Catégorie : anniversaires

  • Venise, Bâle, les pioux et back to business

    IMG_2272

     

    Elle nous avait dit "Prenez des pulls, on ne dépasse pas les 17 degrés à Venise pour le moment". Elle, c'est Elodie, celle qui nous loue depuis tant d'années son flat mansardé à Murano. C'était sans compter sans ma chance habituelle que j'emmène partout avec moi. Il a fait super beau. Ni trop ni trop peu. De quoi s'allonger en terrasse avec quelques bouquins pendant quelques jours et d'alterner avec des promenades dans Venise, quelques expos et quelques bonnes tables. Tout ce qu'on aime. 

    Venise, c'est vraiment un moment de déconnexion totale. Pas de voitures, pas de vélos, pas de trottinette au-delà de 8 ans. Juste des piétons. Et quand on évite les gros flux touristiques, on peut se promener sans stress. En général, on ne s'en rend vraiment compte que quand on revient à Bruxelles. Pas d'horaires non plus. Sauf, à la limite, quand on a réservé une table. Pour le reste, on fait comme on veut quand on veut. Et savoir qu'on y retourne en septembre est un luxe incroyable. Je suis tellement reconnaissante de vivre ces moments-là.

    Début mai, on a repris la route pour s'arrêter à Bâle où Swiss Sis et Swiss Beauf (au sens littéral s'entend) nous attendaient pour fêter les 60 ans de ce dernier dans un restaurant gastronomique. L'Homme qui a toujours ses petits préjugés pas très malins (resto en Suisse allemande, je me méfie, etc…) a dû revoir sa copie. C'était juste incroyable. Une cuisine fine, inventive, explosive en saveurs, trois étoiles depuis 10 ans, c'est assez inhabituel. Et une petite journée à Bâle qui valait le détour. C'est une ville charmante où il fait joliment vivre. 

    Ensuite on est rentrés à la maison vider les valises et en refaire d'autres pour emmener trois pioux à la maison-jardin pour la deuxième semaine de vacances scolaires. On a largement perdu 10 à 12 degrés mais on a quand même réussi à jouer un peu dans le jardin. Pour le reste, on a réalisé quelques bricolages, joué à des jeux de société, joué tout court. Sappho a essayé mes vieilles échasses mais après quelques tentatives couronnées de succès, les échasses se sont effondrées, le temps et la vermoulure ayant eu raison de leur solidité. Maoh a voulu jouer à un jeu où on doit courir, se toucher puis essayer de "délibérer" les autres. Lémoni a appris à boutonner son pyjama sans trop rechigner mais coince encore sur l'enfilage des chaussettes.

    On les a ramenés le vendredi soir à leurs parents. Le samedi, on a fêté l'anniversaire de Simon autour d'un verre dans leur toute nouvelle maison et leur chouette jardin. Puis on est repartis tous les deux passer une journée tout seuls dans la maison-jardin. Et le vide d'enfants m'a repris à la gorge. J'ai réussi à ne pas pleurer cette fois mais c'est fou comme après avoir passé du temps avec eux, ils me manquent instantanément. Heureusement que je vis avec un homme extraordinaire et avec qui j'aime passer du temps seuls à seuls , sinon je lui en voudrais d'être là et pas eux. 

    Nous voilà back to business: continuer les travaux de la cuisine, retourner à la salle de sport et au yoga, vider l'appartement de belle-maman, finaliser la succession, fêter les 130 ans de mon ancienne école et sans doute retrouver des visages d'enfance, des parfums, des souvenirs.

    La suite au prochain numéro 🙂

  • Et avril s’enfuit

    A3f96cc9-8f0c-4ad9-b406-729b8405a669

     

    Je n'ai pas vu le temps passer. Depuis mon dernier billet, j'ai subi une intervention chirurgicale. Sans gravité au final mais je suis toujours stressée dans les moments qui précèdent. J'ai une gratitude infinie pour l'infirmière qui m'a pris la main quelques instants avant l'anesthésie. Elle a perçu mon angoisse que j'essayais de maîtriser, sans pour autant la nier. Mais on n'imagine pas à quel point un petit geste comme celui-là peut faire la différence. Tout s'est bien passé et j'attends maintenant les résultats de l'anapathologie. 

