Catégorie : Friends

  • Eté indien

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    Il fait absolument magnifique. Le mois d'août est enfin arrivé. Le hic, c'est la rentrée aussi. Cherchez l'erreur ! Allez un petit semainier pour fêter le soleil !

    Lundi: Dîner de rentrée avec Cat et Joséfine. Juste un peu de bonheur entre filles.

    Mardi: C'est l'anniversaire de ma meilleure amie d'enfance. Elle aurait aujourd'hui 52 ans. Elle me précédait de quelques mois. Chaque année, j'y pense à la même date, mais je ne sais pas pourquoi cette année encore plus que d'autres. Je repense à ce matin d'avril quand le (futur) Homme est venu me chercher à la gare, à la joie de le revoir, brisée en éclats en un instant quand il m'a annoncé l'impensable. 21 ans, un vélo à la mer, une voiture, un vol plané, la mort instantanée. 

    Mercredi: Nouveau rendez-vous chez la diététicienne. Cette pèse-personne se fait un poids d'or si elle traite toutes les clientes comme moi. Je rentre, je monte sur la balance, elle note le verdict, me dit de continuer comme ça et allège mon porte-feuille. Et rendez-vous pour dans un ou deux mois. Ca me revient à ce jour à peu près à 60 euros le kilo (perdu). Je sais, c'est cher payé, mais finalement, ça marche lentement mais sûrement. Alors, tout compte fait, autant la payer elle que d'investir dans des poudres hyper-protéinées ou autres cochonneries allégeantes.

    Jeudi: Première pièce de théâtre de la saison. Manneke. On ne peut pas faire plus belge. Tendre et émouvant, l'histoire de l'auteur-acteur lui-même, celle d'un enfant transbahuté par une mère extravagante entre Liège et Bruxelles, entre sa grand-mère et les hommes de passage de sa mère. Mais drôle, émouvant, bouleversant.

    Vendredi: Soirée cinéma en amoureux dans ce cinéma menacé d'expropriation. Le dernier Nanni Moretti "Habemus Papam". Du bon Moretti, de l'Italie, des curés, de la tendresse, un Michel Piccoli absolument superbe d'angoisses. 

    Samedi et Dimanche: Enfin un weekend à la maison. Et malgré le beau ciel bleu, nous sommes restés entre nos 4 murs à les uns coller des plaques de gyproc sur le mur de la cuisine et les autres ranger à grande échelle. Vu de l'extérieur, ce n'est pas très drôle mais moi j'aime les weekends "chantier".

    Et youpie, on nous promet cet été indien pour encore une semaine !

     

     

  • Loirs en bord de Loire

     
    Un petit weekend en bord de Loire chez Véro et Olivier. Rien que du bonheur.
    Elle, c'est une de mes sorcières bien aimées.
    La plus piquante, dont le nez se retrousse comme celui de Samantha à chaque plaisanterie bien sentie ou à chaque "gossip" croustillant.
    La plus altière et la plus classe qui porte des colliers lourds comme la Toison d'Or avec une légèreté de gazelle.
    La plus zen que rien ne stresse, rien ne presse. Auprès d'elle, j'ai lâché prise. On s'est promenés pendant 2 heures et demie et tant pis si les enfants ont dû nous attendre jusqu'à près de 15 heures pour déjeûner. Moi qui stresse sans commune mesure quand mes adulescents ne sont pas nourris avant 14 heures…..
    La plus engagée dans la sphère bio, alimentation durable et écolo. Elle est incollable sur les OGM, les parabens et les pesticides en tous genres.
    La plus fidèle de mes lectrices ici qui ne rate aucun épisode et qui, du coup, en sait plus que moi sur ma propre vie.
    La plus audacieuse dans ses projets de vie pour avoir suivi un mari encore plus fou dans une entreprise de chambre d'hôtes parfaitement gérée, dans un endroit sublime.
    La plus courageuse aussi pour avoir accepté de s'enfermer dans un endroit perdu malgré sa sublimité.
    La plus pétulante.
    La plus manipulatrice de toutes, qui nous mène par le bout du nez, nous demande notre avis pour le programme des activités, écoute religieusement et nous propose un programme totalement différent, de son choix sans avoir l'air d'y toucher. Et toutes, béates, nous suivons sans broncher.
    La plus mystérieuse à mes yeux: depuis le jour où nous nous sommes rencontrées pour la première fois, il y a presque 20 ans, nous cherchons d'où nous nous connaissions déjà. Au premier regard, on savait qu'on s'était déjà rencontrées mais on n'a jamais trouvé ni quand ni sous quels cieux. Peut-être en vraies sorcières encore inconscientes de l'être, nous nous sommes reconnues et souvenues de notre vie future.
    Nous avons passé avec elle et lui un moment figé dans la douceur de vivre, le plaisir d'être ensemble, l'envie d'arrêter le temps et de profiter de chaque seconde sans plus aucune contrainte. Un avant-goût du paradis.
  • Cinq sorcières sur la Canebière

