Catégorie : Arte

  • Agenda culturel

    F_Retrato de Angelina Beloff
     

    En un peu moins de dix jours, 3 pièces de théâtre et 2 expositions. J'abuse.

    Déçue par deux pièces, séduite par la troisième: Cher Diego, Quiela t'embrasse. Claire Chazal nous a fait pendant une petite heure la lecture de lettres d'amour écrites à Diego Rivera par sa femme, Angelina Beloff, russe et peintre elle aussi, qu'il avait abandonnée à Paris pour rejoindre son cher Mexique. Diego ne répondra jamais à ses lettres. 

    Par contre, les deux expos m'ont ravie:

    Imagenes de Mexico !: Un résumé en 150 portraits de l"histoire du Mexique. La période précolombienne, le colonialisme, l'indépendance et l'époque moderne. Des portraits de mexicains anonymes ou célèbres, des peintures de Hermenegildo Bustos, Diego Rivera – encore lui !, Frida Kahlo. Deux heures sur une autre planète.


    El Greco:  Peintre grec, qui délaisse l'art des icônes dans la tradition byzantine orthodoxe, fait évoluer son art à Venise puis à Rome et s'installe ensuite à Tolède. Il y avait dans ses tableaux une lumière et des couleurs très particulières. Séduite encore.


  • Je reste sans voix

    Trois jours après le concert, je reste séduite et époustouflée par cette voix phénoménale. J'écoute ce soir, un peu en boucle, ces vocalises divines, au grand dam de mes filles, qui sont restées seules avec moi aujourd'hui, l'une fronçant les sourcils, l'autre se demandant : "Mais qu'est-ce qu'elle a, la pauvre ?"

    Je m'exercerais bien le matin dans la salle de bains mais je crains de gâcher le temps clément que nous avons pour le moment. 

  • Dîner littéraire

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    Cadeau d’anniversaire de Sis’Cile: un dîner littéraire avec son auteur préféré. Le mien aussi. Donc je me suis invitée aussi. Ce soir, on dîne avec Didier Van Cauwelaert.

    Entre 25 et 30 personnes autour d’une table, un dîner organisé autour des "madeleines" culinaires de l’auteur, trois plats qui lui rappellent un souvenir. Et une discussion à bâtons rompus sur le thème de son dernier livre. Dyn001_original_183_283_jpeg_58330_

        

       

       

       

       

       

       

       

       

       

    Le public ? Contrairement à mes craintes infondées, pas du tout un public snobi-snobou, plutôt un peu de tout, comme sur un plateau de fromages bien fait. En face de nous, par le plus grand des heureux hasards, deux soeurs. Drôles, sympas, particulièrement turbulentes malgré leur âge prétendûment sage.

    La discussion ? Didier a tenu le crachoir pendant une bonne partie du repas. Il n’a d’ailleurs que très peu mangé. (Entre nous, il n’a pas perdu grand chose…). Beau parleur, très beau parleur. Intéressant aussi. On a eu autant de plaisir à écouter qu’à regarder.

    Il a même eu un joli mot pour nous. Quand la journaliste-animatrice lui a dit que ce dîner était le cadeau d’anniversaire de Sis’Cile qui était "fort fan" et que j’ai insisté pour dire que moi aussi, j’étais fan fatale, il a eu ce mot, digne de lui: "Mais alors, ce soir, c’est vous, mon cadeau..". Aaaaargh. 

  • Nuit des choeurs

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    Une abbaye grandiose, vieille de plus de 8 siècles, terriblement impressionnante malgré son état de ruines. Dans ces ruines, six concerts consécutifs par des choeurs magnifiques: Oxford voices, le Choeur polyphonique des Alpes, Scala, les petits chanteurs de Vienne, Pow Wow et last but not least my dearest Golden Gate Quartet.

    J’avais 10 ans tout au plus lorsque j’ai visité l’abbaye de Villers-la-Ville pour la première fois. Je n’y étais plus retournée depuis. Je me souviens seulement que c’était très très grand. Près de 40 ans plus tard, je suis bien plus impressionnée qu’alors. Sans doute que le soleil couchant sur les pierres ornées de lierre puis plus tard les lumières bleues, vertes ou rouges illuminant les colonnes et les rosaces, associées à des musiques envoûtantes m’ont émue plus que je l’aurais imaginée.

  • Kaddish pour l’enfant qui ne naîtra pas

    Kaddish

    J’étais fatiguée, il neigeait, aucune envie de ressortir pour aller voir une pièce de théâtre dont le titre déjà n’annonçait pas la détente ni le rire….

    Et pourtant je suis rentrée ce soir, remuée, dérangée, perturbée.

    Encore une oeuvre sur la douleur, l’horreur indicible d’Auschwicz, une de plus. Je dis "encore" mais je reconnais qu’il faut dire et redire l’indicible sous peine d’oublier.

    Mais cette fois, l’approche était différente.

    Dans le judaïsme, le kaddish est la prière des morts. L’auteur adresse cette prière à un enfant, enfant qu’il n’a jamais eu, qu’il n’a jamais voulu avoir. Le texte est un monologue, le récit d’une vie gâchée, une vie de souffrance dont les origines remontent à l’atrocité rencontrée dans les camps de la mort.

    Et de tout ce monologue, je n’ai retenu qu’une seule chose: l’auteur raconte pendant quelques instants son enfance en pensionnat et l’épisode d’une humiliation subie par un autre enfant à laquelle tous ses camarades assistent sans broncher.

    Parallèle évident. Et je ne peux m’empêcher de penser à tous ces moments où l’on se tait, à tous ces moments où je me tais….

  • Kandinski

    Expo Kandinski au Tate. Pas qu’on en mourrait d’envie mais bon, a) Maïté doit avaler une expo par semaine, la digérer et la restituer au niveau de ses impressions, de l’inspiration que celui lui donne, etc… b) notre baptême du Tate, du moins pour Claude, Quentin et moi, c) Maïté assez fière de nous "inviter" à une expo dans "sa" ville.

    Et puis, c’est vachement cher la culture, 33 £ pour nous 5, gasp, faut vouloir. Soit….

    Il faut ensuite faire passer la pilule de l’art abstrait, surtout à Quentin, qui avait déjà pris la pose "fait chier", mains dans les poches, épaules voûtées, lippe boudeuse, regard noirâtre…. Résultat, j’ai lancé le jeu de kesketuvoilà et on s’est marrés tous les deux comme deux gosses. La mère et le fils hilares au milieu de gens très sérieux, à l’oeil artistique acéré, et nous deux en train d’imaginer plein de choses dans chaque tableau. Je vous mets au défi dans celui-ci de retrouver une pantoufle et une botte. On a continué toute l’expo sur le même mode. Bon, ce n’était pas très orthodoxe mais c’était passionnant et drôle et surtout, on n’oubliera rien de Kandinski. La culture revue et corrigée….   Img20060924_0015

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