Myosottises

  • 2021

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    Bon, on ne pourra pas dire que c'était une année très brillante sur le plan général. On fatigue là. Entre les différentes versions du Covid, les inondations et les incendies gigantesques liés au dérèglement climatique, les débats interminables pour ou contre la vaccination, les mesures sanitaires encore plus variantes que les variants eux-mêmes, le calcul compliqué des règles de quarantaine et d'isolement, après l'apparition des premiers symptômes ou après les résultats du test PCR, selon que ce soit le centre de testing ou de tracing qui vous parle, on en perd la boussole et son latin.

    A propos de fatigue, je crois que je n'ai jamais été aussi fatiguée. Alors que, paradoxalement, j'économise mes semelles, c'est le moins qu'on puisse dire. Mais l'immobilisme face à l'écran a eu raison de mon énergie et de mon thermostat. En plus d'être en mode zombie, j'ai froid. Je suis en mode zombie frileux. Je peux m'installer le dos au feu avec un plaid sur les épaules, j'ai encore froid.

    Bref, une année très pauvre en enthousiasme débordant. Pour tout dire, même pas de vacances d'été dignes de ce nom. On a bien pris deux semaines avec tous les petits et leurs parents ou maman respectifs à la campagne mais en télétravaillant en même temps, et dans une ambiance morose, assortie à la grisaille du ciel.

    Il faut dire qu'on ne voulait pas s'éloigner alors que Kerya mettait la touche finale à un petit Maoh absolument à croquer et qu'on ne voulait pour rien au monde rater son entrée sur cette planète. 

    Alors oui, rien que pour ça cette année valait son pesant d'or. En quatre ans, nous avons agrandi toute notre fortune de 5 petites boules d'amour. 

    Et les 2 semaines passées avec l'Homme à Venise suivies des deux jours à Disneyland Paris ont, malgré les maudits masques, relevé le niveau de cette année en demi-teintes. 

    2021 en quelques mots : morose, Maoh, Murano, Mickey Mouse, and there it goes…..

  • Messy Christmas

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    On peut dire que cette année le Père Noël a joué les Casse-Noisettes.

    le lutin verglas suisse a failli nous priver du retour de Swiss Sis. Elle s'est pris une bûche en sortant de chez elle. Fracture du radius avec déplacement le jeudi, opérée en urgence le vendredi et retour retardé au mercredi suivant. On a bien cru qu'on célébrerait un deuxième Noël sans elle.

    Le lutin Covid nous a privés du premier Noël de Maoh et de ses parents. Quentin s'est chopé la bête, coinçant automatiquement Kerya et Maoh en quarantaine. Passées les premières larmes de rage et de déception, on a organisé la livraison de la dinde et de ses petits amis les légumes avant d'aller chercher la maman de l'Homme.

    On a essayé de se retrouver en zoom pour échanger les cadeaux avec eux mais franchement c'est beaucoup moins drôle quand on ne peut pas se serrer dans les bras. 

    Le lutin gastro nous a cloué Jules et Maïté au tapis. Jules s'est endormi très rapidement et ne se souvient de rien, aucun cadeau, aucun moment festif. Maïté se souvient de tout mais n'a rien pu avaler.

    Le lutin fatigue a eu raison de Mamy et l'Homme l'a ramenée chez elle avec ma belle-soeur avant les desserts. Maïté est partie en même temps avec JD et une Lémoni qui n'en finissait pas de refuser de s'endormir.

    On s'est partagé quelques desserts avec ceux qui restaient mais le coeur n'y était pas vraiment.

    C'était pas un cadeau, ce 24 décembre. Et pourtant, pourtant, Mamy était enchantée de sa soirée, c'est le seul jour de l'année où elle met le nez hors de chez elle, alors forcément, c'était la fête. Et pourtant, pourtant, la dinde a eu son succès annuel, la petite farceuse, les cannelés de Sis'Cile ont fait leur buzz habituel et même la bûche de Sister in law a gagné quelques galons. Et pourtant, pourtant, Sappho a "reçu tous les cadeaux que je voulais" et elle est restée dormir chez nous. Et moi, et moi, j'ai eu le cadeau du siècle: deux billets pour le Tour 2022 de Abba à Londres avec Anaïs, l'autre Abbamaniaque. 

