Catégorie : Cordon ombrellical

  • La reprise en octobre

     

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    Lundi: Après avoir passé une nuit à l'hôtel "Swiss Sis", toujours aussi bien tenu, on a repris la route. Dernière ligne droite avant la fin de ces merveilleuses vacances et une rentrée sur les chapeaux de roue. Le fait de faire tout ce trajet en voiture a un effet quelque peu thérapeutique. On métabolise tout le bonheur engrangé et on prend des forces mentales pour les semaines chargées à venir. Au fil de la remontée vers le nord, le paysage change graduellement, le temps aussi – bien que quelque peu cette fois -, et on enfile mentalement nos tenues de parents, grands-parents, enfants, amis, gestionnaires de 1001 détails. Sur la route, Maïté nous invite à venir manger chez eux et nous acceptons, contents de les revoir eux et les filles. 

    Mardi: Prise de sang à la première heure. Retour à la maison pour un petit café et je prends mon courage à deux mains pour rejoindre mon coach de fils à la salle de sport. Je lui ai promis qu'au retour de vacances, je me reprendrais moi aussi en main. A ma grande surprise, je ne suis pas aussi découragée que je ne le craignais et je me surprends même à aimer courir sur un tapis qui ne mène nulle part. L'Homme vient me chercher et on file remplir le frigo avant mon rendez-vous chez la kiné pour une nouvelle série de séances de mobilisation du doigt. Et on finit la journée par un concert du dernier survivant du Buenavista Social Club, Eliades Ochoa. Pur plaisir.  Si ça, c'est pas une reprise d'enfer…..

    Mercredi: Katia venait à la maison pour la séance mensuelle de manucure pédicure. On devait être trois, l'Homme, Maïté et moi. On s'est retrouvés à 11. Quentin, Kerya et Maoh ont débarqué dès le  matin. Quentin est allé chercher Jules et Sam à l'école parce que les grands-parents bis étaient partis plus tôt que prévu en vacances. Du coup Sappho nous a rejoints après la piscine. Et comme Amalia avait de la température, Anaïs est venue avec elle dès le matin, rejoindre la troupe des télétravailleuses aux mains et pieds soignés. Swiss Sis avait débarqué le matin même à Bruxelles pour une formation de trois jours et je lui avais proposé de passer à la maison entre la fin de la formation et le dîner organisé à deux pas de chez nous. Elle pensait se poser dans un endroit un peu calme, c'était pas tout à fait ce qu'elle avait imaginé mais en même temps, voir le temps d'une petite heure cette petite troupe remuante ne devrait pas lui avoir déplu.

    Jeudi: Nouvelles séances avec Quentin et avec la kiné. Journée plus calme en apparence. J'en profite pour repasser la montagne de linge post-vacances. 

    Vendredi: C'est au tour de ma belle-soeur de partir en vacances. L'Homme la conduit elle, le chien et des bagages pour 3 mois à la mer. Il s'occupera de sa maman pendant les deux semaines qui viennent. Matin, midi et soir. Mais c'est moi qui, après les rendez-vous esthéticienne et coiffeur (faut ce qu'il faut), ouvre le feu ce soir puisqu'il ne sera pas de retour. Je reste auprès d'elle une petite heure puis rejoint maman, Swiss Sis et Sis'Cile pour un repas un peu festif avant le retour de Swiss Sis vers son Vaud et son mari.

    Samedi: Quentin, Kerya et Maoh ont fait quelques courses en ville et sont venus déjeuner. Plus tard dans l'après-midi, Maïté et JD sont passés avec les filles. Ces moments que j'aime. Le soir, l'Homme a ramenés les premiers avant de filer chez sa maman et moi je suis partie retrouver la mienne pour un concert de musique baroque.

    Dimanche: J'ai accompagné l'Homme pour le petit déjeuner de sa maman, puis nous avons été prendre un cappuccino chez J et S avant de rejoindre tout le clan chez Anaïs et Simon qui nous invitaient pour un brunch. Rien que du bonheur. Quentin a remplacé son père chez Mamy le midi, histoire de le laisser souffler un peu. 

    Et voilà comment cette première semaine a filé. Dans un tourbillon dont, pour rien au monde, je ne me plaindrais.