    Les travaux dans la cuisine se poursuivent tant bien que mal. L'Homme fait et défait et refait jusqu'à ce qu'il soit satisfait et ça prend du temps.

    Mon cousin a commencé une semaine de radiothérapie et je pense à lui tout le temps.

    On a fêté notre anniversaire de mariage dans un restaurant gastronomique. Des places se sont libérées et nous avons prévenu J et S. Ils habitent juste à côté et ils nous ont rejoints au pied levé. C'était inespéré et très sympa.

    Et puis, on a vécu un weekend pascal enchanteur. L'anniversaire de l'Homme d'abord qu'il a voulu fêter toute la journée. La chasse aux oeufs ensuite, entre deux averses. 

    Le soir-même, on est rentrés à la maison faire nos valises pour Venise. 

    Et voilà, on y est enfin. Depuis mardi soir. On recharge nos batteries en terrasse et bouquins avant de se mettre en route en mode expo, crapahutage et restos. Le bonheur.

     

  • Printemps en vue

    Df2b2d6c-b71e-4376-88f6-b98cbf810cd4

     

    Lundi: Fin d'un weekend full of love avec mes sorcières bien-aimées. Paris sous un soleil frisquet. Expos, shopping, restos, cocooning dans l'appartement où nous avons passé trois jours exquis. Finies les conversations de midinettes, on compare nos maux de dos, de genoux, nos routines du matin et du soir. On fête la deuxième sexagénaire, c'est dire que le temps passe. Cela fait 30 ans qu'on s'aime et on s'en souhaite encore tout autant. Petit moment en communion avec la cinquième lors de la redécouverte de Notre Dame reliftée. Magnifique par ailleurs. Je rentre à la maison, le coeur gonflé, les lunettes perdues et les yeux pétillants de retrouver l'Homme qui m'a tout de même manqué.

    Mardi: Retour au yoga et à la salle. Un chouia en meilleure forme. L'Homme continue à poncer les plans de travail de la cuisine. Je sens qu'on n'est pas près de retrouver une cuisine opérationnelle. On mange des trucs froids sur un coin de table dans le salon. Ça va vite m'agacer. Petite virée chez l'opticien, il me faut de nouvelles lunettes. Le soir, théâtre: Le jeu de l'amour et du hasard de Marivaux, complètement revisité et totalement décalé. On aime ou on n'aime pas. Nous on a aimé. Maman beaucoup moins.

    Mercredi: Lunch mensuel avec petite Anne. Le ciel est bleu bleu et la lumière nous inonde. Printemps en vue. Rendez-vous chez le kiné pour mon dos, qui s'occupe en fait de mes genoux. Je suppose que tout est lié. Mais pour la première fois, il me donne un peu d'espoir. 

    Jeudi: Mes lunettes sont déjà prêtes. Journée rangement dans le chaos momentané de la maison. Je prends mon mal en patience. 

    Vendredi: Une de ces journées que je chéris, une journée avec mes filles. Balade dans Bruxelles, shopping, lunch et tea time (pasteis de nata classique et café, un pur délice), le tout assorti de conversations sérieuses, moins sérieuses et de fous rires. Le soir, c'est à moi d'accompagner ma maman pour un concert. Mais cette fois, sans grand plaisir, musique moderne et dissonante à mes oreilles et cerise sur le gâteau, mon voisin dort tout le temps et flaire la chemise pas lavée depuis une semaine.

    Samedi: Remplir le frigo, on se demande pourquoi puisqu'on ne peut même pas cuisiner. Maïté passe avec les filles, on mange une focaccia sur un bout de table mais ça me fait plaisir de les voir. Reprendre le taureau par les cornes et attaquer une nouvelle couche d'huile de lin et de savon noir sur le sol. Le soir, s'affaler dans un fauteuil et finir le bouquin en cours.

    Dimanche: Au bout d'une nuit, le sol n'est toujours pas sec, il reste collant. L'Homme est un chouia découragé. Ne parlons pas de moi. En attendant il peint les portes de la terrasse. Moi j'entreprends de dépoussiérer et de trier tous les livres de notre chambre. Cela me prendra toute l'après-midi. 