    On pensait organiser une séance de rattrapage le 30 avec Quentin, Kerya et Maoh, à leur sortie de quarantaine. Mais c'est raté, Kerya vient d'être déclarée positive et la quarantaine repart pour un tour. De quoi vraiment avoir les boules. Mais comme Quentin voit, comme sa mère, le verre toujours à moitié plein, il se réjouit de rejoindre le lit conjugal familial quelques jours plus tôt et d'enfin tomber le masque FFP2 à la maison.

    Moi je me dis qu'on a malgré tout de la chance de fêter la famille, autrement peut-être, mais de fêter malgré tout. Et, comme moi, comme mon fils, je crois toujours au Père Noël, je me dis que l'année prochaine All I want for Christmas is mon beau sapin and we are family,  the near and the dear one, the old and the young, a very Merry Christmas, let's hope it's a good one, without any fear.

  • Elle est passée où cette année, Lémoni ?

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    Je revois comme si c'était hier cette nuit où ta maman nous a appelés à 3 heures du matin. Très détendue mais obligée de partir pour la maternité après des chutes du Niagara maison. On était au plus fort de la pandémie et nous avons bien dû enfreindre le couvre-feu pour venir prendre le relais auprès de Sappho. Avec l'épisode grotesquement comique que l'on connaît.

    Comme Sam Sam, tu es née en pleine pandémie et j'ai lu hier un article qui nous invitait à partir de l'idée que nous ne nous débarrasserons pas de ce virus et qu'il faudra apprendre à vivre avec. Alors pour la première fois, je vous ai imaginés tous les cinq adultes et masqués ad vitam. Je n'en ai pas dormi.

    Comme pour confirmer mes craintes, ton premier anniversaire a été annulé à cause de cette saleté. Et j'ai bien cru que ta maman allait renoncer à te fêter plus tard. Heureusement, je crois qu'elle s'est ravisée. C'eut été vraiment baisser les bras que de renoncer à célébrer la première année de vie d'un enfant.

    Cette première année qui a filé comme un courant d'air. Une année où chacun de tes sourires silencieux, sur tes lèvres et dans tes yeux, m'ont capturé le coeur. Tu n'as pas beaucoup babillé mais tu as souri. Par ce sourire si ensorcelant, tu te fais pardonner tes nuits si difficiles pour tes parents. Tout est prétexte à te réveiller et à pleurer la nuit. Et c'est épuisant. Mais le jour levé, ton sourire atténue leur épuisement. 

    Le moins qu'on puisse dire aussi c'est que tu as un sérieux petit caractère. Tu fais connaître ton avis avec une force inattendue chez une petite poupée. N'y vois rien de sexiste – ce n'est vraiment pas dans l'air du temps -, j'ai dit la même chose de mon petit garçon qui cachait une force animale derrière un minois de petit ange. 

    Le temps file, file. Il y a une chose que je dois encore faire avant que tu ne te mettes à marcher et à faire le tour de l'appartement derrière Sam Sam, je dois te filmer quand tu marches à quatre pattes. Tu es la seule des quatre premiers qui maîtrises si bien cette technique et tu ressembles trop à un aristochat…..

  • La quinzaine de l’aidant proche

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    Pour la troisième année consécutive, ma belle-soeur est partie en vacances. Elle les avait programmées dès son retour des vacances précédentes pour être sûre que je bloque les dates avec elle. J'ai donc repris mon service de proche aidant. 

    Ma belle-mère n'est pas compliquée. Elle a besoin d'une présence à chaque repas, d'un peu d'aide logistique et d'un peu de conversation. Celle-ci est toutefois de plus en plus limitée parce que proportionnelle à son degré de surdité. Pendant quinze jours, je crie et articule un peu plus fort que d'habitude. 

    Je dors chez elle aussi, dans un trois pièces en enfilade sans porte. Elle a le sommeil léger et pour combler ses insomnies, elle rallume la télévision sur puissance maximale. En général, je sursaute et ne me rendors plus. Au bout des 15 jours, je suis épuisée.

