Catégorie : Gastronomie

  • Première semaine de vacances

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    Je dis çà mais c'est une vue de l'esprit. La première semaine de juillet n'est plus vraiment la première semaine de vacances. Nous, on est maintenant en vacances toute l'année. Et nos pioux scolarisés ne sont même plus en vacances dès le 30 juin, ils se trainent une dernière semaine jusqu'au 7 juillet. Dans certaines écoles, ils poussent le bouchon jusqu'à leur donner congé l'après-midi pour que les maîtresses puissent ranger les classes mais par contre, pas question de partir en vacances dès le 1 juillet.

    Mais ceci dit, nous on a bien commencé le mois de juillet.

    Samedi: on a passé la journée en cuisine tous les deux pour recevoir les "amis du badminton", ceux avec qui les plaisirs de la table sont les plus intenses et ce fut une bien belle soirée. Exquise tant dans l'assiette (en toute modestie 😉 ) qu'autour de la table. Ma jolie nappe malgache de Noël n'a pas apprécié par contre la tache de vin dont on l'a gratifiée. On a tout de suite couvert la tache avec du gros sel mais j'ai appris ensuite que c'est la dernière chose à faire car le sel fixe les pigments. Après dix lavages, la tache est toujours là…. 🙁

    Dimanche: Sappho fête son anniversaire avec ses copains cette fois et Lémoni est donc venue chez nous avec Sam Sam, Amalia et leurs parents. Et le soir, Sappho, ses parents et Jules nous ont rejoints pour terminer le boeuf bourguignon de la veille. Inutile de dire que même si je n'avais dormi que 5 heures la nuit précédente, je raffole de ces moments-là. Il ne manquait que Quentin, Kerya et Maoh.

    Lundi: Lunch avec petite Anne, toujours le même bonheur de la retrouver. On s'est demandé à quel moment on s'était retrouvées, des années après la fin de nos études, et on n'est pas parvenues à mettre une date, une période sur ce moment-là. Mais toujours est-il que cela fait bien 20 ans que l'on se retrouve toutes les 4-6 semaines pour un lunch voire plus. Après le lunch, la fatigue était si forte que j'ai lâché prise et accepté de faire une exceptionnelle petite sieste.

    Mardi: Rendez-vous le matin avec la dame de l'agence immobilière pour régler les derniers détails de la mission de vente de l'appartement de maman que nous lui confions. J'espère que cette fois-ci ça marchera. A midi, nouveau lunch, cette fois avec deux ex-collègues et j'ai passé un moment délicieux. Le boulot ne me manque vraiment pas mais les collègues, oui, vraiment.

    Mercredi: Soldes pour l'Homme. Il se contente d'une belle paire de chaussures. Il faut dire qu'on a fait le plein de chemises il y a à peine un mois. Soirée déclaration d'impôts pour maman. Tout ce que j'aime 🙁

    Jeudi: Soldes pour Madame. Moi je dévalise le magasin. L'Homme m'accompagne. Je m'étonne toujours de le voir accepter tous ces essayages pendant plus d'une heure. Mais lui m'assure qu'il aime ça. Du moins dans une boutique où les vêtements sont encore bien pendus sur des cintres et pas roulés en boule au sol et où il y a peu de monde. Fin d'après-midi, Quentin, Kerya et Maoh nous ont rejoints et sont restés manger pour notre plus grand plaisir. 

    Vendredi: Canicule en vue. Dernier jour de crèche pour Lémoni qu'on emmène un jour plus tôt à la campagne pour une durée indéterminée. Une première semaine seule puis sa soeur et ses cousins suivront au gré de leurs vacances, stages et autres besoins des parents. Et je ne vais pas bouder mon bonheur.

  • Italie 2023 – acte 1

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    Ceci n'est pas une poire

    Cette première année de retraite, on va en Italie, puis en Italie, puis encore en Italie et enfin en Italie. Et on ne dira pas non à un cinquième tour si l'occasion se présente. 

