Est-ce que quelqu'un(e) pourrait m'expliquer comment on inculque à ses enfants certaines traditions, à mes yeux incontournables ? Par l'exemple ? La persuasion ? La répression ? L'indignation ? La gratitude ?
Si vous avez une idée, je suis preneuse. Moi, je n'ai pas trouvé la formule.
Depuis que j'ai l'âge du bricolage scolaire, j'ai toujours fêté la fête des mères. Je dois sans doute être formatée comme ça, je n'imagine pas qu'il en soit autrement et cela me fait sans doute autant plaisir que la fêtée.
Pourtant, même si la maman de l'homme est assez intransigeante à cet égard – il serait impensable d'oublier ce jour -, la mienne ne se formaliserait pas si – par soudaine attaque d'Alzheimer – je devais oublier ce deuxième dimanche de mai, même si elle a une mémoire des dates plus sûre qu'un calendrier perpétuel.
Je résume: mes enfants ont donc eu l'exemple "parfait" sous les yeux. Ils ont été dans des écoles normales où les enseignants les ont aidés à confectionner des colliers de pâtes, des porte-clés, des porte-crayons, des sous-plats, accompagnés de poèmes délicieux. Ils ont des rappels discrets, voire moins discrets, peu de temps avant le jour J. J'ai feint l'indignation quand ils m'ont oubliée, j'ai débordé de gratitude quand ils y ont pensé.
Alors pourquoi n'y accordent-ils pas la moindre importance ? Anaïs est la seule qui semble être correctement formatée. Cette année, elle s'y est prise à l'avance et s'est trompée de dimanche. Pas de cadeau, bien mieux, un petit mot sur mon petit déjeuner. Je ne demande rien de plus.
Mais tout de même un peu plus que le: "Oh p….. , c'est la fête des mères !" des deux autres, au moment de servir le café après le déjeuner lorsque l'Homme me demande si je suis prête pour partir chez nos mamans respectives.
Peut-être qu'après tout, ils sont sensibles au fait que je ne me formalise pas vraiment. Mais, tout de même, je sais que ma maman ne se formaliserait pas et pourtant….. Grmblgrmblgrmlblgrmbl……

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