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    Cinq sorcières

    Sur la Canebière

    Venues faire le plein de soleil

    A Marseille

    Cinq sorcières

    Bonne Mère

    Pleines d'allégresse

    Autour de la bouillabaisse

    Se brouillent

    Avec la rouille

    Se chamaillent

    Avec l'ail

    Fêtent les quarante ans

    Epatants

    De la benjamine 

    Kristien

    Marchandent

    Des savons à la lavande

    Achètent

    Des navettes

    Sans oublier

    Du mimosa par brassées

    Cinq sorcières

    Sur la canebière

    Se sont retrouvées

    Comme chaque année

    Pour leur congrès annuel

    Leur weekend pluri-elles. 

     

  • Ah comme la neige a neigé….

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    Premier vers du plus célèbre poème d'Emile Nelligan, poète québécois que j'ai découvert sous la plume d'un écrivain…. haïtien:

    Je n'étais durant cet après-midi de décembre

    qu'une ombre derrière la fenêtre givrée 

    en train d'admirer

    l'un des plus bouleversants spectacles de la nature.

    Je regardais fasciné toute cette neige

    qui ne cessait de tomber.


    Le poète Emile Nelligan a atteint l'immortalité

    pour avoir employé deux fois le mot neige

    dans ce vers très bref: 

    "Ah comme la neige a neigé."

     L'énigme du retour – Dany Laferrière

    Il neige sur la Belgique depuis une semaine par petites touches. Il fait bigrement froid mais petit à petit on s'habitue. 

    Fin de semaine sous le signe de la neige et du froid:

    Jeudi: Une pièce d'Amélie Nothomb au théâtre: Les Combustibles. Pas une pièce particulièrement extraordinaire mais qui pose question néanmoins par ce soir de grand froid: Une étudiante, un assistant et un professeur de littérature vivent ensemble dans l'appartement du professeur en pleine période de guerre. Il fait dramatiquement froid et ils ont déjà brûlé tous les meubles. Restent les livres, une bibliothèque fabuleuse. Mais dilemme: quel(s) livre(s) brûler en premier ? On connaît bien la question: "Quel(s) livre(s) emmèneriez-vous sur une île déserte ?" mais se demander quel livre brûler en premier pose la question sous un angle très différent. Il y a un côté sacrilège difficile à surmonter. Et j'ai essayé de répondre à la question sans y parvenir. Il faut croire que j'ai pas encore assez froid pour la prendre au sérieux…..

