Catégorie : Fa mi à do ré

  • En pleine croissance

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    Fin des festivités. Mon coeur soupire: "Déjà ?". C'était bien ces moments répétés en famille, en cuisine, autour du sapin, autour de la table, ces repas à géométrie variable, les moments précieux avec les enfants au Nouvel-An.

    Mon corps lui gémit: "Enfin !". Il n'en peut plus de toutes ces agapes, il crie grasse. Il veut du légume, du fruit, de l'eau, du bouillon. Basta pasta, foie gras, alcool, fini le sucre en perfusion, la crème fraîche en masque et le champagne en douche. Je suis en pleine croissance horizontale.

    Le temps de la diète et de la détox est arrivé. L'ennui c'est que je ne suis pas très forte dans ces deux matières. Et je dois attendre la semaine prochaine pour reprendre les activités sportives. 

    Malheureusement, je ne suis pas encore au bout de mes peines, les Rois débarquent après-demain, je prends une année dans les lattes trois jours plus tard et cela va se payer fêter pendant plusieurs jours et le 2 février, on ne pourra tout de même pas se contenter de tenir la chandelle à la Chandeleur ! 

     

  • So this is Christmas

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    So this is Christmas à nouveau. Chaque année, les mêmes questions reviennent: nous allons donc faire bombance, nous offrir des cadeaux, être heureux, pendant que d'autres sont seuls, ou pire encore dans la rue. Chaque année, la misère affective, plus que la misère financière, m'interpelle bien plus encore la veille de Noël. Et pourtant, chaque année, je ne renonce pas au plaisir de rassembler la famille autour du sapin, autour de cadeaux, autour de la table.

    Je ne me sens pas le droit de priver mes enfants de cette fête qu'ils aiment plus que tout au monde parce qu'elle représente ce qui leur tient tant à coeur: cette famille qui s'aime du mieux qu'elle peut, malgré les différences, les tensions parfois latentes, cette famille qui est la leur mais qui est aussi le rassemblement de deux familles, même si la représentation du côté de l'Homme n'est pas équitable, et surtout parce que ces deux familles se retrouvent depuis bientôt 30 ans tous les 24 décembre. 

    Et surtout, je ne peux même pas imaginer de renoncer à certains des plaisirs liés à Noël:

    – tirer au sort deux noms dans une enveloppe en novembre et commencer à réfléchir au(x) cadeau(x) qui feraient plaisir à mes deux élus, se promener dans les magasins avant la cohue pour s'inspirer, se renseigner le plus discrètement possible, faire appel aux wishlists si nécessaire, trouver le cadeau et se réjouir à l'avance, hésiter, craindre l'erreur mais toujours penser à l'autre. 

    – monter le sapin, choisir les guirlandes lumineuses – un peu plus de blanches, un peu moins de bleues, il y a un trou là, sans lumières….– , accrocher les innombrables boules – les petites en haut, les moins jolies derrière, c'est moi qui mets les champignons, et moi les oiseaux -, préparer la crèche…. Et s'asseoir pour contempler le sapin scintillant. Et se dire à nouveau que c'est beau.

    – passer deux jours en cuisine avec Swiss'Sis, l'Homme et Swiss'homme à éplucher, couper, émincer, peler, battre, fouetter, pré-cuire, saisir, pétrir, mélanger, asaisonner, monter en neige, mixer, enfourner, arroser…. Se dire que cette fois on est bien dans les temps et finalement être presque pris de court. Mettre la table sans avoir réfléchi à ce qu'on voulait et improviser. Calmer l'homme qui voulait farcir des cailles livrées en crapaudine (Madame la marchande de cailles, c'est normal ce qu'il y a dans mon paquet ? Oh ben, madame l'acheteuse de cailles, vous fermez avec un petit cure-dent !, merci Madame, je crois que mon mari va avaler le cure-dents de travers et ça va pas faire du bien….). Manquer de crème fraîche et ne plus en trouver une goutte dans les magasins du quartier. Improvisation, fatigue mais toujours bonheur en cuisine.

