Catégorie : Voyages

  • Ici et ailleurs

     

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    Souvent je passe pour une hyperactive et j'essaye de démontrer le contraire. Mais il y a des semaines où j'aurais beaucoup de mal à démentir cette image. En particulier la semaine qui vient de s'écouler:

    Lundi: Dernier jour de vacances à Mykonos, un dernier petit tour par la plage, un dernier petit tour en ville, un dernier apéro, un dernier coucher de soleil. Ce soir, on dort encore à Mykonos. Je déteste les fins de vacances.

    Mardi: Les vacances sont finies, on boucle les valises, on fait un dernier tour d'inspection et nous voilà en route pour l'aéroport. Ce soir on dort à Athènes. On a passé l'après-midi à marcher dans la ville que nous n'avions plus vue depuis 35 ans, une éternité. On a découvert le Jardin Botanique, on est remonté jusqu'à l'Acropole au soleil finissant. Cette vieille dame a pris quelques rides, elle est liftée de partout et c'est dommage. Mais j'étais quand même contente de la revoir. Le soir, ballet d'ombres des evzones sur la façade du Parlement. Souvenirs.

    Mercredi: On referme les valises entrouvertes et retour à l'aéroport. Ce soir, on dort à Bruxelles. Retour à la maison. On devait passer par la case concert tout de suite après l'atterrissage mais ce dernier a été annulé pour des raisons de santé. Retrouvailles avec le chat, ranger les valises, lancer les machines, lire le courrier. Petit coup de froid et petit coup de blues.

    Jeudi: L'Homme reprend le chemin du boulot. Moi celui du coiffeur et de Mamy L. Je passe embrasser Anaïs aussi qui télétravaille. Et je rentre fissa à la maison pour l'étape repassage et préparation d'une nouvelle valise. Ce soir on joue au badminton et on dort encore à Bruxelles.

    Vendredi: Le matin tôt, je rejoins Mamy B. pour prendre le bus direction l'aéroport. Et rebelote, on s'envole pour Milan. Les Sis et moi, on lui a offert un opéra à la Scala et c'est moi qui l'accompagne. Ce soir on dort à la Scala à Milan.

    Samedi: On repart assez vite en début d'après-midi, fatiguées mais plutôt heureuses. Au retour, pas de passage par la case maison, on raccompagne Mamy et on file avec Quentin et Kerya sur Eupen pour fêter les 60 ans de mon cousin. Chaleureuses retrouvailles avec une toute une série de personnes que je n'avais plus vues depuis longtemps. Ce soir, je dors enfin dans mon lit mais on a bien failli dormir à Eupen.

    Dimanche: Un dimanche à la maison. Enfin. Et une après-midi avec deux petits qui m'avaient tellement manqués pendant ces presque 3 semaines. Ce soir, je m'endors fatiguée mais heureuse.

     

  • My Mykonos

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    On voulait revenir en Grèce. Près de dix ans depuis notre dernier séjour dans le Pélopponèse, il était temps pour nous. On s'est dit qu'on n'avait vraiment rien vu des Cyclades et on a hésité entre Santorin et Mykonos. Finalement, sur base de l'offre de logements, on a opté pour Mykonos. Pour moi, c'était l'"île aux moulins". Plus tard, quand on me demandait où j'allais, on me regardait avec des yeux ronds et des sourires entendus. Jamais je n'avais associé Mykonos à l'île de la jet set, du bling bling et de la fête de la nuit. C'est donc avec un peu d'appréhension que avons débarqué sur cette île aussi "réputée". 

    Nous sommes arrivés très fatigués, de toute une année sans vrai repos et d'une nuit blanche à l'aéroport d'Athènes en attendant le bateau du matin. Et je n'ai vu de la petite maison de pêcheurs joliment retapée, qui allait être notre repère pendant 12 jours, que les aspects négatifs, la terrasse à l'ombre jusqu'à fin d'après-midi, le parking en contrebas avant de reconnaître qu'on voit surtout la baie de Mykonos et la mer scintillante.

    Je devrais le savoir, c'est toujours comme ça, la fatigue me fait tout voir en gris clair et gris foncé. J'ai même dit à une amie qui me demandait si c'était bien que oui, c'est bien mais ce n'est l'endroit où je reviendrai. 

