Catégorie : Petites douceurs

  • Homo hibernatus

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    Il aura suffi de quelques heures de sommeil en plus par nuit.

    Il aura suffi de fonctionner au ralenti.

    Il aura suffi de quelques tasses de thé des enfants aux agrumes, pommes, baies rouges, pétales d'hibiscus et de roses, avec Anaïs dans les jolies tasses couleur pastel que les filles m'ont offertes. 

    Il aura suffi d'une exposition sur la mode des années 50 que je voulais voir depuis si longtemps.

    Il aura suffi d'une soirée entière avec l'Homme à préparer la soirée d'anniversaire programmée dans 10 jours. 

    Il aura suffi de quelques parties de tavli (backgammon) avec Maïté. 

    Il aura suffi de tous ces petits moments pour que je retrouve un certain degré de bien-être et de plénitude.

    Et franchement, cette pause pourrait bien durer encore quelques semaines. Disons jusqu'à la fin de l'hiver. Pourquoi l'humain n'hiberne-t-il pas ?

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  • When in Rome, do as the Romans do

    La liste de Rome selon Charles Dantzig (Encyclopédie capricieuse du tout et du rien):

    A Rome, les palais sont lourds, mais roses. …/… dans le fatras des petites cheminées et du linge qui sèche, il y a toujours un pin parasol et deux coupoles en ananas. Le profil de Rome, ce sont des cyprès se découpant en haut d'une colline. …/… Il pleut. Aussitôt des Hindous surgissent, vendant à la sauvette des parapluies pliants. Cela n'arriverait ni en France ni en Espagne, je crois. En France, par mépris du pratique, en Espagne, par orgueil. …/… La mode des trois-quarts matelassés bleu marine ne passe pas. C'est l'uniforme du bourgeois romain. …/… ville de places plus enthousiasmantes les unes que les autres, …/…

    La liste de Rome selon moi:

    Une journée magnifiquement ensoleillée, éclairant les façades roses des palais d'une manière absolument divine, le farniente et la dolce vita à l'italienne, pure flânerie dans les rues de Rome sans d'autres attentes que le coin de la rue, des cappucini en terrasse ou au café Greco à tomber, une orgie de saveurs entre les carciofi alla giudea, les arancini, la burrata, les puntarelle, les fleurs de courgette, les linguine con gamberi, asparagi e provola affumicata, un peu de lèche-vitrines dans la via dei Condotti, une promenade nocturne dans le Trastevere, une glace aux marrons glacés con la panna chez Giolitti, une pluie de fin de nuit ce matin et effectivement un vendeur à la sauvette devant l'hôtel ce matin. Une journée plus grisouillette hier mais pourtant jolie malgré la grosse déception proportionnelle à l'attente que j'avais par rapport à la chapelle Sixtine. Une foule terriblement oppressante qu'aucun compte-goutte ne retient et qui s'engouffre à plus de 500 touristes, ensardinés dans cette chapelle où le recueillement est totalement impensable malgré les "Silence please" et les "Chuuut" tonitruants des gardiens. Toute la beauté du travail de Michel Ange est inaccessible dans ces conditions. J'en suis sortie toute déconfite. 

    Mais la ballade vers la villa Borghese m'a réconciliée avec la beauté.

    Bien sûr, un weekend à Rome à deux peut être très romantique mais si l'on ajoute un Italien, Romain pour un quart et la femme la plus élégante de la planète, tous les deux, compagnons de voyage parfaitement en harmonie avec notre rythme et esthètes jusque dans les moindres détails, le weekend prend des allures d'hymne à la beauté, à l'art de vivre et à la dolce vita.

