
Les habituels perturbateurs noëliens se sont tenus plutôt à carreaux cette année mais pas de chance, cette fois c’est la personne que j’aime le plus au monde qui m’aura bien gâché mon Noël. Je m’étais pourtant bien juré l’année dernière que j’aurais lâché prise cette année mais il aura tout fait pour que je n’y arrive pas. Enfin, c’est surtout lui qui s’est trouvé incapable de lâcher prise.
Il voulait que tout soit parfait. Il veut d’ailleurs toujours que tout soit parfait. Et au quotidien, je ne vais pas m’en plaindre. J’aime ça et je suis bien moins douée que lui pour atteindre un résultat proche de la perfection. Mais quand c’est Noël, qu’on a la chance de réunir la seule racine qu’il nous reste, quelques vieilles branches, les feuilles et sept petits bourgeons, avec un esprit de famille non négligeable, vouloir jouer à Top Chef en cuisine pour 21 convives, relève de l’indécence.
Il râlait sur tout, les carottes pas calibrées, les dés de betterave coupés trop gros, les verrines réorganisées en dernière minute, les lumignons qui gênent les verres à eau sur la table, etc, etc…. Garnir 21 assiettes avec le ruban de poivron enroulé à midi, la purée de topinambour à 6 heures, les carottes (2 rouges, 2 jaunes, 2 violettes) à 3heures, la dinde, la farce à 9 heures, oui Chef, bien Chef. Et au final, on mange tiède. Il a poussé Swiss’Sis à bout, alors qu’elle vient nous aider depuis 30 ans la veille et le jour de Noël, et encore elle s’est contenue.
Je déteste quand il est comme ça. Je n’ai pas décoléré pendant 3 jours. Il a ressassé sa frustration pendant 3 jours. Et à nouveau, Noël m’a mis dans un état de stress pas possible alors que je voulais juste en profiter.
L’année prochaine, raclette et hot dogs !