    Vendredi: On a pris la route à six direction Le Touquet. Soirée dans une chambre d'hôtes/restaurant à vous recommander absolument: La Cour de Rémi. Arrivés sur place, on a entrepris de faire une petite promenade de soleil couchant. Brrrrr, – 8°C, – 10°C, on n'a pas tenu très longtemps et le plus méditerranéen d'entre nous a déclaré forfait et nous nous sommes engouffrés dans le seul et unique café du village, à côté de la petite église, et nous avons débarqués chez les Ch'tis: "Vous v'nez de Bruxelles, hein ?" "Ah, monsieur est anglais, hein ?", "Et vous v'nez ici pour une nuiiiit ?". Un vieux poêle Godin, un tapis de cartes, les cartes, des petits Portos (personne ne s'est aventuré du côté du Picon vin blanc), des clients du cru qui nous dévisagent en riant sous cape. Retour chez Rémi: Une soirée toute en saveurs et parfums, toute en rires et dégustation, et hop sous la couette + couverture supplémentaire. Un petit déjeuner mémorable et une promenade plutôt courte sur la plage du Touquet, absolument pas belle pour deux sous, mais la plage sous la neige, cela reste toujours un spectacle d'enfant pour des citadins comme nous. Et retour sous une tempête de neige vers Bruxelles où la neige a fondu.

  • Faux amis

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    Elle a vexé des amis à elle, moins "anciens", en nous présentant les uns aux autres et en nous désignant comme étant "nos amis de toujours". Elle voulait dire "nos plus anciens amis", ils ont compris "nos vrais amis". 

    Ils nous ont invité pour 4 jours dans leur appartement à Majorque et on y a retrouvé le temps d'un dîner leurs amis de vacances. Je pense que nous avons réussi à atténuer quelque peu l'antipathie immédiate que son impair avait dû faire naître à notre égard.

    Pourtant, elle avait raison, nous sommes leurs amis de toujours. Toujours remonte aux amphithéâtres de l'univ où l'Homme et elle ont passé des heures et des soirées entières à refaire le monde. Et on peut dire qu'ils s'y entendent encore toujours tous les deux à réorganiser virtuellement et verbalement la planète entière. 

    Puis elle a rencontré son futur chirurgien bricoleur, ravaleur de façades et de larmes de détresse. L'Homme m'a rencontré moi. Et nous ne nous sommes plus vraiment quittés. On s'est mariés deux par deux, à un mois d'intervalle. On a pleuré, prié, espéré ensemble ces bébés qui ne voulaient pas venir. Nos espoirs ont été comblés à un an d'intervalle et tout naturellement elle est devenue la marraine de Maïté et l'Homme est devenu le parrain de leur Caroline. Quatre mois plus tard naissait Anaïs et nos deux fils sont nés en juin et juillet de la même année. 

    On a fêté des dizaines d'anniversaire ensemble, rivalisé dans la confection des plus beaux gâteaux, passé des mois de dimanche après-midi, l'été dans leur jardin, l'hiver dans nos quatre murs d'appartement. 

    On a passé tant de vacances à neuf. 

    Aujourd'hui, de loin en loin, on part en city trip ensemble. Mais l'âge accentue ce qui nous séparait déjà il y a 20 ans. Nous n'avons absolument pas le même rythme. Un peu comme la fable du lièvre et de la tortue revue et corrigée où ce serait le lièvre qui gagnerait la course. C'est le couple le plus rapide de la planète, "dépêche-toi" est leur prière, "vite" leur code secret. J'en ai déjà parlé dans un billet précédent

    Lui organise des voyages extraordinaires, ils ont déjà visité la moitié de la terre et toujours ils nous invitent à les accompagner. Et souvent, nous refusons. D'une part, parce que je pars difficilement en "beau" voyage sans pouvoir le partager avec mes enfants et que forcément, le prix pour cinq n'est pas celui pour deux. Mais d'autre part et surtout parce que le rythme effréné auquel ils visitent un pays est aux antipodes de lenteur Nikonesque de l'Homme-tryclope, doté d'un troisième oeil en mode zoom. Lui ne comprend pas ces arrêts sur image permanents et est totalement incapable de ronger son frein. Du coup, c'est l'Homme qui freine nos escapades communes.

    Mais malgré nos divergences de sablier, l'amitié qui nous lie reste indéfectible. Elle est enracinée dans le terreau si riche de nos vingt ans, quand on croyait que le monde nous appartenait et qu'on avait toute la vie devant nous. 

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    Le bogato qu'elle a confectionné pour les 50 ans de l'Homme 

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    Nos voeux réalisés en toute beauté.