     

  • Petit lion

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    Maoh a fêté ses deux ans. Je n'en reviens pas comme le temps a passé. Il est devenu si grand, si beau, si drôle. Il parle tout le temps et de mieux en mieux. Il oublie un peu de nous taper sa grand-mère maternelle et moi, ce qui n'est pas fait pour me déplaire. Difficile de rentrer en contact avec un enfant qui vous repousse si sa maman est à moins de 3 mètres. Les tantes sont moins impactées, les grands-pères et les oncles encore moins. Ce sont les grands-mères, peut-être trop en attente d'affection, peut-être trop proches du modèle maternel en termes de "je te boufferais tout cru tellement je t'aime" qui le hérissent. Mais là, il semble nous avoir enfin acceptées. J'aime bien dire "nous", ça me rassure qu'il n'y ait pas que moi :-).

    C'est un petit lion comme son père et il combine le charme et le sourire de ses deux parents. J'ai adoré le voir parmi les cousins pendant cette semaine à la mer.  Et je crois que lui aussi y a pris beaucoup de plaisir. 

    On a fêté ses deux ans chez ses grands-parents maternels comme l'année dernière et comme chaque fois, l'accueil des parents de Kerya a été on ne peut plus chaleureux. On se sent chez eux comme chez soi. C'est rare que j'aime enlever mes chaussures quand je suis invitée chez quelqu'un mais là cela me semble la chose la plus naturelle du monde. Je sais qu'ils voudraient qu'on se voie plus souvent mais nous sommes toujours par monts et par vaux et sollicités de toutes parts.

    Le petit lion va être promu au rang de grand frère et peut-être cela multipliera l'occasion de nous voir….. 

     

  • L’été des pioux

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    On aura passé tout l'été avec un peu, beaucoup de pioux, passionnément, à la folie et jamais pas du tout. On aura commencé le début des vacances à la maison-jardin avec Lémoni seule, exemptée de crèche avant la rentrée en maternelle en septembre. C'était à peu près la seule semaine de juillet où il a fait vraiment beau. N'avoir qu'elle était du pur bonheur. Elle a partagé son temps entre la coquille piscine, les bulles de savon, la musique et la chasse aux cossinnelles et aux mouches.

    Après un stage à la ferme, sa soeur l'a rejointe la deuxième semaine. Mamy est venue aussi pour quelques jours. Le temps de participer à la fête des noces d'or de F. et P. et de faire quelques pots de gelée de cassis, avec l'aide des deux filles. 

    Les garçons et mini Amalia étaient au Pays de Galles pour deux semaines. Maoh ne quitte pas encore ses parents.

    Après un court retour à Bruxelles, on a repris les garçons cette fois, à leur retour d'Angleterre et Maïté et JD nous ont ramené les filles le lendemain. Malheureusement le beau temps n'a plus été de la partie et la gestion des quatre a été quelquefois plus difficile puis Anaïs est arrivée en renfort avec Amalia puis Simon quelques jours plus tard, même si en télétravail comme Maïté. 

    Nouvelle parenthèse à Bruxelles pour fêter les deux ans de Maoh puis les 93 ans de Mamy L. et départ pour un séjour à la mer d'une semaine. Cette fois, tous les enfants étaient là et cette semaine a été tellement intense tant en termes de fatigue que de bonheur absolu qu'au retour j'ai pleuré pendant une petite heure comme un enfant qui pleure parce que c'est déjà fini….. 

    On termine ces vacances comme on les a commencées, avec les deux filles, à la maison-jardin où il fait à nouveau plein soleil. On rentre mardi prochain et tout le monde se prépare à la rentrée. L'entrée en primaire pour Sappho et l'entrée en maternelle pour Lémoni. 

    Après nous partirons en vacances tous les deux et j'adorerai ce moment là aussi. Mais tant qu'ils voudront passer des vacances avec nous, moi je signe des deux mains pour l'été prochain.

    Que fait l'Homme pendant que j'écris ce billet ? Il surfe sur des sites immobiliers à la recherche d'une maison à la mer en Belgique…. Lui qui jurait qu'il n'y mettrait plus jamais les pieds, il faut croire que ces vacances lui ont tourné la tête.

  • Threenager

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    Crédit photo @Sis'Cile

    C'est le mot que sa maman a trouvé pour qualifier "cet enfant de mai qui ne fait que ce qui lui plait". Elle ne pouvait pas mieux trouver.  Ce petit bout d'homme, pas plus haut que trois pommes, a un sourire et des yeux enjôleurs. Il vous susurre "je t'aime" comme personne parce qu'il a compris qu'il vous fait fondre comme une boule chocolat sur un cornet tenu par un enfant gourmet, pas gourmand. Il murmure "non" avec la même candeur et la même douceur, dès que vous lui demandez de faire quelque chose ou tout simplement d'obéir. Il connait aussi toutes les ficelles pour vous faire rire et détourner votre attention de ses bêtises.