  • Quelques brèves entre deux épisodes

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    • Les séances de kiné me font beaucoup de bien et je sens, malgré la douleur des exercices, que mon vieux mollet en sortira comme neuf (neuf mollet, haha !)  
    • Le bureau où je travaille s'est agrandi et le nouvel espace nous permet d'organiser des cours de yoga et de Pilates, entre autres, le temps de la pause déjeuner. J'ai essayé les deux et j'adore.   
    • Je continue à aller au badminton avec les autres mais je les regarde jouer seulement. Et je ronge mon frein.
    • Anaïs a enfin fini cette session interminable d'examens.  Ne reste que Quentin. Mais lui, si ça ne tenait qu'à lui, il réussirait. 
    • Pour la première fois depuis 15 ans, je n'ai accumulé à la mi-juin que 2 malheureuses petites heures sup'. Je n'en reviens pas, il y a quelque chose d'anormal, de presque indécent. Et le fait même que je pense ça est tout aussi anormal. Et je plains Isa  
    • J'ai pique-niqué dans un ancien cimetière reconverti en parc. Et j'ai vraiment ressenti une sérénité particulière qui s'en dégageait. 
    • J'ai reçu des compliments impressionnés de consultants informatiques et rien ne pouvait me faire plus plaisir cette semaine. Sérieux coup de boost au moral. 
    • J'ai passé ma visite médicale annuelle dans le cadre du boulot et j'ai encore pris un demi-centimètre. J'ai aussi pris deux kilos. Est-ce que deux kilos tiennent dans un demi-centimètre ?   

      

  • Mai tout doux

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    J'adooore les weekends de 3 jours. C'est exactement ce qui me convient. C'est fou comme tout est moins stressant et comme tout se passe avec tellement plus de douceur.

    Douceurs du vendredi: réveil léger malgré une nuit plutôt passable que vraiment bonne. Fin de matinée au ralenti. Pas de marché, pas de boulanger, seuls les fleuristes sont ouverts. Un premier mai aux températures très douces, une fin d'après-midi sur la place Rouppe à attendre Tiken Jah Fakoly, à observer les grappes de jeunes assis en pow wow, se passant le joint et la canette en guise de calumet de la paix, le manège des flics, pas trop nerveux mais pas trop cools non plus, les manoeuvres de l'équipe organisatrice du concert, les yeux aux aguets, l'Homme, zoom à la main, qui traque les merveilles et les bizarreries architecturales de ce quartier tant que la lumière est belle et moi, les mains dans les poches, le visage au soleil, j'attends.  Quand le concert commence enfin, on s'en va au bout de quelques morceaux, tant la foule m'oppresse et l'odeur de cigarettes m'étouffe (tout autant que l'Homme en sevrage depuis 18 mois). Mais ce fut un bon moment.

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    Douceurs toutes mercantiles du samedi: Très courte après-midi shopping à Anvers avec les filles. J'avais promis cette après-midi à Maïté depuis des mois et cette obligation a tourné à la découverte enchantée. Enfin un magasin où les tailles sont des vraies tailles, où mes bras de Popeye se sentent dans les manches comme des mollets dans des pattes d'eph' et pas comme des saucisses dans des cannellonis (je sais, la comparaison n'est pas nécessairement des plus heureuses mais elle a le mérite d'être visuelle, non ?). En plus, un magasin où on a de la place pour se déplacer, même avec 6 cintres sur les bras, des cabines d'essayage parfaites et ô bonheur, des filles sympa qui rangent tous les vêtements au fur et à mesure. Résultat, une ambiance détendue, une prédisposition à acheter accrue, le sourire en prime à la caisse. En prime aussi, le passage par la gare d'Anvers, où, ça n'a pas raté, j'ai pensé à Lola.

    Douceurs dominicales: une vraie nuit, douce nuit, avec enfin l'impression d'avoir dormi. Le luxe ! Une journée passée à régler une dizaine de tracasseries administratives (réserver le vol d'Anaïs pour nous rejoindre en vacances, prendre rendez-vous avec la banque, avec l'entrepreneur pour toute une série de petits travaux d'aménagement, finaliser le dossier médical de l'Homme après la rupture de son tendon d'Achille, chercher des lieux-étapes sur la route de Lisbonne, … Dommage qu'on se soit arrêté en si bon chemin et qu'on n'ait pas – en plus – rempli notre déclaration d'impôts !)