    Pendant  ce temps, l'Homme a géré l'approvisionnement en bois pour l'hiver et surtout l'ensablement à répétitions de l'appartement. Il a accessoirement vendu un garage. Il est venu me voir mais en coup de vent. Il aime sa maman mais n'arrive pas à rester là plus d'une demi-heure. Il invoque le parcmètre et l'amende probable pour filer à l'anglaise.

    Je le répète, ma belle-mère n'est vraiment pas difficile mais ma maison me manque, encore plus cette année que je l'ai quittée il y a plus d'un mois pour partir en vacances. Alors je décompte les jours grâce aux piluliers que ma belle-soeur a préparés et chaque fois que j'ouvre la petite boîte matin ou après-midi, je calcule ce qu'il me reste à passer là. Plus que douze repas, plus que dix, …..

    Pour fêter mon retour à la maison, on a célébré tous ensemble les 30 ans de Quentin, la naissance de Maoh et les 34 ans de Maïté. On ne s'était plus retrouvés tous autour de la table depuis le mois de juin et comme toujours ce fut un vrai bonheur de les avoir tous là.

    Le soir, Maman m'appelait, très anxieuse de voir sa tension monter d'heure en heure. On a passé une bonne partie de la soirée aux urgences pour finalement rentrer avec plus de peur que de mal.

    Et aujourd'hui, l'Homme s'est fait réparer l"épaule, bien mal en point. Il rentre demain et on fêtera aussi cela.

     

     

  • Vacances enfin !

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    Jamais en 30 ans, nous n'avons laissé passer le mois de juillet sans partir en vacances, même en Belgique. Nous sommes des juillettistes convaincus. Et voilà qu'un petit bébé, même pas encore né, nous a fait revoir tous nos plans. Et on a bien fait puisqu'il est arrivé… le 1 août.

    Nous avons donc dû attendre la fin d'un été qui n'en finissait d'ailleurs pas d'arriver pour enfin partir à notre tour.

    Direction Venise, pour changer. Mais cette fois, fini de se laisser mener l'agenda par le bout du nez des avions ou plutôt des compagnies aériennes. L'Homme a décidé de descendre en voiture. Et finalement, comme souvent, ce fut une bonne idée. Les deux jours pour descendre m'ont permis de décompresser doucement. On s'est arrêté dans le Valais, là où on a passé plus de 30 ans d'une partie de nos étés et on a mangé tous nos souvenirs sur la carte, de quoi ne pas se sentir trop bien au sortir de table. Puis on a passé les Alpes et nous nous sommes arrêtés à Bergame où on a retrouvé un restaurant qui n'était, lui, plus tout à fait comme dans nos souvenirs, mais où nous étions bien malgré tout.

    Et au troisième jour, Venise fut. On a retrouvé "notre" sous-toiture et sa petite terrasse. Deux jours de soleil pour commencer, deux jours de farniente. Puis retrouver nos différents restaurants préférés de gros gourmets. A force d'aller toujours aux mêmes endroits, on finit par connaître beaucoup de monde et on arrive même à comprendre les liens entre les uns et les autres et se rendre compte que, comme toujours, le monde est vraiment petit. 

    Retrouver J et S pour 3 jours qui deviennent, comme nous, des habitués des lieux. 

    Découvrir Sant'Erasmo, l'île qui sert de potager à toute la lagune et sa petite plage improbable. 

    Et partir à reculons en souhaitant revenir au plus vite.

    Retour à la maison pour découvrir avec horreur l'appartement ensablé. Les travaux de sablage de la façade ont démarré et les vitres n'ont pas été bien protégées. Le sable s'est infiltré partout et en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, tout, absolument tout l'appartement s'est transformé en plage. De quoi ruiner quinze jours de détente totale.

    Mais on a tout laissé en l'état puisque deux petites frimousses nous attendaient avec leurs mamans pour prendre la route de Disneyland Paris. 

    Deux jours dans ce monde totalement féérique où on oublie tout, même les appartements sahariens. 30 ans plus tard, la magie opère toujours et j'ai savouré chaque minute.

    Voilà, les vacances tant attendues sont finies. On rentre à la plage, je la laisse à l'Homme et je m'en vais garder sa mer maman pendant que sa soeur prend ses vacances à la côte belge ;-).

