Myosottises

  • Chaque minute compte

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    Déjà plus d'un mois que nous sommes rentrés du Portugal et le temps a à nouveau filé. On a repris le collier des retraités occupés. Le médecin m'a prescrit une échographie pour confirmer la trochantérite mais pas moyen d'avoir un rendez-vous avant un mois. Je vais donc traîner la patte pendant encore un moment. On a filé à la maison-jardin, seuls, pour mettre de l'ordre tant dans la maison que dans le jardin. 

    Pendant que mon fils/coach adoré est en vacances, je reprends le chemin de la salle de sport et je tente dans cette salle les cours de yoga et de Pilates. Essai approuvé. Cela me convient. Quand mon bien-aimé coach reviendra, j'essaierai de combiner le tout. 

    On a terminé l'été en beauté à Disneyland Paris avec presque tous les enfants, Amalia était encore trop petite pour en profiter vraiment et Oona était là mais plus parce qu'elle ne pouvait pas encore quitter sa maman pendant 3 jours d'affilée. Il y a ceux qui adorent et ceux qui détestent. On fait clairement partie des "Dingos de Disney", moi la première. Trois jours après notre retour, je pourrais y retourner sans me lasser. Une fois dans ce monde irréel, j'oublie tout. 

    On a rentré les bûches pour l'hiver et il fait tellement frisquet qu'on a déjà allumé un feu. 

    On a pris rendez-vous avec un notaire pour changer notre contrat de mariage et rédiger un testament chacun, à la fois pour protéger celui de nous deux qui aura le triste de privilège de survivre à l'autre et lui permettre de garder son domicile à 100% et pour éviter aux enfants de payer deux fois les droits de succession. C'est une démarche un peu anxiogène parce que c'est la première fois que, très implicitement en ce qui me me concerne, on admet que l'on va partir un jour sans retour. 

    J'accepte des invitations partout, concerts, dîners, voire un événement anniversaire, les 30 ans de la Fondation pour laquelle j'ai travaillé en Italie et qu'importe si cela signifie à nouveau une semaine d'absence. Je veux tout faire, ne rien rater. Je ressens comme un sentiment d'urgence. Ce n'est pas un mauvais pressentiment, loin de là, ou alors inconscient, mais je me rends compte que mourir à 20 ou 30 ans c'est une injustice – comme dit Jules, on n'a pas encore eu toute une belle vie, quand on part trop tôt – mais à 65-70, on est plus dans le registre de la statistique. 

    Alors chaque minute compte. Ce soir, j'écris ce billet dans une chambre d'hôtel à Aoste pendant que l'Homme cuve son gros rhume. Demain on roule vers Venise, s'envole vers Palerme. Mercredi, on s'envole vers Pantelleria et le samedi suivant, on revient se reposer dans notre Sérénissime. Là où, paradoxalement, le temps s'arrête et passe bien trop vite.

     

     

  • Cousinade en Algarve

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    Après ces trois semaines de pioux à géométrie variable, prolonger le plaisir en les rassemblant tous les sept en Algarve dans la maison de Mike et Filo, les parents de Simon. Anaïs et lui nous ont invités pour y passer deux semaines avec tous les cousins et leurs parents. Seuls Quentin et Kerya ont accepté l'invitation, Maïté et Jean-Didier n'avaient pas assez de congés. Qu'à cela ne tienne, nous avons embarqué leurs filles et nous sommes descendus au Portugal tous ensemble. Trois voitures, six adultes, sept enfants et un chien. 2200 km en trois étapes. Un peu plus sans doute puisqu'on a évité Paris pour cause de JO.

    Dès la première étape, les cousins se sont retrouvés avec grand plaisir. Enfin les cinq aînés, Amalia n'avait pas encore trouvé sa place et Oona est trop petite encore. Les trois jours de voiture se sont passés beaucoup mieux qu'on ne pouvait l'espérer. Entre siestes prolongées, boîtes à histoire, dessins animés pour certains, jeux divers, arrêts pipi, le temps ne leur a pas paru (trop) long. 

