Catégorie : Ailleurs

  • Chez la petite sirène

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    Trois jours au pays de la petite sirène. On m'avait dit "tu verras, c'est un peu comme le Manneken Pis à Bruxelles, elle est toute petite !". Elle est petite, c'est vrai, mais je la trouve jolie, voire très jolie. Elle m'a plu. Il n'y avait pas non plus 300 touristes agglutinés autour d'elle et sans doute, cela a joué en sa faveur. Je me suis assise sur un banc en face d'elle, au soleil, et elle a donné le ton de ces trois jours à Copenhague. 

    Tout m'a plu. Le quartier de Nyhavn, ses maisons colorées, ses quais, les voiliers splendides, l'ambiance bon enfant, les vélos tellement plus respectueux que chez nous, le nombre incroyablement limité de voitures, le design inimitable, le musée de la marine et ses incroyables maquettes de bateaux – où nous nous sommes mis à l'abri de la pluie et où nous avons passé deux heures émerveillées -, la créativité dans les assiettes chez deux disciples de René Redzepi au point de nous retrouver avec une belle tête de cochon toute entière sur la table ("qui veut un petit coin d'oreille ?), et surtout surtout l'extrême gentillesse des Danois et leur merveilleux sens de l'humour.

    Trois jours de plaisir, avec J. et S., les plus easy going des partenaires pour ce genre d'escapade, avec qui l'Homme-Nikon peut prendre son temps sans qu'ils ne manifestent jamais la moindre impatience, avec qui on peut flâner sans se lasser, avec qui on peut parler des heures sans s'ennuyer, ou simplement ne rien dire sans en éprouver le moindre embarras. 

    Trois jours de pause plus que bienvenus en cette période épuisante au bureau. 

     

  • Un moment si doux

    Sir Lawrence Alma-Tadema (1836-1912) Paradis terrestre

     

    Pour la troisième année consécutive, j'ai passé mon anniversaire à Paris avec ma maman. Rien que du bonheur. Deux expos cette fois: la première consacrée à Raymond Depardon, intitulée "Un moment si doux". Pouvait-on rêver meilleur titre pour cette journée à nous deux ? C'est l'exposition qu'elle voulait voir, les photos de ce photographe et maître du film documentaire. L'exposition était consacrée essentiellement aux photographies en couleur de Depardon ou plutôt même à la couleur dans les photographies de Depardon. En France, en Ethiopie, au Chili, principalement. Des photos magnifiques. 

     

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    On a enchaîné tout de suite avec une deuxième expo, celle que j'avais, moi, retenue: "Désirs et volupté à l'époque victorienne", sur la peinture d'artistes anglais célèbres à l'époque de la reine Victoria qui font de la beauté un absolu et un art de vivre. Le genre de peintures devant lesquelles je peux rester des heures en contemplation….. si seulement il y avait une chaise….

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    Après deux expos, on a enchaîné avec les soldes au Printemps. Mais avant, il fallait absolument se requinquer avec un bon café crème dans les deux seuls fauteuils d'un pseudo-bar au rez-de-chaussée du magasin. J'étais fatiguée avant elle. Je ne sais pas comment elle fait. Bon, sans doute qu'elle se retient de dire sa fatigue. D'abord parce qu'on l'a élevée comme ça, ensuite parce qu'elle ne veut pas en perdre une miette. Depuis toujours. Ou plutôt depuis qu'elle est à la retraite. Comme si elle rattrapait le temps "perdu" en travaillant. Elle court toujours d'une exposition à l'autre, d'une excursion à un musée ou d'un concert à un film d'auteur. Elle veut tout savoir, retient tout et son insatiabilité me fascine.

    Après cette pause-café, on a fait le tour de quelques rayons, elle s'est offert un chapeau et moi…. un manteau, pas franchement bon marché mais voilà, c'était mon anniversaire….

    On a bouclé le périple en retrouvant une boulangerie qui vend des confitures particulières et si moi, j'ai craqué pour la confiture Cohn-Bendit au chanvre, elle a jeté son dévolu sur la confiture DSK à l'orange et au bois-bandé. Maman !! Incorrigible.

    Retour en TGV, regonflée par tous ces moments si doux. Et cerises sur le gâteau, l'Homme et tous les enfants m'attendaient un verre de champagne à la main à la maison. Autre moment très doux.