  • La « maman » des mamans

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    Tableau de Denise Rafenomanjato
     

    Elle m'a prise par surprise. Je savais qu'elle avait dix ans de plus que moi mais comme j'oublie que j'en ai 50, j'ai oublié qu'elle allait avoir 60 ans en décembre. Lors de notre rendez-vous la semaine dernière, elle m'annonce l'impensable: c'est notre dernier rendez-vous, elle arrête à la fin de l'année. Elle ne travaillera plus qu'à mi-temps et se consacrera exclusivement à sa passion: la stérilité. J'ai du mal à y croire. Je lui souris et plaisante mais le coeur n'y est pas, le sentiment d'abandon est immense. Je me sens redevenir une petite fille. 

    Depuis toujours, j'entretiens avec les médecins une relation privilégiée. Dès le premier rendez-vous, ça passe ou ça casse. Si nous ne devenons pas tout de suite amis pour la vie, je ne reviens plus. Mais ouiiii, j'exagère. Mais pas beaucoup.

    En général, on y va même en couple, voire carrément en famille. Oserais-je l'avouer mais nos enfants ont été chez le pédiatre tous les ans pour une simple visite de routine jusqu'à 14-15 ans. On aimait bien y aller, c'est tout. Et on y allait à 5 pour la visite d'un seul à la fin. Simplement pour aller dire bonjour à celui que tous les enfants appelaient Tonton Clément.

    Chez le dentiste (par ailleurs, mari de la gynéco – le concept de famille est assez large), même scénario, on débarque à cinq dans le cabinet. Il jure ses grands dieux qu'il ne connaît que nous qui venions en tribu. 

    Chez la gynéco, on va en couple. D'abord parce que ce n'est pas à côté de la porte mais surtout parce que cela permet à l'Homme de la voir. Ce n'était pas une amie au départ, elle l'est devenue.

    C'est elle qui m'a rendu l'espoir d'avoir des enfants, quand je n'y croyais plus, c'est elle qui les a mis au monde dans la douceur la plus totale, c'est elle qui vous caresse la joue quand vous avez bien travaillé. Elle est la douceur personnifiée, elle a toujours deux heures de retard dans son planning de rendez-vous parce qu'elle double systématiquement son temps de consultation avec ses patientes mais elles sont toutes prêtes à patienter deux ou trois heures s'il le faut plutôt que de changer. Personne ne veut renoncer à cette douceur si rassurante. On doit donc être des centaines à se retrouver démunies. Perdues sans la "maman" des mamans.

  • Petite croatière entre amis

    Une semaine
    à 15 en Croatie: 4 enfants, 9 adultes et 2 adulescents. Commencer les vacances
    par une bulle de mer sur un voilier avec d’autres, amis proches certes mais
    avec qui on n’a jamais partagé une semaine de vacances, reste un exercice
    périlleux. Mais malgré nos appréhensions à tous, cette semaine a vraiment été
    parfaite. Avec des oh! et des bah ! comme il va de soi.
     

    Les bah !

    • Après 22
      heures de route ininterrompue dont 6 de nuit, une ou deux heures de repos dans
      des conditions plus qu’inconfortables – l’Homme se surestime toujours et refuse
      toujours de s’arrêter dans un motel et d’abandonner sa voiture chargée comme un
      oeuf à la malveillance de mauvais bougres en mal de bagages intéressants – , nous
      sommes arrivés dans la marina où nous attendait le caïque. Il nous a fallu une
      heure et demie pour le trouver en plein soleil de midi, épuisés et tiraillés
      par un besoin de plus en plus urgent. Autant dire que ma première impression du
      bateau était loin d’être éblouissante. Et l’étroitesse de l’espace a
      cristallisé toutes les tensions des dernières 24 heures. Je ne me voyais pas
      passer les sept jours suivants dans un espace aussi petit. Après une nuit d’un
      sommeil plus ou moins réparateur et une mise à jour des paramètres spatiaux de
      mon corps, je me suis habituée et organisée.
       
