Certains jours, je ne pense quasi plus à toi et je ne comprends pas comment c'est possible. Je trouve ça presque insultant à ta mémoire, presque honteux. Ainsi donc, on est si vite oublié ? Ceux qu'on aimait et qu'on croyait nous aimer peuvent déjà rire et vivre si facilement sans nous ? J'en ressens comme une espèce d'incrédulité, voire d'effarement. La vie au quotidien m'a rattrapée.
Les lendemains de ces jours-là, j'en veux à la terre entière de m'avoir fait oublier ta mort. Ceux qui me font travailler jusqu'à m'épuiser, ceux qui me distraient, ceux qui me font rire. Et je ressens une colère immense, non pas tant contre tous ceux-là mais contre moi qui les laisse occuper mon esprit par autre chose que toi.
Et puis, il y a les jours comme aujourd'hui où c'est toi qui me rattrapes en grosses larmes au coin des yeux. Parce que j'ai vu ta dernière photo avec Sappho, parce que j'ai retrouvé ta wishlist de cadeaux de Noël de l'année dernière en cherchant celle des autres, parce que j'ai fait la bêtise de regarder la video où tu ris de ce rire inimitable qui me faisait tant rire et aujourd'hui me fait pleurer.

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