     

  • Fin d’août

     

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    Lundi: C'est son anniversaire. Je lui envoie un message. En général, j'aime envoyer des souhaits pour cette journée spéciale. Pour elle, j'ai ce pincement au coeur en me demandant si je le lui souhaiterai encore l'année prochaine, si ce n'est pas le dernier. Sa vie est devenue fragile. En soi, on pourrait se poser la même question pour tout le monde mais souvent on fait comme si cela ne devait pas arriver. Alors, pour être prudent et conjurer le sort, on souhaite une belle journée d'anniversaire. Un beau moment présent.

    Mardi: Je suis allée la voir ce soir, elle était d'humeur maussade. Elle arrive à un âge où la moindre contrariété agace l'estomac, plisse la ride de la glabelle et perturbe un tant soit peu l'humeur. La contrariété du jour venait des caprices de sa tablette. Pourrait-on croire qu'à 83 ans on soit aussi dépitée qu'une adolescente en mal de wifi ? Et pourtant, je serais bien la première à me mettre dans tous mes états si j'étais, comme elle, privée de ses accès à ce qui la relie en partie au monde extérieur, sa boîte mail, ses radios, son compte bancaire, etc…. Heureusement, un redémarrage bien envoyé a remis les idées de la tablette en place et l'ado octogénaire a retrouvé le sourire.

    Mercredi: Covid oblige, cela faisait un an qu'on ne les avait plus vus. On les aime comme ils sont, bavards au point de parler tous les deux en même temps, l'un à  l'Homme, l'autre à moi, ce qui nous oblige à perdre une partie de la conversation; drôles et cocasses, râleurs et ronchons pour des queues de cerise, insatisfaits et malheureux, gourmands et bons vivants. Hier à nouveau, ils étaient tout cela à la fois et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on ne passe jamais une soirée ennuyeuse avec eux.

    Jeudi: Elle a demandé à sa maman de s'arrêter chez Bonnie et Nonno après le stage. Elle m'a embrassée et m'a dit assez bas: "Tu m'as manquée Bonnie". J'ai bien cru que j'allais verser une petite larme.

    Vendredi: J'ai joué à faire circuler un camion poubelle qui gênait une ambulance qui devait récupérer un blessé passé sous les roues d'un bus de revenants de vacances. J'ai joué aux paresseux se balançant sur une branche, qui mangeaient de délicieuses souris, en commençant par la queue, et qui, étrangement – mais pas tant que çà finalement pour des paresseux – mangeaient aussi des couvertures. J'ai joué la maman d'un petit garçon qui s'était épris d'un cheval et qui voulait absolument le faire dormir chez lui et dont le papa devait aller chercher des croissants et de l'avoine pour le petit déjeuner. J'ai joué au ballon avec une plume de duvet sauf qu'au lieu de la lancer, il fallait souffler délicatement et la rattraper avec la main. Enfin bref, j'ai passé la journée avec Jules.

    Samedi: Aller-retour sur la Champagne refaire notre cave (et celle des autres) chez notre presque ami Thierry. Contente de le revoir, contente d'aller manger un bout ensemble, contente de repartir bien chargés. Rentrer à Bruxelles, faire quelques livraisons et aller embrasser petit Maoh, si beau, si beau, si beau.

    Dimanche: Un dimanche comme je les aime où on ne quitte pas la maison et on entreprend des travaux d'aménagement. Cat voulait l'ancienne armoire de Quentin pour aménager le studio de Charlotte à Amsterdam. Je l'ai vidée et complètement dépoussiérée. Puis Cat n'a pas pu la prendre parce qu'elle ne rentrait pas dans la camionnette qu'ils avaient louée. Véro a demandé si elle pouvait passer deux nuits chez nous pour venir voir sa maman. Du coup, tout s'est enchaîné, on a réaménagé l'ancienne chambre de Quentin, ciré le parquet, remonté un vieux tapis qui dormait dans la cave depuis 20 ans, transféré l'armoire et installé les futons sur le tapis. Tout ça avec l'aide de Maïté et sous le sourire enjôleur de Lémoni. On t'attend Véro, ce sera une belle semaine.