    – se retrouver enfin tous là, plaisir d'offrir et de recevoir, de savoir que d'autres aussi ont pensé à vous en cherchant ce qui vous plairait et sentir son coeur fondre quand on voit bien qu'un de ses cadeaux a fait mouche pile poil.

    – et quand le lendemain, un ours modèle plutôt pas causant vous dit "C'est quand même toujours bien Noël chez vous !", se dire que oui, grâce à tous ceux-là, Noël c'est quand même toujours bien et que c'est eux le vrai cadeau de Noël.

     

     

     

     

  • Sisters’ Swiss weekend

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    We are family, I got all my sisters and me, We are family, Get up everybody and sing, Everyone can see we are together when we walk on by, I won't tell no lie, All of the people around us they say, Can they be that close ?, We are giving love in a family does, ……

    Après un weekend de soeurs à Bruxelles l'année passée, un Swiss sisters' weekend à Lausanne cette fois chez Swiss'Sis. 

    On a profité de chaque minute passée ensemble. Du vendredi 4 heures au dimanche 11h. Avec une petite parenthèse pour Sis'Cile qui retrouvait une amie fraîchement expatriée en Suisse. Il a plu tout le samedi presque sans discontinuer et cela nous a obligées à nous réfugier dans les magasins toute la journée. Pas grave, c'est pas long une journée dans les magasins…. On a d'ailleurs été sages toute la journée, sauf à la librairie en début de parcours et à la fin, au rayon Epicerie fine de chez Glo*bus, où d'un seul coup on s'est lâchés;  au masculin pluriel, parce que notre chauffeur attitré s'est joint à l'orgie de plaisirs du palais: pépins de grenade, poivre de Jamaïque, gressinis, mini-figues sèches d'Espagne, étoiles à la cannelle, grappa de Sassicaia, spätzli, flûtes suisses, chocolat, bonbons à la violette, pétales de rose cristallisés, pâtes de coing, marrons glacés, pommes et poires séchées, flocons de piment, …. Tout cela valait bien une petite robe, non ?

    Heureusement, les magasins suisses ferment à six heures tapantes. On a bien été obligés de sortir. Quand on est rentrés, Swiss brother-in-law a été effaré de voir tous ces cornets (en Suisse, on ne remplit pas des sacs de courses mais bien des cornets !) dans son hall d'entrée. On aurait dit Noël. 

    Weekend beaucoup trop court mais délicieux dans tous les sens du terme.

     

  • Et septembre déjà s’enfuit…

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    Vendredi: Ils sont là tous les trois ce soir, sans "pièces rapportées" – je les aime bien, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, "pièces rapportées" est un terme affectueux -. Nous sommes cinq ce soir et cela mérite bien de marquer le coup. Pourquoi pas un petit resto ? Justement, nous n'avons pas encore fêté l'anniversaire de Quentin au resto cette année. Et ce fut une soirée sous le signe du fou rire et de l'amour fou (ben oui, c'est comme ça) !

    Samedi: Encore une journée sous le signe de l'amour. Pas top down mais bottom up cette fois. Une après-midi à la campagne, le temps de tondre tout le jardin avant la saison d'hiver, même si l'automne vient à peine de commencer. Le temps de ramasser quelques pommes, le temps d'arracher quelques mauvaises herbes mais uniquement là où il y a des taches de soleil, le temps de tailler quelques plantes et de perdre le ressort du sécateur fétiche de Papy – qu'il a retrouvé comme une aiguille dans un paquet d'herbe tondue, le temps de repasser le linge de maman – sinon elle va encore mettre des plombes à le faire -, le temps de papotiner un peu avec elle et nous sommes repartis, avec des provisions de vert dans les veines et de bleu dans le coeur.

