Encore et toujours. Je sais, on se demande toujours ce que je peux bien faire à Venise chaque année. Une fois embrassés des yeux la place St Marc, le pont de Soupirs et le Rialto, que reste-t'il à voir ? Et bien tout, justement. Les ruelles esseulées, les places désertes, les ponts oubliés, les dédales méconnus, tout un monde de mystères nous attend à Venise.
Les autres îles de la lagune aussi. Celles qu'on connaît déjà, Murano où l'on dort, loin de toute l'agitation, Burano et surtout sa voisine Mazzorbo où on vit au rythme des habitants plus âgés, et Torcello ma bien-aimée, le berceau de Venise. On y retourne manger au même endroit chaque année où on nous accueille maintenant avec un "Bentornati !" absolument réconfortant. Pour peu, on se sentirait presque de la famille.
Il y a encore tellement d'îles qu'on ne connaît pas et qu'on rêve de découvrir.
Prendre le temps de faire quelques expos avec l'Homme qui cède à mon plaisir et qui finalement y trouve un peu du sien. Cette année, nous avons enfin poussé les portes de l'Accademia, une mine de chefs d'oeuvre absolument magnifiques. Une deuxième expo complètement différente nous a fait découvrir un des artistes majeurs de l'arte povera, Iannis Kounellis. J'adore ces moments-là.
J. et S. se sont joints à nous pour les premiers jours et partager ces moments avec eux fait également partie du plaisir.
J'aime cette ville de manière inexplicable et dès que je quitte la lagune, je n'ai de cesse d'organiser le prochain séjour pour retrouver la sérénité.
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