    Donc premier acte: 5 jours fin mars. Virée gastronomique à six. Toujours les mêmes six gourmets gourmands. Ceux avec qui manger est un acte sacré. Alors forcément, l'Italie…. Qui plus est avec un Italien pur jus, sa femme pas italienne mais qui cuisine mieux que toutes les mammas de la péninsule et les quatre autres belges ou anglais qui ont passé quand même plus de cinq ans de leur vie sous la botte du slow food.

    Et tout le séjour nous a enchanté le coeur, les papilles, les pupilles et les oreilles. Et même si le but initial du voyage était d'enfin s'asseoir à la table du plus grand 3 étoiles d'Italie, à l'Osteria Francescana de Massimo Bottura, où le menu dégustation était un voyage à lui tout seul, nous avons aussi mangé avec un plaisir tout aussi grand, même si différent, dans une ou deux petites trattorias à Parme.

    Retour à Parme pour trois d'entre nous qui y avons travaillé et retour pour moi surtout dans l'hôtel qui m'a hébergée pendant un an, face au Duomo, sur la plus belle place de Parme. J'ai retrouvé, intacts, le parfum madeleine de Proust des chambres et surtout, par chance saisonnière, le parfum inégalable de leur glycine couleur…. parme.

    A la descente, nous nous sommes arrêtés à Lausanne chez Swiss Sis qui, elle aussi, nous reçoit autour d'une table qui vous met aussi des étoiles dans les yeux. Et à la remontée, arrêt en Champagne pour faire le plein pour l'année qui vient. 

    On dirait un billet de luxe mais en fait ce n'est qu'un billet d'épicuriens bien décidés à en profiter tant que la vie nous l'offre.

  • Bon bon

     

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    C'est le nom d'un restaurant gastronomique qu'on a découvert il y a plus de quinze ans quand il n'avait pas d'étoiles si ce n'est celles qui brillaient dans nos yeux. Un petit restaurant au coin d'une rue où des amis à la vie à la mort, gourmands et gourmets, m'avaient invitée pour mon anniversaire. La cuisine était déjà ouverte sur la salle et j'avais été impressionnée par le ballet silencieux et calme de cet orchestre à mille poêles que dirigeait ce chef hors pair.

    Dans l'assiette, de petites explosions de saveur incroyables, une présentation inimaginable, dans mon coeur de cuisinière amatrice, l'impression d'avoir trouvé mon maître, même si je le savais déjà inégalable.

    Puis il a grandi de son côté, a déménagé dans un restaurant plus grand, moins convivial, même si sa partner in crime a tout fait pour que tout dans cet environnement soit original et inattendu. Il a gagné une étoile puis deux. Nous, nous avons continué à économiser (parce que ça coûte son nom) pour venir revivre la magie. A deux, à quatre, à cinq, à six, à huit. 

    On en a essayé d'autres, aucun n'a été à la hauteur. 

    Il ferme ses portes à la fin de ce mois, fatigué d'entretenir ses étoiles. Nous avons choisi d'y emmener une dernière fois nos enfants, pour qui la magie a opéré de la même manière que sur nous.

    C'était bien, peut-être pas aussi bien que les autres fois, mais bien quand même. Et même si j'aurais préféré que les valeurs ajoutées soient là, c'était bien aussi de passer trois heures à nous cinq. Comme un peu de poussière de ces étoiles en voie d'extinction.

  • Ciao janvier

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    On dit toujours que c'est le mois le plus triste de l'année. Moi je trouve que c'est février. Mais bon y'en a pas un pour rattraper l'autre. J'en ai tellement marre de cette lumière blafarde, de ces jours si courts, et surtout de ce froid qui me rentre dans les os.

    Mais bon d'accord, janvier et février sont des mois d'anniversaire et ça c'est déjà chouette. On a fêté les capricornes et bientôt on célébrera les verseaux. Le simple fait de pouvoir fêter est un cadeau en soi. Surtout après les quarantaines déplaisantes de fin d'année. 