    Dimanche: Requiem de Brahms avec Mamy. Un concert de toute beauté. Apprendre – parfois je suis vraiment blonde – que tous les requiems, celui de Verdi, de Mozart, de Berlioz, sont tous écrits autour des mêmes paroles. Qu'ils sont la plupart du temps des messes d'enterrement qui commencent avec la prière des morts "Seigneur donnez leur le repos éternel" mais que celui de Brahms met plutôt l'accent sur les vivants "Béni soit leur chagrin – qu'ils en soient soulagés". 

    Lundi: Le nid se vide. Quentin est parti hier soir pour la semaine. Mais je sais qu'il revient le weekend et cela m'aide un peu. Par contre, quand j'ai vu que Maïté vidait petit à petit ses armoires, j'ai réalisé qu'en ce qui la concernait, c'était pour du bon. Elle me parle d'achat d'aspirateur, de fer et de table à repasser. A chaque oiseau qui s'envole, je vais y laisser quelques plumes…. 

    Mardi: Déjeûner avec K. que je n'avais plus vue depuis de longs mois. Et elle raconte tout ce qu'elle vient de vivre de tragique avant de finalement attendre une petite fille pour dans 3 mois. Je réalise avec effroi que l'on peut passer à côté d'événements terribles qui arrivent à ceux que vous aimez mais que vous ne voyez pas tous les jours ou toutes les semaines. Ces amis qui vous sont proches mais que vous ne cotoyez pas aussi ou plus aussi souvent pour qu'ils jugent nécessaire de vous informer des drames qu'ils vivent. Que savons-nous finalement de ceux que nous aimons ?

    Mercredi: On prépare activement l'anniversaire de S. J'ai prêté notre espace pour l'occasion à J. qui a invité une cinquantaine de personnes pour une soirée dansante à l'occasion des 45 ans de son mari. La surprise est toujours bien gardée mais nous avons de plus en plus de mal à ne pas laisser échapper une petite phrase qui vendrait la mèche ou allumerait un soupçon dans l'esprit de cet homme si attentif. Vigilance donc…

    Jeudi: Le jour qu'elle redoutait tant est arrivé: elle part à la retraite. Cette collègue, dont j'ai découvert – ô petitesse du monde – qu'elle était la maman de la meilleure amie de ma fille, ne vient plus travailler depuis 1 an et demi, histoire de se battre vaillamment contre une saloperie de cancer du sein, et cette pré-retraite contrainte et forcée l'a empêchée de terminer en beauté. Elle est donc revenue le dernier jour nous faire ses adieux. Elle était resplendissante et nous a fait un discours émouvant dont quelques paroles m'étaient adressées et m'ont fait chaud au coeur. Je ne suis pas restée en reste et je lui ai lu un discours longuement pensé et préparé. Je deviens d'ailleurs la reine du discours d'adieu au bureau au point que certains passent commande pour leur départ éventuel… Mais je ne peux écrire ces au revoir que si j'ai ressenti quelque chose pour ceux qui partent….

     

  • Mais où est donc passé Mai ?

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    C'était pourtant un mois de 31 jours. Mais le temps nous a filé entre les doigts. Il faut dire que c'est un mois emmenthal (pas gruyère, le gruyère n'a pas de trous), un mois de ponts, viaducs et autres congés bienvenus. 

    Entre le théâtre, un opéra, un resto et un concert, la Zinneke Parade, fabuleux "carnaval" bruxellois organisé tous les deux ans, le Jazz Marathon où tout le centre ville est en mode jazzy, nous avons encore casé un re-mariage auquel nous avons été invités en dernière minute, pour cause de désistements massifs en raison du long congé de l'Ascension. 

    Le dernier weekend s'est placé sous le signe des retrouvailles de la "soeurie" (comment c'est le féminin de fratrie ?). Swiss'Sis est rentrée pour une semaine et nous avons passé le weekend à la campagne, en famille sous un soleil éclatant. Après un dimanche après-midi de farniente, un lundi matin "tornade blanche", les hommes ont joué au car-wash et les filles ont déménagé la chambre des parents. Quand on s'y met, ça "déménage" effectivement ! De la troisième génération, seule Clara était là. J'avais abandonné les trois miens avec beaucoup de scrupules à leur blocus.