    Bien sûr qu'après douze jours, je ne demande qu'à revenir. J'ai adopté cette petite maison, parfaite pour nous, cette vue incroyable, surtout au coucher du soleil, j'ai adoré le mouvement incessant des bateaux, tous les bateaux: les barques de pêcheurs, les catamarans, les voiliers, les yachts – l'un d'eux portait le nom improbable de "Plan B", on se demande ce qu'est le plan A -, les paquebots de croisière, grands et moins grands, les navettes qui amènent les "croisiéristes" vers le port et les cars qui les attendent pour faire le tour de l'île.

    J'ai lu et relu tout ce qui me tombait sous la main sur cette île, un roman de Melpo Axioti – Mon île -, un recueil d'un auteur anglais sur tout ce qu'il a appris sur Mykonos, les informations glanées ici et là, et tout m'a plu. La vraie Mykonos, celle qui se fait petit à petit engloutir par le tourisme mais qui garde malgré tout quelques traces d'authenticité.

    Même le bling bling croisé le soir dans les rues m'a fait sourire ou rire comme un spectacle de one man ou one woman show muet, un carnaval de tenues plus voyantes les unes que les autres, des masques de clown(e)s botoxé(e)s comiques et tristes à la fois.

    Et quelques malheureux moulins, sans voiles, en piteux état, abandonnés aux selfies et aux grands angles. 

    Mais la Grèce, ma Grèce toujours…..

  • Vacances

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    Passer dix jours aux Pieux, y'a pas plus reposant ! Pour la première fois depuis longtemps, nous nous sommes retrouvés tous les deux en Normandie. Dix jours parfaits: quelques bouquins, un peu de soleil, quelques promenades sur la plage les jours plus couverts et le farniente le plus total. 

     

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    Passer quinze jours en Algarve, invités par Anaïs et Simon dans la maison des parents de Simon, en compagnie de Petit Jules. Descendre la France et l'Espagne en voiture avec Quentin et Kerya, passer du temps avec ces quatre là et surtout avec ce petit garçon de plus en plus sage, de plus en plus beau, de plus en plus drôle. Découvrir une région du Portugal encore inconnue, passer un moment de pur délice dans un petit restaurant cantine dans la montagne, lire au bord de la piscine, se promener avec petit Jules, faire des apéros géants, ne rien faire….

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    Passer une semaine de rêve à Venise, rien qu'à deux, pour terminer en beauté cette trilogie. Ce n'est jamais que la dixième fois qu'on y revient, inlassablement, mais tout nous appelle.  Toutes ces rues cachées, loin des hordes, ces surprises à chaque coin de ramo, le labyrinthe des canaux, toutes ces îles au large de la lagune, celles qu'on connaît déjà si bien, ce restaurant où ils nous demandent des nouvelles des enfants quand on y retourne, les îles qu'on découvre pour la première fois…… ces coins et recoins qu'on connaît par coeur et qui pourtant nous font encore découvrir d'autres facettes, c'est là toute la magie de Venise.

    Alors oui, nous avons passé de merveilleuses vacances cette année.

  • Cuba, salsa agridulce

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    Alors, c'était pas le Pérou, c'est sûr. On nous avait dit "Vous allez A-DO-RER !". Et en fait, non, on a juste BIEN-AI-ME. Mais une petite overdose d'arnaques et de gentils coups bas ont eu raison d'un enthousiasme probablement exacerbé. 

    Trop de chaud-froid peut-être: entre esthétisme et désolation, entre zéro analphabètes et liberté d'expression plus que réduite, entre système de santé gratuit et accès limité à l'eau potable, c'est un pays de contrastes à tous les niveaux.

    Oui l'architecture cubaine est magnifique, qu'elle soit coloniale, art déco ou classique, à La Havane ou à Trinidad, les patios, les balcons, les portes sont autant de plaisir pour l'oeil. Et puis, au détour d'une rue, ou vu du bar de la terrasse d'un hôtel luxueux, la désolation d'une ville qui tombe en ruines, un petit air de Beyrouth après la guerre et plus que tout, savoir que ces ruines sont habitées par un grand nombre de personnes.

    Oui les belles américaines dont les couleurs me rappellent tellement les voitures des manèges de mon enfance et sur lesquelles tout le monde s'extasie – à raison – sont rutilantes mais elles ne sont en fait que le résultat de l'ingéniosité des Cubains pour maintenir en état les seules voitures qui pouvaient être importées jusqu'à récemment si on tient compte des petites Made in China autorisées depuis peu.

