Catégorie : Musique

  • 2023

     

    IMG_0600

    S'il n'y avait pas eu le départ douloureux de Michèle, cette année aura été tellement belle !

    Elle a commencé toute en merveille avec l'arrivée d'Amalia, pour tout dire la sixième merveille du monde, le 3 janvier. 

    J'ai passé le mois de janvier comme un hamster sur une roue pour essayer de finir tout ce que je voulais finir et jusqu'à la dernière seconde, j'ai donné le meilleur de moi-même. Et puis j'ai clôturé 40 ans de carrière, l'estomac noué, le coeur serré, les yeux noyés.

    Et la nouvelle vie a commencé. Il m'a fallu une ou deux semaines d'adaptation, surtout en termes de cohabitation permanente avec l'Homme, mais une fois les compteurs ajustés, un nouveau bonheur s'est installé. Je crois que ce qui m'a fait et me fait encore aujourd'hui le plus plaisir dans le nouveau format, c'est le droit de dormir longtemps. Alors bien sûr, pas tous les jours, selon les impératifs du calendrier, mais souvent. Et au bout de quelques semaines, je me suis surprise à ne plus répondre à la sempiternelle question "Comment vas-tu ?" " Bien mais fatiguée" au point que je m'énervais moi-même de cette réponse invariable. C'est fini, je ne réponds plus jamais en fonction de mon besoin de sieste. Et je trouve ça très luxueux.

    L'autre luxe est de pouvoir partir en vacances quand on veut ou presque et autant qu'on veut ou presque. Et cette année-ci, nous n'avons pas lésiné sur les kilomètres qui nous ont amenés quatre fois en Italie, seuls ou entre amis. La montagne, par deux fois, un grand étoilé transalpin, autre grand plaisir de l'année écoulée, et Venise l'incontournable.

    Et puis le coup de folie, le concert de Stavros Xarchakos, sous l'Acropole à Athènes, sans doute un des plus beaux moments de l'année si pas de ma vie, dans ce registre.

    Mais sans doute ce que je chéris le plus au monde, ce sont les moments avec les pioux, seuls ou en groupe, ces deux mois d'été avec eux, un peu, beaucoup, à la campagne, à la mer ou à Disneyland Paris. Je peux regarder inlassablement les photos sur mon téléphone ou relire les billets de ce blog qui les concernent avec délectation pour revivre ces moments-là.

    Octobre a vu ma reprise en main en termes d'activité physique et j'ai le meilleur coach de la planète. Ce n'est pas parce que  c'est mon fils que je le dis mais il est le meilleur pédagogue qui soit. Et je n'ai pas l'intention de m'arrêter en si bon chemin. Dommage que son père ne soit pas aussi discipliné et disposé à passer le seuil d'une salle de sport. 

    En somme, une année sous le signe de la famille, de ma tribu, de mes pioux, des amis, de la musique, du soleil, des vacances, des bouquins…. S'il n'y avait pas les petits bobos insignifiants à la main, aux genoux, aux poumons et le reste du monde qui part en sucette, 2023 a été une année magnifique !

    Et 2024 s'annonce joliment.

     

     

     

     

  • La reprise en octobre

     

    IMG_0073

    Lundi: Après avoir passé une nuit à l'hôtel "Swiss Sis", toujours aussi bien tenu, on a repris la route. Dernière ligne droite avant la fin de ces merveilleuses vacances et une rentrée sur les chapeaux de roue. Le fait de faire tout ce trajet en voiture a un effet quelque peu thérapeutique. On métabolise tout le bonheur engrangé et on prend des forces mentales pour les semaines chargées à venir. Au fil de la remontée vers le nord, le paysage change graduellement, le temps aussi – bien que quelque peu cette fois -, et on enfile mentalement nos tenues de parents, grands-parents, enfants, amis, gestionnaires de 1001 détails. Sur la route, Maïté nous invite à venir manger chez eux et nous acceptons, contents de les revoir eux et les filles. 

