Catégorie : Fa mi à do ré

  • Le coucou du hibou

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    Lundi: 1 janvier. Réveil un peu difficile mais heureuse de la veille. Les enfants autour de la table, la princesse qui termine avec nous les dernières heures de sa première année sur terre. Heureuse de l'ambiance autour de la table, heureuse de les voir heureux, tellement reconnaissante à JD, Simon et Kerya de les rendre heureux. Traditionnelle choucroute du 1er de l'an chez Maman, la courageuse, qui a tenu à maintenir la tradition, même si son compagnon de fourneaux n'est plus là pour l'aider. Elle était délicieuse et revigorante. Et tellement chaleureuse. Puis pour terminer la tournée, petits gâteaux chez Mamy L., ravie de nous voir, nous, mais surtout la princesse, qu'elle n'a pour ainsi dire pas lâchée. Enfin retour à la maison, faire la vaisselle des 24 verres de la veille. Et puis, hop au lit !

    Mardi: Dernière journée de congé déjà. Comme le temps est passé vite ! J'essaye de profiter au maximum de cette journée. Déjà, pour la première fois depuis le début de ces vacances, j'ai dormi jusqu'à dix heures. Grasse mat' exceptionnelle. Pour le reste, on a fait un peu de rangement, un peu de repassage et on s'est envoyé deux films, The Queen et …. impossible de me rappeler le nom du deuxième…..

    Mercredi: Badminton or no badminton tonight ? J et S sont en Italie. M est cloué au lit avec une gastro. On décide donc de faire l'impasse et de rester tranquillement à la maison. C'est bien aussi. 

    Jeudi: Deuxième jour et déjà fatiguée. Je ne suis plus très motivée. Le boulot est devenu très procédurier et je n'aime pas ça. Une partie de mon boulot, c'est aussi de motiver les troupes et sans motivation, c'est aussi efficace que de faire prendre une mayonnaise avec une plume. A midi, j'ai fait un saut chez le coiffeur. Pas très malin non plus, un jour de crachin qui s'insinue sous le parapluie. Sur le chemin du retour, j'ai acheté 4 pralines avec l'idée d'en manger une par jour. A 16h, je les avais mangées toutes les 4. J'ai aussi acheté un petit plant de jasmin pour me faire oublier la grisaille de l'hiver. Enfin, le soir, j'ai repris le chemin de la salle de sport et j'ai dégusté grave. La remise en forme est impérative.

    Vendredi: Fin d'une courte semaine. Soirée tranquille au coin du feu à rêver aux prochaines vacances d'été. Maïté nous annonce la destination de son cadeau de 30 bougies programmé pour l'automne prochain et on se voit déjà en train d'aller chercher Sappho à la crèche tous les soirs pendant deux semaines. Petit bonheur en perspective après avoir reçu plus tôt dans la soirée sa première vidéo de rires aux éclats. 

    Samedi: Soldes habituels dans le seul et unique magasin où je vais depuis 25 ans à cette période de l'année (je déteste les soldes dans les magasins où on doit faire son choix par terre, vu que tout le monde profite de cette période pour se comporter de manière non civilisée et jette tout ce qui ne plaît pas au sol). Pour la première fois, et même si comme toujours, la propriétaire de la boutique me fait essayer la moitié du magasin, je suis ressortie avec une petite pièce. Je deviens sage. Le soir, on pensait être 4 autour d'une lasagne maison, puis finalement deux autres se sont rajoutés et enfin les deux derniers qui ne faisaient que passer pour dire bonjour en fin d'après-midi, ont changé d'avis à la seule évocation de la lasagne. Autant dire que j'ai passé un délicieux moment. Cette tribu fait tout mon bonheur.

    Dimanche: Blanquette et galette chez Mamy. Je lui suis tellement reconnaissante de maintenir la tradition. J'ai été gâtée par avance pour mon anniversaire, un collier, des boucles d'oreille, un petit carnet "La marchande de prose", un marque-page avec une petite perle, un livre sur Vivaldi à Venise, Alma Viva dédicacé par l'auteur, un bon pour un soin visage chez l'esthéticienne japonaise de Mamy où je rêve d'aller, sans jamais trouver le temps de prendre un rendez-vous, une pochette brodée au point de croix à l'ancienne, et… le It Book de Cachemire et Soie, épuisé depuis si longtemps. Vraiment gâtée.