    • L’absence
      de résultats concrets du régime pré-vacances commencé en avril et les effets de
      plus en plus manifestes de l’âge m’ont plongé dans un état de déprime
      difficilement maîtrisé. J’apprends donc à me ceinturer du pareo chaque fois que
      je m’assieds, à ne plus m’asseoir en tailleur, à me tenir plus droite. Mais
      c’est surtout en photo que le choc est grand. En prime, chaque fois que je
      voyais une photo de ma fille, mon oeil, qui commence à fléchir lui aussi, me
      prenait en défaut et je pensais que finalement j’avais de beaux restes pour me
      rendre compte une demi-seconde plus tard que ce n’était pas moi mais elle, la
      jolie brunette souriante. Grrrr !
    • Le réveil à
      l’aube de l’Homme en vacances est la chose la plus désagréable qui soit. Pour
      moi, pas pour lui. Toute l’année, il se lève après moi. Surtout le weekend où
      le décalage est souvent d’une heure ou deux. Mais en vacances, son rythme
      s’inverse. Il ne veut rien perdre, le lever du soleil, les photos du
      matin, la paix de la nature autour
      de lui avant le lever de tous les autres, le plongeon dans une mer sans rides,
      pas une miette de ses vacances n’est à perdre.  Mais moi, je veux dormir et cet homme qui se lève, se
      douche, se mouche, se rase, se tartine de crème solaire, prépare son sac photo
      en essayant de faire le moins de bruit possible mais en faisant un tintamarre
      de tous les diables, cet homme me brouille le teint dès le matin. Je me retourne,
      essaye de retrouver le sommeil mais généralement rien n’y fait, Morphée s’est
      fait la malle et je n’ai plus qu’à poser le pied – gauche – par terre.

     

    Les oh!

    •  Le dolce
      farniente ! Cat qui nous a organisé la croisière a opté pour la formule
      “cuisinier à bord”. Joséfine, Stefano et nous, nous n’étions pas ravis, la
      cuisine on aime ça et l’idée de nous faire servir ne nous enchantait pas
      vraiment. Mais le fait que Cat organise tout lui donnait de facto un pouvoir de
      décision tacite. Et finalement, contre toute attente, cette formule nous a ravis.
      Force nous est de reconnaître que faire les courses tous les jours ou tous les
      deux jours, capacité de conservation oblige, pour 15 personnes, puis de
      préparer à manger pour tout ce petit monde en tenant compte des petits, des
      allergiques au poisson au sens propre comme au sens figuré, des dégoûtés des
      mollusques et autres goûts et couleurs, tout cela nous aurait pris pas mal de
      temps. Cerise sur le gâteau, le cuisinier était parfait, on a mangé sainement,
      délicieusement, ni trop ni trop peu. 
      Le tout sans jamais avoir l’impression de se faire servir.
    • La couleur
      turquoise de l’eau ! Une mer pas toujours très chaude mais transparente,
      limpide,  magnifique.  A moi qui ne nage pas, Cat a prêté une
      bouée et j’ai pu les accompagner “à la nage” vers une petite plage bien
      sympathique. Un vrai moment de bonheur. 
    • De jolis
      petits ports, des baies enchanteresses où se réveiller le matin, des petites balades sans autre but que
      de trouver un glacier pour les petits (et les grands), une petite église très
      claire, de jolis points de vue pour le zoom de l’Homme, des parties de tavli
      (backgammon), de cartes, de loup-garou, de Uno, de Lobo77, des concours de
      plongeon, des lézarderies sur la plage avant du bateau où la seule
      préoccupation se résume à s’enduire d’indice 30 suffisamment souvent et de
      compter les enfants encore plus souvent, une vie de petite sirène qu’on aurait bien prolongée de quelques jours…


  • Un peu de tout

     