    Décidément, je suis faite pour les semaines de 4 jours/3 jours weekend…

  • Plaisirs toujours renouvelés

    Je me suis fait taguée par Lola. Pour la première fois dans ma carrière de blogueuse. Inutile de dire que j'adore ce genre de jeu. Un parfum d'adolescence sans doute. Une passion aussi pour les listes (pas pour rien que Papa m'a offert le livre "Encyclopédie capricieuse du tout et du rien" de Charles Dantzig). Donc merci Lola 🙂

    Pas pour rien non plus que nous avons des plaisirs en commun (deux, voire trois) et si la liste eût été plus longue, j'aurais pu facilement inclure tous les siens.

    Le but du jeu est de lister cinq choses que l'on aime toujours et tous les jours. Alors, moi j'adore:

    • Lire: je me suis déjà bien étendue sur la question dans un billet l'année dernière. Je lis tout, partout, à toute heure et je regrette déjà que la vie ne permettra pas de lire tout ce que j'aurais envie de lire. Je devrais apprendre à faire le tri et à mettre un point final aux livres que j'ai entamés mais que je n'aime pas vraiment pour me consacrer à ceux qui me réjouissent totalement. Mais je n'y arrive pas, je dois terminer ce que j'ai commencé (j'ai le même problème avec les assiettes mais je m'égare, je m'égare, c'est un autre sujet).

    • Le soleil: je ne m'en lasse pas. Malheureusement, dans mon plat pays, je n'y ai pas droit tous les jours. Mais le moindre petit rayon, sur ma peau, comme Lola, sur le parquet, sur mon dos, comme les chats, sur la table, partout, me met en joie. Plus que ça, me fait gonfler le coeur, comme une brioche dans un four bien chaud. (je m'égare à nouveau, aurais-je faim ?).

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    • Danser: un pur bonheur. Si je pouvais, je danserais tous les jours. Et je ne peux pas me plaindre, je danse souvent, sans raison, dans la cuisine, en préparant le repas, seule dans la salle de bains, et je mesure bien la chance que j'ai d'avoir un partenaire hors pair (père en or par ailleurs) qui adore cela autant que moi. Je rêve de reprendre des cours (en particulier de salsa et de tango).
    • Musique: A peu près toute la musique en passant par le reggae, Mozart, la musique latino, Strauss, le jazz, le rebetiko, le boogie woogie, le rock pur et dur, la variété française flon flon et accordéon, la country, la chanson italienne, les ballades irlandaises, la chanson française à texte, les crooners, etc… La liste est infinie. Je regrette de ne pas pouvoir travailler en musique, ce sont autant d'heures perdues.
    • Etre seule dans la maison pendant quelques heures: un de mes petits plaisirs disparus. Ce plaisir tient à la fois dans celui de faire à peu près ce que je veux, mettre justement la musique dont j'ai envie sans que personne ne m'impose quoi que ce soit et  sans déranger personne, de vaquer à mes petites affaires sans devoir aider, faire plaisir, faire de compromis pour personne et dans le plaisir de l'attente de ceux qui vont rentrer. J'adore ma tribu et j'aime quand ils sont tous là. J'aime aussi les voir en tête à tête chacun. Et j'aime les attendre. Un par un. J'ai toujours dit que j'aurais fait une mère au foyer parfaite et non désespérée.

    La règle du jeu veut aussi qu'on tague deux personnes. Alors, si elles passent par ici et qu'elles aiment ce jeu, je passe la main à Sis'Cile et à Isa.

  • La vie en rose et blues

    Le blues du sapin déchu: On a fini par se résoudre à démonter le sapin. Chaque année, c'est la même chose, on garde le sapin le plus longtemps possible. On s'autorise à en profiter jusqu'à mon anniversaire au moins. Ensuite, on reporte chaque jour le moment fatidique. Rien n'est plus déprimant que d'enlever une à une les boules, les guirlandes lumineuses, emballer dans le papier de soie chaque personnage de la crèche. Effacer les dernières traces de cette période un peu particulière qu'est Noël.