    Allez, c'est pas tout ça, demain on part en Champagne faire le plein ;-).

  • En janvier, restons couchés

    451aeeba-b72d-496b-af19-0ce69ff7cfe8

    L'année avait pourtant bien commencé. Choucroute et concert du nouvel An. Les traditions ont la saveur du bonheur et des moments de retrouvailles. On a terminé par un gâteau au chocolat peu alléchant chez Mamy L avec les enfants, Lémoni et Maoh. Elle était bien.

    Et puis trois jours après, la situation s'est subitement dégradée. Grosse infection pulmonaire, intense faiblesse, mise sous assistance respiratoire. Mais elle a souhaité rester à la maison et refuse tout acharnement thérapeutique. Je comprends. Elle n'a aucune envie de revivre son parcours du combattant de 2017. Mais son état de faiblesse la prive de toute l'autonomie relative qu'elle avait entre ses quatre murs et il convient de ne pas trop la quitter. On a convenu de partager entre nous, sa fille, l'Homme et moi, la journée auprès d'elle. La nuit, nous avons trouvé quelqu'un qui la veille. Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Il y a les jours "sans" où le médecin prescrit les anxiolytiques et des comprimés morphiniques si nécessaire pour l'aider à respirer et où on pense qu'elle ne passera pas la nuit et les jours "avec" où elle dit avoir bien dormi, avale quelques cuillères en plus et parvient encore à nous épater. Un jour comme aujourd'hui où je lui dis "Mamy, ce matin, j'ai défait la moitié du sapin" et où elle me répond "les éléphants aiment manger le sapin". Je n'étais même au courant et interloquée, je vérifie. Et tout à fait, Mamy, il a même été conseillé à ceux qui se débarrassaient de leur sapin de l'apporter au zoo. Les branches de sapin sont des bonbons pour les éléphants.

    Bien entendu, l'Homme et moi, on se voit moins puisqu'on se relaie, ma belle soeur devant travailler ou télétravailler selon les jours. Mais on arrive à intercaler quelques moments pour nous, comme un resto pour mon anniversaire, un concert avec Mamy B. ou un goûter avec la tribu pour nous fêter JD et moi. 

    Petit contretemps, je me réjouissais d'accueillir Jules, SAmSam et Amalia ce weekend mais ils étaient malades, probablement grippés et la mort dans l'âme j'ai dû renoncer à les prendre, pour ne pas choper le moindre virus que j'aurais bien évidemment refilé comme une patate chaude à Mamy L. Résultat, les parents de Simon les ont accueillis tout le weekend et ont attrapé la patate chaude au vol :-(.

    Ah oui, et pour encore mieux gâcher janvier, j'ai fait une deuxième infiltration dans les lombaires, sans le moindre petit succès. 

    D'accord, j'ai eu la fève trois fois cette année. Mais j'aurais donné mes couronnes et mon royaume pour éviter ces tristes moments.

     

     

     

  • 30 ans

    B3155091-05af-4a4d-a34a-6366ea15e3c7

     

    C'est un anniversaire un peu spécial. Du genre où on ne pense pas être invité. Et pourtant ils l'ont fait. 

    Il y a 30 ans le bureau pour lequel je travaille à Bruxelles ferme ses portes et déplace ses activités à Turin en Italie. On est 60 à choisir de suivre et de tenter l'aventure italienne. Je suis à peu près la seule à avoir des enfants et la moyenne d'âge de cette belle bande approche à peine les 30 ans. Pour moi, les neuf premiers mois de cette année 1995 sont sans doute les mois les plus durs de l'année; je laisse trois enfants de 3 à 7 ans à Bruxelles avec leur papa et même si je reviens tous les jeudis soirs pour repartir le dimanche après-midi, je souffre terriblement de cet éloignement. Même s'ils m'ont rejointe en Italie pour l'année scolaire suivante, cette séparation m'aura marquée à vie. 