    Il est indépendant et ne veut rien faire comme les autres. Il ne cherche pas à être meilleur. Si son frère, qui lui n'aspire qu'à cela, crie "J'ai gagné ! ", il crie avec le même enthousiasme et la même jubilation "j'ai perdu !". 

    Alors quand sa maman a décidé d'organiser son anniversaire sur le thème de Peter Pan, il n'a pas du tout aspiré à endosser la tenue du petit garçon qui ne voulait pas grandir, il a voulu se déguiser en Michel, le petit dernier de la famille Darling, celui qui traine son nounours partout derrière lui.

    C'était le plus réussi des anniversaires, tant tout le monde a mis du sien pour réussir les costumes de Peter Pan, Capitaine Crochet, Michel, Monsieur Mouche et l'enfant perdu, pour faire de trois planches, une couverture et un vieux drap, un bateau fantastique, et pour couronner le tout un gâteau merveilleux. 

    C'était magique ! Happy 3 mon Sam Sam !

     

     

     

  • Les Dingos de Disney

     

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    Comment expliquer cette fascination pour Disney ? Je ne m'en lasse pas. Je crois que je pourrais y passer un séjour seule, sans avoir à prétexter y emmener des enfants. J'assume. J'assume aussi avoir transmis ce virus à mes deux filles. 

    Nous ne sommes pourtant pas aveugles ni insensibles aux aberrations totalement en désaccord avec ce que nous aimerions arborer comme valeurs.

    La malbouffe à prix d'or est juste intolérable. J'avais préparé pour le premier soir une bonne salade que nous avons introduits en catimini dans nos valises. On a évité au maximum de consommer tout ce n'importe quoi, à l'exception d'une barbe à papa pour 4 voire 6-7, les mamans et moi tenant absolument à "aider" ces petits anges à se dépatouiller avec ce coton sucré.

    Le plastique est encore très présent, même si beaucoup d'efforts sont déployés pour le réduire drastiquement. Et nous n'avons pas pu résister à l'achat de capes de pluies pour protéger les moins bien équipés. 

    Mais il faut reconnaître que l'extrême propreté des parcs, la gentillesse jamais prise en défaut de tous ceux qui travaillent à cette féérie, les moindres détails léchés où qu'on pose les yeux, tout contribue à rendre ce lieu magique.

    Alors oui, malgré les cordes de pluie le deuxième jour, malgré les files d'attente interminables, certaines sous la pluie justement, la magie a opéré. Et celle qui a été sage comme une image, celui qui a peur de tout et ferme les yeux par défaut, celle qui n'a peur de rien et réclame toutes les sorcières et les dragons à grands cris et celui qu'il fallait surveiller comme le lait sur le feu, tous les quatre ont eu plus d'étoiles dans les yeux que ne peuvent en distribuer toutes les fées de Clochette à la Fée Bleue en passant par la marraine de Cendrillon. 

  • Weekend festif

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    Weekend festif veut dire plein d'étoiles dans la tête mais gros désir de couette le dimanche soir. 

    Vendredi soir: soirée Maxime Le Forestier chante Brassens. Deux heures exquises. A vrai dire, j'aime Le Forestier mais j'aime encore plus Brassens. Quelques chansons très connues, d'autres moins grand public mais à notre répertoire malgré tout et quelques pépites découvertes. Pur bonheur.

    Samedi: Visite guidée de l'Aegidium, une salle de fêtes, cinéma, salle de bal, des années 20, rachetée par l'Eglise en 1950 et complètement laissée à l'abandon à partir des années 70. L'ensemble est dans un état de délabrement avancé mais avec un peu d'imagination, on peut y retrouver la beauté du lieu d'il y a 100 ans et pour nous, raviver les souvenirs des années 78 à 82 où il était encore possible d'y organiser des soirées estudiantines malgré l'abandon du lieu. Parmi la quinzaine d'amateurs de ce type de visite, on devait être les seuls à avoir des étoiles dans les yeux, et pas seulement à l'idée des 5000 ampoules électriques que comptait ce palace à sa création.

