Catégorie : Country

  • Loirs en bord de Loire

     
    Un petit weekend en bord de Loire chez Véro et Olivier. Rien que du bonheur.
    Elle, c'est une de mes sorcières bien aimées.
    La plus piquante, dont le nez se retrousse comme celui de Samantha à chaque plaisanterie bien sentie ou à chaque "gossip" croustillant.
    La plus altière et la plus classe qui porte des colliers lourds comme la Toison d'Or avec une légèreté de gazelle.
    La plus zen que rien ne stresse, rien ne presse. Auprès d'elle, j'ai lâché prise. On s'est promenés pendant 2 heures et demie et tant pis si les enfants ont dû nous attendre jusqu'à près de 15 heures pour déjeûner. Moi qui stresse sans commune mesure quand mes adulescents ne sont pas nourris avant 14 heures…..
    La plus engagée dans la sphère bio, alimentation durable et écolo. Elle est incollable sur les OGM, les parabens et les pesticides en tous genres.
    La plus fidèle de mes lectrices ici qui ne rate aucun épisode et qui, du coup, en sait plus que moi sur ma propre vie.
    La plus audacieuse dans ses projets de vie pour avoir suivi un mari encore plus fou dans une entreprise de chambre d'hôtes parfaitement gérée, dans un endroit sublime.
    La plus courageuse aussi pour avoir accepté de s'enfermer dans un endroit perdu malgré sa sublimité.
    La plus pétulante.
    La plus manipulatrice de toutes, qui nous mène par le bout du nez, nous demande notre avis pour le programme des activités, écoute religieusement et nous propose un programme totalement différent, de son choix sans avoir l'air d'y toucher. Et toutes, béates, nous suivons sans broncher.
    La plus mystérieuse à mes yeux: depuis le jour où nous nous sommes rencontrées pour la première fois, il y a presque 20 ans, nous cherchons d'où nous nous connaissions déjà. Au premier regard, on savait qu'on s'était déjà rencontrées mais on n'a jamais trouvé ni quand ni sous quels cieux. Peut-être en vraies sorcières encore inconscientes de l'être, nous nous sommes reconnues et souvenues de notre vie future.
    Nous avons passé avec elle et lui un moment figé dans la douceur de vivre, le plaisir d'être ensemble, l'envie d'arrêter le temps et de profiter de chaque seconde sans plus aucune contrainte. Un avant-goût du paradis.
  • Glacial dehors, doux dedans

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    Weekend polaire et solaire à la fois. Un ciel d'azur vendredi et dimanche. 

    Puisque Bruxelles est en grève ce vendredi, l'Homme et moi avons demandé à télétravailler exceptionnellement. C'était assez agréable d'être là tous les deux, l'un en bas, l'autre en haut dans la mezzanine, mais il suffisait de tourner les yeux, moi vers la droite et vers le bas, lui vers la gauche et vers le haut pour se rencontrer d'un sourire. Pour le reste, on n'a pas parlé de toute la journée à l'exception de la pause déjeuner où nous sommes sortis prendre l'air, finir de remplir le frigo, le panier à fruits et la corbeille à pain. Mais même en travaillant pour ainsi dire sans lever le nez de toute la journée, on a quand même l'impression d'être déjà en weekend. 

    Nous avons passé le samedi à la campagne où Quentin a tondu toute l'après-midi. Visiblement, l'exercice lui a donné chaud, lui qui s'était habillé comme un oignon, il s'est épluché au fur et à mesure de l'après-midi. Moi, bien au chaud à l'intérieur, je me les suis gelés (je ne sais pas si je dois mettre un "e" parce qu'en fait je ne sais pas très bien ce qu'on se gèle exactement…). J'ai eu beau passé l'aspirateur et m'activer un peu, ça ne m'a pas réchauffée. On a fait un tour par la déchetterie pour évacuer toute une série d'encombrants et j'ai eu un peu le coeur gros quand j'ai vu mon vieux matelas basculer dans la benne à "encombrants divers". Il a accueilli les grands-parents maternels de l'Homme, il nous a bercés les vingt premières années de notre mariage, il a supporté sans broncher les sauts de trampoline de nos enfants. Pendant toutes ces années, sa laine a été battue et rebattue, il a enfilé de nouvelles toiles pour chaque fois reprendre du service et de la fraîcheur. Il a fini sa longue vie en deux pièces superposées qui séparaient Quentin du sol. Et vraiment, même si c'est un peu ridicule, j'ai eu le coeur serré de le voir partir.

    Plus tard en fin d'après-midi, les parents sont arrivés et nous avons passé une chouette soirée ensemble. Mais nous sommes repartis pour dormir à Bruxelles. L'Homme ne se sentait pas le courage d'affronter le lit froid (il m'a confié le soir que quand il fait si froid, il ne parvient même pas à lire au lit – il faut sortir les bras (moi, je ne sors que les mains) -) et Quentin rêvait de retrouver son grand copain (traduisez son nouveau lit de 160 s/200 dans lequel il peut "même dormir en diagonale, maman!"). Dommage, moi, je serais bien restée la nuit pour le plaisir de prendre le petit déjeuner avec ma maman 🙂 !

    Ceci dit, le dimanche était bien agréable aussi. Pour la première fois depuis des lunes, je me suis recouchée après le coup de Skype hebdomadaire avec Swiss'Sis en espérant secrètement que l'Homme se lève et me laisse le lit pour moi toute seule. Non pas pour "dormir en diagonale, maman!" mais parce que je ne dors jamais aussi bien que dans le silence total. Et à côté de l'Homme, c'est clair, ce n'est jamais "total". Mais je n'ai pas profité longtemps de ce plaisir, l'heure était bien trop tardive.