    J'ai fait le plein d'amitiés, les très anciennes comme Bibi et Alain ce weekend (les amitiés de l'école primaire qui ont traversé les années et les siècles), les vieilles copines qui ont vécu plusieurs vies, et bien sûr les incontournables qui m'ont organisé un dîner d'anniversaire à domicile.

    J'ai pu garder les petits monstres à tour de rôle et ça n'a pas de prix. Ils ont à peine quitté la maison que je me languis de les voir, même si parfois j'aime aussi souffler seule mais surtout surtout pas longtemps.

    Je me suis offert un lumbago première classe, un de ceux qui font hurler au moindre mouvement. Je ne me souvenais plus de cette douleur tant il y avait longtemps. Il y a toujours une petite pointe dans le bas du dos mais la grosse crise est passée, même si elle a duré deux bonnes semaines.

    On a vendu le garage de Maman, c'est aussi une étape.

    Et on a enfin trouvé une voiture à acheter après des mois de tergiversations et d'hésitations, contraints et forcés que nous sommes d'abandonner l'"autobus blanc" comme l'avait baptisé mon papa. 

    Voilà, un mois sans lumière mais plein d'étoiles dans les yeux malgré tout.

  • Infinie tristesse et joie sans pareille

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    Encore une fois, ces derniers jours ont été à l'image de ce qu'est la vie, une succession de grand soleil et de nuages gris foncé, météo sans cesse en mouvement.

    J'ai appris vendredi et aujourd'hui deux décès qui ne m'appartiennent pas, pour autant que l'on puisse "posséder" un décès. Je veux dire par là que je ne connaissais pas personnellement les disparus, tant s'en faut. Vendredi, l'auteur du livre "Deux petits pas sur le sable mouillé", Anne-Dauphine Julliand, perdait son troisième enfant. Je suis son compte Instagram, pépite de résilience et de joie de vivre, après avoir lu son livre que m'avait offert Hanka il y a quelques années. Ce livre raconte la découverte de la maladie dégénérative de sa petite fille de 2 ans et l'accompagnement de cette enfant jusqu'à sa mort un an plus tard. Il raconte également l'arrivée de son troisième enfant, une autre petite fille atteinte de la maladie qui vivra jusqu'à ses onze ans. Et vendredi, elle perd son fils aîné qui se suicide la veille de ses 20 ans. La pensée de cette maman ne m'a pas quittée de tout le weekend et aujourd'hui encore, je suis bouleversée. J'ai beaucoup de difficultés à concevoir comment on peut survivre à cela. Et à côté de l'infinie tristesse, sincère, qui m'habite, je ressens un besoin compulsif de prendre de ses nouvelles sur les réseaux sociaux, et je n'aime pas du tout ce comportement que j'apparente à une sorte de voyeurisme mal placé. Et cela me rend encore plus triste.

    Aujourd'hui, j'ai appris également le décès d'un commerçant près de chez moi, que j'aimais beaucoup même si je ne fréquentais pas sa boutique de seconde main toutes les semaines et de savoir que c'est cette saleté de virus qui l'a emporté me révolte d'autant plus. Et à nouveau je ressens une tristesse qui me semble inappropriée.

    Alors que j'ai passé un weekend absolument magnifique. Malgré un épouvantable lumbago dont j'avais complètement oublié la puissance de la douleur. Nous avons gardé Jules et Sam Sam pendant tout le weekend et ils ont été tout simplement adorables. Petit Jules voulait m'aider à me relever et m'apportait de faux petits déjeuners au lit sur des rampes de garage en guise de plateau. Il nous a bombardés de questions en chaîne et nous a nouveau épatés par son vocabulaire encyclopédique. Inutile de lui parler de bébés cochons ou de bébés sangliers, il rectifie la nomenclature en sanglier, laie et marcassins ou verrat, truie et porcelets. Sam Sam ne s'exprime pas encore comme lui mais sait se faire comprendre. Et nous signale qu'il entend les pigeons sur la terrasse. Ce qui amène son poète de frère à nous faire remarquer que les oiseaux sont comme lui, ils chantent pour dire qu'ils sont contents de commencer leur journée.