    Et puis, ce moment tellement inattendu. Mamy devient reine, alors qu'elle ne pourrait même plus dire à quand remonte la dernière fois, et la fève, contre toute attente, est un …. Hibou, le surnom donné à mon papa. Grosse émotion pour tout le monde autour de la table. Moi qui ne crois pas à ce genre de signe, j'ai beau retourner la question dans tous les sens et chercher une explication rationnelle, je suis fortement ébranlée. 

    Papa, s'il te plait, envoie d'autres signes, c'est vraiment très chouette !

     

     

  • 2017

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    Et dire que j'ai qualifié 2016 d'annus horribilis.

    Ma tête était parfaitement au courant, pas dupe, mais mon coeur les croyait éternels. On a beau stocker l'information dans une petite circonvolution du cerveau, on l'entoure d'une bonne couche d'ouate de cellulose insonorisante. Depuis le mois de juin, Mamy L. a décliné de jour en jour. On nous a annoncé qu'elle ne terminerait pas l'année, elle a perdu du poids jusqu'à ne plus peser que 40 kilos mouillée, elle nous a bien des fois donné à penser qu'elle ne terminerait pas la semaine. On a annulé un weekend à Porto, on est partis en Normandie en été à reculons pour malgré tout se le faire reprocher. Le corps médical, infirmier et psychologue nous a tournés en bourrique, l'hôpital ne voulant plus la garder, la maison de repos la considérant comme privée de ses fonctions cognitives, ce qui est loin d'être le cas, jusqu'à ce que sa fille prenne la seule décision qu'il nous restait à prendre, la ramener à la maison. Et contre toute attente, elle a repris du poil de la bête, entre autres en retrouvant la sienne, sa Bella adorée.

    Elle n'est pas partie et c'est très bien ainsi. Mais celui qu'on n'attendait pas aux portes de St Pierre de si tôt nous a pris par suprise. Parti sans crier gare, sans même le signaler au chauffeur de taxi qui l'a cru endormi, sans dire au revoir…. Papa, tu me manques tellement. Et demain, tu ne seras pas là pour nous accueillir sur le pas de 2018. Pour moi, ce sera encore bien plus dur que le soir de Noël……

    Vovo, le grand-père de Simon, est parti lui aussi, en été. JD a aussi perdu le sien. C'était l'année des grand-pères.

    2017, c'est aussi l'année des secrets de famille. Les dévoilés, les insinués et les sous-entendus. Des secrets lourds comme des pavés dans des mares de larmes, des pavés qu'on porte en bandoulière et qui sont trop lourds pour nos épaules déjà affaissées.

    Mais pour relever la tête, il faut repenser aux 60 ans de l'Homme et aux 30 ans de Maïté. Il faut se souvenir du bonheur d'être entourés d'amis, de la chaleur familiale autour de Mamy et entre nous depuis le départ de Papa et à la chance d'avoir trois enfants merveilleux et trois valeurs ajoutées extraordinaires. 

    Et puis 2017, c'est aussi et surtout la rencontre avec une petite fille que tout le monde à la crèche appelle si justement le petit soleil et qui n'est que sourires et petits pieds dodus. 2017, c'est l'année de Sappho.

    Et la promesse d'un petit cousin dans quelques semaines. 

    Alors, relevons la tête. 

    2018, tu peux venir, nous t'attendons de pied ferme et la tête haute. Nous allons rencontrer un petit conquérant des goals, nous allons fêter les 80 ans de la maman la plus courageuse du monde, nous allons retourner à Venise, nous allons retourner à Preggio, nous allons redistribuer tout l'amour que nous avons reçu sans en perdre une miette. Et affronter ce qui vient, muni de ce bouclier invincible. 

     

  • Expression libre

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    Cela fait longtemps que j'y pense, quelquefois que j'en parle mais chaque fois je cale, je coince. On n'efface pas si facilement 50 ans de compromis, de concessions, de recentrage d'église au milieu du village. Mes silences polis, mon sourire bêta, communément appelé dans la famille "sourire d'infirmière" par celles qui le pratiquent professionnellement, me reviennent en pleine poire. A force de ne rien dire, de ne pas faire état de ses états d'âme, le reste du monde pense que je n'en ai pas, que je suis forcément toujours contente de ce qui m'entoure et de ce qui m'arrive, que tout va bien.