     

     

  • Semainier d’automne


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    Lundi: Ma journée a vu défiler six heures dans un train poussif (3 heures aller, 3 heures retour) en compagnie d'un avocat imbu, volubile et atteint de logorrhée pompeuse. Entre les deux, un procès pour licenciement abusif où mon coeur était plutôt du côté de la partie adverse mais ma tête se devait d'être du côté de l'employeur. Epuisant. Cours de portugais pour terminer la journée. Mes journées sont loin d'être monotones.

    Mardi: Retrouvailles avec J. et M. C'est toujours un plaisir de les retrouver. Et cette fois, la conversation a pris un tour inattendu. Après avoir fait le point sur nos vies respectives – le boulot, les enfants, les petits-enfants -, J., pur Catalan, a entrepris de nous convaincre de l'inéluctabilité de l'indépendance de la Catalogne. M., demi-Catalane, était plus mitigée, elle prône plutôt le renforcement de l'autonomie. Je ne vais pas résumer ici les arguments de l'un et de l'autre mais le débat était assez instructif et vraiment intéressant.

     Mercredi: La journée a été longue. Après une après-midi de réunions intensives, un rapide saut chez les parents, avaler deux tartines préparées rien que pour moi, admirer le méga-giga-frigo qu'ils se sont offerts rien que pour eux deux, filer au badminton, rentrer déjà fatiguée mais prendre encore une à deux heures pour préparer la valise, tout mettre dans un petit sac, se rendre compte que tout est trop compressé, tout transvaser dans une valise, constater que c'est trop lourd, tout retransvaser dans un grand sac, peser le tout et s'affaler complètement moulue dans son lit. Les city trips c'est bien mais quelle course avant de partir.

    Jeudi: Encore une journée de boulot bien stressante, en compagnie d'un chef complètement parano qui croit toujours que le monde entier – et en particulier, ses proches collaborateurs – complote contre lui. M'énerve ! Filer à 4h30 pour Charleroi et s'envoler sur R*anair, en compagnie de J. et S. pour un long weekend de 3 jours. Venise-Udine-Trieste. Arrivée sur l'île de Murano un peu avant minuit, marche le long des quais sous la lumière bienveillante de la lune jusqu'à l'hôtel. Un hôtel tout beau, tout neuf, magnifique. La magie commence.
     
    Vendredi: Longues flâneries au soleil sur l île de Murano. Comme toujours dans la lagune, tout me plait, tout lui plait: le soleil qui scintille sur l eau, les façades délavées, les volets décrépits, le spritz aperol en terrasse sur une petite place ensoleillée, l absence totale de voitures et … de vélos, le vaporetto en lieu et place de bus, les jardins magnifiques, les grenadiers fantastiques, les potagers incroyables des habitants de l'île – cette adorable vieille dame qui nous a offert un petit piment tout brillant en vantant les mérites de son jardinier de mari, cloué au lit depuis 15 jours avec une vilaine sciatique, ….
    Et là, ça m'est venu d un coup, comme une incroyable évidence : c est ici qu on veut vivre à la retraite… Et je commence à visiter les sites des agences immobilières.
     
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    Samedi: Réveil à Udine sous la pluie. La vraie pluie, qui me rappelle nos cinq années turinoises. Une pluie drue, dense, de vraies gouttes, pas le crachin bruxellois, froid, humide, qui pénètre la peau par capillarité sournoise. Mais chez la maman de S., chez qui nous logeons en son absence, il y a de grands parapluies, beaucoup de grands parapluies. Et notre première étape s'arrête dans un bar du début du siècle pour un croissant et un cappucino d'enfer. C'est un de nos moments favoris dès qu'on met le pied en Italie, c'est le cappucino du matin. Puis nous flânons sous les portiques, bien pratiques pour lécher les vitrines les jours de pluie ou de grand soleil, c'est selon, nous flânons dans cette petite ville simple, charmante, un rien désuète mais très chaleureuse. On s'arrête dans une petite brasserie absolument divine où l'ambiance est familiale, drôle, easy going, truffée de bouilles sympathiques – Oeil-de-Nikon s'en est donné à coeur joie – et où vous sert une cuisine exquise. Et bien sûr, pendant ce temps, la pluie a cessé, le soleil est sorti et la promenade dans le parc du château surplombant la ville fût un moment de douceur angélique. Et le soir, feu d'artifice de saveurs du terroir italien à défaillir de plaisir: gnocchi au potiron et aux châtaignes, risotto aux champignons des bois, cuisse d'oie confite pendant des heures, que du bonheur papillaire.
     
