J’ai pris congé quatre jours. Pour rien. Enfin, je veux dire, congé sans partir. Ce n’est pas du tout dans mes habitudes. Si je prends congé, je dois rentabiliser. Et là, rien. Congé pour se lever un peu plus tard (mais pas au-delà de 8h30, un petit je ne sais quoi m’en empêche – Claude qui part au boulot ? Mes collègues qui, elles, travaillent ? – ), congé pour faire tout ce que je n’ai pas le temps de faire en temps normal, voir une de ces expos que je voulais voir, rentrer des papiers à la mutuelle, faire deux trois magasins qui n’attendent que moi, me trouver un endroit sympa pour faire du fitness, du yoga ou de la danse quelques soirs par semaine (si j’y pense très très fort, peut-être que cela se fera tout seul aussi), acheter des chaussures pour le printemps (il finira bien par arriver), chipoter dans la maison, passer une journée à la mer (cela m’a déjà l’air compromis), enfin toute une série de choses pas vraiment indispensables, pas inutiles non plus.
Et bien, j’ai un peu de mal. Du mal à ne pas consulter mes mails boulot, à ne pas répondre, à ne pas régler un ou deux problèmes "pendant que j’y suis", à me bouger les fesses pour faire ce que j’ai programmé de faire. Hier, j’y suis plus ou moins arrivée mais aujourd’hui déjà, c’est plus dur.
Je pourrais aussi bien me dire que je ne suis pas nécessairement obligée de faire ce que j’ai sur ma ‘tite liste. Mais alors là, le sentiment de gaspillage atteint des limites insupportables.
Compliquée, moi ?

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