Auteur/autrice : Myosotis

  • Far niente

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    J’ai pris congé quatre jours. Pour rien. Enfin, je veux dire, congé sans partir. Ce n’est pas du tout dans mes habitudes. Si je prends congé, je dois rentabiliser. Et là, rien. Congé pour se lever un peu plus tard (mais pas au-delà de 8h30, un petit je ne sais quoi m’en empêche – Claude qui part au boulot ? Mes collègues qui, elles, travaillent ? – ), congé pour faire tout ce que je n’ai pas le temps de faire en temps normal, voir une de ces expos que je voulais voir, rentrer des papiers à la mutuelle, faire deux trois magasins qui n’attendent que moi, me trouver un endroit sympa pour faire du fitness, du yoga ou de la danse quelques soirs par semaine (si j’y pense très très fort, peut-être que cela se fera tout seul aussi), acheter des chaussures pour le printemps (il finira bien par arriver), chipoter dans la maison, passer une journée à la mer (cela m’a déjà l’air compromis), enfin toute une série de choses pas vraiment indispensables, pas inutiles non plus.

    Et bien, j’ai un peu de mal. Du mal à ne pas consulter mes mails boulot, à ne pas répondre, à ne pas régler un ou deux problèmes "pendant que j’y suis", à me bouger les fesses pour faire ce que j’ai programmé de faire. Hier, j’y suis plus ou moins arrivée mais aujourd’hui déjà, c’est plus dur.

    Je pourrais aussi bien me dire que je ne suis pas nécessairement obligée de faire ce que j’ai sur ma ‘tite liste. Mais alors là, le sentiment de gaspillage atteint des limites insupportables.

    Compliquée, moi ?

  • Entre deux averses de pluie ou de neige, l’incontournable chasse aux oeufs…..

  • Dîner littéraire

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    Cadeau d’anniversaire de Sis’Cile: un dîner littéraire avec son auteur préféré. Le mien aussi. Donc je me suis invitée aussi. Ce soir, on dîne avec Didier Van Cauwelaert.

    Entre 25 et 30 personnes autour d’une table, un dîner organisé autour des "madeleines" culinaires de l’auteur, trois plats qui lui rappellent un souvenir. Et une discussion à bâtons rompus sur le thème de son dernier livre. Dyn001_original_183_283_jpeg_58330_

        

       

       

       

       

       

       

       

       

       

    Le public ? Contrairement à mes craintes infondées, pas du tout un public snobi-snobou, plutôt un peu de tout, comme sur un plateau de fromages bien fait. En face de nous, par le plus grand des heureux hasards, deux soeurs. Drôles, sympas, particulièrement turbulentes malgré leur âge prétendûment sage.

    La discussion ? Didier a tenu le crachoir pendant une bonne partie du repas. Il n’a d’ailleurs que très peu mangé. (Entre nous, il n’a pas perdu grand chose…). Beau parleur, très beau parleur. Intéressant aussi. On a eu autant de plaisir à écouter qu’à regarder.

    Il a même eu un joli mot pour nous. Quand la journaliste-animatrice lui a dit que ce dîner était le cadeau d’anniversaire de Sis’Cile qui était "fort fan" et que j’ai insisté pour dire que moi aussi, j’étais fan fatale, il a eu ce mot, digne de lui: "Mais alors, ce soir, c’est vous, mon cadeau..". Aaaaargh. 

  • Les vendredi 13 portent bonheur

    Je voulais un p‘tit frère
    Ils ne l’ont pas compris
    Il leur était pourtant facile
    Selon mes arguments
    De me faire un frérot
    Céci-ile, ma soeur

    Vendredi 13 (évidemment!) mars 1970. Il fait encore nuit, ou bien est-ce déjà l’aube ? Je ne sais plus. Mais Papa rentre doucement et fiévreusement tout à la fois, me réveille juste assez pour que je comprenne qu’"ils" partent à la maternité. Je me retourne dans mon sommeil mais j’ai compris. Mais à 10 ans, cela ne m’empêche de me rendormir.