    On a ensuite récupéré les deux princesses pour l'après-midi et la soirée. Tout s'est passé comme sur des roulettes à l'exception de la nuit. Pour la première fois depuis longtemps, elles ont très mal dormi. Les premiers beaux jours ont fait leur apparition et tout le monde était de sortie en ville. Et je peste tout le choléra du monde sur cette engeance de piétonnier qui nous rend déjà la vie si difficile au quotidien diurne. La nuit, ce n'est que cris avinés, gloussements de poules idiotes, chants criards et faux par dessus le marché, braillements et beuglements, sirènes et alarmes. Dès que le temps s'adoucit, du jeudi au samedi, c'est toujours le même cirque. Et je regrette amèrement le temps où le seul ronron des voitures nous berçait. L'une est restée éveillée de 1 à 2 heures du mat', l'autre, la plus exigeante en heures de sommeil, de 1 à 3 heures. Et moi probablement encore une heure d'insomnie de plus après avoir enfin réussi à fermer ses jolis yeux.

    Dimanche: Alors, oui, préparer un repas pour 13 le lendemain c'est un peu rock'n roll. Heureusement, ils sont arrivés un peu plus tôt et m'ont aidée à finir tout ce qu'il fallait pour fêter dignement l'anniversaire d'Anaïs. Mais forcément, le soir, on s'écroule comme deux vieux chevaux. Et j'ai à nouveau la sensation de ne pas en avoir profité assez, malgré tous les câlins reçus. Mention spéciale pour Sam Sam, venu me chercher dans la cuisine par sa petite main "Viens Bonnie, c'est l'heure du petit 'apéro…". Bien sûr, je ne savais pas qu'on lui avait demandé de ne pas toucher aux petits toasts avant que tout le monde soit là et que je manquais dans le tableau. Ça remet un peu sa sollicitude en perspective mais je préfère y croire….. 🙂

  • Amalia

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    Dans FAMILLE, il y a toutes les lettres pour écrire les mots FILLE et AMALIA. Petite fille attendue pour clôturer l'an 2022, sa maman aurait bien voulu qu'elle n'arrive pas trop tôt – elle voulait fêter ses trois Noëls, le Noël chez ses beaux-parents, le Noël avec sa famille et le "Noël des restes" -, pas le 31 non plus ni le premier de l'an – pour ne pas rater le réveillon, le concert du Nouvel An et la choucroute de l'an neuf – et pas trop tard – pour la galette bien sûr.

    Sa maman tradition, famille, tout ça tout ça. Alors cette petite fille a décidé de faire plaisir à sa maman (aussi pour respecter la tradition des petites filles qui adorent faire plaisir à leur maman) et elle s'est glissée entre toutes ces fêtes pour se présenter le 3 janvier, histoire de permettre à sa maman d'être sortie de la maternité pour les Rois. Elle mérite sa première couronne !

    Quant à ta grand-mère, petite Amalia, elle attend avec impatience de te rencontrer. Tu es née en hiver comme elle, le même mois, le même décan, c'est déjà bon signe. Tu portes le nom de sa propre grand-mère, la reine des traditions familiales, c'est déjà bon sceptre.

    Allez, petite sixième de la troupe, tu vas voir, c'est très chouette les traditions !

  • Noël joyeux

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    Les années se suivent mais heureusement ne se ressemblent pas. Après le messy Christmas de l’année dernière, celui-ci fut joyeux.

    C’était « l’année des belles-familles », donc on a fêté le 25 décembre. On a commencé plus tôt pour éviter que les pioux ne s’écroulent avant les desserts et pour finir c’est Mamy L. qui a déclaré forfait avant le chariot de douceurs, comme l’année passée. Du coup, Anaïs et Simon l’ont embarquée sans prendre de dessert non plus. Les pioux, eux, étaient toujours sur le pont pour une petite mousse au socolat.

    Le lendemain, on a fêté une sorte de « Boxing Day » avec les enfants et les pioux. Mais cette fois, ce ne sont pas les employeurs qui offrent un cadeau à leurs employés mais les enfants qui nous ont outrageusement gâtés. Lui a reçu une bouteille de whisky, un cigare, une BD et un petit livre « Comment cuisiner le sapin« . Moi, trois livres de cuisine dont un que j’avais repéré chez le libraire sur « Les desserts de Ballymaloe« , endroit mythique en Irlande pour nous, un manchon de cou, troooop bien, de longs gants gris souris et une broche comme je les aime. Last but not least, un carnet de dessin et une boite de Caran d’Ache. J’ai dit que j’allais dessiner, il va falloir que je m’y mette. Je le répète, gâtée comme jamais.

    Et cerise sur le cheesecake, Anaïs a pu participer à ses trois Noëls, sans devoir passer par la case maternité.

