien en valeur les créations de Maïté. Img_33892 

    C’est une bordélique de première (pire que Maïté, si, c’est possible) mais même dans son capharnaüm, je la trouve attachante – peut-être aussi parce que ce n’est pas ma fille. Si j’étais sa mère, je suis sûre que je me disputerais avec elle toutes les dix minutes et en même temps je ne pourrais pas me passer d’elle plus d’une demi-journée. C’est un petit chaton tigre.

    Mais je lui suis aussi tellement reconnaissante d’avoir pris soin de mon petit poussin.

    Elles ont tourné une page mais elles n’ont certainement pas fermé le livre. Je leur souhaite de se retrouver très souvent et si ce n’est pas le cas, de se retrouver de loin en loin mais comme si elles s’étaient quittées hier.

  • Mes bien-aimées sorcières

    J'ai passé le week end avec mes bien-aimées sorcières, penchées sur le berceau de leur amitié, retour aux sources, retour à Turin où nos chemins se croisent et se décroisent. L'une après l'autre, nous avons quitté ce creuset magique pour vivre d'autres aventures. L'une dans son château de la Loire, d'autres vers Bruxelles et la dernière à Kontich. Et la dernière à avoir quitté Turin est aussi la première à y retourner.

    Quel bonheur de nous retrouver home, suite home, se sentir à la maison sans pourtant plus y être. Sentiments mélangés selon le temps, l'humeur et le tempérament: besoin pour l'une de se détacher ("Finalement, c'est très pollué cette ville !", et de nous empêcher de dormir par une toux irritée et irritante, due, c'est sûr, à la pollution!), sagesse pour l'autre de profiter de chaque petit bonheur offert, la vue sur les collines, le petit café, le prosecco, incapacité pour moi de trouver ma place, déchirée entre continuer à aimer et profiter d'un lieu et rester détachée pour ne pas souffrir (je n'ai décidément pas la sagesse de Véro)….

    Mes sorcières bien-aimées, de 30 à 50 ans, unies malgré elles comme les doigts de la main: l'é – pouce touflante Kristien qui gère tout de main de maître, ses enfants, ceux des autres, sa maison, sa vie, tout ce qu'elle touche et qui reste splendide, même après deux-trois heures de sommeil, l'indexise Cat, oscillant entre un job de consultante en communications, de gérante de magasins de fringues ou d'accessoiriste de cinéma, entre un week end à Genève, une semaine de ski à Turin et un week end à Cologne, Hanka la majeure, la sage, l'aînée des 5, la gipsy chargée de sacs remplis de cadeaux, permanente Babbanka Natale, puis la lunaire, je devrais plutôt dire la solaire Véronique, rayonnante, dispensant sa chaleur et sa lumière tout autour d'elle, quelques heures auprès d'elle et l'on se sent réconcilié avec la vie, et moi l'auriculaire, oreille prête à tout écouter, même ce qui ne veut pas être dit – mon petit doigt m'a dit….. – maman d'une génétiquement bien-nommée "Grandes oreilles"….

    Cinq doigts de la main, la main gauche, la main du cœur…. Mes sorcières bien-aimées, je vous adore…

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