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    Le blues de l'électro-ménager: Le lave-vaisselle et le sèche-linge débrayent en même temps. Après quelques tentatives infructueuses pour réparer ces fichus récalcitrants, on a dû se rendre à l'évidence. Non seulement, le portefeuille va se serrer la ceinture mais aussi, tout le monde va réapprendre les gants Mapa et l'anticipation (plus question de laver à 17 heures LE jeans pour ce soir, il me le faut absolument !).

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    L'avenir en rose made in USA: J'ai beau penser qu'il faudra juger Obama dans un, deux ou quatre ans sur ce qu'il aura réalisé et non s'enthousiasmer émotionnellement, il n'y a rien à faire, je reste très émue et très enthousiaste après le discours d'investiture de ce mardi. D'accord, peut-être ne s'agit-il que d'un beau discours prononcé par un bon orateur, mais toujours est-il qu'il aura déjà réussi ça: faire croire à tous (euh non pas tous mais au moins tous les hommes de bonne volonté), tant là-bas qu'ici, que "oui, c'est possible, si on veut tous ensemble" et faire en sorte que quelques bras abandonnés se relèvent et se retroussent les manches.

    La vie en rose ou pas de 6 milliards d'autres: une expo vraiment pas comme les autres se tient actuellement au Grand Palais à Paris. Je n'aurai pas le temps d'aller jusque là avant le 12 février mais le site de l'expo est suffisamment parlant. On en a pour des jours et jours à écouter ces 3000 autres de 75 nationalités différentes nous parler de l'amour, de la famille, la guerre, la colère ou la peur. Hier soir, nous sommes restés immobiles pendant deux heures et seule la fatigue m'a empêchée de continuer. A écouter et ré-écouter sans soif.

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    La vie en rose jacinthe: Ce soir, l'Homme m'a acheté des jacinthes. Je les souhaitais lilas, il n'en a trouvé que des blanches et des roses. Et mon coeur embaume.

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  • Fatiguée mais…

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    Je suis fatiguée de chez fatiguée. Je ne vois pas le bout du tunnel pré-vacances. Il faut dire que cela va bientôt faire un an qu'on a eu les dernières, non ? Alors là, cela devient dur, non ne posso più….

    Et je ne sais pas ce qu'ils ont tous mais je suis inondée d'emails, assaillie d'appels téléphoniques, envahie de "petites questions" – juste une petite question et puis je ne t'ennuie plus… – et pendant ce temps-là, mon boulot s'empile.

    Mais, néanmoins, toutefois, il y a tous les jours les rayons de soleil qui font voler la fatigue en éclats:

    Lundi: rentrer enfin – même si c'est tout juste, tout juste – dans cette petite robe noire achetée l'été dernier chez Zara et que je n'ai pas pu mettre pour cause d'excès et donc d'excédent.

    Mardi: ce rendez-vous bimensuel avec un thérapeute spécialisé en comportements alimentaires douteux. Au départ, j'y suis allée pour ça, mes comportements frigo frisant la débilité. Maintenant, j'y vais parce que j'aime vraiment bien cet échange pseudo-psy toutes les deux semaines. Je ne sais pas trop pourquoi ni ce que je vais en tirer finalement mais je sens que cela me fait du bien, c'est tout. Donc, autant en profiter. Cerise sur le gâteau, l'Homme m'attend à la sortie, pour le simple plaisir de m'attendre. Ca vous donne tout de suite le sentiment d'être une princesse.

    Mercredi: Concert 100% Brasil – Silverio Pessoa à Flagey. Bien sûr, de nouveau des places gagnées par Mamy B. qui nous les a refilées à tous les deux parce que pas libre. Découverte extraordinaire. Envie de retourner à Rio, de danser et de reprendre les cours de portugais. Plaisir physique de la musique.