    Le samedi soir, J et S et C et M ont amené leurs casseroles et leur matériel pour me concocter un dîner d'anniversaire à domicile et c'était tout simplement fabuleux. Il suffit de donner un ingrédient à J. et elle vous décline un plat et un dessert magiques. Cerise sur le gâteau, avoir deux petits garçons bien élevés à l'apéro qui vont au lit sans difficultés le moment venu, c'est un vrai bonheur.

    Finir le weekend en célébrant, en tout petit comité malheureusement, les seize ans de Clara, et découvrir par la même occasion la nouvelle maison de Sis'cile était juste parfait pour se dire que la famille reste ma priorité absolue dans ma vie. 

  • Un weekend sens dessus dessous

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    Quel merveilleux weekend ! Tous mes sens ont été chamboulés. 

    Vendredi après-midi, j'ai pris congé et nous avons commencé le weekend par fêter une nouvelle fois mes soixante palais dans ce restaurant gastronomique qui enchante mes papilles. A nouveau, ce fut une explosion de saveurs et de parfums, un plaisir des yeux aussi. A une seule exception près – et non des moindres – je n'ai jamais été déçue par cet "artisan du goût"; bien au contraire, il parvient à me bluffer à chaque fois. Difficile de sortir de là en fin d'après-midi et d'aller faire son supermarché du vendredi soir. Je me suis vraiment sentie comme Cendrillon après les douze coups de minuit….

    Samedi matin: Soin lift chez l'esthéticienne pour remonter d'un demi-cran ce qui retombera de deux crans dès le soir. Mais qu'importe, ce soin du visage me fait un bien fou et quand j'enchaîne avec un shampooing chez le coiffeur et que le massage du cuir chevelu est juste divin, je ronronne. C'est là que j'apprends à la délicieuse masseuse capillaire que le mot lui-même "shampooing" vient d'une langue indienne et signifie justement "masser".

    Samedi après-midi: c'est la course… des courses. Il faut faire vite, Sappho vient dormir chez nous ce soir et elle arrive vers 17h30. On arrive plus ou moins à boucler notre tour et être là quand la princesse arrive. Une fois qu'elle sera couchée, on pourra finir le gâteau de Clara pour demain. C'est sans compter Quentin et Kerya qui reviennent de Prague et ratent leur connexion train de Charleroi à Bruxelles. Allo Papa ? Les finitions du "terrain de football" attendront donc le retour de l'Homme dont la précision pour découper des lignes de terrains dans du sucre de couverture est inégalable.

    Dimanche matin: j'ai dormi avec Sappho, le nez dans ses cheveux de soie au parfum d'ange. Et ce plaisir, à nul autre pareil, est indescriptible.

    Dimanche après-midi: c'est l'anniversaire de Clara et on se retrouve tous au complet chez elle pour souffler ses 14 petites flammes, grignoter quelques centimètres du terrain de foot et jouer une partie de Cluedo pour clôturer l'après-midi. Pendant ce temps, deux petits monstres manipulent sans ménagement les vieux jouets de Sis'Cile qui perdent quelques plumes au passage.

    Dimanche soir: concert fabuleux. Un des plus grands ténors du moment qui revisite les mélodies viennoises de sa grand-mère. Je suis aux anges. Je l'adore comme une vieille midinette décatie, Vienne m'enchante et ces mélodies (non pas que les valses de Strauss, pas que….) tournent en boucle dans ma tête. Pur bonheur pour mon cinquième sens.