    Dès l'arrivée en Algarve, on s'est partagés les tâches d'installation, de ravitaillement et surveillance des enfants puis on a plongé dans la piscine pour signer le début des vacances. 

    Je suis arrivée encore malade, sous une deuxième salve d'antibiotiques avec interdiction de me mettre au soleil à moins de me tartiner de crème solaire indice 50 voire écran total, doublé d'une trochantérite qui m'aura bien pourri la vie mais rien ne pouvait me faire plus de bien que d'être avec presque tous mes enfants et cette incroyable bande de cousins. Les voir interagir, découvrir de nouveaux pans de leur personnalité au contact des autres, progresser de manière incroyable dans la piscine, écouter leurs conversations, avoir du temps pour les câlins, les petits bisous dans le cou, apprivoiser Amalia et Oona, je ne remercierai jamais assez Simon et Anaïs de m'avoir offert ces moments-là.

    Il nous reste les photos pour nous souvenir de tous ces moments de bonheur: la piscine, la plage et les bolinhas, le resto avec Fatima, Cecile et Claire, le resto chez Anna dans la montagne, les parties de Dobble, les courses relais à la tombée du jour, la cuisine de Nonno, le concert improbable de Tom Jones, le réveil le matin aux côtés d'Amalia qui se recouche dès qu'elle me voit, les chansons pour chacun le soir, Hey Jude demandé chaque soir par Sappho et remasterisé par Sam Sam, les apéros une fois les enfants couchés, la soirée avec Jill et Patrice, l'anniversaire de Maoh….

    Quentin, Kerya, Maoh et Oona nous ont quittés après une semaine pour rejoindre Manu à une heure de là. On a poursuivi sans eux pendant encore une semaine puis nous avons repris la route avec les filles jusqu'en Bretagne où Jean-Didier est venu les récupérer à l'embarcadère pour continuer leurs vacances à l'île de Groix. Et nous sommes rentrés tous les deux, le coeur gros mais bien rempli. 

     

     

  • Trois semaines de pioux

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    Et voilà ces trois semaines de pioux sont déjà passées. Tellement vite. 

    Une semaine avec Amalia, Samuel et Lémoni. Ce fut sans doute la semaine la plus intense. Un enfant de dix-huit mois, même si elle joue seule, a besoin d'être sous surveillance constante. Pas question de la lâcher d'une paupière. Surtout dans un si grand jardin. Quelques heures de sieste par jour laissent malgré tout un peu de temps pour les deux autres et de rapides rangements post-explosion de jouets. Mais cette petite accro à sa maman au point de ne pas vouloir que je la touche ni même que je la regarde, ne s'est plus préoccupée de sa maman qui n'était plus dans son champ de vision et j'ai pu faire office sans trop de mal. C'est une petite bouille d'amour. Les nuits sont relativement calmes mais Lémoni réclame malgré tout de l'eau une fois sur deux. Le matin, c'est plutôt rock and roll de se lever avec trois enfants et de leur servir le petit déjeuner en même temps. Le temps de prendre ma douche, c'est le seul moment où l'Homme les gère seul. Par contre, je ne prépare ni le déjeuner ni le diner. Il assure tout seul. 

    Tous les parents ainsi que Quentin, Kerya, Maoh et Oona nous ont rejoints pour le weekend. Y compris Mamy qui nous a rejoints le samedi et les deux chiens bien sûr. La seule qui manquait au bataillon, c'était Sappho, partie pour son premier camp de baladins. C'était un chouette weekend. Mais j'ai commencé à me sentir moins bien et je n'ai pas vraiment pu profiter d'eux le soir.

    Le dimanche soir, Anaïs a emmené Amalia et nous a laissé Jules à la place. Au moment de partir, Maoh a finalement demandé à rester avec ses cousins. Il a laissé partir ses parents sans broncher alors que c'est rarement le cas. Le soir, il s'est endormi dans son assiette et je n'ai donc pas eu de difficulté à le coucher. Par contre, il s'est réveillé tôt dans la nuit, inconsolable, réclamant sa maman et son papa à gros sanglots. Je ne suis pas parvenue à le raisonner, mais quand j'ai haussé le ton parce qu'il allait réveiller ses cousins tous endormis dans la même chambre, il a lui baissé d'un ton et il a pu entendre mes tentatives de consolation. Et on a dormi collés-serrés, en mode koala toute la nuit. 