    Cela vaut pour tous les cas de figure. Quand on fait une embolie pulmonaire en faisant croire que c'est un petit rhume des foins, il ne faut pas s'étonner que personne n'en fasse grand cas. Quand on se laisse insulter sans réagir sous prétexte que le pauvre énergumène en face est bipolaire et que ce n'est pas sa faute, il ne faut pas s'étonner que d'autres s'imaginent en droit de faire pareil. Quand on dit oui alors qu'on voudrait dire non parce qu'on se dit qu'il faut toujours se forcer un peu et que c'est pour faire plaisir, il ne faut pas s'étonner qu'on s'adresse toujours à vous plutôt qu'à quelqu'un d'autre.

    Alors, voilà, aujourd'hui, je le dis. Non, je n'ai pas envie de fêter Noël sans mon papa. Je voudrais partir au bout du monde pour ne pas sentir sa présence ce soir-là dans ma maison, voir son sourcil levé dans l'un ou l'autre des fauteuils (il les a tous essayés), un livre en main parce que forcément on lui aurait offert des livres, l'imaginer regarder Mamy avec tendresse et tenir sa flûte de champagne pendant qu'elle déballe son cadeau. Non je n'ai pas envie. Et je n'ai pas envie non plus d'entendre que moi, j'aime fêter Noël, alors on viendra pour me faire plaisir. Aujourd'hui, je le dis: malgré tout ce qu'on pourrait croire à la lumière de ce que je dis ou ce que j'écris sous le prisme de mon côté positif, Noël est pour moi une source de stress immense. J'aime les préparatifs en cuisine parce que je profite de ma Swiss'Sis, qu'on s'amuse en cuisinant, qu'on peut écouter de la musique de Noël sans être raillé et que c'est un bon moment. Mais dès que je passe ma robe et que la soirée approche, je sens monter l'angoisse insupportable de savoir qui ce soir va me gâcher cette fête pseudo pacifique. Souvent la même, je le sais, mais pas toujours. Et c'est pour cette angoisse là qui dure jusqu'au moment où la fête se termine que je me suis mise à ne plus aimer Noël.

    Mais voilà, malgré toutes mes réticences, je le fêterai quand même, pour ma maman, pour mes enfants, pour Clara et pour Sappho dont ce sera le premier. Celle qui prend plaisir à me le ruiner a décidé de ne plus participer aux réunions de famille, j'aurais donc pu m'en réjouir. Mais non, le coeur ne sera pas à la fête de toute façon.

  • Déjà la fin de janvier

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    Et c'est déjà la fin de janvier…..

    Lundi: Et voilà, les boules de Noël, les guirlandes, la crèche, toute la magie de Noël est retournée dans sa boîte et le feu dans la cheminée est perdu sans le scintillement de son ami le sapin. Le salon est un peu triste et il va falloir attendre onze mois avant de retrouver ces moments d'enfance.

    Mardi: Au théâtre ce soir. On joue Antigone, oui mais Antigone de Sophocle. Je ne connaissais pas cette version. Mon Antigone à moi, celle que j'aime et que j'aurais tant voulu jouer, adolescente, alors que mes cheveux longs ont poussé les professeurs à me faire jouer Ismène, à mon grand dam, c'est celle d'Anouilh. Et le Créon de Sophocle m'a prise par surprise de tant de crétinerie et de suffisance alors que celui d'Anouilh est si humain, si rongé de doutes. Un angle différent donc, pas mauvais, mais différent.

    Mercredi: Réveil à cinq heures du mat'. Ma belle-soeur appelle l'Homme parce que Mamy n'est "pas comme d'habitude". Et de fait, elle n'est plus elle-même, mentalement incapable de se rappeler sa date de naissance ou de lire l'heure, le regard dans le vide, perdue à l'intérieur de ses pensées, physiquement incapable de marcher, une vraie poupée de chiffons. Bien sûr, on a tout envisagé, essayé d'organiser le futur immédiat dans cet état de fait. On ne pouvait pas imaginer qu'une infection sérieuse pouvait engendrer à elle seule un tel état de confusion. Une journée tout aussi confuse elle-même.

    Jeudi: On the move. Après dix ans dans les mêmes bâtiments, le bureau déménage et revient vers le centre-ville. Fini la commune plus verte, les rues calmes, et …. la vue sur l'autoroute. Je trie, je jette depuis une semaine et aujourd'hui je ferme mes caisses. Avec beaucoup de nostalgie. Comme chacun sait, je déteste fermer les portes.