     

  • Délicieux Noël

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    Délicieux le repas, l'Homme a vraiment l'art de mettre les dindes en valeur. Euh non, je ne dis pas ça pour moi mais plutôt pour celle qui s'invite maintenant chaque année à Noël. Lui aimerait passer à autre chose mais tout le monde en redemande, à son grand dam.

    Délicieux les mises en bouche et les desserts de Swiss'Sis, Sis'Cile et moi.

    Délicieux les allées et venues des petits dans nos pattes pendant les journées de préparation du 23 et du 24.

    Délicieux les cadeaux échangés sous le sapin.

    Mais surtout surtout, délicieux moments d'un Noël incroyable où personne n'était de mauvaise humeur.

    Un seul regret, la fatigue extrême et l'infection virale de Mamy qui l'a empêchée de se sentir bien. 

  • Et janvier a filé

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    Le lâcher prise, c'est bien mais à force, on perd un peu pied sur tous les tableaux. Un peu comme les apprentis nageurs, quand on accepte de lâcher la perche ou le bord de la piscine là où on n'a pas pied, il faut aussi apprendre à ne pas paniquer et essayer de garder la tête hors de l'eau. Moi, à force de lâcher prise, je perds un peu le contrôle de tout. Ce blog est négligé, peu entretenu, je ne trouve plus le temps. Et pourtant j'ai tant à dire. Ma pile de livres à lire menace de s'écrouler, je ne trouve plus le temps. Et pourtant j'ai tant à lire. Voilà bientôt un an que je me suis offert le mercredi après-midi en me jurant de prendre du temps pour moi. Combien d'expos aurais-je vu en un an ? Deux ? Trois ? Grand maximum. Mais à quoi passé-je donc mon temps ? Et pourquoi file-t'il si vite ?

    Qu'avons-nous fait de ce janvier ? A part les éruptions urticantes de l'Homme qui ne sont toujours pas résolues et qui occupent nos conversations un jour sur deux, le mois s'est à nouveau écoulé entre délicieux moments, nouvelles joyeuses et nouvelles tristes à pleurer, jolis spectacles, réflexions hautement philosophiques et routines rassurantes.

    Un moment sublime et délicieux dans tous les sens du terme dans ce restaurant 2 étoiles incomparable, indécemment cher mais bluffant, en compagnie non moins délicieuse.

    Un essai de guimauve, pas mauvais mais esthétiquement perfectible.

    De nouveaux draps tellement tellement agréables.

    Ce foutu pèse-ma-personne qui me balance un chiffre indécent. Janvier, je te déteste !

    Une soirée d'hommage à Nat King Cole, pas déplaisante mais trop fatiguée pour en profiter vraiment.

    L'annonce de la mort d'un enfant de onze ans, que ses parents ont quitté sur un quai de gare, tout joyeux de partir à la neige. Il mourrait le lendemain, victime d'une rupture d'anévrisme insoupçonnée. Je sais que chaque jour tant d'enfants meurent mais quand ce drame touche des amis qui vous sont proches, je suis chaque fois plus bouleversée que je ne le voudrais.

    Un petit moment tout court avec Jules, le temps d'aller le chercher à la crèche et de le ramener à sa maman. Un petit moment très court mais pendant lequel j'aurais pu le manger tout cru dix fois.

    Des moments plus longs avec Mademoiselle Sappho, de plus en plus loquace et si charmante.

    Trois petites heures à la maison-jardin, le temps de récupérer quelques bûches. Arrivés en presque fin d'après-midi, à cette heure mi-figue mi-raisin qu'on dit entre chien et loup, une fois la chaleur revenue dans la maison, le simple fait de passer la porte et de rentrer dans la cuisine réchauffée vous envoie au visage un parfum chaud particulier qui n'appartient qu'à cette maison et qui fait revivre instantanément mon papa. Et j'ai furtivement essuyé les quelques larmes glissant sur mes joues et mon nez qui n'a pas résisté à se plonger dans son écharpe accrochée au porte-manteau.