    On a donc commencé la  deuxième semaine avec Jules, Samuel, Lémoni, Maoh et …. Mamy.  Sans doute la plus difficile à gérer. Enfin disons plutôt que l'occupation du territoire, principalement en cuisine, et les idées arrêtées de l'Homme et de sa belle-mère ne font pas nécessairement bon ménage. Et quand je me retrouve prise en étau entre les deux, je me sens à l'étroit. Surtout quand je suis de plus en plus fiévreuse et que je tousse de plus en plus vilainement.

    Maoh est reparti, bon gré mal gré avec l'Homme le mercredi, rentré voir sa maman. La semaine s'est poursuivie avec les trois autres. Anaïs, Simon et Amalia sont revenus le vendredi soir. Sappho est enfin revenue le samedi après-midi avec ses parents, des poux et des tiques. Sans compter une valise de vêtements crottés. Mais on était tous si heureux de la revoir. Surtout Jules qui l'attendait avec impatience et n'a pas pu attendre le passage par le bain, le shampooing anti-poux et l'étiquation. 

    Maïté et JD sont restés télétravailler le lundi, histoire de profiter un peu de leurs filles. Elles restent encore avec nous une semaine et après un weekend prolongé avec leurs parents, on les emmène au Portugal avec à nouveau tous les cousins. L'Homme s'étant lui aussi mis à tousser, on a profité du seul jour où on pouvait confier les enfants une petite heure à quelqu'un pour consulter un médecin. Bronchite et antibiotiques pour moi, pastilles pour la toux pour l'Homme.

    Mes filles sont inquiètes pour leur mère qui n'a plus la moindre protection immunitaire contre les maladies respiratoires et qui se chope le premier virus qui passe lorsqu'elle mouche des chandelles de trois petits nez indisciplinés à longueur de journée. Mais moi, je les supplie de ne pas me priver de ces moments-là qui sont ce que je chéris probablement le plus au monde pour le moment. A part peut-être Venise avec l'Homme. Et aussi les apéros avec mes propres enfants.

    Mais passer trois semaines à jouer au foot, à cache-cache, au magasin, au méchant loup, à la poupée, à construire des igloos, à se déguiser en pirates, au Loto avec Mamy, au circuit à bateaux, à la potion magique, aux fusils à eau, à chanter, à dessiner et à raconter des histoires, en un mot à les regarder grandir, c'est vraiment vraiment mon grand kif. 

  • Eté es-tu là ?

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    Lundi: Réveil tôt ce matin. L'entreprise qui avait réalisé les travaux de façade de l'immeuble vient enfin réaliser les finitions. Ces petits détails que personne ne voit mais qui n'échappent pas à l'oeil de lynx de  l'Homme qui, bien sûr, ne laisse rien passer. Je l'abandonne à midi et part déjeuner avec Yasmina. Je continue à proposer à une quinzaine de collègues de se retrouver le temps d'un lunch, pour se mettre à jour et pour le plaisir de les voir encore. Bien sûr, ces déjeuners s'espacent un peu, vu notre agenda chargé de pensionnés heureux, mais je les revois toujours avec délices. Et je crois qu'elle aussi parce qu'elle a joué les prolongations au mépris des horaires habituels. Puis je suis allée faire cette prise de sang de contrôle, histoire de voir si mon immunité s'est renforcée suite au deuxième vaccin de protection contre la pneumonie. Et le soir, nous avons ouvert l'été avec un premier barbecue de l'année chez Anne et Guido. Par contre, je n'avais plus autant mangé depuis longtemps.