    Vendredi: Après 48 heures d'antibiotiques, on commence à voir un léger mieux chez Mamy mais on est encore loin du compte. Moi, je rentre dans mes nouveaux appartements. Je suis gâtée, mon bureau est grand et j'ai pu garder la table ronde que j'aime tant pour les réunions. J'ai réussi à vider toutes mes caisses mais résultat des courses, je me suis cassé le dos. Anaïs et Simon ont passé la soirée avec nous et nous avons cuit les gâteaux pour l'anniversaire de Clara.

    Samedi: Matin coiffeur, j'ai de plus en plus de mal à me regarder dans le miroir les cheveux mouillés. Mon crâne apparent en transparence me désole et je ne sais toujours pas comment y remédier ou comment limiter les dégâts. Maité est venue passer l'après-midi pendant que l'Homme bricole des installations pour sa maman et que JD est au cinéma voir un film que Maïté n'aime pas. Elle s'est mise en tête de fabriquer des petits animaux en laine cardée pour son bébé et c'est tout simplement magnifique. Elle m'a laissé son premier essai, un panda super mignon. Le soir, l'Homme assure tout seul la construction du gâteau pour Clara, un super minion. Mignon, non ?

    Dimanche: Journée d'anniversaires. Celui de Clara l'après-midi puis le dernier des miens, moi qu'on fête tout au long du mois de janvier, chez ma belle-soeur, qui a tenu à maintenir la fête malgré l'alerte de mercredi. Mamy a fait bonne figure malgré une fatigue évidente. Et dans la journée, on a enfin réservé une maison de vacances en Normandie pour deux semaines en juillet. Un joli jardin anglais, une jolie maison, des bouquins, des chaises longues, et….. une jolie petite fille à découvrir…..

     

     

     

  • La mort, l’amour, la vie

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    La mort, l'amour, la vie…. Les jours se suivent, ne se ressemblent pas mais finalement le cycle de la vie est toujours présent. 

    Jeudi, on apprenait la mort de ce collègue qui s'est pourtant bien battu contre la sale bête. Un collègue aimé par certains, détesté par d'autres, surtout les femmes qu'il apostrophait vulgairement lorsque, les jours de fête, la bière coulait trop à flot. Une espèce d'ours mal léché qui abritait un grand coeur. C'est lui qui nous fournissait le champagne produit par son frère et sa belle-soeur.

    Le lendemain c'est Célestine qui perdait son papa tout doucement, sans faire de bruit.

    Vendredi, on rentrait le bois pour l'hiver. Parce que le cycle des saisons est là et qu'il faut bien que ça se fasse. L'Homme, Quentin, JD ont transféré les bûches de La Glanerie à Bruxelles de 18h à 4h du matin. Avant de reprendre la route pour le dernier trajet, ils ont pris un moment pour regarder la nuit sans nuages et traquer les étoiles filantes.

    Samedi, c'est une collègue de l'Homme qui se mariait avec l'homme de sa vie après plus de dix ans de vie commune et deux jolies petites filles. La mariée était splendide et personne ne pouvait deviner derrière son sourire la douleur matée à coups d'anti-inflammatoires et qu'en guise de voyage de noces, elle rentre mercredi à l'hôpital pour une lourde chirurgie au niveau du dos.

    Dimanche, nous étions invités chez la mamma de Graziella, que nous n'avions plus vu depuis longtemps mais qui ne change pas. A 85 ans, elle nous a préparé un repas de fête tout à l'italienne: la lasagne fatta a casa, les melanzane alla parmigiana, les saltimboccas, les poivrons marinés, le plateau de fromages italiens, les petits fours italiens, le vin italien et la musique italienne. Une immersion dans tout ce qui nous enchante.

    Et ce soir, skype avec Swiss'Sis qui revient de loin après une chute de 4 mètres, après avoir glissé d'un rocher et qui s'en sort avec des hématomes un peu partout, une dose massive d'arnica et des sueurs froides rétrospectives dans le dos. Mais comme elle le dit, quand c'est pas l'heure, c'est pas l'heure.

     

  • 80 ans et 10 ans

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    Ce blog a 10 ans aujourd'hui. Je n'aurais jamais imaginé que je tiendrais 10 ans. Je l'ai inauguré à l'occasion des 70 ans de mon papa. Aujourd'hui, il fête ses 80 ans.

    Et il les porte joliment. Nous allons le fêter dignement dans 15 jours quand tous ses enfants et petits-enfants seront revenus de vacances. 