    Jeudi: Petit resto avec Joséphine. Et comme toujours cette magie des moments partagés avec elle. Il y a des amies comme cela avec lesquelles il est tout simplement inimaginable de se disputer. L'idée même est totalement incongrue.

    Vendredi: des petits riens, enfin des trucs qui ont l'air de rien mais que quand même à y regarder de plus près, ce sont des tout petits bonheurs: des bretzels tout frais, des brownies et du fudge fait maison, au petit déjeûner de départ de deux collègues – pur bonheur gustatif (d'accord, c'est pas en harmonie profonde avec mon régime, mais….) - ; le supermarché avec mes deux hommes, le grand et le plus grand, une fierté un peu ridicule à la caisse (oui, ma ptite dame, c'est à moi ce grand bouclé et ce bel homme d'âge mûr); réécouter Silverio Pessoa avec Anaïs sur les genoux et copier-coller les paroles des chansons; savoir que demain c'est samedi et qu'on peut dormir un peu plus longtemps.

  • Magical day

    Il y a des jours comme ça. Plein de magie et de petits moments merveilleux. J'ai pris la journée pour travailler à la maison et comme toujours, je travaille dix fois mieux quand j'ai la paix. J'ai fait deux pauses. L'une pour un déjeûner avec Cat, super sympa. L'autre pour un thé en fin de journée avec Pam. Celle que je ne pensais peut-être ne jamais revoir, ou du moins pas avant jolie lurette, est revenue pour une semaine de formation en Belgique. Incroyable mais vrai. Cet Earl Grey en terrasse avait un goût de Nouvelle Zélande. Quel bonheur de la revoir !

    On my way to meet her, j'ai rencontré une fille avec qui j'ai fait mon master en ressources humaines il y a 7 ans. Elle travaille maintenant…. à côté de chez moi (vraiment, l'immeuble à côté). Et on ne se voit jamais. Forcément, je pars travailler un peu avant qu'elle n'arrive au boulot et je reviens quand elle est déjà partie. Mais c'est curieux quand même.

    On my way back home, j'ai eu le plaisir furtif mais délicieux de non seulement voir mais surtout, surtout entendre démarrer deux Jaguar, format gros chat (traduire modèle des années 50 et 60), moi qui adore ça. Souvenirs d'enfance….

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    Et puis aussi, j'ai rencontré quelqu'un sur qui j'étais plutôt assez fâchée et en fait, cela m'a fait plaisir de le voir et je ne me sentais même plus fâchée.

    Et j'ai rencontré ma soeur, par hasard, ce qui ne gâche rien non plus.

    Que de jolies rencontres aujourd'hui. Magical day, je dis.

  • Far un po di più che niente

    Img20070131_0009 Bon, bon, faisons le bilan. Finalement, c’était pas si mal ces quatre jours "pour rien".

    Je n’ai pas:

    • été à la mer (mais il a fait vraiment moche, donc moins de regrets)
    • trouvé un endroit sympa pour faire du fitness, du yoga ou de la danse. J’ai pourtant essayé. J’ai même été essayer quelques pantalons "faits pour" mais les essayages en cabine m’ont fait hurler d’horreur.
    • rempli les documents pour la retraite
    • rempli les demandes de remboursement pour les soins de santé
    • écrit à Andreas, à Bart, à Pamela

    J’ai:

