Difficile de couper le cordon, d’accepter que chez elle, c’est pas chez moi, qu’elle gère son deux pièces comme elle l’entend. Plus que difficile, cela m’est impossible. Impossible de me taire, de ne pas nettoyer à sa place, de ne pas vouloir tout ranger. J’ai été "cleaningly" super chiante.
Pourtant je peux aller chez mes parents qui sont les rois du bordel sans trop toucher à tout. Et encore, c’est relatif. En faisant la vaisselle, j’essaye toujours de gagner un peu de terrain sur les "envahisseurs" (petits bouts de papiers, médicaments, crayons, cuillères en plastique, coupures de journaux, mandarine, sparadraps,….). Mais je ne vis pas là et je n’y reste jamais plus qu’une après-midi.
Chez Maïté – qui a visiblement hérité de ces gênes là -, je suis restée plus de 48 heures. Difficile pour moi de ne pas lever le petit doigt. Elle a quand même accepté que je l’emmène, elle et deux sacs de voyage et un sac poubelle, dans une petite laundrette pour éliminer la moitié du linge sale en attente du bon vouloir de quelqu’un. Mais je me suis vraiment retenue de tout ranger.
D’accord, j’ai pas élevé mes enfants en mettant la priorité sur le "cleaningly correct", on a trouvé plus important d’en faire des gens bien. A moi de nettoyer (oops, on dirait que ça devient obsessionnel !) ma tête de certains préjugés douteux qui veulent que les gens bien aient d’office un décor de "Côté Sud, Ouest ou Est". Ce qui est absolument idiot, vu que c’est souvent le contraire. Enfin là, j’exagère encore dans le préjugé inverse.
Anyway, il est temps que ma petite fée du joli rentre, que je lui réexplique les grands principes de Cendrillon 😉


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