    C'est a priori un pur hasard si j'ai démarré ce blog le jour de son anniversaire. Mais le hasard existe-t'il vraiment ? C'est de lui que j'ai hérité le plaisir d'écrire dans tous les sens du terme. La calligraphie d'abord (Oh, tu écris bien pour une gauchère ! – J'écris bien tout court, gauchère ou pas !) – il pouvait transformer une recette de pain grillé au pâté en un poème écrit en calligraphie sur un petit bout de papier. Ensuite, l'écriture et les phrases bien roulées, emballé c'est pesé. Enfin, les jeux de mots, les créations de mots-valises ou les inventions farfelues et les contrepèteries. Mes soeurs ont aussi hérité de ses plumes à des niveaux divers et variés.

    Alors oui, ce blog lui a été dédié à raison, même si c'était inconscient.

    Comme le choix du myosotis, lui qui adore les fleurs bleues. Même si mon intention en choisissant cette fleur était d'utiliser la symbolique du langage des fleurs et l'écriture pour ne pas oublier et ne pas être oubliée.

    Il est beau, mon papa et je suis fière de lui. Du couple qu'il a formé et forme encore aujourd'hui avec maman. Qu'ils soient encore aussi amoureux et complices aujourd'hui me donne une foi indécrottable en l'amour et dans la possibilité de la longévité amoureuse, en dépit des écueils et des obstacles.

    Je suis fière de ce qu'il a fait – de ce qu'ils ont fait – de nous trois. On n'est pas n'importe qui, vous savez ;-). Et on le vaut bien, comme disait Claudia. 

    Tout le monde l'a rebaptisé "le Hibou". Parce que quand il prend ses airs sévères et désagréables, il ressemble comme deux gouttes d'eau à Monsieur Hibou dans Bambi. Parce qu'il peut lever un sourcil sans lever l'autre ou fermer un oeil sans fermer l'autre. Parce qu'il se prend pour un sage. Parce que sa femme est vraiment chouette. Parce qu'il boude pour un oui pour un non. 

    Alors Hibou Bird day mon papa adoré !

     

     

     

  • Finir les vacances en beauté

     

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    J'aime changer d'endroit de vacances chaque année, histoire de voir d'autres cieux, d'autres soleils, d'autres cultures. Et nous n'avons pas de "maison de vacances". Mais chaque année, mes parents louent le même appartement dans le même chalet en Suisse et chaque année depuis presque 30 ans, nous les rejoignons une semaine, voire deux, en clôture de nos vacances d'été. 

    Et chaque fois, quand je rentre dans ce chalet, le même parfum m'accueille. C'est un parfum indéfinissable, mélange de propre, d'huiles essentielles remontant du sauna et de lessive remontant de la buanderie. Un parfum chaud qui m'enveloppe chaque fois que je passe cette porte. Alors oui, chaque fois je me dis que ce serait bien d'avoir une maison de vacances où on retrouve tous ses repères, où on refait les mêmes choses parce qu'on aime ça, qu'on se souvient de l'année passée, et de l'année d'avant et d'il y a dix ans.

    Parce que chaque année, on a exactement le même programme. On se fait au moins deux ou trois journées de marche en montagne et en général, on refait les mêmes circuits, on suit les mêmes sentiers, on rejoint les mêmes crevasses, on s'assied sur les mêmes bancs, on rencontre les mêmes familles de marmottes. On se souvient de tout ce qui s'est passé au cours des 30 promenades précédentes, on fait les mêmes commentaires au détour de chaque caillou, on radote, quoi.

    On se fait une journée shopping d'enfer à Lausanne parce que, c'est sûr, on ne trouve pas les mêmes choses que chez nous. On ramène des spätzli, du fromage, des gendarmes, du chocolat et des fruits séchés.  

    On se fait l'expo à la Fondation Gianadda et cette année on a rendu hommage à Jacqueline, la dernière muse de Picasso.

    En général, on se fait aussi une raclette, un chaud-froid ou une meringue aux fruits rouges mais cette fois-ci on a fait l'impasse.

    C'est la semaine de fin de vacances, le petit oignon sur le fromage fondu.

  • Noël joyeux

     

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    Ce fut un Noël joyeux !

    Pas de stress en cuisine (33 Noël derrière nous, ça donne forcément une certaine expérience….), de la bonne humeur, une jolie table, prêts à l'heure – sauf Quentin qui repasse sa chemise à la dernière seconde….