    Après une petite pasta, Quentin est parti avec ses copains à la recherche de plantes et nous avons enfilé écharpe et parka pour marcher pendant deux bonnes heures dans un froid de canard, en zigzaguant à la recherche des tâches de soleil. Mais dès que quelques rayons s'invitent, Bruxelles est bien jolie…. 

  • Douceur ensoleillée

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    On a profité d'un séjour de Swiss'Sis en Belgique pour passer une journée à Paris pour la fête des mères, Maman et ses trois filles. Exposition sur Yves Saint Laurent au petit Palais – très belle expo sur 40 ans de carrière, plein de robes parmi lesquelles on a choisi chacune sa préférée, parmi lesquelles on a repéré une dizaine de modèles dont on se souvient avoir vu une copie conforme sur Maman, une reproduction d'une touuuute petite partie du dressing de Miss Deneuve dont on s'est dit en voyant ses sublimes chaussures que soit elle ne transpirait jamais, soit elle ne les a jamais mises. Puis un petit tour au Nain Bleu, un grand tour à la Grande Epicerie, trois petits tours chez Gérard Mulot et puis s'en vont.

    On retrouve hommes et enfants à La Glanerie pour une journée de douceur ensoleillée, grandes tablées dans le jardin – exceptionnel en Belgique – siestes et papotes, rires et jeux, tendresse et complicité. Des moments pépites très précieux.

  • Pluvi’oeufs, vent’oeufs mais heur’oeufs !

    Pâques, c'est LE rendez-vous familial au vert. 

    La Swiss'Sis vient de sa lointaine Lausanne, les deux soeurs bruxelloises quittent la ville et rejoignent la campagne pater-natale. Un long weekend sensé être vert. Cette année-ci ce fut plutôt gris à très gris. On a donc troqué les travaux de jardin contre les travaux de réaménagement intérieur à grands coups de bibliothèques, livres sortis des caisses, déplacements d'armoires et de tables diverses. On a remplacé les pistes d'atterrissage des cloches, généralement verdoyantes et fleuries par des dessus d'étagères, de lustres et de cadres. On a échangé le soleil contre de chouettes moments tous ensemble. 

    Et certains photographes ont le chic pour transformer une météo lugubre en merveilles de la nature.

  • Oeufs doux, oeufs durs

    Ils n'ont plus vraiment l'âge pour cela. J'ai pensé téléphoner à Sis'Cile pour être sûre que Clara allait faire la chasse aux oeufs parce que les miens, franchement…. Puis j'ai laissé le temps passer, j'ai oublié de lui en parler et je me suis retrouvée dans le rayon chocolat avec l'Homme qui, trêve de discussions et d'états d'âme (pas de blancs, parce que je vais les manger et je vais encore grossir, pas trop de figurines parce que on va se retrouver avec plus d'oeufs que n'en produisent des poules de chocolaterie, des petits oui mais tu es sûr qu'il en faut tant ?), a déposé dans le chariot deux grosses boîtes de sujets en chocolat et deux sachets de petits oeufs.

    Finalement, fidèles aux traditions, l'Homme et Swiss'sis, les deux cloches de service, ont caché tous les oeufs dans le jardin ensoleillé pour la petite Clara, qui n'attendait rien et sous l'oeil en coin et la lippe mi-boudeuse, mi-dédaigneuse des grands lapins.

    Il y avait longtemps que nous n'avions plus fait de chasse (?!) aux oeufs aussi douce.

     

    Et puis, les jeunes lièvres n'en ont plus pu de ce train de sénateur et ont réclamé leur tour de piste. Et les deux cloches n'ont pas résisté à l'appel des trois lièvres, qui ne semblaient plus du tout brouillés avec les oeufs.

    Deuxième exercice de cache et deuxième chasse aux oeufs. Et le rythme sauvage des années sans Clara a repris, sans trop de bagarres toutefois. Ils grandissent en sagesse, on dirait, tout en restant des enfants. Tout est bien, non ?

     
  • Entre deux averses de pluie ou de neige, l’incontournable chasse aux oeufs…..

  • Noël au balcon… Pâques au jardon…

    C’était pas exactement comme j’avais rêvé (comme toujours, faut jamais anticiper). Mais c’était bien quand même.  On était tous là, Thierry compris. Le temps était magnifique. Le cerisier du Japon était en fleurs.

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    Les cloches de service ont fait leur office.

    Les lapins et le petit chaton ont fait la chasse aux oeufs. Et comme le soleil tapait fort, les lapins ont grimpé aux arbres Img20070408_0105

    et le petit chaton est resté au ras des pâquerettes.

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    Bien sûr, il y a eu quelques grincements de dents, une porte claquée, un début de gros rhume et de vilaines toux mais on a quand même eu un sitting mère-filles sur un autre lit, un demi-menu régression et plein d’oeufs-reux moments.

  • Adieu à la France

    Pourquoi faut-il toujours que les endroits où j’ai passé les plus beaux moments de ma vie disparaissent ? Pourquoi faut-il que les endroits que j’aime le plus au monde soient "gâchés" par l’un ou l’autre gâchis ? Cette vue dont mon grand-père était si fier ("D’ici, on voit la France") va bientôt disparaître. Un rideau immobilier va tomber sur la France et sur mon enfance. La France compte peu mais mon enfance conte tant et j’ai si peur d’oublier….

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