    Mardi: Prise de sang à la première heure. Retour à la maison pour un petit café et je prends mon courage à deux mains pour rejoindre mon coach de fils à la salle de sport. Je lui ai promis qu'au retour de vacances, je me reprendrais moi aussi en main. A ma grande surprise, je ne suis pas aussi découragée que je ne le craignais et je me surprends même à aimer courir sur un tapis qui ne mène nulle part. L'Homme vient me chercher et on file remplir le frigo avant mon rendez-vous chez la kiné pour une nouvelle série de séances de mobilisation du doigt. Et on finit la journée par un concert du dernier survivant du Buenavista Social Club, Eliades Ochoa. Pur plaisir.  Si ça, c'est pas une reprise d'enfer…..

    Mercredi: Katia venait à la maison pour la séance mensuelle de manucure pédicure. On devait être trois, l'Homme, Maïté et moi. On s'est retrouvés à 11. Quentin, Kerya et Maoh ont débarqué dès le  matin. Quentin est allé chercher Jules et Sam à l'école parce que les grands-parents bis étaient partis plus tôt que prévu en vacances. Du coup Sappho nous a rejoints après la piscine. Et comme Amalia avait de la température, Anaïs est venue avec elle dès le matin, rejoindre la troupe des télétravailleuses aux mains et pieds soignés. Swiss Sis avait débarqué le matin même à Bruxelles pour une formation de trois jours et je lui avais proposé de passer à la maison entre la fin de la formation et le dîner organisé à deux pas de chez nous. Elle pensait se poser dans un endroit un peu calme, c'était pas tout à fait ce qu'elle avait imaginé mais en même temps, voir le temps d'une petite heure cette petite troupe remuante ne devrait pas lui avoir déplu.

    Jeudi: Nouvelles séances avec Quentin et avec la kiné. Journée plus calme en apparence. J'en profite pour repasser la montagne de linge post-vacances. 

    Vendredi: C'est au tour de ma belle-soeur de partir en vacances. L'Homme la conduit elle, le chien et des bagages pour 3 mois à la mer. Il s'occupera de sa maman pendant les deux semaines qui viennent. Matin, midi et soir. Mais c'est moi qui, après les rendez-vous esthéticienne et coiffeur (faut ce qu'il faut), ouvre le feu ce soir puisqu'il ne sera pas de retour. Je reste auprès d'elle une petite heure puis rejoint maman, Swiss Sis et Sis'Cile pour un repas un peu festif avant le retour de Swiss Sis vers son Vaud et son mari.

    Samedi: Quentin, Kerya et Maoh ont fait quelques courses en ville et sont venus déjeuner. Plus tard dans l'après-midi, Maïté et JD sont passés avec les filles. Ces moments que j'aime. Le soir, l'Homme a ramenés les premiers avant de filer chez sa maman et moi je suis partie retrouver la mienne pour un concert de musique baroque.

    Dimanche: J'ai accompagné l'Homme pour le petit déjeuner de sa maman, puis nous avons été prendre un cappuccino chez J et S avant de rejoindre tout le clan chez Anaïs et Simon qui nous invitaient pour un brunch. Rien que du bonheur. Quentin a remplacé son père chez Mamy le midi, histoire de le laisser souffler un peu. 

    Et voilà comment cette première semaine a filé. Dans un tourbillon dont, pour rien au monde, je ne me plaindrais.

     

  • Rentrée des pioux, sortie pour nous

    7148363c-0602-42fb-92cf-50593ef928db

    Rentrée des classes pour quatre des pioux dont une à l'école primaire, l'autre à l'école maternelle. Une rentrée toute en douceur. Petit bémol tout de même: après deux semaines, Le meilleur ami de Sappho, dont elle est inséparable depuis leur entrée à la crèche, a changé d'école du jour au lendemain, sans signe avant-coureur, sans même avoir eu le temps de dire au revoir. Ce n'est pas comme s'ils n'allaient plus se voir du tout mais le choc est grand malgré tout quand le matin on arrive à l'école et il n'est plus là. Et même si Sappho ne montre pas trop de désarroi, on ne sait pas ce qu'il se passe derrière ses beaux yeux bleus un peu perdus….