    • Un concert comme je les aime. Ce n'est jamais que la dixième fois que je vais le voir mais c'est un peu comme un rendez-vous que je ne peux absolument pas manquer. Il concentre à lui seul ma fibre grecque et mes années de jeune mariée: les moments délicieux avec l'Homme dans le resto dont nous avions fait notre QG et où le patron nous faisait toujours une petite place, même si nous ne consommions que du vin ou un dessert et où nous refaisions le monde avec Yanni guitare et Yanni bouzouki entre deux prestations; les moments délicieux sans l'Homme où je passais en boucle de la musique grecque captée avec toutes les peines du monde sur Radio Campus, une des seules radios libres des années 80 qui passait ce que l'on retrouve sans problème aujourd'hui sur Internet sous le vocable "Musiques du Monde". Dalaras, c'est tout ça pour moi et je ne m'en lasserai jamais.
    • Une petite intervention chirurgicale de rien du tout sous anesthésie locale. Totalement sans douleur. Même si l'infirmière en a fortement douté au vu des grimaces de souffrance crispée que je lui adressais. "Vous avez mal ?" "Non, pas du tout mais j'anticipe !". Elle a dû me prendre pour une de ces cinglées….
    • Un lunch avec deux amis métis que je connaissais séparément et qui travaillent maintenant ensemble et une discussion extraordinaire sur leur perception de l'Afrique et de son fonctionnement. J'ai fini par me sentir plus Africaine qu'eux dans la tolérance à l'à peu-près et au lâcher prise. Mais bien sûr, je la comprends quand elle me dit que la coiffeuse la plante en plein milieu de son soin, demi-tête faite et l'autre pas, en disant "Revenez demain, je dois absolument partir…" .
    • Une pièce de théâtre impromptue (Mamy B. avait gagné deux places) assez interpellante et très bien jouée sur l'impact des chatrooms sur les zados et dans ce cas bien précis sur les envies de – ou les pousse au – suicide. Sur le potentiel malveillant qu'il y a en chacun de nous aussi. Brrrr !
    • Un bouquin passionnant, une brique de 750 pages mais que je retrouve avec délice tous les soirs (et les matins de ce long weekend): Le club des incorrigibles optimistes de Jean-Michel Guenassia. Le portrait d'une génération, celle de mes parents, mais en France, la fin de la guerre, la libération, l'Algérie et les exilés de l'Est, passés définitivement à l'Ouest, abandonnant derrière eux femme et enfants. Poignant mais toujours l'humour, toujours l'humour.
  • Weekend multifacettes

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    Comme un dé à jouer, un weekend à six faces: 

    Le 6 : Une soirée chez Joséphine et Stefano où la jolie s'est décarcassée pour me faire un menu minceur légumes, de l'apéro au dessert. Et chez elle, les menus minceur ont une allure de fête. Cette soirée était organisée en prélude à une sortie en boîte. Mais comme on ne va plus "en boîte" avant 23 heures au minimum – désolée, mais je trouvais nos sorties à 20h beaucoup plus rentables -, il faut qu'on tue le temps avant. Et on l'a tué de la manière la plus agréable qui soit. Dommage qu'on soit ….. sorti en boîte après. On a choisi une boîte rétro pour ne pas se retrouver, quadras et quinquas au milieu d'une belle et fraîche jeunesse. Et bien, il n'y avait de rétro que la faune qui s"y trouvait: des couples en catimini et en mode séduction pitoyable, des rouleurs de mécanique bijoutés jusqu'aux dents et les épouvantails à breloques qui les accompagnent. La musique, elle, était peu rétro et si elle l'était, elle était tellement remixée et remastérisée que c'en était lassant. Assaisonner de chaleur suffocante et brouillard de fumée et vous aurez une fin de soirée plutôt indigeste.

    Le 2: Je ne suis néanmoins pas restée sur ma chaise puisque j'étais venue pour danser. Mais visiblement mes lombaires n'ont pas aimé le rythme. Le lendemain matin, j'ai voulu me lever pour éteindre le réveille-matin, je suis restée coincée, pliée en deux. Plus moyen de faire marche avant ni marche arrière. L'Homme s'est levé pour essayer de m'aider mais j'ai bien senti que je m'en allais. J'ai fait une brève syncope. En général quand j'ai mal, sous l'effet de la douleur, je retire le fusible, je déconnecte. Pourtant, je n'ai pas eu l'impression d'avoir eu si mal.