    Oui, les Cubains sont chaleureux et nous avons fait de très belles rencontres, dans les casas particulares (chambres d'hôtes), dans la rue, en prenant en auto-stop les innombrables infatigables marcheurs en mal de transport en commun. Mais quand l'ouverture à l'autre et la générosité légendaires deviennent un subterfuge pour faire des pigeons voyageurs des voyageurs pigeons, je ris jaune, la moutarde me monte au nez puis je tourne au vinaigre. 

    Ceci dit, une fois rentrés à la maison, on relativise, on se dit que la prochaine fois, on prendra les choses moins au sérieux, on aura appris, on sera plus méfiants prudents et bientôt on en rira.

    On ne gardera en mémoire que les bons moments ensemble pendant 15 jours, 24 heures sur 24, à pied, en voiture, dans des chambres toutes drapées de satin mauve ou rose fuchsia, assis sur des bancs à contempler les lieux, autour d'un verre de daïquiri frappé ou de cuba libre.

    Et on ne regrette pas d'avoir cédé au mythe.

  • Cuba vamos a bailar la salsa ….

    Danseuse

     

    Et quand je reviens, promis, j'essaye d'être plus assidue….

  • Made in Normandie

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    Cette année, les hortensias ont remplacé les hibiscus et les bougainvillées, le cidre bouché, le poiré et le calva ont pris la place de l'apérol, des mojitos et du lambrusco, l'Atlantique tssst la Manche a supplanté la Méditerranée et le T-shirt marin a détrôné le pareo. Encore que…. Il semble qu'on ait beaucoup de chance: en principe, l'été commence (et finit) en août en Normandie et c'est la première fois depuis la canicule de 2003 que juillet est aussi ensoleillé dans le Cotentin.

    On a donc pris un risque majeur pour les vacances de l'été 2013. Mais cette première semaine nous a gâtés bien au-delà de nos espérances.

    Là où le bât blesse, c'est d'avoir à portée de roues la pointe de la Hague, Cherbourg, la maison de Millet, la maison de Prévert et le Mont St Michel, d'avoir à portée de voile les îles de Jersey et Guernesey, et d'être privés de ces excursions qui font la joie de nos vacances, en tout cas en ce qui nous concerne Anaïs et moi. Au lieu de profiter de ces plaisirs touristiques, nous soutenons l'effort (enfin, c'est pas trop tôt !) de méninges du petit dernier. Monsieur Cigale ayant glandé tout le mois de juin se trouve fort dépourvu quand l'été fut venu. Que faisait-il au temps chaud chaud boulettes ? Nuit et jour, il glandait, me déplaise. Il glandait ? Et bien bossez maintenant ! Oui, môman, mais pas tout seul. Et mère et fille, bonnes pâtes, lui préparent qui planning, qui répétitions, qui réveille-matin.

    Le père n'est pas en reste et prépare petits plats, petits cafés, petits encouragements. Et gros yeux lorsque mère et fille ruminent (sous influence des rousses, blanches et noires) le manque touristique.

    Alors pour lutter contre la rumination, je lis "L'homme-joie" de Bobin et "La nacre et le rocher" de Misrahi ou l'éloge de la joie de vivre et du bonheur. Et ça marche. Plus ou moins.

    Les journées s'étirent entre petit déjeuner, marché, déjeuner, transat dans le jardin, livres, une heure de plage, apéro, dîner et petite partie de Mah-jong ou d'Uno.

    La plage à six heures du soir quand tout le monde est parti – déjà grande en temps normal, elle est, vide et à marée basse, immenssisime -, cerf-volant ou Frisbee pour les hommes et… jogging pour les filles. Anaïs s'est mise en tête de participer en septembre à une course de 9 km à Bruxelles et pour elle, l'anti-sportive, qui n'a jamais couru plus de 100 mètres de sa vie, c'est un véritable défi à son manque de persévérance. Et elle est tout simplement bluffante. Pour ne pas la laisser seule et pour me tester un peu moi-même, je tente de l'accompagner. Sans succès puisque je ne la suis que sur les 100 premiers mètres mais je ne perds pas espoir.

    Alors ces vacances normandes, c'est bien ? Oui et non. Réponse de Normand oblige.

     

     

  • C’était vraiment le Pérou !