    Sortie pour nous, maintenant que nous avons rendu nos tabliers de grands-parents d'été. Alors en route pour la Bourgogne pour retrouver Gérard et Martine que nous n'avons plus vus depuis 15 ans pour lui, 20 ans pour elle. On s'est rencontrés en Italie, lui et moi comme collègues, elle et l'Homme au cours d'italien. Elle a vite trouvé un boulot d'institutrice au Lycée Français et Quentin l'a adorée dès le premier jour. Après cinq ans, nos chemins se sont séparés, nous sommes rentrés en Belgique, eux ont encore fait un petit tour de deux ans en Jordanie avant de rentrer dans leur Bourgogne. Les retrouver a été un pur plaisir. Deux nuits chez eux, deux journées enivrantes dans tous les sens du terme.

    Puis nous avons mis le cap sur l'Italie. Après une nuit dans un agritourisme absolument délicieux, nous avons pris le bateau à Ancône vers la Grèce. Trois petits jours dans Athènes la magnifique avant d'assister à ce concert tant attendu. Concert inoubliable dans un endroit magique, l'Odéon d'Hérode Atticus, juste sous l'aile de l'Acropole. Je n'en reviens toujours pas d'avoir vécu ce moment. 

    Seul bémol, une bronchite bien malvenue m'a empêchée de profiter comme j'aurais voulu de ces 3 jours à Athènes. 

    Retour à la maison pour une petite semaine, le temps de fêter avec retard nos amis lions, de retrouver les enfants et les pioux et de convertir le cadeau de mes collègues en 2 billets d'avion pour le Sud de l'Inde. Et de refaire les valises pour Venise !

    Elle est pas belle la vie de pensionnés ?

  • Le cadeau

    B_33598_or_poster

    Je l'ai déjà dit à plusieurs reprises, dans une autre vie, j'ai dû être grecque. Cela fait quarante ans que je vibre au son de la langue grecque et de la musique grecque, rebêtiko en particulier. 

    Et voilà que début juillet, j'ai découvert, totalement par hasard, un compositeur et chef d'orchestre grec aussi connu que Mikis Theodorakis dans son pays mais très peu hors Grèce. J'ai regardé en boucle des concerts qu'il a dirigés et où la majorité des morceaux joués étaient ceux que j'aimais depuis 40 ans, réalisant par la force des choses que c'est cet homme là qui a composé tous ces fabuleux  morceaux. Le regarder diriger les musiciens et les chanteurs était juste du pur bonheur. Je peux même dire qu'il était fringamment séduisant malgré son âge avancé.

    De fil en aiguille, j'apprends qu'il donne un concert le 3 septembre qui s'annonce "Stavros Xarchakos. Rebêtiko, 40 ans après". C'est comme si une boucle se bouclait. Pistache sur le baklava, ce concert se donne en plein air sur le flanc de la colline qui mène à l'Acropole, dans l'Odeon d'Hérode Atticus. Il y a 4 ans, en redescendant de l'Acropole, je me suis arrêtée pour écouter et regarder les répétitions d'un concert prévu le soir. J'ai regretté depuis ce moment de n'avoir pas cédé à l'envie de prendre des places pour être là, même sans savoir vraiment qui donnait un concert ce soir là, tellement l'endroit est magique.

    La billetterie ouvre le 10 juillet. La nuit, l'idée surgit. Et pourquoi pas en fait ? Si je ne cède pas à mes envies maintenant, quand le ferais-je ?

