Catégorie : Musique

  • Nostalgie

    Soirée Golden Years au Sportpaleis d’Anvers samedi soir. Ca fait bien 15 ans qu’on y va, sans jamais se lasser. On passe pour de vieux ringards mais à voir les 18 000 vieux dingos du public, faut croire qu’on n’est pas les seuls à aimer revoir d’autres vieux croûtons qui nous ont fait vibrer entre 15 et 20 ans: the Troggs, the Rubettes, Middle of the Road, the Sweet, Slade, the Tremeloes, Smokie…. Et si nous on avait entre 15 et 20, je vous laisse imaginer l’âge qu’ils ont maintenant. A leur âge, la plupart des gens normaux sont à la retraite et cultivent leurs géraniums. Eux sont chauves, ont les cheveux gris ou se sont teint les cheveux sans trop de succès. Certains sont un peu bedonnants mais ils bougent encore pas mal et la plupart ont encore une fameuse voix.

    Il y a là un mélange de nostalgie, de pitié – qui n’est en fait qu’un apitoiement sur nous-mêmes ("ce qu’on est devenus et qu’on devient tout doucement") – et d’admiration tout à la fois ("on voudrait bien chanter et bouger encore comme eux dans 15 ans").

    Par contre, ce qui est plus étrange, c’est que c’est la deuxième année qu’on y emmène nos enfants (sauf M. cette année-ci) et qu’ils trouvent ça génial. Ce sont bien les seuls de leur génération à aimer les vieux machins. Mais ils ont été nourris, enveloppés de cette musique toute leur enfance. On n’a jamais arrêté d’écouter et de danser sur ces morceaux.

    Et à bien y réfléchir, je suis née entourée des disques de Fats Domino, des Platters, des Shadows et de Paul Anka. Et j’ai suivi mes parents plusieurs fois applaudir Fats.

    C’est génétique à mon avis.

  • A mes actes manqués

    A nos actes manqués

    Jean-Jacques Goldman

    A tous mes loupés (un peu), mes ratés (beaucoup), mes vrais soleils
    Tous les chemins qui me sont passés à côté
    (pas tant que ça)
    A tous mes bateaux manqués
    (aucun), mes mauvais sommeils (souvent)
    A tous ceux que je n’ai pas été
    (innombrables)

    Aux malentendus (finalement pas tant que ça), aux mensonges (si peu), à nos silences
    A tous ces moments que j’avais cru partager
    Aux phrases qu’on dit trop vite et sans qu’on les pense
    (yep)
    A celles que je n’ai pas osées
    (de moins en moins)
    A nos actes manqués

    Aux années perdues à tenter de ressembler (alors là,…. no comment)
    A tous les murs que je n’aurais pas su briser
    (mon vrai regret mais tout n’est pas perdu)
    A tout c’que j’ai pas vu tout près, juste à côté
    (disons que j’ai vu mais que j’ai pas osé regarder)
    Tout c’que j’aurais mieux fait d’ignorer
    (vraiment ?)

       

     

    Au monde, à ses douleurs qui ne me touchent plus (hélas, elles me touchent toujours et même plus que jamais)
    Aux notes, aux solos que je n’ai pas inventés

    Tous ces mots que d’autres ont fait rimer et qui me tuent
    Comme autant d’enfants jamais portés
    A nos actes manqués

    Aux amours échouées de s’être trop aimé (?)

    Visages et dentelles croisés justes frôlés (??)
    Aux trahisons que j’ai pas vraiment regrettées
    (jamais)
    Aux vivants qu’il aurait fallu tuer
    (par principe, aucun)

    A tout ce qui nous arrive enfin, mais trop tard (jamais trop tard)
    A tous les masques qu’il aura fallu porter
    (grande erreur)
    A nos faiblesses
    (hélas), à nos oublis, nos désespoirs (inutiles)
    Aux peurs impossibles à échanger
    (dommage)

    A nos actes manqués 

    Chemin

        

       

    Montre-moi le chemin © Nada Ayoub @ De A à Zed

  • Nuit des choeurs

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    Une abbaye grandiose, vieille de plus de 8 siècles, terriblement impressionnante malgré son état de ruines. Dans ces ruines, six concerts consécutifs par des choeurs magnifiques: Oxford voices, le Choeur polyphonique des Alpes, Scala, les petits chanteurs de Vienne, Pow Wow et last but not least my dearest Golden Gate Quartet.