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    Je n'arrive pas à vous raconter ce voyage. Je l'ai raconté à plusieurs reprises à mes proches et je me rends compte que rien ne rend vraiment compte de ce qu'on a vécu pendant trois semaines. Je parviens sans doute mieux à raconter mon agacement croissant vis-à-vis de nos partenaires de voyage. On savait avant de partir que ce ne serait pas facile, même si ce sont nos amis "de toujours", on savait qu'il était le lièvre de la fable et que l'Homme en était la tortue, on savait qu'on partait avec le lapin Duracell jamais fatigué, hyperactif, qui conduit tout en regardant la carte à droite et en prenant des photos clic-clac clic-clac (je recadrerai après) à gauche, alors que mon "Oeil-de-Nikon" met trois plombes à sortir ses longues jambes de la voiture pour cause de sac-photos coincé entre les genoux et autant de plombes à cadrer, zoomer, mettre au point pour faire une seule photo pensée, mûrie, impérativement non retouchable. Tout cela, je le savais, je m'étais préparée et pourtant j'ai encore eu beaucoup de difficultés à ne pas jouer le chien de berger entre les deux. Mais ce qu'on n'avait pas prévu, c'était le retour d'âge grumpy de ma copine. Trop chaud, trop froid, trop de bruit, trop de cailloux, trop de boue, trop faim, trop long, trop haut, …. Et pour nous aussi, trop de grognon c'était trop.

    Ca oui, je suis arrivée à le raconter.

    Mais la beauté de tout ce qu'on a vu, le sourire des Péruviens, la beauté de ces visages brûlés par le soleil et le froid, la musique si familière et pourtant si neuve, le quechua qui s'est insinué si insidieusement dans mes oreilles que je cherche à suivre des cours à Bruxelles, alors que franchement, ça ne va pas me servir (!), le Machu Picchu qui m'a laissée sans voix, les dunes immenses, la rencontre avec les lamas, les alpacas et les vigognes, la majesté des condors, l'Amazonie où, passé le premier choc, j'ai eu le sentiment de pouvoir passer ma vie dans cette forêt, finalement pas si hostile que cela, le long de ce fleuve jaune boueux, la balade au-dessus de la canopée, si éprouvante pour moi, tétanisée de vertige, mais tellement magique – j'aurais voulu baîllonner mes compagnons qui caquetaient comme des perroquets alors qu'on était là, au-dessus du poumon du monde – , le lever du soleil sur le lac Titicaca, les montagnes grandioses, l'étrangeté des sensations à 5000 mètres d'altitude quand l'oxygène vient à manquer, les découvertes au niveau des papilles, je n'arrive pas à le raconter.

    Seules quelques photos peuvent vous donner envie….

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  • Festival de premières

     
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    Pendant trois semaines, j'ai vécu un feu d'artifices de premières fois:

    • Première fois que je mange du cochon d'Inde grillé
    • Première fois que je mange du lama
    • Première fois que je monte dans un petit avion 
    • Première fois que je caracole en buggy dans les immenses dunes d'un désert
    • Première fois que je dors dans une canonnière de 1862
    • Première fois que je monte à 5000 m
    • Première fois qu'on m'apporte une bonbonne d'oxygène dans ma chambre d'hôtel
    • Première fois qu'un aigle me monte sur la tête
    • Première fois que je discute avec un perroquet, perché sur mon épaule
    • Première fois que j'embrasse un alpaca
    • Première fois que je grimpe tout en haut de la canopée
    • Première fois que je vois des condors passer aussi près de moi
    • Première fois que je vois le soleil se lever sur le lac Titicaca
    • Première fois que je me promène dans la cordillère des Andes
    • Première fois que j'assiste à un mariage péruvien
    • Première que je pleure de tant de beauté devant une des sept nouvelles merveilles du monde. Et je n'avais même pas voté pour lui en 2007 !

    Et toutes ces premières fois ne sont qu'un aperçu de ce voyage extraordinaire. C'était vraiment le Pérou !

  • Première semaine de rentrée

     

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    Et c'est reparti !

    Samedi: Galette des rois anticipée. Et qui porte la couronne ? Pourquoi changer un trône qui marche ? Laissons la couronne sur ma tête et l'hermine sur mes épaules. La reine, c'est moi !

    Le soir, visite de G. et C. autour d'un risotto à la truffe. Celui qu'on a renoncé à préparer le soir du réveillon, par manque d'appétit des enfants, gavés de plein d'autres délices. G. n'avait qu'un mot à la bouche: le Pérou. Il en oubliait d'y porter la fourchette (à la bouche, s'entend). Certain que, comme toujours, nous déclinerions poliment, il nous a malgré tout encore une fois proposé de les accompagner. Et à ma grande surprise, nous avons dit oui. 