    Il y a ce cadeau qu'ils m'ont offert pour mes 60 ans. Un voyage au choix que je n'ai jamais eu l'occasion de choisir because of Covid. Et si je choisissais pour destination Athènes pour quelques jours début septembre ? Oui mais. Oui mais on descend à Venise mi-septembre, c'est un peu exagéré. Oui mais j'ai une intervention prévue chez la dermato. Oui mais on a un rendez-vous chez l'ophtalmo. Oui mais on est invité chez Anne et Guido. Oui mais on descend en Bourgogne chez Gérard et Martine fin août. 

    Mais la pulsion est très forte. J'en parle à l'Homme, pensant qu'il me ramènerait les pieds sur terre. Il a répondu: "ok, on prend le bateau à Ancône". 

    Le 10 juillet à midi, j'avais deux places à l'Odéon. On a mis quelques jours à trouver encore des places sur un bateau, un hôtel à Athènes, on a reporté l'ophtalmo et la dermato, réorganisé les rendez-vous avec les amis. 

    Je n'en reviens toujours pas. Mon excitation s'est un peu calmée mais je suis comme un enfant qui attend Noël. Je crois que je ferais bien d'avoir des coups de folie plus souvent. De toute manière, c'est maintenant ou jamais. 

  • Attaquer Mars

    IMG_8343

     

    Mercredi: Petit moment manucure-pédicure-vernis avec les filles, l'une en télétravail, l'autre en congé de maternité. Sappho, Jules et Sam Sam  sont venus aussi puisque les écoles étaient en congé. Enfin pour Sam Sam, c'était une semaine de congé transition entre la crèche et l'école. Puis j'ai emmené les deux aînés chez le coiffeur, ils ont adoré ça. Non seulement aller chez le coiffeur mais surtout y aller à deux. Ils se tenaient la main au bac à shampooing et souriaient béatement. Ils ont dormi tous les trois à la maison et c'était bien.

    Jeudi: Journée avec les mêmes. Ils ont joué toute la journée sans s'ennuyer un seul moment, Jules et Sappho ensemble, Sam Sam tout seul. Et même si c'est difficile à croire, il n'y a pas eu un seul moment de dispute. On a même eu des scrupules à interrompre leurs jeux pour les emmener voir Manneken-Pis et sa soeur Jeanneke-Pis, moins connue, et à vrai dire, moins élégante. Et terminer la promenade glaciale par une bonne gaufre de Bruxelles. 

    Vendredi: Départ tranquille pour Rotterdam dans cette voiture flambant neuve qui vient d'arriver. Chambre d'hôtel au 20 ème étage avec une vue à couper le souffle et même à donner un peu le vertige. Concert de Dalaras le soir, juste tellement bien. Tant qu'il pourra encore donner des concerts, j'irai le voir. Ma fibre hellène vibre sans faiblir depuis tant d'années quand je l'entends et surtout surtout quand je l'entends en public alors que tous ses fans chantent à l'unisson. C'est un plaisir inégalé depuis 40 ans que je le connais.

    Samedi: Touristes dans une Rotterdam glaciale et bruineuse. On a marché pendant des heures sans toutefois jamais s'ennuyer. Entre le vieux port, les parcs, la rue Witte de With, les drôles de maisons cubiques, le Markthal, explosion de couleurs et de parfums et tant d'autres chemins de traverse. On a grignoté quelques marrons chauds puis on est rentré frigorifiés se réchauffer au bar autour d'un ou deux cocktails.

    Dimanche: On a repris la route en passant par les moulins à vent de Kinderdijk et on est rentrés en passant par les cases belle-mère et supermarché. Puis on a passé le restant de la journée à cuisiner ensemble en réécoutant Dalaras et en trinquant au bonheur d'être là tous les deux.

    Lundi: Sam Sam est donc rentré à l'école et ces moments-là m'émeuvent toujours. Pendant ce temps, nous, on a rangé ensemble un meuble, vidé, lavé ce qui pouvait l'être, fait le tri de ce qu'on ne gardait plus, et réorganiser intelligemment. On a retrouvé des trésors, des objets qu'on pensait perdus, des trucs démodés, et il a ciré le meuble. J'adore  ce type de journée.