     

     

  • Maoh

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    Jusqu'à aujourd'hui, le 1 août était pour nous synonyme de fête nationale suisse. Pendant près de 30 ans, nous étions à la montagne ce jour-là et nous avons participé à autant de processions aux lampions et feux d'artifice que la météo l'a permis. Synonyme de raclette et de petits drapeaux rouges à croix blanche.

    A partir de maintenant, le 1 août deviendra l'anniversaire de Maoh. Il s'est fait longuement attendre. Mais il est arrivé deux jours après les 30 ans de son papa, beau comme un coeur, fort comme un petit lion. 

    Troisième bébé de la famille à être né pendant la pandémie, nous n'avons pas pu aller le voir à la maternité. Et nous sommes impatients de le prendre dans nos bras. Enfant de deux cultures, il va nous ouvrir le coeur encore plus. 

    Je n'en reviens toujours pas qu'en 4 ans, nous nous retrouvons entourés d'une tribu de cinq incroyables petites personnes. Give me five and more, je prends.

    Je suis tout simplement comblée au-delà du possible.

  • 30 ans

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    Il a 30 ans aujoud'hui. J'ai le même regard sur lui qu'au premier jour. (Oui, les filles sur vous aussi….). Un regard émerveillé sur ce miracle de la naissance puis de l'enfant qui grandit et de l'adulte qui s'épanouit. Je passe un peu sur l'adolescence qui peut être un chouia pénible mais qui reste intéressante malgré tout.

    Il a 30 ans et il attend un petit d'homme et ils auront tous les deux le même regard émerveillé. 

    J'ai beaucoup de difficultés à croire que le temps nous a filé entre les doigts aussi vite.

    Mais ces 30 années n'ont été que du bonheur.

  • Amour inconditionnel

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    Je les ai aimés au premier regard, j'ai adoré les manger tout crus, les dévorer de baisers.

    Ils m'ont cruellement manqué quand je suis partie seule en Italie 4 jours semaine alors qu'ils n'avaient que 3, 5 et 7 ans. Le manque est toujours présent.

    Je les ai aimés malgré tous leurs travers à l'adolescence, je les ai défendus comme je pouvais face à l'intransigeance pourtant nécessaire de leur père. 

    J'ai détesté leurs disputes fraternelles.

    Je les ai portés à bout de bras, à tort et à travers dans leurs études interminables. 

    J'ai aimé leurs amours inconditionnellement.

    Je les adore en tant qu'adultes majeurs et (presque) vaccinés, j'aime comme ils me remettent en question, je fonds devant leur gentillesse à mon égard.

    Je suis si fière de ce qu'ils sont devenus.

    Je les aime sans condition.

    Je suis dingue des petits bouts d'humains qu'ils ont offerts au monde.

    Enfin, voilà c'est dit. Et je ne le répéterai pas.

  • Le sourire de Samuel

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    Et voilà, Sam Sam a déjà soufflé sa première bougie. Je n'en reviens pas. Notre premier bébé (enfin pas le nôtre au sens propre, hein !), né pendant le confinement, a eu un an vendredi dernier. Un petit garçon qui aura vu plus de masques que de sourires en dehors de son cocon crèche et maison. On se demande comment il a appris à décocher son sourire extraordinaire. Sa maman sans doute, qui a le plus beau sourire de tout Bruxelles. Qui elle-même le tient de sa propre mère ;-).

    Sam Sam est le plus souriant des enfants. Il offre son sourire à tout va et y ajoute un plissement des yeux absolument irrésistible, qu'il tient peut-être de son arrière-grand-père l'enjôleur. Il est aussi brun lisutanien que son frère est blond british. Jules est joyeux, Samuel est heureux. Happy baby. 

    Je me réjouis de l'année qui vient où il va commencer à parler et à interagir de plus en plus. Je me réjouis de ces prochaines semaines où il va faire ses premiers pas pour ne plus jamais s'arrêter de marcher. 

    J'ai l'impression que le temps passe plus vite encore avec les puînés, tout occupés que nous sommes à écouter avec ravissement les babillages de leurs aînés. 

    Plus que jamais je voudrais arrêter le temps et passer des journées entières avec eux séparément, puis ensemble et recommencer indéfiniment.