    Il rentre quelques heures plus tard, guilleret, pour nous conduire à l’école. Evidemment, on arrive en retard. Et je n’aime pas ça. Je dois passer devant toute la classe et présenter mes excuses (c’est l’usage) pour ce retard. Bienveillante, la maîtresse me demande quelle est la raison de ce retard et je lui répond, maussade: "J’ai une petite soeur…". Etonnée, elle n’a pas compris mon manque d’enthousiasme. Moi, je voulais un petit frère. Une soeur, j’avais déjà.

    Je n’ai jamais compris pourquoi. Je crois que je voulais un petit frère par souci de conformisme à la famille standard, genre "Martine à la maison". Mais pour le reste, je ne sais pas du tout ce que j’aurais pu faire d’un petit frère. Un grand frère, oui, ça, ça pouvait servir. Pour le côté protecteur par exemple. Mais un petit ? Il faudrait attendre qu’il ait 16-17 ans et 15-20 cm de plus que moi pour que ce côté se développe. En attendant, c’est juste bon à enquiquiner ses soeurs, un petit frère.

    Je n’avais franchement rien à gagner et cette moue boudeuse à l’annonce de la naissance de Sis’cile n’était qu’un caprice de plus.

    Merci les XX de Papa, rien de tel qu’une petite soeur, jolie comme une poupée, même 38 ans plus tard, dont je peux dire avec une fierté un chouia maternelle à ceux qui me demandent "Euh, Cécile P. c’est de votre famille ?" "Oui, oui, c’est ma soeur !".

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  • Grosse colère

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    Je suis en colère. Grosse colère. Contre moi, contre lui, contre eux, contre tout.

    Contre lui parce qu’il est en colère. Contre moi, contre eux, contre tout.

    Contre celle de nos filles qui lui ressemble tant qu’elle a la même hargne que lui, qu’elle ne laisse rien passer. Cette rage au ventre permanente qui fait d’eux des êtres vrais et qui fait que je les aime et les admire et les déteste à la fois.

    Contre celle de nos filles qui me ressemble tant qu’elle s’exprime au vitriol, arme redoutable.

    Contre moi qui ne peux m’exprimer contre, par souci de ne pas blesser, peur de faire mal, par sainte horreur du conflit, qui ne peux pas dire non, qui ne dis pas "Je ne veux pas".

    Toute cette colère rentrée, rancoeur accumulée qui gonfle petit à petit dans mon ventre et qui, à la moindre pointe d’aiguille, comme dans un ballon de baudruche, éclate en colère hystérique, incontrôlée, disproportionnée.

    En colère contre tout, contre le temps qui passe, contre tout ce que je voudrais faire et ne fais pas, pour moi, pour les autres, autour de moi. En colère contre tout ce que je ne veux pas faire et que je fais.

    Poings serrés, ventre noué, épaules contractées, portes qui claquent, dos rond, l’athmosphère s’alourdit de jour en jour.

    Hier soir, j’ai trouvé un antidote assez puissant: évasion en pays chtimi le temps d’un film. Un pur elixir de réconciliation avec la planète entière…..

  • See you one of these…..

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    Le matin, quand on se quitte, on pense se revoir le soir, a priori. On devrait parfois penser qu’après tout, ce n’est pas aussi sûr que cela. Loin de moi l’idée de vous faire tout un laïus sur le sujet en vous recommandant chaudement de ne jamais se quitter sur une dispute, un mauvais mot, une exaspération. Je serais plutôt mal placée, moi qui me fâche un jour sur trois lorsqu’on me demande, sur le pas de la porte, 2 euro pour un sandwich ou qu’on me supplie de signer le bulletin pendant que je me lave les dents.

    Non, là n’est pas mon propos. Mais je me suis pourtant fait cette réflexion vendredi dernier. Je suis allée déjeûner avec une collègue, devenue amie sur le tard – à vrai dire ses deux dernières semaines de présence au bureau -, collègue qui nous quitte et s’envole demain pour la…. Nouvelle-Zélande (Wellington). Au moment de se dire au revoir (au revoir ??, vraiment ??), on s’est rendu subitement compte qu’elle ne reviendrait plus en Belgique. Elle est Australienne, a épousé un Belge qui travaille à Hong-Kong, sa mère vit encore à Adélaïde et la dernière personne qui la retenait en Belgique était une tante de son mari qui vient de décéder. Elle ne reviendra donc probablement plus en Belgique et je n’ai aucune idée du jour où je retournerai en Nouvelle-Zélande (même si ce n’est pas l’envie qui manque).