    Par contre, les collègues célibataires ou pas se retrouvent comme au Club Med. Il faut préciser que l'hôtel où nous logeons tous les premières semaines, le temps de trouver un logement, est accolé au bureau et dès 17h30, tout le monde se retrouve chaque soir pour l'apéro et au fil du temps, plus si affinités. Et les liens se créent, les amitiés naissent. De celles qui durent pour l'éternité. C'est là que sont nées les sorcières et rien ne saurait rompre ce lien en acier (et caractère) trempé.

    Et voilà que ce bureau que nous avons quitté depuis bien longtemps pour certains décide de fêter ses 30 ans et d'inviter au-delà de son personnel actuel tous ceux qui ont travaillé là depuis le début. Oui mais, protection des données oblige, le bureau n'a pas pu garder les adresses de tous ces gens. Tout est parti de l'un ou de l'autre encore présent sur place qui connaissait encore untel qui avait encore l'adresse d'un autre et comme une boule de neige, le nombre de personnes contactées a grossi, grossi et chacun a appelé l'autre et comme un seul homme, un nombre considérable d'"anciens" a pris un billet d'avion, une réservation d'hôtel ou d'Airbnb pour Turin.

    C'était une vraie fête, des retrouvailles parfois très émouvantes, des cheveux blancs pour certains mais dès les premiers mots ou le premier rire, on retrouve le visage de 30 ans de moins. Pur bonheur, coeurs emplis de joie, oeil pétillant et pour reprendre les mots d'un ancien: contrats de travail devenus pactes d'amitié à vie.

    Je mesure la chance que j'ai eue non seulement de vivre une expérience professionnelle comme celle-là  mais aussi d'avoir eu l'occasion de fêter avec tous ceux là cette chance inouïe.

     

  • Weekend de rêve

    IMG_4780

     

    L'autre jour, C. m'a dit "Mes enfants sont venus tous les deux ce weekend pour fêter l'anniversaire de J.; c'était le bonheur absolu. Après ça, je peux mourir". 

    Je pense que j'en pourrais dire autant après ce dernier weekend si je n'avais pas tant le désir de poursuivre encore l'aventure, voir grandir les pioux, rire avec les grands et les petits, danser et chanter avec les amis et fêter la vie chaque jour du temps qu'il me reste.

    Ce weekend était juste parfait. On avait loué un gîte dans les Ardennes pour fêter nos 40 ans de mariage avec toute la tribu. L'Homme a lâché prise sur l'organisation des repas et chaque couple a pris en charge un des trois repas. Déjà rien que ça, ça changeait toute la dynamique. plus de grand maître absolu en cuisine, plein de nouveautés et d'autres manières de faire, l'Homme disponible pour autre chose (une partie de billard avec les grands, une partie de babyfoot avec les plus petits, une concentration sur l'apéro, …). J'ai adoré. 

    Premier cadeau de la soirée: un puzzle de 1000 pièces représentant une photo de notre mariage. Chacun a bien essayé d'apporter sa petite pièce tout au long du weekend mais cela s'est avéré bien plus compliqué que prévu. Qu'à cela ne tienne, je me mets au défi de le terminer avant Noël. 

    Après le risotto marrons et champignons des bois, une gageure pour 15 un vendredi soir, une fois tous les enfants couchés, deuxième cadeau. Ils ont récupéré les vieilles cassettes HI8 de notre mariage, de leur enfance, à Bruxelles et à Turin et les ont converti en mp3 et préparé un montage de deux heures. Bonheur de replonger de 30 à 40 ans en arrière, de revivre ces moments heureux qui semblent avoir eu lieu hier, juste hier.

    Le lendemain, piscine, billard, babyfoot, puzzle et l'après-midi, longue promenade en forêt, les grands devant, les petits derrière, armés de bâtons magiques, motivés par un "glaçage" façon Reine des Neiges des sorcières, vampires et autres malfaisants de la forêt, ce qui suppose un arrêt tous les 50 mètres mais nous a évité de porter sur les épaules ces apprentis sorciers aux petites jambes. Retour au chaud et nouveau plongeon dans la piscine, apéro et délicieux coquelets-purée de chou-fleur.