    Mardi: Petit soin visage le matin. L'esthéticienne me propose un soin régénérant. En gros, elle me perce la peau du visage avec de toutes petites aiguilles pour agresser la peau et l'obliger à se régénérer. J'accepte avant de connaitre le processus, puis subst. Elle y est allée assez fort et je le sens passer. Je regrette de ne pas avoir demandé un soin doux et gentil comme d'habitude s'il vous plait, merci. Je sors de là rouge pivoine comme si j'avais abusé du premier soleil de printemps sans protection. A mon retour, l'Homme s'effraie de mon teint et me demande si c'est normal d'être plus moche après qu'avant un soin visage. Je crois que c'était la première et dernière fois.

    Mercredi: Ma peau se régénère donc. Je passe le mercredi seule et ça me va aussi. Je continue les rangements, je cuisine, je télécharge du Dalaras à la pelle, je repasse, je suis bien. En fin d'après-midi, je rejoins Maman et Sis'Cile comme tous les mercredis. Au moment de partir, le beau-frère de Maman l'appelle pour dire que sa soeur, ma marraine, est au plus mal et qu'il faut envisager de venir lui dire au revoir. On sait qu'elle se bat "contre une vilaine maladie" mais Maman l'appelle tous les jours et elle n'avait pas cette impression, ces derniers jours. Il est vrai qu'elle n'arrive plus à s'alimenter cette dernière semaine. L'Homme, venu nous chercher, ne tergiverse pas et nous enjoint à sauter dans sa voiture et nous voilà partis à 150 km de là. Arrivés vers 21h30, on ne peut que constater qu'elle est dans un état de faiblesse immense. Elle refuse de voir un médecin autre que son médecin traitant, malheureusement parti skier. On parvient finalement à la convaincre de se rendre à l'hôpital le lendemain matin.  Le Covid a frappé et pour quelqu'un dont le système immunitaire est au plus bas, c'est un coup sérieux. Elle va donc rester hospitalisée le temps nécessaire à guérir et reprendre des forces. On y croit.

     

  • Abba road

     

    IMG_7248

    C'était mon cadeau de Noël de l'année passée, offert par l'autre Abbamaniaque de la famille. On l'a serti dans un city trip à quatre à Londres: l'Homme, les deux filles et moi. Quentin n'a pas pu être de la partie. Les papas ont été sympas comme tout de garder leurs enfants respectifs pendant 4 jours dont un weekend entier tout de même.

    Et ce fut un weekend de rêve. Que du bonheur ! On a trouvé une petite maison à Greenwich, juste assez grande pour dormir, se faire à manger et passer quelques moments au calme. 

    Anaïs et moi, on avait une belle soirée en perspective et on n'a pensé à rien d'autre avant de partir. Maïté, elle, avait bien préparé ses highlights. Elle nous a emmenés dans un salon de thé installé au milieu de pépinières près de Richmond (à une petite heure de route de Londres). Après une magnifique ballade dans les marais et les bois, nous nous sommes installées pour un sublime afternoon tea. Le truc à trois étages, surmonté d'un joli bouquet de fleurs, garni de petits sandwiches salés et de bouchées sucrées, le tout à tomber. Et quand on croit que c'est terminé, on vous amène les scones, la clotted cream et la confiture de framboises. What a treat !

    Elle nous avait aussi réservé une entrée au Tate Modern pour une installation de Yayoi Kusama "Infinity Mirror Rooms". Très court mais magnifique. 

    On a passé un peu de temps chez Liberty, chez Harrod's – dont on s'est assez vite enfuis tant la clientèle est dégoulinante de luxe et de manque de goût – et chez Fortnum & Mason où on a acheté les meilleurs Scottish eggs ever. 

    On s'est promenés le dernier jour dans le parc de Greenwich et Anaïs tenait absolument à manger un "pie & mashed potato" dans un pub avant de reprendre la route pour Folkestone et le tunnel sous la manche.