    Parce que le mois de mai, c'est ça aussi, le début de l'étude intensive et acharnée précédant le péniblissime mois de juin qui rime avec examens.

    Et revers de la médaille, un mois où l'on a tant de congés est un mois où on travaille double, surtout quand les vacances d'été approchent. Entre révision budgétaire, visites d'auditeurs et harcèlement sexuel, il faut caser le quotidien et je lutte contre une fatigue accumulée.

    Mais malgré les paupières bien lourdes, je confirme que ce fût à nouveau un joli mois de mai.

  • Un premier baiser et une dernière paire de claques

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    Il y a 35 ans aujourd'hui, j'échangeais mon premier baiser. Curieusement, j'ai pensé "Ah bon, ce n'est que ça ?". Pourtant, si je ne me suis pas pâmée d'émotion, j'en ai bel et bien perdu totalement la notion du temps. Moi qui rentrais toujours à l'heure après l'école, je ne me suis pas manifestée avant 9 heures du soir. Tout le temps de laisser à mes parents de se faire un sang d'encre (je peux imaginer, surtout maintenant que j'ai les mêmes à la maison), de téléphoner à tous les hôpitaux de Bruxelles (je doute un peu qu'ils l'aient fait malgré tout), de laisser un mélange d'angoisse et de colère les envahir. Quand je suis réapparue comme une fleur, sourire aux lèvres, le mélange angoisse-colère cristallisé en une grosse boule d'adrénaline et une pelote de nerfs a explosé en deux bonnes claques. Les dernières.

    Il faut croire que seules les filles ont la mémoire calendrier. J'ai souhaité un bon anniversaire de mariage à ma copine C. il y a une semaine et elle m'a remerciée de l'attention en me précisant que j'étais bien la seule à y avoir pensé. J'aurais mieux fait de m'abstenir. 

    Mais je peux lui dire aujourd'hui qu'elle n'est pas la seule. Si on ne le leur rappelle pas, les hommes oublient ces dates. A moins qu'évidemment, ça ne l'ait pas beaucoup marqué ce premier baiser. Ah, romantisme, quand tu nous tiens… Je me suis jurée de ne pas bouder et de ne rien dire. Mais bon, il mériterait bien une bonne paire de claques !

  • Pâques est cadeau

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    Chaque année, je bénis ces quatre jours en famille agrandie. Chaque année, je me réjouis à l'avance. J'aime Noël, ses lumières, le plaisir de chercher un cadeau, le plaisir de se retrouver tous ensemble autour du sapin puis autour de la table. Mais Noël est aussi synonyme d'effervescence épuisante et j'arrive souvent le 24 au soir sur les rotules.

    Pâques n'est pas auréolée de cette excitation obligatoirement joyeuse. Pâques est synonyme de printemps, de douceur, de tendresse sans cesse renouvelée. 

    Cette année, Swiss'Sis a repris le chemin des bonnes habitudes et a repris son rôle de co-cloche, au grand soulagement de Sis'Cile que la cachette des oeufs passionne assez tièdement.

    Cette année, Clara a vu l'Homme, grande cloche, poser un oeuf en chocolat dans un arbre. Il a fallu lui expliquer que le vent l'avait fait choir et que l'Homme avait cru bon de le remettre en place. Ses six ans ont bien voulu croire le mensonge pour ne vexer personne.

    Cette année, Simon est revenu et Anaïs était ravie de sa présence.

    Cette année, on a fait une nouvelle virée, même si elle était courte, à Lille, avec passages obligés au Furet et chez Alice Délice.

    Cette année, on a profité de la seule journée ensoleillée pour enlever les mauvaises herbes et les verdures envahissantes sous la baguette du Papy, chef d'orchestre.

    Cette année, on s'est essayé au houlahop.

    Cette année, on a fêté en avance un Bélier et une Taureau et avec retard une jolie Poissons. 