    Mardi: Maïté est venue télétravailler à la maison puisque Katia était là nous faire de jolies mains et jolis pieds couleur d'été avant de prendre des vacances bien méritées avec son fils et ses enfants qui arrivent demain du Brésil pour tout le mois. Elle était aux anges et moi pour elle. Le soir, j'ai enfin pris ce rendez-vous chez l'ostéopathe qui s'est penchée sur mon dos pendant plus d'une heure. Cela fait deux mois que je traîne ces douleurs lombaires qui m'épuisent. J'espère qu'elle m'aura aidée. L'Homme m'a patiemment attendue et nous avons pris la route de la maison-jardin.

    Mercredi: Comme toujours lorsque nous sommes là, nous avons travaillé dans le jardin et dans la maison sans vraiment prendre le temps de s'asseoir. J'ai cueilli les framboises qui ne demandaient que ça et je les ai transformées en coulis pour les yaourts et les glaces éventuelles de la semaine prochaine. Nous avons également pris contact avec un médecin des arbres qui va venir ausculter le noyer centenaire que nous aimons tant mais qui se creuse de plus en plus et dont le risque potentiel de chute fait peur à tout le monde. Si ce médecin pense qu'il ne sert à rien de faire de l'acharnement thérapeutique, on se résoudra à l'abattre mais la mort dans l'âme. Des larmes en perspective.

    Jeudi: Une matinée encore sur place et retour à Bruxelles pour le dîner d'anniversaire de Cat dans un resto spécialisé en viande. Dîner au jardin très sympa, très bon. Dommage qu'à nouveau l'Homme ait réagi de manière violente lors d'une altercation avec Joséphine sur ….. le bien-fondé des statines. Franchement, il y a des fois où je ne comprends pas la nécessité de se gâcher la soirée pour des sujets aussi peu importants. 

    Vendredi: Une journée d'entretien: fitness en salle où j'ai le plaisir de retrouver mes filles qui terminent leur séance au moment où j'arrive et petit café avec le coach, fils de l'une, frère des deux autres et coach des trois. Il ne manquait que le père récalcitrant aux salles de sport. Dommage, il ne sait pas ce qu'il rate. Après-midi soin visage, couleur et brushing et soirée à l'opéra pour la dernière de la saison: Turandot de Puccini. Pas le grand enthousiasme mais pas moche non plus. Mes problèmes de dos sont descendus dans la jambe. Je suppose qu'ils suivent le tracé du nerf sciatique.

    Samedi: Anniversaire de la jolie Sappho. Sept ans déjà. Tout le monde au complet autour d'elle, elle a soufflé ses bougies et ouvert chaque cadeau avec un sourire radieux. Retour à la maison et repos.

    Dimanche: La saison des pioux est ouverte. Dès demain, on accueille pour commencer Sam Sam, Amalia et Lémoni et dès mardi, on emmène ce petit monde à la maison-jardin. Les autres pioux suivront au gré des allers et venues pendant les trois semaines qui viennent. L"été est enfin là.

  • Gris dehors, arc-en-ciel dedans

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    Quel temps pourri ! Alors que d'autres pleurent pour qu'il pleuve, nous implorons le soleil de revenir. Le gris du ciel et le manque de lumière minent le moral. On ne parle plus que de ça. Rien de nouveau bien sûr, les humains adorent parler météo et rarement en bien. Mais là, j'avoue, cela va bientôt faire 9 mois qu'on n'a pas dépassé les 20 degrés grand maximum. Pour tout dire, l'été s'annonce dans 3 jours et on en est encore à faire flamber quelques bûches en soirée. Franchement, on a connu des jours meilleurs.

    Mais bon, dans mon coeur, l'arc-en-ciel au beau fixe. Un carrousel de pioux tout au long de la semaine: Jules et Sam, mercredi après-midi, tant que Mamy et Grand-Père sont au Portugal; Sappho toute la journée de samedi, histoire de fêter son anniversaire à nous trois – au programme, spaghetti carbonara au resto, découverte des maisons de la Grand-Place et de leurs symboles, musée de l'illusion, belle découverte, musée des figurines de BD et immersion totale dans l'univers de Magritte – je ne sais pas qui, d'elle ou de nous, a le plus adoré cette journée; samedi soir et dimanche, Jules, Sam et Amalia pour la nuit et la matinée de dimanche; lundi soir, Maoh et Oona sont venus dîner avec leurs parents et Sappho et Lémoni qui passaient par là avec les leurs sont également restés. Il se peut qu'à l'adolescence, ce carrousel se fatiguera et j'en profite donc pleinement maintenant. Mais peut-être pas, l'avenir dira.