    Le 4: On a mangé divinement ce weekend. Hormis le festin chez Joséphine, l'Homme a cuisiné un hamburger maison absolument parfait – j'ai appris par la même occasion que Mc Do cache une petite pilule anti-vomitive dans ses MacMachin. Mes enfants l'ont vue de leurs yeux vue. Après avoir été informés par des copines qui y travaillaient tout de même -. Le lendemain, lasagne d'aubergines tout aussi divine.

    Le 3: Courses dans deux types de magasin que j'affectionne particulièrement: 

    – un magasin de matériel artistique et bricolage pour approvisionner Maïté en matériel scolaire. J'ai trouvé comment j'allais coudre mes sachets de lavande miniature pour la boutique de ma maison de poupées provençale. Je vais acheter du papier à transferts, imprimer des photos de tissu provençal, le réduire au maximum et l'imprimer sur le papier transfert puis repasser le tout sur du tissu blanc ou jaune.

    – Et un magasin de matériel de cuisine et épicerie fine, genre la Grande Epicerie. J'adore fouiner dans ce genre d'endroits et découvrir de nouveaux produits. J'en suis ressortie avec une mandoline.

    Le 1: On a rendu visite à C. à l'hôpital, opérée de la colonne la semaine dernière et qui n'en peut plus de souffrir de sciatique et de demander sans succès qu'on la soulage un peu. Comme si la sclérose en plaques dont elle souffre ne suffisait pas. Je la trouve extrêmement courageuse et je suis vraiment désolée de ce qui lui arrive.

    Le 5: J'ai terminé la soirée seule avec Quentin. Les filles s'étaient retirées dans leur appartement et l'Homme, pour une raison obscure, s'est mis à bouder (= il monte dans sa chambre et se met à lire et ne répond que par monosyllabes). On s'est offert un très beau film: Eden à l'Ouest de Costa Gavras. A voir si l'on est sensible à la problématique des émigrés clandestins. Sinon s'abstenir. 

    J'ai fait un 6, je rejoue: j'ai aussi eu un immense plaisir à nettoyer le fond de mes armoires dans la salle de bains et un tout aussi immense déplaisir à changer d'heure. 

  • 24 heures parisiennes

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    Les sorcières et une fée se sont assorciées pour m'offrir un super cadeau d'anniversaire: un cours de cuisine tous ensemble (elles et les princes qu'on sort rarement) à l'Atelier Guy Martin, le grand chef du Grand Véfour à Paris.

    Au programme: Déclinaison de mandarines au poivre de Séchouan; Bouquet de crevettes Obsiblue déclinées en bisque, grillées et pochées; Carpaccio de cervettes Obsiblue au kombu salé, fenouil croquant et pomme granny smith et la suite du weekend ensemble à Paris. 

    Le cours avait lieu à 11 heures, l'enterrement de Tante Danielle à … 11 heures. Toute la famille m'a encouragée à partir à Paris, les sorcières et la fée ont insisté pour que je fasse ce dont j'avais vraiment envie: assister à l'enterrement. Elles m'ont convaincue. Ils ont suivi le cours sans moi, La seule personne inconnue dans le groupe autour de la table de Guy Martin était une Française qui avait reçu ce cours en cadeau de son mari pour ses… 50 ans. Ils ont chanté tous en choeur "Happy birthday" à cette "usurpatrice" 🙂

    Après l'enterrement, nous avons pris le train et nous les avons rejoints. Et le reste du weekend a été placé sous le signe de l'amitié, du rire, de la gourmandise et de la …..bise.

    Un vent glacial nous a accompagnés pendant ces 24 heures chrono et l'on a passé notre temps à boire et manger pour se réchauffer (sauf quand on a mangé des glaces pour comparer deux glaciers exquis). Mais le plaisir d'être fêtée, de retrouver les copines venues de France, de Bruxelles et d'Italie, de revoir les maris qu'on voit moins souvent, m'ont tenu le coeur bien au chaud à défaut du reste. Happy birthday me !