    Cette année, on a papoté, papouillé, palabré, paressé, passé du temps ensemble, enfin on a Pâqué quoi.

     

  • La teuf à Léon

     

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    La fête de Noël la tête à l'envers. Je ne sais pas pourquoi mais je fais tout de travers ces derniers temps. Les objets m'échappent des mains, je me cogne partout, je fais des bêtises. Et cette veille de Noël ne déroge pas à la règle. 

    Pourtant, tout s'annonçait joliment. Swiss'Sis et Thierry n'ont pas eu à souffrir de la grève de jeudi et sont arrivés sans encombres, tous les cadeaux étaient prêts et emballés le 23 au soir, le sapin monté bien à temps, et j'ai même trouvé le temps de préparer une sélection de mes chants de Noël préférés. C'est dire que, pour une fois, ça se présentait bien. 

    Oui mais, le 24, tout m'a échappé.

    Le brushing a fondu sous la pluie.

    La pâte des sablés me collait aux doigts et je ne parvenais plus à m'en dépatouiller, malgré de grands renforts de farine.

    Le cougnou a pris des proportions monstrueuses et ne ressemblait plus du tout à un enfant enmailloté.

    En me promenant avec ma poche à douille remplie de lemon curd, j'en ai renversé la moitié sur les patates douces en attente de cuisson.

    Au lieu d'ajouter une petite branche de romarin à la cuisson de mes myrtilles au vin rouge, j'ai carrément immergé deux plants qui ont imprégné les myrtilles d'un goût particulièrement amer.

    Mais surtout, lorsque Sis'Cile a ouvert un de mes cadeaux, je suis restée bouche bée un bon moment. J'ai réalisé que le livre qu'elle tenait dans les mains était destiné à Lola de l'autre côté de l'Atlantique et que le livre que je destinais à Sis'Cile était parti la veille par la poste…. J'ai mis un certain temps à m'en remettre. 

    Mais à part ça, tout va bien, c'était un joyeux Noël, une jolie table, une dinde "orgasmique" (selon les critères de Sis'cile), une journée en cuisine avec Swiss'Sis mais sans Anaïs cette fois, études obligent. De jolis cadeaux pour tout le monde dont pour moi, quatre romans qui viennent s'ajouter à la pile à lire, les contemplations gourmandes de Victor Hugo, un superbe collier et de très jolies boucles d'oreilles.

    Et plus que tout, le plaisir d'être à nouveau tous réunis. Le vrai cadeau de Noël.

  • 2 jours pour 3 Sis’

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    Depuis qu'elle étudie comme une malade – en gros depuis deux ans -,  Swiss'Sis n'a plus le temps pour rien. Elle continue à travailler en parallèle comme une stakhanoviste. Elle s'autorise à peine un peu de vacances, parvient à grand peine à ne pas négliger sa maison. Elle ne bricole plus, cuisine le minimum vital et se limite au minimum syndical pour s'occuper de son mari. Elle s'est jurée que lorsqu'elle aurait mis un point final à sa thèse, elle se lancerait à corps perdu dans une journée de shopping effrené avec ses soeurs.

    Le point final a été posé, le ticket de train réservé et la voilà courant, volant même – des ailes lui ont poussé dans le dos -, vers nous.

    Une journée de shopping intensif à nous trois, rien que du bonheur. Le soleil nous a accompagnées toute la journée. Nous ne nous sommes même pas arrêtées pour manger, c'est dire l'intensité. On a mis à peu près deux heures pour faire une seule rue. On s'est acheté, elle deux paires de chaussures, nous une robe chacune. Des petits cadeaux insignifiants pour l'un ou l'autre. Un livre de cuisine chacune. Et une paire de boucles d'oreille chacune.

    On a parlé, parlé, parlé (de tout et de rien, pour ne rien dire, pour tout se dire), on a ri, ri, ri (enfin souri, ri et ricané), on a comparé, vilipendé, encensé nos hommes respectifs. 