    Au milieu de tout cela, j'ai glissé une journée à Paris avec Vero, un petit bonheur jamais démenti. Un déjeuner dans un resto vegan, absolument délicieux, et une expo sur les Impressionnistes au musée d'Orsay. J'aurais pu rester là des heures mais mes genoux déficients et mon dos compote de pommes n'en pouvaient plus.

    Bref, encore une de ces semaines ensoleillées malgré elles. 

  • What’s new Pussycat ?

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    Et voilà, la groupie manie a de nouveau frappé. 

    Hier, ma belle-soeur nous invite au resto pour l'anniversaire de son frère. Chouette moment, chouettes assiettes. Dans la conversation, elle nous recommande de regarder, si l'on peut, la  vidéo retransmise des cérémonies du D-Day en Normandie et plus particulièrement, le moment où Tom Jones interprète un morceau très poignant, de sa voix de baryton non moins émouvante. Comme je me tiens bien, je ne me précipite pas tout de suite sur mon smartphone – ou pour être plus honnête, le frère en question m'enjoint à fermer tout de suite le dit smartphone – et nous écoutons donc le morceau ce matin.

    De fait, c'est beau, c'est chanté avec toujours la même puissance malgré ses 84 balais frais du jour. Dans la foulée, je jette un oeil sur la page de l'artiste et sur les dates éventuelles de concerts en Europe. Le bougre quitte rarement Las Vegas et mes consultations régulières sur ces pages sont généralement vouées à l'échec. 

    J'aurais tellement aimé le voir en concert une fois dans ma vie. 

    J'avais 14 ans quand une amie me l'a "présenté" et depuis je n'ai cessé d'être une groupie discrète. Heureusement d'ailleurs parce que ce crooner/rocker en a croqué plus d'une de ces groupies. Et à l'époque actuelle, je m'étonne qu'il n'ait pas encore fait l'objet de poursuites. 

    Mais voilà donc que le fringant senior poursuit son séjour en Normandie par une tournée en Europe. Merci Manu de l'avoir invité. Et par le plus grand des hasards, il fait un saut en Algarve au moment où on y est. Et je dirais même plus, il reste 6 places de libres. Il y a des moments dans la vie où il ne faut pas trop réfléchir. Et hop deux places dans la boite mail. Moi qui n'y croyais plus, j'assisterai finalement à un de ses concerts (sans imprévu toutefois, parce qu'à nos âges, It's not unusual…. ). Accompagnée de mon garde du corps personnel. 

    Ne reste plus qu'à se faire les Pierres qui Roulent et on se consolera d'avoir raté Brel, Brassens et Elvis. 

  • En mai, fais ce qu’il te plait

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    Un mois de passé depuis mon dernier billet. Le temps me file entre les doigts. Mais le moins qu'on puisse dire c'est que j'aurai appliqué autant que faire se peut l'adage dévolu au mois de mai.

    La première semaine de vacances scolaires, on a gardé les filles et Maoh est venu les rejoindre pour une nuit et un jour à la fin de la semaine. Quand Maoh est là, je dors avec eux. Il a encore besoin d'être rassuré et moi, je n'aime pas faire des allers-retours la nuit. C'était une combinaison inédite: Sappho, Lémoni et Maoh. Et le combo a fonctionné à merveille. J'ai retrouvé en Sappho l'aînée que j'étais, organisatrice de jeux en tous genre mais un chouia très directrice. Quand elle a dit aux deux autres: "Ce n'est plus possible de jouer à la cabane, vous l'avez cassée. C'est dommage…..", l'Homme s'est empressé d'envoyer un message au clan en demandant : "Ça ne vous rappelle personne ?". Tsssss. Le jeudi, on a réalisé un atelier raviolis à la courge avec les deux filles. Quatre heures de boulot, essentiellement pour l'Homme, faute de machine à abaisser la pâte. Mais un résultat plus qu'honorable.