    J’avais 10 ans tout au plus lorsque j’ai visité l’abbaye de Villers-la-Ville pour la première fois. Je n’y étais plus retournée depuis. Je me souviens seulement que c’était très très grand. Près de 40 ans plus tard, je suis bien plus impressionnée qu’alors. Sans doute que le soleil couchant sur les pierres ornées de lierre puis plus tard les lumières bleues, vertes ou rouges illuminant les colonnes et les rosaces, associées à des musiques envoûtantes m’ont émue plus que je l’aurais imaginée.

  • You are always on my mind

    16 août 1977. Trois mois que le premier chapître de notre love story a commencé. Entre autres points communs, une passion pour Elvis. Lui était grand fan, moi j’aimais bien. Dès que j’ai su qu’il était grand fan, j’ai aimé beaucoup (tout était bon pour plaire). Quand la ressemblance physique (enfin en partie disons – les favoris longs comme des fingers de Cadbury, une masse de cheveux poussés vers le haut façon rocker année 60 plutôt que les cheveux longs plus "fashion" dans les années 70, un déhanchement très particulier (surtout surtout le déhanchement) -) , quand la ressemblance physique donc m’a enfin sauté aux yeux (aidée par les copains qui l’ont surnommé Elvis), je n’ai plus aimé beaucoup, j’ai ADORE !Fmlgkhhh

        

    Alors quand j’ai appris la mort de l’authentique, j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps, comme si on m’enlevait l’amour de ma vie. Et depuis, j’ai un petit coeur de veuve dès que j’entends "Love me tender", "American Trilogy" ou "In the ghetto".

    C’est peut-être ringard d’aimer Elvis mais je m’en fiche, j’ai jamais entendu chanter ni vu bouger mieux que ça ! A chaque fois, I am all shook up…

      Toutelvis1b

  • Du petit rat à l’opéra

    Rossini1 Ce soir encore, concert avec maman. D’un genre complètement différent. Tancrède de Rossini. Et à chaque fois, je me sens transportée dans un autre monde. La musique classique fait partie de ma vie depuis que je suis toute petite. Du moins, tout ce qui se dansait.  Comme toute petite fille férue de danse classique et qui se voit déjà petit rat de l’Opéra, Tchaikowski, Delibes, Chopin, Strauss n’avaient pas de secret pour moi. Je connaissais leur vie, chaque note de musique de leurs oeuvres, je dansais, je montais des ballets que j’obligeais mes soeurs à danser, j’imaginais des chorégraphies en fermant les yeux, me repassant en boucle ces petits bijoux musicaux.

    Et puis, j’ai redécouvert l’opéra l’année dernière quand Hanka m’a offert pour mon départ une soirée au Teatro Regio de Parme pour y voir Hamlet Macbeth de Verdi. Un pur délice.

    Et là, hier soir, c’était également un vrai bonheur, encore mieux les yeux fermés.

  • Quel bazar !

    45542m6551J’ai une maman qui joue à tout ce qui peut se jouer et qui gagne presque tout ce qui peut se gagner. Ca va d’un voyage pour deux à New York avec concert au MET à un mini-trip à Venise pour la Biennale. Ou ça va d’un concert de Arno ou Zita Swoon à la demi-finale du concours Reine Elisabeth, en passant par Paul Mc Cartney – sir Paul, Mum, yes, I know, – ou Sting. Avec elle, impossible de rester inculte. Ou alors il faut le vouloir.

    Concert d’Arno ce soir ! Un pur régal. J’ai adoré. Un pur produit belgo-européen. Un dur ou un tendre selon les moments. Un polyglotte, drôle, vrai, attachant. Dire que ce mec habite à deux rues de chez moi et qu’on se voit jamais chez le poissonnier ou chez le boulanger. A mon avis, on a pas les mêmes horaires, c’est ça !