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    Dimanche: Ce weekend enchanteur s'est terminé à Trieste, ville plus grandiose, plus aristocrate en quelque sorte, austro-hongroise, le long d'une baie magnifique. Course de voiliers, la barcolana, très dépités par le manque total de souffle éolien, flâneries encore et toujours, un gelato caffe et panna pour ne pas quitter l'Italie sans ce plaisir-là. 
    Retour à la maison, fatigués mais heureux et la tête pleine de ces moments délicieux avec ces deux amis précieux.

     

  • Made in Normandie

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    Cette année, les hortensias ont remplacé les hibiscus et les bougainvillées, le cidre bouché, le poiré et le calva ont pris la place de l'apérol, des mojitos et du lambrusco, l'Atlantique tssst la Manche a supplanté la Méditerranée et le T-shirt marin a détrôné le pareo. Encore que…. Il semble qu'on ait beaucoup de chance: en principe, l'été commence (et finit) en août en Normandie et c'est la première fois depuis la canicule de 2003 que juillet est aussi ensoleillé dans le Cotentin.

    On a donc pris un risque majeur pour les vacances de l'été 2013. Mais cette première semaine nous a gâtés bien au-delà de nos espérances.

    Là où le bât blesse, c'est d'avoir à portée de roues la pointe de la Hague, Cherbourg, la maison de Millet, la maison de Prévert et le Mont St Michel, d'avoir à portée de voile les îles de Jersey et Guernesey, et d'être privés de ces excursions qui font la joie de nos vacances, en tout cas en ce qui nous concerne Anaïs et moi. Au lieu de profiter de ces plaisirs touristiques, nous soutenons l'effort (enfin, c'est pas trop tôt !) de méninges du petit dernier. Monsieur Cigale ayant glandé tout le mois de juin se trouve fort dépourvu quand l'été fut venu. Que faisait-il au temps chaud chaud boulettes ? Nuit et jour, il glandait, me déplaise. Il glandait ? Et bien bossez maintenant ! Oui, môman, mais pas tout seul. Et mère et fille, bonnes pâtes, lui préparent qui planning, qui répétitions, qui réveille-matin.

    Le père n'est pas en reste et prépare petits plats, petits cafés, petits encouragements. Et gros yeux lorsque mère et fille ruminent (sous influence des rousses, blanches et noires) le manque touristique.

    Alors pour lutter contre la rumination, je lis "L'homme-joie" de Bobin et "La nacre et le rocher" de Misrahi ou l'éloge de la joie de vivre et du bonheur. Et ça marche. Plus ou moins.

    Les journées s'étirent entre petit déjeuner, marché, déjeuner, transat dans le jardin, livres, une heure de plage, apéro, dîner et petite partie de Mah-jong ou d'Uno.

    La plage à six heures du soir quand tout le monde est parti – déjà grande en temps normal, elle est, vide et à marée basse, immenssisime -, cerf-volant ou Frisbee pour les hommes et… jogging pour les filles. Anaïs s'est mise en tête de participer en septembre à une course de 9 km à Bruxelles et pour elle, l'anti-sportive, qui n'a jamais couru plus de 100 mètres de sa vie, c'est un véritable défi à son manque de persévérance. Et elle est tout simplement bluffante. Pour ne pas la laisser seule et pour me tester un peu moi-même, je tente de l'accompagner. Sans succès puisque je ne la suis que sur les 100 premiers mètres mais je ne perds pas espoir.

    Alors ces vacances normandes, c'est bien ? Oui et non. Réponse de Normand oblige.

     

     

  • C’était vraiment le Pérou !

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    Je n'arrive pas à vous raconter ce voyage. Je l'ai raconté à plusieurs reprises à mes proches et je me rends compte que rien ne rend vraiment compte de ce qu'on a vécu pendant trois semaines. Je parviens sans doute mieux à raconter mon agacement croissant vis-à-vis de nos partenaires de voyage. On savait avant de partir que ce ne serait pas facile, même si ce sont nos amis "de toujours", on savait qu'il était le lièvre de la fable et que l'Homme en était la tortue, on savait qu'on partait avec le lapin Duracell jamais fatigué, hyperactif, qui conduit tout en regardant la carte à droite et en prenant des photos clic-clac clic-clac (je recadrerai après) à gauche, alors que mon "Oeil-de-Nikon" met trois plombes à sortir ses longues jambes de la voiture pour cause de sac-photos coincé entre les genoux et autant de plombes à cadrer, zoomer, mettre au point pour faire une seule photo pensée, mûrie, impérativement non retouchable. Tout cela, je le savais, je m'étais préparée et pourtant j'ai encore eu beaucoup de difficultés à ne pas jouer le chien de berger entre les deux. Mais ce qu'on n'avait pas prévu, c'était le retour d'âge grumpy de ma copine. Trop chaud, trop froid, trop de bruit, trop de cailloux, trop de boue, trop faim, trop long, trop haut, …. Et pour nous aussi, trop de grognon c'était trop.