    • vu cette expo sur l’Europe que je voulais tant voir (http://www.expo-europe.be/). Superbe !
    • échangé les "bons pour" que Maman m’avait offerts pour mes anniversaires 2007 et 2008. Petites cuillères à café en argent, un set de couverts à salade en simili nacre et un autre en argent et bois laqué noir. Ce dernier set – comme les petites cuillères à café -, c’est Claude qui l’a déniché dans le coin des "invendus". J’ai beaucoup hésité, j’aimais moyen, puis une fois que je l’ai acheté, je l’ai tout de suite adopté et aimé beaucoup. Mais comme je suis dans ma phase "conneries" (avant-hier, j’ai fait tomber l’appareil photo de l’homme et l’objectif est foutu), je l’ai mis au lave-vaisselle (le set de couverts à salade, pas l’appareil photo) et tout le laqué s’est écaillé…. J’ai tout fichu en l’air et j’en pleure de rage.
    • je me suis acheté ces supeeeerbes chaussures de chez Mademoiselle François.
    • marché beaucoup dans Bruxelles, appris à regarder en l’air avec l’homme plutôt qu’au ras des vitrines et j’ai découvert de vraies merveilles architecturales.
    • découvert un superbe magasin d’antiquités art déco.
    • passé la journée de dimanche à la maison. On a accroché de nouveaux cadres, installé les nouvelles appliques qu’on cherchait depuis longtemps (pas de bol, elles sont jolies, fonctionnent, mais on ne peut pas les éteindre, on a retourné tout l’appartement, on n’a pas trouvé l’interrupteur. Je n’ai jamais vu un appartement aussi riche en surprises….)

    J’ai surtout réussi à me déconnecter. Après les deux premiers jours où je n’ai pas voulu "les laisser seuls", j’ai fini par lâcher prise. Et depuis jeudi, je me sens déjà nettement mieux. Traduisez: "je me fiche du boulot et je ne pense qu’à tout ce qui n’est pas boulot". Enfin, presque 🙂

    Mais l’inconvénient, c’est que je n’ai aucune envie de retourner travailler demain matin.

  • Ce n’est pas moi qui ai besoin d’air

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    L’état de Papy L. s’est brusquement aggravé. Entré mercredi matin en urgence pour problèmes respiratoires, il a été emmené précipitamment dans la nuit de dimanche à lundi aux soins intensifs. En quelques jours, il est passé de l’assistance respiratoire légère, sous forme de petites lunettes placées sous les narines à un masque léger, puis à un masque beaucoup plus sérieux et aussi beaucoup plus désagréable – qui vous insuffle de l’air au-delà de ce que l’on inspire normalement. Et enfin, malgré tous ses efforts courageux pour ne pas en arriver là, il a été placé en coma artificiel et intubé sous respirateur. Les médecins ont hésité longtemps parce qu’intuber, en soi, n’est rien, mais extuber est une toute autre paire de manches. Plus ça dure, plus la gymnastique respiratoire est difficile à récupérer. A fortiori chez quelqu’un de 80 ans aux poumons mal en point.

    Jusqu’à la dernière minute avant d’être endormi, il nous a fait rire, nous a engueulés, nous a souri, nous a donné des mots gentils. Le médecin nous a appelés lundi matin pour qu’on vienne "lui dire au revoir" avant de l’intuber, étant donné que les chances de le revoir sont  réservées. Cette "cérémonie de pseudo adieux" – okazou – est un des moments les plus pénibles que j’ai connus. Et en même temps, c’est une chance unique de pouvoir se dire qu’on s’aime qui n’est pas offerte à tout le monde. Et  si, contre toute inquiétude, il s’en sort, ce sera autant d’amour pris.

    Et nous sommes là maintenant, chacun dans son mode de fonctionnement. Les optimistes – Mamy, les enfants -, les pessimistes/réalistes – Marie-Chantal et moi – et puis, Claude, celui qui parvient, comme souvent, à faire la part des choses, réaliste mais optimiste. On en arrive presqu’au stade où c’est lui qui me soutient, c’est un comble.

    Entretemps, le réseau famille-soeurs-amis qui s’est regroupé autour de Claude et de nous, en moins de temps qu’il ne faut pour prévenir, nous apporte beaucoup de soutien. Les sms à Claude, les emails, les collègues discrètement présents, les consultations quotidiennes auprès de Françoise et Thierry pour des cours d’anatomie, biologie, biochimie expliqués aux nuls, la bougie de Mamy B., le vécu d’une situation similaire de Papy B., le coeur rouge accroché dans le sapin par Cilou et Clara, autant de petites étoiles de Noël autour de Papy.

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