J'aime changer d'endroit de vacances chaque année, histoire de voir d'autres cieux, d'autres soleils, d'autres cultures. Et nous n'avons pas de "maison de vacances". Mais chaque année, mes parents louent le même appartement dans le même chalet en Suisse et chaque année depuis presque 30 ans, nous les rejoignons une semaine, voire deux, en clôture de nos vacances d'été.
Et chaque fois, quand je rentre dans ce chalet, le même parfum m'accueille. C'est un parfum indéfinissable, mélange de propre, d'huiles essentielles remontant du sauna et de lessive remontant de la buanderie. Un parfum chaud qui m'enveloppe chaque fois que je passe cette porte. Alors oui, chaque fois je me dis que ce serait bien d'avoir une maison de vacances où on retrouve tous ses repères, où on refait les mêmes choses parce qu'on aime ça, qu'on se souvient de l'année passée, et de l'année d'avant et d'il y a dix ans.
Parce que chaque année, on a exactement le même programme. On se fait au moins deux ou trois journées de marche en montagne et en général, on refait les mêmes circuits, on suit les mêmes sentiers, on rejoint les mêmes crevasses, on s'assied sur les mêmes bancs, on rencontre les mêmes familles de marmottes. On se souvient de tout ce qui s'est passé au cours des 30 promenades précédentes, on fait les mêmes commentaires au détour de chaque caillou, on radote, quoi.
On se fait une journée shopping d'enfer à Lausanne parce que, c'est sûr, on ne trouve pas les mêmes choses que chez nous. On ramène des spätzli, du fromage, des gendarmes, du chocolat et des fruits séchés.
On se fait l'expo à la Fondation Gianadda et cette année on a rendu hommage à Jacqueline, la dernière muse de Picasso.
En général, on se fait aussi une raclette, un chaud-froid ou une meringue aux fruits rouges mais cette fois-ci on a fait l'impasse.
C'est la semaine de fin de vacances, le petit oignon sur le fromage fondu.
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