    Puis on est partis – guess where – en Italie passer une semaine chez des amis en Ombrie. Une semaine de dolce vita et de farniente total. Rien que des moments de douceur, de discussions sans fin, de plaisirs en cuisine et des découvertes d'amis d'amis. 

    A notre retour, nous avons repris notre rythme soutenu d'heureux retraités, puis nous sommes partis en Champagne nous réapprovisionner pour tous les moments festifs à venir. Et nous avons passé le long weekend de Pentecôte avec Françoise et Thierry à la maison-jardin, faire un grand tri de printemps. 

    Et cette dernière semaine s'est à nouveau passée sous le signe des Pioux. Aller chercher Sappho à l'école un jour de grève de la garderie et fondre devant ce sourire de plaisir quand elle nous voit. Faire un crochet au retour pour lui offrir un cornet à deux boules. Passer le vendredi soir avec Quentin, Kerya, Maoh et Oona. Garder Amalia le samedi pendant que son frère fête son anniversaire à la ferme. Et profiter de l'absence de sa maman pour avoir droit aux câlins qu'elle refuse systématiquement lorsqu'Anaïs est là. Accueillir le soir SamSam, Lémoni et Maoh pour la nuit. Une autre combinaison qui a très bien marché. Et finir le dimanche en fêtant les 4 ans de SamSam avec les adultes cette fois. 

    C'est vrai qu'après deux, voire trois semaines selon les fratries, sans les voir, j'avais besoin d'une immersion dans cette petite bande d'amour.

  • Amours, amitiés, santé, petits plaisirs

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    Samedi: Les valises sont défaites, les machines ont presque fini de tourner, y'aura plus qu'à repasser. Je savais le vendredi soir que dès que nous aurions passé le seuil de la maison, le rythme reprendrait sa course folle. Ce matin, à la première heure, rendez-vous chez le coiffeur pour remettre un peu d'ordre dans la couleur de mes cheveux, rendre visite à ma belle-mère et remplir le frigo pour accueillir la tribu demain. Retrouver Maïté et les filles chez nous, impatientes de nous revoir. Anaïs et sa troupe nous rejoignent avec l'intention programmée de nous laisser Samuel et Amalia pour leur permettre de participer à une course de 10 km le lendemain matin. Finalement seul Simon participera et Anaïs conduira Jules à un anniversaire à …. 8 heures du mat'. Nouvelle mode. Au final, Sappho et Lémoni demandent à pouvoir rester dormir aussi. Amalia s'est endormie avant que ses parents ne partent et ne s'est rendu compte de la supercherie que le lendemain matin et m'a bien fait comprendre qu'elle appréciait peu ce genre de procédé. Tout dans les yeux. Mais au moins elle ne pleure pas. Puis elle a fait contre mauvaise fortune bon coeur et a accepté de me parler, toujours avec les yeux. 

    Dimanche: On s'est tous retrouvés pour fêter les 67 ans de l'Homme/papa/nonno. Il était heureux. Et moi aussi. Ils étaient même là très tôt parce que Simon court vraiment très vite. Et que les autres étaient pressés d'arriver aussi. On a passé un bon moment, les petits avec les petits, les grands avec les grands et les petits avec les grands. On a profité de la présence de tout le monde pour valider un projet de weekend tous ensemble dans les Ardennes en novembre pour fêter nos 40 ans.

    Lundi: Petit marathon de plaisirs divers et variés: Lunch à midi avec M., pas très en forme. Maman en convalescence en Italie, où elle habite, après une vilaine chute et compagnon en dépression après un double pontage. Stressée par le boulot, bref, pas joyeux tout ça. Mais contentes de se voir. Je file chez l'esthéticienne puis je cours – pas trop – chez l'orthopédiste pour recevoir une infiltration dans le deuxième genou. Les résultats obtenus pour le premier genou étaient suffisamment concluants pour tenter le deuxième. Et comme cette fois, je sais que ça ne fait absolument pas mal, je suis plus détendue. Entre tous ces rendez-vous, il y a chaque fois 45-50 minutes de métro ou de bus et j'en profite pour me plonger dans un bouquin, autre petit moment de plaisir. L'homme vient me chercher pour terminer la journée autour d'un plat de pâtes chez J et S. Eux non plus ne sont pas en grande forme mais ça passera.