    Dimanche, cerise sur le dernier cadeau: un pestacle tellement drôle et émouvant que j'en pleurais. Pièce en un seul acte et quatre scènes: le cours de danse, la demande en mariage, le mariage, le service après-vente. Pour rappel, nous nous sommes disputés après le mariage, j'ai voulu qu'il me ramène chez mes parents et mon père a voulu détendre l'atmosphère en déclarant qu'il était désolé et qu'il n'y avait pas de service après-vente. Samuel dans les baskets improbables de mon père était magnifique. Jules et Lémoni déguisés en nous deux étaient craquants et Sappho en maître de cérémonie était parfaite. 

    Dernier repas, gyozas, wontons et petites billes de riz gluant fourrées au sucre de palme, à tomber…..

    Et puis ce fut déjà l'heure de partir. J'ai réussi à verser quelques larmes avant de fermer la porte. Je n'y peux rien, le bonheur absolu me gonfle le coeur et il déborde par les yeux.

  • Cousinade en Algarve

    IMG_3285

    Après ces trois semaines de pioux à géométrie variable, prolonger le plaisir en les rassemblant tous les sept en Algarve dans la maison de Mike et Filo, les parents de Simon. Anaïs et lui nous ont invités pour y passer deux semaines avec tous les cousins et leurs parents. Seuls Quentin et Kerya ont accepté l'invitation, Maïté et Jean-Didier n'avaient pas assez de congés. Qu'à cela ne tienne, nous avons embarqué leurs filles et nous sommes descendus au Portugal tous ensemble. Trois voitures, six adultes, sept enfants et un chien. 2200 km en trois étapes. Un peu plus sans doute puisqu'on a évité Paris pour cause de JO.

    Dès la première étape, les cousins se sont retrouvés avec grand plaisir. Enfin les cinq aînés, Amalia n'avait pas encore trouvé sa place et Oona est trop petite encore. Les trois jours de voiture se sont passés beaucoup mieux qu'on ne pouvait l'espérer. Entre siestes prolongées, boîtes à histoire, dessins animés pour certains, jeux divers, arrêts pipi, le temps ne leur a pas paru (trop) long. 

    Dès l'arrivée en Algarve, on s'est partagés les tâches d'installation, de ravitaillement et surveillance des enfants puis on a plongé dans la piscine pour signer le début des vacances. 

    Je suis arrivée encore malade, sous une deuxième salve d'antibiotiques avec interdiction de me mettre au soleil à moins de me tartiner de crème solaire indice 50 voire écran total, doublé d'une trochantérite qui m'aura bien pourri la vie mais rien ne pouvait me faire plus de bien que d'être avec presque tous mes enfants et cette incroyable bande de cousins. Les voir interagir, découvrir de nouveaux pans de leur personnalité au contact des autres, progresser de manière incroyable dans la piscine, écouter leurs conversations, avoir du temps pour les câlins, les petits bisous dans le cou, apprivoiser Amalia et Oona, je ne remercierai jamais assez Simon et Anaïs de m'avoir offert ces moments-là.

    Il nous reste les photos pour nous souvenir de tous ces moments de bonheur: la piscine, la plage et les bolinhas, le resto avec Fatima, Cecile et Claire, le resto chez Anna dans la montagne, les parties de Dobble, les courses relais à la tombée du jour, la cuisine de Nonno, le concert improbable de Tom Jones, le réveil le matin aux côtés d'Amalia qui se recouche dès qu'elle me voit, les chansons pour chacun le soir, Hey Jude demandé chaque soir par Sappho et remasterisé par Sam Sam, les apéros une fois les enfants couchés, la soirée avec Jill et Patrice, l'anniversaire de Maoh….

    Quentin, Kerya, Maoh et Oona nous ont quittés après une semaine pour rejoindre Manu à une heure de là. On a poursuivi sans eux pendant encore une semaine puis nous avons repris la route avec les filles jusqu'en Bretagne où Jean-Didier est venu les récupérer à l'embarcadère pour continuer leurs vacances à l'île de Groix. Et nous sommes rentrés tous les deux, le coeur gros mais bien rempli. 

     

     

  • Eté es-tu là ?