    Ca oui, je suis arrivée à le raconter.

    Mais la beauté de tout ce qu'on a vu, le sourire des Péruviens, la beauté de ces visages brûlés par le soleil et le froid, la musique si familière et pourtant si neuve, le quechua qui s'est insinué si insidieusement dans mes oreilles que je cherche à suivre des cours à Bruxelles, alors que franchement, ça ne va pas me servir (!), le Machu Picchu qui m'a laissée sans voix, les dunes immenses, la rencontre avec les lamas, les alpacas et les vigognes, la majesté des condors, l'Amazonie où, passé le premier choc, j'ai eu le sentiment de pouvoir passer ma vie dans cette forêt, finalement pas si hostile que cela, le long de ce fleuve jaune boueux, la balade au-dessus de la canopée, si éprouvante pour moi, tétanisée de vertige, mais tellement magique – j'aurais voulu baîllonner mes compagnons qui caquetaient comme des perroquets alors qu'on était là, au-dessus du poumon du monde – , le lever du soleil sur le lac Titicaca, les montagnes grandioses, l'étrangeté des sensations à 5000 mètres d'altitude quand l'oxygène vient à manquer, les découvertes au niveau des papilles, je n'arrive pas à le raconter.

    Seules quelques photos peuvent vous donner envie….

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  • Festival de premières

     
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    Pendant trois semaines, j'ai vécu un feu d'artifices de premières fois:

    • Première fois que je mange du cochon d'Inde grillé
    • Première fois que je mange du lama
    • Première fois que je monte dans un petit avion 
    • Première fois que je caracole en buggy dans les immenses dunes d'un désert
    • Première fois que je dors dans une canonnière de 1862
    • Première fois que je monte à 5000 m
    • Première fois qu'on m'apporte une bonbonne d'oxygène dans ma chambre d'hôtel
    • Première fois qu'un aigle me monte sur la tête
    • Première fois que je discute avec un perroquet, perché sur mon épaule
    • Première fois que j'embrasse un alpaca
    • Première fois que je grimpe tout en haut de la canopée
    • Première fois que je vois des condors passer aussi près de moi
    • Première fois que je vois le soleil se lever sur le lac Titicaca
    • Première fois que je me promène dans la cordillère des Andes
    • Première fois que j'assiste à un mariage péruvien
    • Première que je pleure de tant de beauté devant une des sept nouvelles merveilles du monde. Et je n'avais même pas voté pour lui en 2007 !

    Et toutes ces premières fois ne sont qu'un aperçu de ce voyage extraordinaire. C'était vraiment le Pérou !

  • Drôles de dames à Amsterdam

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    Pour notre onzième sabbat annuel, mes sorcières bien-aimées nous sommes retrouvées à Amsterdam ! Il ne pouvait pas faire ni plus froid ni plus mouillé. Il a plu tout le samedi sans discontinuer; on a été OBLIGEES de se réfugier dans les magasins. L'une d'entre nous s'est même dévouée pour essayer la moitié d'un magasin de fringues pour faire passer le temps. A force de la voir se changer trente-six fois, on a fini par essayer l'une ou l'autre petite pièce pour ne pas la laisser seule. 

    Tous ces canaux ont bien contribué à l'impression d'humidité totale. Et le ciel était vraiment bas. Si bas qu'un canal etc….

    Le premier soir, on s'est offert une table de riz dans un restaurant indonésien. Un pur délice. Le deuxième soir, nous avons célébré nos retrouvailles dans un restaurant italien, histoire de nous rappeler que c'est l'Italie qui a vu naître notre amitié indéfectible au-delà des frontières (nous vivons dans trois pays différents) et au-delà des années qui nous séparent (il y a quand même 18 ans entre l'aînée et la cadette).