    Maité et JD qui reviennent de New York le matin même, complètement lessivés mais des gratte-ciels plein les yeux,

    Anaïs qui réussit à mettre deux chaussures identiques depuis quelques jours,

    Simon tout sourire,

    Swiss' Sis et Thierry en pleine forme,

    les jeunes mariés ou plutôt la jeune mariée qui s'est lancée dans la confection des mélocakes – une vraie tuerie ! -,

    Clara plus jolie et plus sage que jamais,

    Quentin tout seul mais le coeur plein de Kerya,

    le Papy toujours aussi beau

    et les Mamy qui rivalisent d'élégance,

    l'Homme qui m'offre les mêmes boucles d'oreille qu'il y a 3 ans – toutes les excuses y sont passées: "Tu as tellement de boucles d'oreille que j'ai oublié", "C'est la preuve que je les aime bien !", "Je ne vois que toi, je ne vois pas les boucles d'oreille 🙂 " – ,

    et cerise on the cake, la râleuse de tous les Noël charmantissime, agréable, souriante. Jusqu'à me rappeler le lendemain en me disant que c'était un merveilleux Noël !

    C'est comme ça qu'on les préfère les Noël…… 

  • Anniversaires en cascade

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    C'était son anniversaire et c'est elle qui nous a invités. Alla grande. Deux nuits dans un magnifique hôtel suisse, vieux de plus de cent ans, face à une cascade immense, un lac aux eaux turquoises et à côté du plus vieux funiculaire d'Europe. Un séjour magique.

    Elle ne voulait rien d'autre que réunir toute la famille et ce fut de nouveau un de ces moments mémorables. Il ne manquait que Simon et Kerya, l'un retenu pour préparer la défense de mi-parcours de son doctorat, l'autre pas encore sûre de pouvoir venir au moment où il a fallu réserver les chambres. 

    Elle a offert la grande suite aux parents et leur chambre est devenu le point de ralliement aux moments-clés de ces deux journées. Rassemblement avant le premier dîner, rassemblement avant le déjeuner, rassemblement avant le départ en promenade le long de la cascade puis le autour du lac avec retour en bateau à aubes et funiculaire. Féérique. 

     

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    Et enfin, rassemblement avant le dernier dîner, champagne pour fêter la cinquantenaire….. et Papy dont c'était également l'anniversaire le jour même. 

    Fins de soirée, affalés dans des fauteuils ou autour du billard. 

    S'il n'y avait pas 7 heures de route aller et 7 heures de route retour, on se ferait bien tous les anniversaires là !

    Merci cinquante mille fois, Swiss'Sis !

  • La bague au doigt

     

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    Je n'irai pas jusqu'à dire qu'elle avait juré de ne jamais se marier mais en tout cas, elle faisait partie de celles qui pensent "très peu pour moi, merci". Une espèce d'irréductible gamophobe. 

    Mais peut-être savait-elle inconsciemment qu'elle devait l'attendre….

    Elle fait partie aussi de ces femmes mues par la seule passion du "tout ou rien". La passion, c'est un trait de famille. On peut demander le divorce pour une dispute qui se prolonge ou enterrer du jour au lendemain un amour contrarié. On sait que c'est excessif mais c'est plus fort que nous, quand on le dit, on le pense vraiment, sur le moment. Après, bien sûr, on relativise.

    Ils se sont aimés comme les adolescents ou les jeunes adultes peuvent s'aimer. Passionnément, à la folie et puis ils se sont dit que non, pas du tout, ça n'allait pas le faire et ils se sont perdus de vue, se sont cherchés sans se trouver. Mais quelque part, la petite flamme ne s'est jamais éteinte.

    Et puis un jour, quelqu'une a trouvé une petite allumette, une adresse, et le feu a repris à chaque fois qu'un gros soupir d'abandon, de refus d'y croire, a attisé les braises endormies. 

    Et puis un jour, va savoir pourquoi, l'âge aidant à se dire que c'est maintenant ou jamais, que la vie a donné trop d'occasions, trop de signes du destin qu'il en devient indécent de ne pas se donner une chance, un jour, ils y ont cru.

    Et l'irréductible Sis'Cile a dit "oui" au Stromboli tout feu tout flammes, en penchant la tête légèrement sur le côté comme on dit "ben oui, pourquoi pas !"