    Dimanche: Dernier jour de blocus pour Anaïs et Quentin. Lui repart pour la semaine et pour lui éviter de préparer ses repas pendant cette première semaine d'examens, nous avons passé la journée à cuisiner toute une série de plats. 

    Lundi: Ca y est, c'est la rentrée ! J'avais déjà repris le travail le jeudi précédent mais la grande majorité des collègues n'était pas encore de retour. Ces deux jours étaient exceptionnels, les deux seuls jours de l'année où je peux lire un document depuis le premier mot jusqu'au dernier d'une seule traite, sans la moindre interruption. Mais dès lundi, fini le calme olympien. Le tourbillon est revenu en force. Et c'est reparti pour un an.

    Mardi: Othello à l'opéra. Je ne sais pas si c'était dû au jeu et au physique de l'acteur mais j'ai rarement ressenti une telle antipathie pour le personnage d'Othello. Maladivement jaloux. Peut-être est-ce le sentiment même qui m'horripile à ce point. Mais vraiment je suis sortie de là en pensant: "Mais quel gros c… !" Désolée pour le gros mot.

    Mercredi: Un an de plus. Les années filent. Vertige du temps qui passe. Bien camouflé dans une journée à Paris avec ma maman dont c'est aussi un peu l'anniversaire. Les Bohèmes au Grand Palais, magnifique exposition retraçant le cheminement des nomades, tsiganes, gypsies, romanichels, bohémiens, quel que soit le nom qu'on leur donne, à travers la peinture, la musique, la littérature, du XIVème au XIXème siècle pour terminer par leur incarnation en figure de liberté pour les Bohèmes du XIXème. Les trois heures que nous avons passées là ont passé en un éclair. Tout comme le reste de la journée entre couloirs de métro, cafés et premier jour des soldes au Printemps. 

    Jeudi: Il y a des femmes qu'on couvre de fleurs, moi je suis plutôt le genre qu'on couvre de livres. La veille, au retour de Paris, un colis venant d'outre-Atlantique m'attendait avec deux livres; le matin, au bureau, six collègues, sans se donner le mot, m'ont offert chacune un livre. 

    Vendredi: La merveilleuse Joséphine a organisé un dîner pour mon anniversaire. Nous étions six autour de la table et le menu était tout simplement divin. Conchiglioni au confit d'aubergines, poivrons, olives noires et pignons, filets de turbot, lentilles, radicchio rosa di Verona, graines de grenade et enfin, carpaccio de mangue au gingembre confit. Et encore, je serais bien en peine de dire les ingrédients multiples, épices et sucs divers qui parfumaient ces délices. Et qu'est-ce que j'ai reçu comme cadeau, à votre avis ?

    Il y a quelques années, SwissSis m'avait offert ce livre. Méfiez-vous de moi 🙂 !

  • Tchèque liste

     L'Art nouveau (à tous les coins de balcon)

    La Becherowska (l'eau-de-vie typique)

    Le Château (à peine entrevu, vu l'heure)

    Dvoràk au petit déjeuner (grandiose, comme le petit déjeuner)

    La petite soeur de la Tour Eiffel (presque copie conforme)

    Le Funiculaire (qu'on n'a pas pris)

    La cathédrale Saint Guy (aux vitraux impressionnants)

    L'Horloge astronomique (un peu décevante)

     L'Incontournable Taupek (la star du dessin animé tchèque)

    Le Jacobin de Dvoràk au Théâtre National (et vivent les sous-titres en tchèque et en anglais !)

    Les Knedlyki (boulettes de farine, accompagnant un rôti de porc et du chou pour obtenir le plat national)

    La Laterna Magika (qu'on n'aura pas eu le temps de voir)

    Le musée Mucha (très bel homme ce Mucha)

    L'église St Nicolas (baroque rococo, j'aime)

    Un soir à l'Opéra (rien de tel qu'une soirée à l'opéra lors d'un city trip)

    Le Pont Charles (débordant de touristes)

    Le Quartier juif (et l'horloge qui tourne à l'envers)

    Le Restaurant italien (Stefano, tu es incorrigible..)

    La vieille Synagogue (impressionnante)

    Les Trdelnik (des gâteaux creux qui se vendent à tous les coins de rue, un pur bonheur, un goût de trop peu)

    Un moment Unique (dans une ville unique)

    La Valtva (ah, les fleuves dans les villes)

    Un Weekend inoubliable (avec des amis formidables)

    XYZ: Dobry dén, Nashlédanou et Dikuji (bonjour, au revoir et merci !)