    IMG_2751

     

    Lundi: Réveil tôt ce matin. L'entreprise qui avait réalisé les travaux de façade de l'immeuble vient enfin réaliser les finitions. Ces petits détails que personne ne voit mais qui n'échappent pas à l'oeil de lynx de  l'Homme qui, bien sûr, ne laisse rien passer. Je l'abandonne à midi et part déjeuner avec Yasmina. Je continue à proposer à une quinzaine de collègues de se retrouver le temps d'un lunch, pour se mettre à jour et pour le plaisir de les voir encore. Bien sûr, ces déjeuners s'espacent un peu, vu notre agenda chargé de pensionnés heureux, mais je les revois toujours avec délices. Et je crois qu'elle aussi parce qu'elle a joué les prolongations au mépris des horaires habituels. Puis je suis allée faire cette prise de sang de contrôle, histoire de voir si mon immunité s'est renforcée suite au deuxième vaccin de protection contre la pneumonie. Et le soir, nous avons ouvert l'été avec un premier barbecue de l'année chez Anne et Guido. Par contre, je n'avais plus autant mangé depuis longtemps.

    Mardi: Maïté est venue télétravailler à la maison puisque Katia était là nous faire de jolies mains et jolis pieds couleur d'été avant de prendre des vacances bien méritées avec son fils et ses enfants qui arrivent demain du Brésil pour tout le mois. Elle était aux anges et moi pour elle. Le soir, j'ai enfin pris ce rendez-vous chez l'ostéopathe qui s'est penchée sur mon dos pendant plus d'une heure. Cela fait deux mois que je traîne ces douleurs lombaires qui m'épuisent. J'espère qu'elle m'aura aidée. L'Homme m'a patiemment attendue et nous avons pris la route de la maison-jardin.

    Mercredi: Comme toujours lorsque nous sommes là, nous avons travaillé dans le jardin et dans la maison sans vraiment prendre le temps de s'asseoir. J'ai cueilli les framboises qui ne demandaient que ça et je les ai transformées en coulis pour les yaourts et les glaces éventuelles de la semaine prochaine. Nous avons également pris contact avec un médecin des arbres qui va venir ausculter le noyer centenaire que nous aimons tant mais qui se creuse de plus en plus et dont le risque potentiel de chute fait peur à tout le monde. Si ce médecin pense qu'il ne sert à rien de faire de l'acharnement thérapeutique, on se résoudra à l'abattre mais la mort dans l'âme. Des larmes en perspective.

    Jeudi: Une matinée encore sur place et retour à Bruxelles pour le dîner d'anniversaire de Cat dans un resto spécialisé en viande. Dîner au jardin très sympa, très bon. Dommage qu'à nouveau l'Homme ait réagi de manière violente lors d'une altercation avec Joséphine sur ….. le bien-fondé des statines. Franchement, il y a des fois où je ne comprends pas la nécessité de se gâcher la soirée pour des sujets aussi peu importants. 

    Vendredi: Une journée d'entretien: fitness en salle où j'ai le plaisir de retrouver mes filles qui terminent leur séance au moment où j'arrive et petit café avec le coach, fils de l'une, frère des deux autres et coach des trois. Il ne manquait que le père récalcitrant aux salles de sport. Dommage, il ne sait pas ce qu'il rate. Après-midi soin visage, couleur et brushing et soirée à l'opéra pour la dernière de la saison: Turandot de Puccini. Pas le grand enthousiasme mais pas moche non plus. Mes problèmes de dos sont descendus dans la jambe. Je suppose qu'ils suivent le tracé du nerf sciatique.

    Samedi: Anniversaire de la jolie Sappho. Sept ans déjà. Tout le monde au complet autour d'elle, elle a soufflé ses bougies et ouvert chaque cadeau avec un sourire radieux. Retour à la maison et repos.

    Dimanche: La saison des pioux est ouverte. Dès demain, on accueille pour commencer Sam Sam, Amalia et Lémoni et dès mardi, on emmène ce petit monde à la maison-jardin. Les autres pioux suivront au gré des allers et venues pendant les trois semaines qui viennent. L"été est enfin là.