    Mardi: Je retrouve Quentin à la salle de sport mais je ne le vois que quelques minutes. Je suis venue plus tôt que prévu parce que je devais être à la maison à midi et il a un autre client que sa maman préférée à cette heure-là. Mais je suis contente de retourner à la salle après un peu plus de deux semaines d'absence. Je rentre retrouver mes filles qui sont venues télétravailler et Katia qui nous fait une belle séance de manucure et pédicure à tous. Entre deux réunions, mes deux Disneyphiles se montent l'une l'autre un projet de séjour à Disneyland après l'été, alors qu'elles s'étaient juré d'attendre 2025. Mais c'est parti, nous voilà sur un nouveau séjour, mais en appartement cette fois, pour éviter les repasbondutout ou les salades passées en catimini dans les chambres d"hôtel. Et avec Maoh cette fois. 

    Mercredi: Le matin, je retrouve Andrea pour un café – déjà un an depuis le dernier – qui s'éternise jusqu'à midi. Il prépare sa retraite, me raconte son voyage en Inde, sa pratique du yoga, sa maman et le temps file. De là, je rejoins B et Z pour un lunch. Elles me racontent les potins du bureau, leurs enfants qui grandissent et leurs vies de maman. Elles sont belles. Je rentre, le temps de me laver les dents et nous voilà partis chez le dentiste. Il est bavard comme un pinson et on passe plus de temps à l'écouter, la bouche ouverte – nous, pas lui – qu'à se faire détartrer. Puis je rejoins Sis'Cile chez maman et on ouvre le champagne pour son anniversaire. 

    Jeudi: Je pars pour la salle mais c'était sans compter un incident dans le métro et j'ai dû marcher plus d'une demi-heure avec une paire de baskets neuves qui n'avaient pas l'intention de marcher si longtemps au départ. Non seulement, je suis arrivée trop en retard pour que Quentin ait le temps de s'occuper de moi, mais de toute façon, j'étais trop fatiguée et cerise sur l'orteil, je me suis bien blessée au pied. Retour à la maison, en mode grognon. Mais j'ai convaincu l'Homme d'aller au cinéma l'après-midi, un truc qu'on ne fait jamais. Nous sommes allés voir "C'è ancora domani" et c'était un très très bon moment.

    Vendredi: Quentin m'a proposé de venir le lendemain mais très tôt. J'ai pris mon courage à deux mains et me suis levée alors qu'il faisait encore un peu noir. Je suis rentrée et repartie retrouver J pour une expo sur les Surréalistes. C'est fou comme une expo à Bruxelles est nettement moins mise en valeur qu'à Venise. Ou alors suis-je de parti pris ? 

    Amours, amitiés, santé, petits plaisirs, les perles du collier de ma vie…..

  • Juste être là

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    "On est bien parce qu’on est là. On est bien parce qu’on n’est nulle part mieux que là où on est. Habitant ce corps-là, tranquillement posté à la frontière entre ce qui est soi et ce qui n’est pas soi, entre le dehors et le dedans, et se sentant vivre. Pas faire quelque chose : seulement vivre. Ca n’a rien d’extraordinaire, c’est le contraire : l’ordinaire même." Emmanuel Carrère – Yoga

     

    Cela peut paraître un peu surfait de dire ces choses là mais j'ai tellement peu l'habitude de vivre le moment présent que cela valait la peine de le souligner. Après l'épisode un peu difficile qui a précédé notre départ, arriver ici a été un pur bonheur. Ici j'arrive à ne (presque) plus penser qu'en termes d'"ici et maintenant" et à mettre ma to do list au frigo. Je vis au jour le jour sans autre préoccupation que de savoir ce qu'on va faire au cours des prochaines heures. Lézarder au soleil avec un bon bouquin, visiter un musée, programmer un resto, flâner au hasard dans Venise, …..