    Le soir, nous nous sommes retrouvés tous autour de la table avec les parents, deux de nos hommes et la plupart des petits-enfants pour un délicieux pain de viande préparé par l'Homme.

    Comme des enfants, on a déballé nos achats. Par jeu, on a mis les trois paires de boucles d'oreille sur la table pour que chacun identifie la paire correspondant à chaque fille. A une exception près, personne ne s'est trompé. A croire que nous sommes terriblement typées dans trois genres différents 🙂

    Le lendemain, elle reprenait déjà le train de midi. Mais on s'est juré qu'on recommencerait très très vite.

  • Fatiguée mais contente

     

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    Lundi: Une journée à Paris avec Véro, le plaisir de papoter des heures, un peu de lèche-vitrines, un peu de shopping – on a découvert un styliste japonais, ancien assistant de Kenzo, Irié Wash. C'est elle qui a poussé la porte, c'est moi qui en suis sortie avec une robe. Un petit tour sur les quais, côté bouquinistes et un vieux livre de cuisine d'Antonin Carême dans la poche. Et retour à la maison.

    Mardi: Cours de cuisine vietnamienne avec Anaïs. Il y a quinze jours, on avait testé le cours de macarons. Très bof bof. Cette fois, la déception a été encore plus grande et on ne nous y reprendra plus. Un, le pseudo-chef s'annonce lui-même amateur, deux, il ne s'occupe pas de nous, considère que "celles qui font le dessert, c'est la planque" – pas de chance, c'était nous -, trois, il ne peut pas répondre à des questions pas très compliquées, et quatre, c'était même pas bon.

    Jeudi: Désordre public. Très chouette pièce. Complètement décalée mais il y a longtemps que je n'avais plus ri avec autant de bonheur. 

    Vendredi: Conférence sur la gestion des ressources humaines dans le secteur public. Très intéressant. J'avais un peu oublié à quel point la GRH est différente entre le public et le privé. Une certaine stabilité d'emploi dans le public, certes de plus en plus relative mais néanmoins encore pas mal garantie en échange de procédures lourdissimes dans tous les domaines que ce soit dans les appels à marché ou, plus particulièrement en matière de RH dans les procédures de sélection. De quoi rafraîchir ma mémoire, même si je ne suis pas prête d'oublier, moi qui ai naïvement importé du privé des méthodes de sélection expéditives: trois piles, les CVs intéressants, les CVs inappropriés et les "à voir". De quoi se prendre un audit carabiné où l'auditrice en chef a bien faille me mettre au bûcher pour hérésie.

    Samedi: Il y a deux ans, on s'était promis de remettre le couvert tous les ans mais le temps nous échappe. Cette année, on y est arrivés et on s'est à nouveau offert une belle cousinade. Cette fois, Swiss Sis' et mon filleul préféré manquait à l'appel mais la plupart avait répondu présent. Preuve s'il en est que tout le monde apprécie de se retrouver au moins tous les deux ans si pas tous les ans. Tout de même, cela reste plus sympa que de se retrouver aux enterrements. Et comme il ne faut plus trop compter sur les mariages et les baptêmes….

    Dimanche: Une journée pour tout ranger, tout nettoyer – merci les enfants ! – et en soirée, j'ai accompagné Maïté – qui n'a trouvé que moi pour l'escorter – à la projection d'un court-métrage avec débat. Le film déplore en long et en large l'impact insoupçonné de l'image de la femme véhiculé par la télévision italienne depuis plus de 30 ans. Le débat, lui, était assez édifiant sur le manque d'empathie entre les différents interlocuteurs. Plutôt qu'un débat, on a assisté à un échange de monologues. Y'a encore du chemin à tous les niveaux !

    Plus interpellant encore, le mini-métrage de 3 minutes avant la projection proprement dite. De quoi nous ouvrir les yeux sur les images publicitaires qui ne nous choquent même plus, faute de les regarder vraiment. Une claque en pleine figure!