  • En mai, fais ce qu’il te plait

    IMG_2088

    Un mois de passé depuis mon dernier billet. Le temps me file entre les doigts. Mais le moins qu'on puisse dire c'est que j'aurai appliqué autant que faire se peut l'adage dévolu au mois de mai.

    La première semaine de vacances scolaires, on a gardé les filles et Maoh est venu les rejoindre pour une nuit et un jour à la fin de la semaine. Quand Maoh est là, je dors avec eux. Il a encore besoin d'être rassuré et moi, je n'aime pas faire des allers-retours la nuit. C'était une combinaison inédite: Sappho, Lémoni et Maoh. Et le combo a fonctionné à merveille. J'ai retrouvé en Sappho l'aînée que j'étais, organisatrice de jeux en tous genre mais un chouia très directrice. Quand elle a dit aux deux autres: "Ce n'est plus possible de jouer à la cabane, vous l'avez cassée. C'est dommage…..", l'Homme s'est empressé d'envoyer un message au clan en demandant : "Ça ne vous rappelle personne ?". Tsssss. Le jeudi, on a réalisé un atelier raviolis à la courge avec les deux filles. Quatre heures de boulot, essentiellement pour l'Homme, faute de machine à abaisser la pâte. Mais un résultat plus qu'honorable.

    Puis on est partis – guess where – en Italie passer une semaine chez des amis en Ombrie. Une semaine de dolce vita et de farniente total. Rien que des moments de douceur, de discussions sans fin, de plaisirs en cuisine et des découvertes d'amis d'amis. 

    A notre retour, nous avons repris notre rythme soutenu d'heureux retraités, puis nous sommes partis en Champagne nous réapprovisionner pour tous les moments festifs à venir. Et nous avons passé le long weekend de Pentecôte avec Françoise et Thierry à la maison-jardin, faire un grand tri de printemps. 

    Et cette dernière semaine s'est à nouveau passée sous le signe des Pioux. Aller chercher Sappho à l'école un jour de grève de la garderie et fondre devant ce sourire de plaisir quand elle nous voit. Faire un crochet au retour pour lui offrir un cornet à deux boules. Passer le vendredi soir avec Quentin, Kerya, Maoh et Oona. Garder Amalia le samedi pendant que son frère fête son anniversaire à la ferme. Et profiter de l'absence de sa maman pour avoir droit aux câlins qu'elle refuse systématiquement lorsqu'Anaïs est là. Accueillir le soir SamSam, Lémoni et Maoh pour la nuit. Une autre combinaison qui a très bien marché. Et finir le dimanche en fêtant les 4 ans de SamSam avec les adultes cette fois. 

    C'est vrai qu'après deux, voire trois semaines selon les fratries, sans les voir, j'avais besoin d'une immersion dans cette petite bande d'amour.

  • Amours, amitiés, santé, petits plaisirs

    3ea1e266-f715-48c0-a133-63222e0f107f

     

    Samedi: Les valises sont défaites, les machines ont presque fini de tourner, y'aura plus qu'à repasser. Je savais le vendredi soir que dès que nous aurions passé le seuil de la maison, le rythme reprendrait sa course folle. Ce matin, à la première heure, rendez-vous chez le coiffeur pour remettre un peu d'ordre dans la couleur de mes cheveux, rendre visite à ma belle-mère et remplir le frigo pour accueillir la tribu demain. Retrouver Maïté et les filles chez nous, impatientes de nous revoir. Anaïs et sa troupe nous rejoignent avec l'intention programmée de nous laisser Samuel et Amalia pour leur permettre de participer à une course de 10 km le lendemain matin. Finalement seul Simon participera et Anaïs conduira Jules à un anniversaire à …. 8 heures du mat'. Nouvelle mode. Au final, Sappho et Lémoni demandent à pouvoir rester dormir aussi. Amalia s'est endormie avant que ses parents ne partent et ne s'est rendu compte de la supercherie que le lendemain matin et m'a bien fait comprendre qu'elle appréciait peu ce genre de procédé. Tout dans les yeux. Mais au moins elle ne pleure pas. Puis elle a fait contre mauvaise fortune bon coeur et a accepté de me parler, toujours avec les yeux. 