    Et puis fêter ces 40 années de bonheur à deux, dans cette lagune qui nous va si bien, dans ce restaurant où on est accueilli comme des amis, sur cette île, berceau de Venise, si petite qu'elle ne compte plus que 10 habitants et où j'ai eu la prétention d'écrire à l'un deux qui vend sa maison qui aurait pu nous accueillir avec toute la tribu de temps en temps mais qui n'entre malheureusement pas dans notre budget. 

    Je m'étais jurée qu'une fois à la retraite, je pourrais enfin trouver le temps d'écumer toutes les expos de Bruxelles et c'est complètement raté. Si j'arrive à en voir une ou deux sur l'année, c'est beaucoup. Par contre, ici, on profite du fait de ne pas avoir dix mille choses à faire pour passer la porte de quelques musées pour mon grand plaisir. Encore que, cette année, la pioche n'a pas été extraordinaire. Mais j'en retire malgré tout toujours quelque chose.

    Ici, on passe 24 heures sur 24 ensemble et tout est fluide comme un vaporetto qui glisse sur le grand canal. Jamais un mot plus haut que l'autre, des attentions permanentes l'un pour l'autre, un immense plaisir partagé à table, un même rythme, une même harmonie.

    A défaut de pouvoir vivre ici, on veut y revenir autant de fois qu'on le pourra encore. 

     

     

     

  • Les montagnes russes

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    Un joli dimanche de Pâques ensoleillé et chocolaté, avec des pioux enchantés mais malheureusement sans mini-Oona et sa maman qui sortaient d'une hospitalisation de 3 jours en raison d'un vilain virus. Evidemment, elle n'aurait pas participé à la chasse aux oeufs (à 6 semaines, ce serait un rien prématuré) mais sa maman, elle, a dû renoncer au plaisir de voir son aîné participer à sa première vraie chasse.

    Après ce beau moment, retour au bercail, préparer les valises pour deux semaines à Venise, tout heureux à la perspective de ce moment à deux. Le lendemain matin, l'Homme charge les valises dans le coffre, je prépare le pique-nique pour la route. Voiture chargée, il revient et prend un médicament pour calmer la toux qui va lui compliquer la route. Dans la minute qui suit, il le rejette violemment, frissonne et fait une poussée d'urticaire géant sur tout le corps. Et très vite, il n'arrive plus à respirer correctement. Sa détresse respiratoire prend une telle ampleur que je n'ai plus d'autre choix que d'appeler une ambulance. 

    Je suis tombée sur un message d'attente qui n'a probablement pas duré plus de 3 à 4 minutes mais cela m'a paru une éternité. Je ne le quittais pas des yeux et mon stress augmentait au fur et à mesure qu'il respirait avec difficulté et que je restais en attente. Mais dès que je suis entrée en contact avec le service d'urgence, je me suis légèrement détendue. L'interlocutrice m'a posé quelques questions très précises et les ambulanciers sont arrivés dans les dix minutes. Sans stress, sans avoir l'air de se presser, ils se sont occupés de lui et l'ont emmené vers l'hôpital le plus proche. 

    Une fois pris en charge aux urgences, je n'ai plus pu l'accompagner et je suis restée trois heures sans nouvelles. Au bout de trois heures, j'ai enfin pu le voir. Il a fait un choc anaphylactique assez sérieux. Ils l'ont encore gardé encore trois heures de plus pour vérifier s'il ne faisait pas d'effet rebond, puis il a pu rentrer à la maison. 

    Nos enfants ont été magnifiques pendant ces heures difficiles, et mes soeurs m'ont également soutenue à distance. Cela m'a fait beaucoup de bien de communiquer avec les uns et les autres pendant que j'étais dans le flou absolu.

    Tout s'est bien terminé mais j'avoue que cette fois, j'ai eu peur. Oh pas longtemps, le temps de l'attente des secours; après, je le savais en de bonnes mains. Mais les quelques minutes d'éternité m'ont rappelé que nous n'étions hélas pas éternels.

    Le lendemain, il a voulu prendre la route et aujourd'hui nous voilà à Venise à nouveau. Plaisir inégalé.