    Mais le clou du weekend, c'était ce pour quoi on était venus: le concert d'Abba, tout en hologrammes. Bluffant. Ma première et unique expérience d'hologramme, c'était la Callas sur la scène de Bozar qui avançait de manière mécanique et saccadée en chantant. Complètement décevant. Mais là, on est restées bouche bée devant la prestation. On avait beau savoir que c'était des hologrammes, il a fallu à plusieurs reprises recadrer son cerveau pour qu'il enregistre bien la réalité "non tu n'es pas revenue 40 ans en arrière et non, ils ne sont pas sur scène". C'était un spectacle incroyable extrêmement bien ficelé et très diversifié. Pas une seconde de répit pour l'émerveillement et l'éblouissement. 

    Et pour ne rien gâcher, 4 jours de beau temps à Londres, le luxe suprême.

    Un weekend plus que parfait !

  • Etats dames

    1136_gettyimages-85183336

     

    Je fais partie des gens qui prennent leurs rendez-vous médicaux avec la même ponctualité qu'un coucou suisse. A peine sortie de chez le médecin que j'ai en smartpoche mon rendez-vous pour l'année suivante. 

    La semaine dernière, rendez-vous dermato, histoire de faire le compte de tous ces naevi mélanocytaires qu'il est quand même autrement plus élégant d'appeler grains de beauté. Enfin, il y a belle lurette que plus personne ne s'amuse à les compter en me contant fleurette mais la dermato, elle, se contente de les passer au radar de sa grosse loupe et de repérer ceux qui menacent de devenir de moins en moins beaux. Allons bon, il y en a un dans le dos qui m'a échappé et qu'il convient d'exfiltrer. Rendez-vous pris pour dans un mois.

    Cette semaine, l'annuel rendez-vous gynéco. L'année dernière, elle m'a invitée à réfléchir au Stop ou Encore du traitement hormonal de substitution. Je n'étais pas prête du tout et j'ai voté Encore. Cette année, mieux préparée avant de la rencontrer, j'ai pesé les avantages et les inconvénients. J'ai admis que la plupart des avantages tels que la qualité du sommeil ou l'absence de fournaise nocturne ne m'étaient malheureusement pas accordés. Le seul avantage qu'il me reste réside dans la protection contre l'ostéoporose et par conséquent prévenir la casse en cas de chute. Et à mon grand étonnement, cette fois, c'est elle qui m'a encouragée à signer encore jusqu'à 65 ans. Ce que je ne me suis plus fait dire deux fois.

    Elle m'a aussi dit que les traitements contre l'ostéoporose n'avaient plus trop la cote, vu les effets secondaires assez désastreux et que la prévention maintenant consistait à manger sainement et à faire du sport, histoire d'avoir des muscles à même d'éviter la chute en priorité. Voilà un traitement qui parle à mon corps.

    Pour le reste, lucky me, RAS, bonne pour le service. D'habitude, cela me donne toujours un sentiment un peu idiot de bonne élève qui a réussi l'examen. Et cette fois-ci, pour la première fois, j'ai ressenti un inexplicable soulagement. Comme si maintenant j'acceptais que, oui, cela pouvait m'arriver. L'invincibilité s'éloigne….

  • Un weekend sens dessus dessous

    IMG_0242

     

    Quel merveilleux weekend ! Tous mes sens ont été chamboulés. 

    Vendredi après-midi, j'ai pris congé et nous avons commencé le weekend par fêter une nouvelle fois mes soixante palais dans ce restaurant gastronomique qui enchante mes papilles. A nouveau, ce fut une explosion de saveurs et de parfums, un plaisir des yeux aussi. A une seule exception près – et non des moindres – je n'ai jamais été déçue par cet "artisan du goût"; bien au contraire, il parvient à me bluffer à chaque fois. Difficile de sortir de là en fin d'après-midi et d'aller faire son supermarché du vendredi soir. Je me suis vraiment sentie comme Cendrillon après les douze coups de minuit….