    Dimanche: On s'est tous retrouvés pour fêter les 67 ans de l'Homme/papa/nonno. Il était heureux. Et moi aussi. Ils étaient même là très tôt parce que Simon court vraiment très vite. Et que les autres étaient pressés d'arriver aussi. On a passé un bon moment, les petits avec les petits, les grands avec les grands et les petits avec les grands. On a profité de la présence de tout le monde pour valider un projet de weekend tous ensemble dans les Ardennes en novembre pour fêter nos 40 ans.

    Lundi: Petit marathon de plaisirs divers et variés: Lunch à midi avec M., pas très en forme. Maman en convalescence en Italie, où elle habite, après une vilaine chute et compagnon en dépression après un double pontage. Stressée par le boulot, bref, pas joyeux tout ça. Mais contentes de se voir. Je file chez l'esthéticienne puis je cours – pas trop – chez l'orthopédiste pour recevoir une infiltration dans le deuxième genou. Les résultats obtenus pour le premier genou étaient suffisamment concluants pour tenter le deuxième. Et comme cette fois, je sais que ça ne fait absolument pas mal, je suis plus détendue. Entre tous ces rendez-vous, il y a chaque fois 45-50 minutes de métro ou de bus et j'en profite pour me plonger dans un bouquin, autre petit moment de plaisir. L'homme vient me chercher pour terminer la journée autour d'un plat de pâtes chez J et S. Eux non plus ne sont pas en grande forme mais ça passera.

    Mardi: Je retrouve Quentin à la salle de sport mais je ne le vois que quelques minutes. Je suis venue plus tôt que prévu parce que je devais être à la maison à midi et il a un autre client que sa maman préférée à cette heure-là. Mais je suis contente de retourner à la salle après un peu plus de deux semaines d'absence. Je rentre retrouver mes filles qui sont venues télétravailler et Katia qui nous fait une belle séance de manucure et pédicure à tous. Entre deux réunions, mes deux Disneyphiles se montent l'une l'autre un projet de séjour à Disneyland après l'été, alors qu'elles s'étaient juré d'attendre 2025. Mais c'est parti, nous voilà sur un nouveau séjour, mais en appartement cette fois, pour éviter les repasbondutout ou les salades passées en catimini dans les chambres d"hôtel. Et avec Maoh cette fois. 

    Mercredi: Le matin, je retrouve Andrea pour un café – déjà un an depuis le dernier – qui s'éternise jusqu'à midi. Il prépare sa retraite, me raconte son voyage en Inde, sa pratique du yoga, sa maman et le temps file. De là, je rejoins B et Z pour un lunch. Elles me racontent les potins du bureau, leurs enfants qui grandissent et leurs vies de maman. Elles sont belles. Je rentre, le temps de me laver les dents et nous voilà partis chez le dentiste. Il est bavard comme un pinson et on passe plus de temps à l'écouter, la bouche ouverte – nous, pas lui – qu'à se faire détartrer. Puis je rejoins Sis'Cile chez maman et on ouvre le champagne pour son anniversaire. 

    Jeudi: Je pars pour la salle mais c'était sans compter un incident dans le métro et j'ai dû marcher plus d'une demi-heure avec une paire de baskets neuves qui n'avaient pas l'intention de marcher si longtemps au départ. Non seulement, je suis arrivée trop en retard pour que Quentin ait le temps de s'occuper de moi, mais de toute façon, j'étais trop fatiguée et cerise sur l'orteil, je me suis bien blessée au pied. Retour à la maison, en mode grognon. Mais j'ai convaincu l'Homme d'aller au cinéma l'après-midi, un truc qu'on ne fait jamais. Nous sommes allés voir "C'è ancora domani" et c'était un très très bon moment.

    Vendredi: Quentin m'a proposé de venir le lendemain mais très tôt. J'ai pris mon courage à deux mains et me suis levée alors qu'il faisait encore un peu noir. Je suis rentrée et repartie retrouver J pour une expo sur les Surréalistes. C'est fou comme une expo à Bruxelles est nettement moins mise en valeur qu'à Venise. Ou alors suis-je de parti pris ? 

    Amours, amitiés, santé, petits plaisirs, les perles du collier de ma vie…..