Je ne sais plus trop où j'en suis. Les événements de ces dernières semaines me laissent perplexe. J'ai longtemps voulu croire à la bonté innée de l'être humain. Je suppose que ça m'arrangeait. Mademoiselle Bisounours préfère regarder la vie avec des lunettes étoilées sur le nez.
Mais depuis la semaine dernière, les lunettes se sont un peu embuées.
Je me raccroche à ce que je peux. L'amour sans failles et la tendresse des miens, de l'Homme, de mes enfants, de mes parents, de mes soeurs, de mes amis proches. Ces signes d'affection si palpables, si tactiles, si chaleureux.
Et je continue de chercher dans les gestes anodins – sont-ils si anodins ? – dans la vie de tous les jours des signes que la bienveillance existe encore. Dans la porte tenue et le sourire qui l'accompagne, dans le bonjour du chauffeur de bus, dans la place offerte d'un petit mot gentil, dans la pile de livres offerts par mes collègues pour mon anniversaire, dans les réactions de soutien à une copine de blog qui se fait insulter, dans les souhaits d'anniversaire de tous les horizons, dans la bienveillance de l'un qui s'inquiète de la santé de l'autre….
Je regarde le sapin de Noël que nous n'avons toujours pas démonté. Les autres années, à pareille date, je piaffe pour qu'on le démonte parce que Noël est bien passé, qu'il est temps de passer à autre chose. Et là, je n'y arrive pas, comme si je voulais croire que Noël peut durer encore.
Fleur bleue envers et contre tout. Mais un peu désabusée malgré tout….

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