     

  • Et septembre a filé….

     

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    Lundi:  Katia vient passer la soirée à la maison comme tous les mois. C'est l'occasion de nous retrouver avec ceux qui veulent, les filles surtout, pour une soirée manucure, pédicure, vernis de toutes les couleurs. Katia est rayonnante, enfin encore plus rayonnante que d'habitude. Son fils lui a fait la surprise de lui envoyer sa femme et leur petit Noah tout neuf pendant presque 6 semaines pour que sa maman puisse faire connaissance avec son petit-fils. Elle est radieuse, n'a pas de mots pour dire à quel point elle est heureuse.  

    Mardi: Premier concert de la saison avec Maman. Ce n'est pas n'importe quoi ce soir. Pour fêter l'ouverture de la Présidence autrichienne du Conseil européen, Bozar a invité le Wiener Philharmonic Orchestra sous la direction d'un chef d'orchestre de …. 91 ans. Déjà, respect. De manière très protocolaire, l'orchestre entame l'hymne national autrichien et quelque dix personnes se lèvent respectueusement dans la salle. On peut donc compter les Autrichiens sur les doigts de la main. Puis l'orchestre enchaîne avec l'hymne européen. Et là, à ma grande stupéfaction, une salle entière est debout. Qui a dit que l'Europe n'avait plus que des détracteurs ?

    Mercredi: Dans le métro ce midi, un homme s'avance vers moi pour mendier une pièce. Je lui donne quelque chose et il reste devant moi sans oser formuler sa demande suivante. Puis il se lance et me raconte ses difficultés à boucler les fins de mois et surtout son expulsion imminente de son appartement, faute de pouvoir payer son loyer. Il me demande de l'aider, de parler avec son propriétaire. Je suis restée là, complètement démunie, ne sachant trop que lui dire, bafouillant l'une ou l'autre ânerie, consciente de ma stupidité. Puis j'ai profité de l'arrivée de la rame de métro et de mon rendez-vous à venir pour filer sans demander mon reste. Mais je me demande encore comment j'aurais dû réagir.   

    Jeudi: Je suis seule à bord, ma chef est déjà partie. La directrice convoque une réunion dans le quart d'heure. Je suis sensée remplacer ma chef mais moi j'ai un avion à prendre dans deux heures. Je ne peux pas rester. J'attrape la première collègue décente qui passe dans le couloir et je lui demande la faveur de me remplacer. Elle accepte sans trop de difficultés. Dans les cinq minutes qui suivent, je reçois un mail de sa collègue directe, plus légitimée à participer à cette réunion, qui se plaint de mon choix. Elle souffre depuis quelque temps d'une mise à l'écart et cette décision prise un peu à la légère ne fait qu'exacerber ce sentiment d'exclusion. Je prends la peine de lui répondre et de m'excuser avant de vite fermer boutique et de rassembler mes afffaires pour partir. En quittant l'étage, je m'arrête devant son bureau et je la retrouve en pleurs. Je suis tellement désolée de voir comment parfois un simple malentendu, une petite maladresse peut avoir des conséquences insoupçonnées. 

    Vendredi: Lyon avec J. et S.. Première journée à flâner sous le soleil, monter à Croix-Rousse, redescendre par des petites rues sympas, revoir la fresque des Lyonnais, manger une glace chez Nardone et être très déçus, tomber sur Amorino au hasard dans le Vieux Lyon et craquer à nouveau pour une glace pour masquer la déception de la première. Monter à la basilique de Fourvière à pied, courageusement et se dire que l'effort est bien récompensé. C'est une basilique magnifique. Finir la journée dans un bouchon toujours aussi sympathique, le Bouchon des Filles.