  • Le grand Saint

     

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    C'est le surnom qu'on lui donne entre adultes dans cette famille. Comme on dirait le grand Jacques ou le grand Léon. Dans le calendrier, on inscrit "Brunch du grand Saint". 

    Cela fait 35 ans sans interruption que nous fêtons St Nicolas. En gros, le grand Saint n'a jamais arrêté de visiter notre cheminée, quel que soit l'âge de ceux qu'on appelle encore les enfants. Et quand sont arrivés les valeurs ajoutées et la TVA (trésors de valeur absolue), il n'a pas lésiné. De toute manière, sa hotte est extensible, jamais elle ne lui semble trop lourde. 

    Quand nous habitions en Italie, il nous a même fait l'honneur de nous rendre visite à la maison à condition que nous invitions tous les enfants du bureau qui lui avaient écrit, les petits Allemands, les petits Néerlandais, les petits Alsaciens et les petits Belges bien sûr. Quelques petits Français et Italiens se sont joints à nous, considérant que ce n'était jamais trop de solliciter St Nicolas en même temps que le Père Noël ou la Befana. Plus on y croit, plus on y gagne.

    Cette année, il était très attendu par ceux qui ont bien compris qu'après leur maison, ils passent chez Bonnie et Nonno, a fortiori si on est invités à déjeuner tous ensemble. Ça sent le hotte parade ! 

    Cette journée est pour nous notre petit Noël avant Noël, le Noël de la tribu avant le Noël de la grande famille. Le plaisir d'être ensemble, de petits plats dans les grands et des cadeaux.

    Je ne m'en lasse pas. L'Homme fait les gros yeux sur le budget. On verra l'année prochaine mais c'est la dernière année avant la mise à la retraite de la Grande Sainte (je peux dire ça, après tout, on partage le même "onomastico"). Alors au diable la varice, je verrai l'année prochaine à quel saint me vouer.

     

  • Abba road

     

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    C'était mon cadeau de Noël de l'année passée, offert par l'autre Abbamaniaque de la famille. On l'a serti dans un city trip à quatre à Londres: l'Homme, les deux filles et moi. Quentin n'a pas pu être de la partie. Les papas ont été sympas comme tout de garder leurs enfants respectifs pendant 4 jours dont un weekend entier tout de même.

    Et ce fut un weekend de rêve. Que du bonheur ! On a trouvé une petite maison à Greenwich, juste assez grande pour dormir, se faire à manger et passer quelques moments au calme. 

    Anaïs et moi, on avait une belle soirée en perspective et on n'a pensé à rien d'autre avant de partir. Maïté, elle, avait bien préparé ses highlights. Elle nous a emmenés dans un salon de thé installé au milieu de pépinières près de Richmond (à une petite heure de route de Londres). Après une magnifique ballade dans les marais et les bois, nous nous sommes installées pour un sublime afternoon tea. Le truc à trois étages, surmonté d'un joli bouquet de fleurs, garni de petits sandwiches salés et de bouchées sucrées, le tout à tomber. Et quand on croit que c'est terminé, on vous amène les scones, la clotted cream et la confiture de framboises. What a treat !

    Elle nous avait aussi réservé une entrée au Tate Modern pour une installation de Yayoi Kusama "Infinity Mirror Rooms". Très court mais magnifique. 

    On a passé un peu de temps chez Liberty, chez Harrod's – dont on s'est assez vite enfuis tant la clientèle est dégoulinante de luxe et de manque de goût – et chez Fortnum & Mason où on a acheté les meilleurs Scottish eggs ever. 

    On s'est promenés le dernier jour dans le parc de Greenwich et Anaïs tenait absolument à manger un "pie & mashed potato" dans un pub avant de reprendre la route pour Folkestone et le tunnel sous la manche.

    Mais le clou du weekend, c'était ce pour quoi on était venus: le concert d'Abba, tout en hologrammes. Bluffant. Ma première et unique expérience d'hologramme, c'était la Callas sur la scène de Bozar qui avançait de manière mécanique et saccadée en chantant. Complètement décevant. Mais là, on est restées bouche bée devant la prestation. On avait beau savoir que c'était des hologrammes, il a fallu à plusieurs reprises recadrer son cerveau pour qu'il enregistre bien la réalité "non tu n'es pas revenue 40 ans en arrière et non, ils ne sont pas sur scène". C'était un spectacle incroyable extrêmement bien ficelé et très diversifié. Pas une seconde de répit pour l'émerveillement et l'éblouissement. 

    Et pour ne rien gâcher, 4 jours de beau temps à Londres, le luxe suprême.

    Un weekend plus que parfait !