    Samedi matin: Soin lift chez l'esthéticienne pour remonter d'un demi-cran ce qui retombera de deux crans dès le soir. Mais qu'importe, ce soin du visage me fait un bien fou et quand j'enchaîne avec un shampooing chez le coiffeur et que le massage du cuir chevelu est juste divin, je ronronne. C'est là que j'apprends à la délicieuse masseuse capillaire que le mot lui-même "shampooing" vient d'une langue indienne et signifie justement "masser".

    Samedi après-midi: c'est la course… des courses. Il faut faire vite, Sappho vient dormir chez nous ce soir et elle arrive vers 17h30. On arrive plus ou moins à boucler notre tour et être là quand la princesse arrive. Une fois qu'elle sera couchée, on pourra finir le gâteau de Clara pour demain. C'est sans compter Quentin et Kerya qui reviennent de Prague et ratent leur connexion train de Charleroi à Bruxelles. Allo Papa ? Les finitions du "terrain de football" attendront donc le retour de l'Homme dont la précision pour découper des lignes de terrains dans du sucre de couverture est inégalable.

    Dimanche matin: j'ai dormi avec Sappho, le nez dans ses cheveux de soie au parfum d'ange. Et ce plaisir, à nul autre pareil, est indescriptible.

    Dimanche après-midi: c'est l'anniversaire de Clara et on se retrouve tous au complet chez elle pour souffler ses 14 petites flammes, grignoter quelques centimètres du terrain de foot et jouer une partie de Cluedo pour clôturer l'après-midi. Pendant ce temps, deux petits monstres manipulent sans ménagement les vieux jouets de Sis'Cile qui perdent quelques plumes au passage.

    Dimanche soir: concert fabuleux. Un des plus grands ténors du moment qui revisite les mélodies viennoises de sa grand-mère. Je suis aux anges. Je l'adore comme une vieille midinette décatie, Vienne m'enchante et ces mélodies (non pas que les valses de Strauss, pas que….) tournent en boucle dans ma tête. Pur bonheur pour mon cinquième sens.

     

  • Dormir ou jouir, il faut choisir

    DSC_9861

     

    Non, ce n'est pas un billet sur un éventuel conflit d'intérêt potentiel sous ma couette ou sur mes oreillers. Je n'aime pas trop m'étendre sur le sujet de toute façon. 

    Mais je maintiens que dormir ou jouir est devenu mon problème existentiel du moment. Ces deux dernières semaines ont été extrêmement intenses. Presque pas un seul soir à la maison, deux pièces du théâtre, un opéra, deux soirées badminton, un resto pour l'anniversaire de ma belle-soeur, quatre concerts avec ma maman, la fête de Noël du bureau et enfin, le divin brunch de St Nicolas des enfants.

    Et une série de nuits sans sommeil pour cause de ronchopathie conjugale, une nuit avec Sappho malade, fiévreuse qui dort entre nous et vomit tout son quatre heures à une heure du matin et une autre nuit avec Sappho pour cause d'angine blanche de sa maman et d'absence de son papa.

    Alors, comment concilier le travail toujours très envahissant, les envies de profiter de tout, de faire un minimum de sport, de voir les mamans, les amis et surtout les enfants, grands et petits sans empiéter sur le sommeil ? C'est juste impossible et c'est Morphée qui trinque. Pas de bol parce qu'il me le fait payer, ce qui est beaucoup moins chouette…..

    Et je ne trouve pas le juste milieu, l'équilibre parfait, je ne vois qu'une solution: arrêter de travailler. Mais en attendant, dormir ou jouir, il faut choisir.