    Et un peu prise de court, un peu nouée à la gorge, je lui ai dit en l’embrassant: "See you one of these days years…." Et je me demande si je la reverrai jamais….

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  • Irlande douze points

    Moi aussi, je veux jouer à ce jeu auquel toutes les bloggeuses jouent pour le moment. S’inventer un album, un nom de groupe et une pochette de CD. Comment ? Comme ça:

    1. http://en.wikipedia.org/wiki/Special:Random
    Le premier article de la page est le nom de votre groupe.
    2.http://www.quotationspage.com/random.php3
    Les quatre derniers mots de la dernière citation sont le titre de votre album.
    3.http://www.flickr.com/explore/interesting/7days/
    La troisième photo sera la pochette de votre album.

    Bon, j’avoue pour le nom du groupe, je m’y suis reprise à deux fois parce que la première fois, ça a donné:

    • Critiscism of Oussama Ben Laden

    Et la deuxième:

    • Subcamps of Auschwitz

    Vous en conviendrez, on a fait mieux. Et c’est peu porteur comme nom de groupe.

    La troisième tentative a été plus acceptable:

    • Kilkenny Castle

    Va pour Kilkenny Castle.

    Le titre de mon album:

    • When I come home

    Et la pochette s’y prête assez bien….

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    Dites-moi, vous croyez que les représentants de l’Irlande au prochain concours Eurovision ont fait la même chose que nous ? Jugez-en vous même:    

       

  • Faits de fin d’hiver du week end

    Img_2104Long fleuve pas tranquille comme d’hab’. On espère poursuivre les travaux "rénovation de parquet", tranquilos ce week end. Ah pas de bol, belle-soeur unique déclare une appendicite aiguë vendredi après-midi. Youpie, bien sûr, on réorganise le week end un peu en fonction, vu que c’est pas non plus le moment de laisser Mamy L. toute seule.

    Ceci dit, ça ne m’empêche pas d’aller chez le coiffeur, c’est bien. Ni les enfants de sortir vendredi soir ou samedi soir selon les uns et les autres. Une de ces enfants, d’ailleurs, qui, généralement, n’hésite pas à vous appeler à 3 heures du mat’ pour dire que "finalement, elle ira dormir chez D. ou X. ou Z. au lieu de rentrer comme prévu" (je reconnais que j’insiste pour être prévenue, quelle que soit l’heure, mais j’aurais aimé une filofaxée qui connaît son programme en début de soirée et pas qui, girouettement, suit le vent), cette même enfant donc hésite à appeler à la même heure matinale lorsqu’elle a eu un accident de voiture. D’accord, elle s’en sort avec quelques contusions et ses co-voitureurs pareil. Lesquels compagnons d’infortune s’étaient ensardinés à six dans une Smart. D’accord, pas une Smart Fortwo, une Smart Forfour. Mais la Smart Forsix, je connais pas. Ah !

    Enfin, tout cela ne nous a pas empêchés de terminer la chambre de Quentin et de commencer à vider la chambre des filles. Et cela m’a permis d’entendre ce charmant dialogue entre l’Homme et Fille cadette, occupés à déplacer un meuble ensemble:

    – Plus à droite, mais nooon pas par là, maais tu vois pas que ça passe paaas ??

    – Parle-moi en français, pas en langage codé !!!

    Et moi de jubiler, pour une fois que ce n’est pas moi qui ne comprend rien à rien aux instructions tacites de l’Homme. Pendant ce temps-là, Fille Aînée regarde l’action, nonchalamment assise "Mais, Anaïs, il ne te parle pas en langage codé….". Et quand c’est le petit d’Homme qui s’y colle, pas de problème, lui comprend le langage codé, le langage d’hommes, de la logique masculine disons.

    Les hommes viennent de chez Brico, les femmes de chez Carrefour….

  • Quentin’s concert

    Les photos du concert de Quentin, une ambiance, des couleurs, un rythme envoûtant. Et une fascination croissante pour l’Afrique noire.

    free music
  • Too me… me too…

    I am afraid they will recognise me….