    Et le balai d'argent revient cette année à l'hôte de notre B&B, Christian l'Autrichien, absolument charmant, attentionné, l'homme parfait, qui tient son bed and breakfast de 6 chambres plus propre que ne le ferait Mr Propre et qui prépare les oeufs à la coque comme personne. 

    Pas de musée Van Gogh, pas de maison d'Anne Frank, pas de tour en bateau-mouche, rien que du shopping dans les Negen Straatjes. Mais du bonheur de filles à chaque instant !

    On va où l'année prochaine ? Au soleil !

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  • Première semaine de rentrée

     

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    Et c'est reparti !

    Samedi: Galette des rois anticipée. Et qui porte la couronne ? Pourquoi changer un trône qui marche ? Laissons la couronne sur ma tête et l'hermine sur mes épaules. La reine, c'est moi !

    Le soir, visite de G. et C. autour d'un risotto à la truffe. Celui qu'on a renoncé à préparer le soir du réveillon, par manque d'appétit des enfants, gavés de plein d'autres délices. G. n'avait qu'un mot à la bouche: le Pérou. Il en oubliait d'y porter la fourchette (à la bouche, s'entend). Certain que, comme toujours, nous déclinerions poliment, il nous a malgré tout encore une fois proposé de les accompagner. Et à ma grande surprise, nous avons dit oui. 

    Dimanche: Dernier jour de blocus pour Anaïs et Quentin. Lui repart pour la semaine et pour lui éviter de préparer ses repas pendant cette première semaine d'examens, nous avons passé la journée à cuisiner toute une série de plats. 

    Lundi: Ca y est, c'est la rentrée ! J'avais déjà repris le travail le jeudi précédent mais la grande majorité des collègues n'était pas encore de retour. Ces deux jours étaient exceptionnels, les deux seuls jours de l'année où je peux lire un document depuis le premier mot jusqu'au dernier d'une seule traite, sans la moindre interruption. Mais dès lundi, fini le calme olympien. Le tourbillon est revenu en force. Et c'est reparti pour un an.

    Mardi: Othello à l'opéra. Je ne sais pas si c'était dû au jeu et au physique de l'acteur mais j'ai rarement ressenti une telle antipathie pour le personnage d'Othello. Maladivement jaloux. Peut-être est-ce le sentiment même qui m'horripile à ce point. Mais vraiment je suis sortie de là en pensant: "Mais quel gros c… !" Désolée pour le gros mot.

    Mercredi: Un an de plus. Les années filent. Vertige du temps qui passe. Bien camouflé dans une journée à Paris avec ma maman dont c'est aussi un peu l'anniversaire. Les Bohèmes au Grand Palais, magnifique exposition retraçant le cheminement des nomades, tsiganes, gypsies, romanichels, bohémiens, quel que soit le nom qu'on leur donne, à travers la peinture, la musique, la littérature, du XIVème au XIXème siècle pour terminer par leur incarnation en figure de liberté pour les Bohèmes du XIXème. Les trois heures que nous avons passées là ont passé en un éclair. Tout comme le reste de la journée entre couloirs de métro, cafés et premier jour des soldes au Printemps. 

    Jeudi: Il y a des femmes qu'on couvre de fleurs, moi je suis plutôt le genre qu'on couvre de livres. La veille, au retour de Paris, un colis venant d'outre-Atlantique m'attendait avec deux livres; le matin, au bureau, six collègues, sans se donner le mot, m'ont offert chacune un livre. 

    Vendredi: La merveilleuse Joséphine a organisé un dîner pour mon anniversaire. Nous étions six autour de la table et le menu était tout simplement divin. Conchiglioni au confit d'aubergines, poivrons, olives noires et pignons, filets de turbot, lentilles, radicchio rosa di Verona, graines de grenade et enfin, carpaccio de mangue au gingembre confit. Et encore, je serais bien en peine de dire les ingrédients multiples, épices et sucs divers qui parfumaient ces délices. Et qu'est-ce que j'ai reçu comme cadeau, à votre avis ?

    Il y a quelques années, SwissSis m'avait offert ce livre. Méfiez-vous de moi 🙂 !

  • Les vacances c’est aussi…

    Les parties de mah-jong (avec ou sans caméléon)

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    La fascination des rapaces:

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    L'élégance des libellules: 

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    Le ballet des hirondelles:

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    Le plaisir de lire:

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    Les jeux d'eau:

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