  • Intensité maximale

    4fe763b45724300d6398617980a497b4

    On ne peut pas vraiment dire que les jours de cette semaine se sont ressemblés mais chaque jour, à sa manière, m'a fait vibrer intensément. Pour le meilleur et le moins bon, pour des joies immenses, des bonheurs inattendus, des découvertes qui vous font monter les larmes aux yeux, d'autres qui vous font pleurer de rire, et enfin des moments plus difficiles. Mais le moins qu'on puisse dire, c'est que c'était une semaine où l'on a vécu.

    Samedi: Anaïs nous envoie la photo d'une jolie bague accompagnée d'un message à tous les cinq: "J'ai dit oui !". Personne ne réagit, tout le monde croit qu'elle nous montre la jolie bague qu'elle a reçue et qu'elle fait de l'humour à deux balles puisqu'on sait tous bien qu'elle et Simon n'ont aucune intention de se marier. Mais on perçoit au fur et à mesure des échanges qu'elle se vexe que personne ne la prend au sérieux et on finit par douter. Maïté est avec nous et on décide de l'appeler. Et de fait, c'est tout sauf une blague, c'est une bague et une demande en mariage. Alors, on ne peut pas dire que nous ne sommes pas heureux, un bébé en construction, un mariage en préparation, des enfants heureux font des parents plus qu'heureux.

    Dimanche: On passe la journée en cuisine puis on fête Anaïs à huit autour de la table. Encore un de ces moments qui nous rend si heureux.

    Lundi: Au risque de me répéter, je n'échangerais pour rien au monde ces journées d'anniversaire passées avec mes filles. Je voudrais en faire autant avec Quentin mais avec un anniversaire fin juillet, nous sommes toujours en vacances, jusqu'à récemment toujours avec lui et l'occasion d'une journée mère-fils ne s'est jamais vraiment présentée. Mais j'adore cette journée de pause rien qu'à deux.

    Mardi: Rencontre avec un médecin que Joséphine m'a recommandé. Première fois depuis longtemps que quelqu'un m'écoute pendant une heure et demie. Et ce temps est inestimable. Le soir, Reines de Pique au théâtre. Deux vénérables monuments des planches, comptabilisant l'une et l'autre plus de 50 ans de théâtre, ont tenu la scène et le public émerveillé pendant deux heures ininterrompues. Sublime…..

    Mercredi: Je suis en pleine saison d'évaluation de chaque membre de mon équipe. En général, le dialogue qui précède la rédaction d'un rapport d'évaluation se passe plutôt bien, vu que la plupart sont quasi irréprochables. Mais aujourd'hui, la difficulté consistait à dire à quelqu'un dont la confiance en soi est assez défectueuse que son côté grincheux et revendicateur permanent me mettait dans un état d'exaspération de plus en plus difficile à contenir. Après deux heures de conversation pénible, elle est repartie dans son bureau. De ma fenêtre, je vois sa fenêtre. J'ai vu le cordon du téléphone en traction et un mouchoir dans une main. J'ai compris qu'elle pleurait. J'ai pris mon courage à deux mains et je suis allée la voir pour reprendre notre dialogue de sourds….

    Jeudi: Cosi fan tutte à l'opéra-cinéma accompagné d'une chorégraphie de AnnaTeresa De Kersmaeker. Nous avions vu son dernier spectacle et nous avions détesté. Le premier quart d'heure de Cosi fan tutte, on a tous les deux pensé qu'à l'entracte, nous serions partis. Et puis, soudain, tout s'est emballé et notre coeur a suivi. Elle avait dit dans une interview précédant le spectacle qu'elle ne voyait pas ce qu'elle aurait pu  faire après cela, tant sa chorégraphie était aboutie. Et elle avait raison. La combinaison de la musique, des chanteurs et des danseurs était totalement inattendue, émouvante, transportante et inouïe. J'ai adoré.

    Vendredi: Dernier spectacle de la semaine. Deux heures de one woman show, deux heures de rire ininterrompues. Une ancienne avocate qui met en scène des moments vécus de sa vie de barreau et décape notre société belge, bruxelloise et brabant wallon. Hilarant !