    Samedi: Petit déjeuner dans un bar où l'on fait des capuccinos absolument extraordinaires, longer la Saône avec l'intention de monter jusqu'à Saint-Cyr-au-Mont-d'Or retrouver Isa puis faire demi-tour pour cause de vent du Nord trop frais pour nos tenues légèrement optimistes. Retourner à l'hôtel pour se couvrir d'une petite laine et prendre le métro pour Saint Cyr. Arriver juste à temps pour le rendez-vous fixé avec Isa pour un petit lunch super sympa et délicieux au Cyr au Thé. Elle est en cuisine et n'a pas beaucoup de temps mais elle nous accueille avec sourire. C'est un projet fou qu'ils ont mis sur pied et je les trouve bien courageux. Elle m'a fait rire, elle pense à moi chaque fois qu'elle épluche des carottes. Les copines de blog en connaissent parfois plus sur nous que nos plus proches….. Redescendre cette fois vers Lyon à pied, 25 km par de jolis chemins dans la colline, très beau moment un rien gâché par une envie insupportable de faire pipi. Terminer le weekend dans un bouchon réputé, Daniel et Denise, mais qui nous a déçus.  

    Dimanche: Retour à la maison après un trajet la tête à l'envers. Première fois de ma vie que j'oublie ma valise au contrôle de sécurité en étant totalement persuadée que l'Homme l'avait prise et que non, non, non, je ne l'ai pas oubliée, je suis certaine qu'on a quitté la sécurité la valise à la main.  Très contrariée, je rumine à la porte d'embarquement. Au moment d'embarquer, je réalise que j'ai oublié mon livre sur un siège dans la salle d'attente. Je n'en reviens pas d'être aussi distraite. Arrivés à la maison, je reçois un mail de l'hôtel qui dit: 

    Chère Madame,

    Cela a été un plaisir de vous accueillir et nous espérons que vous avez apprécié votre passage chez nous.

    Ce matin, lors de votre départ, il semblerait que votre tête soit restée au fond de notre confortable lit… En effet, nous avons retrouvé dans votre chambre un sèche-cheveux vous appartenant.

    Si vous envisagez de revenir nous voir bientôt, nous serons ravis de le mettre de côté pour vous.

    Dans le cas contraire, nous pouvons, bien sûr, vous le renvoyer.

    Je ne sais pas si j'ai laissé ma tête au fond de leur confortable lit mais en tout cas, elle n'est plus solidement ancrée sur mes épaules. 

  • Vacances

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    Passer dix jours aux Pieux, y'a pas plus reposant ! Pour la première fois depuis longtemps, nous nous sommes retrouvés tous les deux en Normandie. Dix jours parfaits: quelques bouquins, un peu de soleil, quelques promenades sur la plage les jours plus couverts et le farniente le plus total. 

     

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    Passer quinze jours en Algarve, invités par Anaïs et Simon dans la maison des parents de Simon, en compagnie de Petit Jules. Descendre la France et l'Espagne en voiture avec Quentin et Kerya, passer du temps avec ces quatre là et surtout avec ce petit garçon de plus en plus sage, de plus en plus beau, de plus en plus drôle. Découvrir une région du Portugal encore inconnue, passer un moment de pur délice dans un petit restaurant cantine dans la montagne, lire au bord de la piscine, se promener avec petit Jules, faire des apéros géants, ne rien faire….

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    Passer une semaine de rêve à Venise, rien qu'à deux, pour terminer en beauté cette trilogie. Ce n'est jamais que la dixième fois qu'on y revient, inlassablement, mais tout nous appelle.  Toutes ces rues cachées, loin des hordes, ces surprises à chaque coin de ramo, le labyrinthe des canaux, toutes ces îles au large de la lagune, celles qu'on connaît déjà si bien, ce restaurant où ils nous demandent des nouvelles des enfants quand on y retourne, les îles qu'on découvre pour la première fois…… ces coins et recoins qu'on connaît par coeur et qui pourtant nous font encore découvrir d'autres facettes, c'est là toute la magie de Venise.

    Alors oui, nous avons passé de merveilleuses vacances cette année.